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En arrivant aux États-unis, lepetit Gao Tianyu, âgé de cinqans, a demandé innocem-ment à sa mère :
« Maman, je peux parler maintenant ?Je peux aller dehors main-tenant ? »
Malgré son jeuneâge, l’enfant avait de bon-nes raisons de poser de tel-les questions. Il est le fils ducélèbre avocat chinois défen-seur des droits de l’homme,Gao Zhisheng.
GAO
a été pris pour cible par le PartiCommuniste chinois (PCC) pour avoirengagé des actions en justice contrele régime chinois afin de défendre lesagriculteurs spoliés de leurs terres,les pratiquants du Falun Gong persé-cutés et d’autres Chinois opprimés.
« En Chine, nous n’avions pas ledroit de parler ni de sortir »
, expliqueGeng He, la femme de Gao, mainte-nant en sécurité aux États-Unis avecson fils Tianyu et sa fille de 16 ans,Gege, grâce à l’aide du gouvernementaméricain et d’amis.
« Maintenant quenous sommes aux États-Unis, je lui ai dit qu’il peut parler, jouer et répondreaux gens qui lui adressent la parole.Il se sent maintenant libre et plusdétendu. »
 Le 9 janvier 2009, Geng He et sesenfants ont fui Pékin et la surveillancepermanente à laquelle ils étaient sou-mis jour et nuit. Ils ont échappé àla police chinoise et sont arrivés enThaïlande le 16 janvier. Geng Hementionne qu’elle essaye de ne paspenser à autre chose qu’à panser lesplaies de ses enfants traumatisés etencore très déprimés.
Lire la suite page 4
Geng He, la femme de Gao Zhisheng, raconte lespersécutions contre sa famille
 Nancy Nieh/The Epcoh Times
Un ancien espion chinoistémoigne
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La terre auxnatifs
ÉCONOMIE
ÉCONOMIE
Les banques centralesparviendront-elles à enrayer lacrise ?
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HUMANITAIRE
HUMANITAIRE
Les particuliers plus généreuxque les institutions privées. 
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SANTÉ
SANTÉ
Au printemps, un grandnettoyage du corps estbénéfique. 
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SOCIÉTÉ
SOCIÉTÉ
Le viol conjugal existe, parlons-en pour mieux comprendre. 
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Inde
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Page 2 ................ InternationalPage 3 ................ InternationalPage 4 ............................ ChinePage 5 .............................. ChinePage 6 .............................. ChinePage 7 ....................... ÉconomiePage 8 ................... Droits humainsPage 9 .................. Nouveau regardPage 10 ............................... CulturePage 11 ................................ Petites annoncesPage 12 .................................... EnvironnementPage 13 ................................ Santé et bien-êtrePage 14 ........................ SociétéPage 15 ................. Art de vivrePage 16 ........................ Culture
Salvador
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Nouveau regard
La photocouleur avantl’heureCinéma,histoire etfaits divers
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Culture
Économie
 
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Culture
34e édition deRétromobile
Amerique du Sud
 
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Nouvellestensions entrechrétiens ethindous
À gauchetoute
Les paradisfiscaux sousles projecteurs
LaGrandeÉpoque
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
EpochTimes.com
WWW.LAGRANDEEPOQUE.COM
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Epoch Times
 
Paris Genève Bruxelles Londres Berlin New York Dublin Lima Taipei Tokyo...
 
1 700 000 exemplaires
 ÉDITION 152
16 – 31 MARS 2009
• BIMENSUEL
Fengzhi Li (g.), ancien espion chinois du ministère de la Sécurité publique, s’exprime lors d’une conférence à Washington sur la manièredont le Parti Communiste chinois réprime le peuple chinois.
 
16 – 31 MARS 2009
 
LaGrandeÉpoque
2International
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Amérique du Sud : la Terre aux natifs
Une décision de la CourSuprême brésilienne, adoptée àune majorité écrasante le jeudi19 mars, maintient la protectiond’une réserve indienne dans laprovince de Roraima, au Norddu pays et implique que les pro-priétaires terriens cultivant leriz dans la région devront par-tir. Quelques jours auparavant,la Bolivie avait annoncé la redis-tribution aux populations indi-gènes de milliers d’hectares deterres appartenant à de grandesfamilles de propriétaires. Deuxmouvements de protection despeuples premiers qualifiés d’his-toriques dans chacun des deuxpays, avec en filigrane consé-quences sociales et politiques.
LA RÉSERVE
brésilienne de RaposaSerra do Sol couvre plus de 1,7 millionsd’hectares le long de la frontière vénézué-lienne. Elle est la terre de près de 20.000indiens d’Amazonie et, depuis 2005 et unedécision du président brésilien Luiz InacioLula da Silva, est devenue pour eux unezone réservée. Les tribus Macuxi, Wapi-chana, Ingariko, Taurepang et Patamonasont ainsi officiellement chez elles et lespropriétaires terriens et orpailleurs diverspriés de se rendre ailleurs.Les autorités de l’État de Roraima etles producteurs de riz installés depuis ledébut des années 90 ont choisi la voielégale en avril 2005, considérant que lacréation de la réserve était inconstitu-tionnelle. Après trois années d’instruc-tion, les délibérations de la Cour Suprêmebrésilienne ont commencé en août 2008,mais ont été suspendues par deux fois.En décembre 2008 par exemple, un des juges a demandé un ajournement de ladécision – alors que 8 de ses collèguesavaient déjà voté en faveur du maintien dela réserve indiennes.Plus de 3.000 indigènes était rassem-blés le 19 mars pour entendre la déci-sion de la Cour, certains à Brasilia, lieude son siège, d’autres à Boa Vista, capi-tale de l’état de Roraima. Par 10 voix sur11, la Cour Suprême a refusé le 19 marsque la réserve conserve des « îles » surlesquelles les grands propriétaires locauxse maintiendraient. Les quelques 600 fer-miers qui n’ont pas encore quitté la régionont donc maintenant jusqu’au mois de maipour le faire avant d’être expulsés.Pour Gilmar Mendes, président de laCour Suprême, la décision doit poserune jurisprudence pour les droits à la ter-res des indiens, et doit contrebalancer cequ’il considère être le manque de considé-ration de la part du gouvernement brési-lien vis-à-vis de ces populations.
« Nousavons établi un statut qui doit s’appliquer non seulement au cas de Raposa Serrado Sol case, mais aussi à d’autres »
indi-que-t-il, cité par la BBC.La décision de la Cour Suprême pourra-t-elle mettre fin aux tensions entre grandspropriétaires et indien ?
« Il n’y a pas desolution pacifique »
croit Nelson Itikawa,président de l’association des produc-teurs de riz, cité par le service de pressedu gouvernement brésilien.
« Parce qu’il est possible qu’il y ait un conflit – certaines personnes perdront leur contrôle ».
La police fédérale brésilienne a déjàenvoyé 500 agents sur place pour garan-tir la sécurité après l’annonce. Durantles trente dernières années des centai-nes d’indiens ont été blessés ou tués parles hommes de main d’orpailleurs et deranchers. L’association de défense despeuples premiers Survival Internationalaffirme qu’avec le soutien de politicienslocaux, les exploitants refusant de quit-ter les terres ont tué au moins dix indiensdepuis avril 2008, et brûlé des pontspour empêcher l’accès à leur terre. Desséquences filmées sur le site de l’associa-tion montrent des attaques au fusil d’as-saut et à la grenade par les hommes demain de propriétaires locaux.L’annonce de la Cour pourrait donc êtreune véritable libération :
« Les riziculteursutilisent des engrais chimiques qui conta-minent l’eau potable, le sol et les rivières,empoisonnent les oiseaux et les poissonsdont dépendent les Indiens pour vivre. De plus, les mineurs ont commencé à draguer en six nouveaux points la rivière Máu. Lemercure qu’ils utilisent pour séparer l’or augmente dangereusement le niveau de pollution. De grandes quantités d’alcool sont également introduites dans les com-munautés indiennes où les maladies serépandent, propagées par les mineurs et les soldats installés à Uiramutã, à la portemême du territoire makuxi. Ils échangent régulièrement de l’alcool et des objets de pacotille contre des relations sexuelles,ouvrant la voie à la prolifération rapide demaladies sexuellement transmissibles »
explique Survival France.Le Brésil comporte 488 réserves indien-nes qui couvrent 12 % de son territoire.D’après la Fondation Nationale Indiennedu Brésil (FUNAI), sur tout le territoire 26tribus vivent encore sans contact avec lemonde développé ; et 123 nouvelles ter-res indigènes sont en cours d’identifica-tion.Les militaires brésiliens s’inquiètent parcontre déjà de la démarcation qui pourraitse créer entre Raposa Serra do Sol et lereste du Brésil ; la perte de contrôle surla zone pose, pensent-ils, un problème desécurité sur cette zone qui est frontalièreavec la Guyane et le Vénézuela.
LA BOLIVIE AUSSI
Quatre jours auparavant, en Bolivie,le président Evo Morales renforcé par laréforme de la constitution, a égalementcommencé les redistributions de terres.Dans une cérémonie avec forte présencemilitaire, le président Morales a offert38.000 hectares de terres aux indiensGuarani de la région Chaco, au Sud dudépartement de Santa-Cruz – l’eldoradobolivien.C’est dans l’Alto Parapeti, au Sud-Ouestdu pays, l’endroit le plus symbolique à lafois des grands propriétaires latifundisteset de leur résistance au gouvernement,qu’Evo Morales a fait son annonce. Dansla ville de Caraparicito plus précisément.Les terres sont reprises à quatre grandspropriétaires terriens, les familles Larsen,Chavez, Malpartida and Curcuy – accu-sées d’avoir réduit à un état proche del’esclavage 50 familles Guarani. Ellesdeviennent propriété guarani en applica-tion de la réforme agraire bolivienne.
« La propriété privée sera toujours res- pectée, mais nous voulons que ceux qui ne sont pas intéressés par l’égalité chan-gent leur pensée et se focalisent plussur le pays que sur l’argent »
, a déclaréMorales à la presse locale.
« Aujourd’hui,depuis ici, nous commençons à mettre finaux propriétés géantes en Bolivie. »
L’année 2009 sera celle
« de la libé-ration du peuple guarani et de la fin del’esclavage
» poursuit, emphatique, levice-ministre des Terres, Alejandro Alma-raz. Celui-ci a d’autant plus de raisons dese satisfaire qu’il a été en 2008 accueillipar des tirs de carabine sur les terres desLarsen, avant d’y être retenu de force pen-dant 24h.
« Ils me visent parce que je suis améri-cain »
répond Ronald Larsen, un citoyendu Montana, à l’Associated Press.
« Maisnous n’allons pas partir comme des mou-tons ».
En 2004, indique la famille Larsen auNew York Times, le géant pétrolier fran-çais Total a découvert sur leurs terres l’undes plus grands gisements de gaz naturelde Bolivie. Ceci expliquerait, croit Larsen,l’intérêt du gouvernement pour la redistri-bution des terres. Car le président Moralespourra se passer de l’accord de la pro-vince de Santa-Cruz – qui lui est farouche-ment opposé – en ayant sur les terres desmarunis favorables au gouvernement.Amnesty International rappelle quel’Organisation internationale du travail, leHaut-commissariat aux droits de l’hommedes Nations unies et la Commission intera-méricaine des droits de l’homme affirmentque plus de 167 familles sont contraintesau travail des champs par les dettes ouà d’autres formes similaires d’esclavagedans les exploitations agricoles du terri-toire d’Alto Parapeti.La nouvelle constitution bolivienne,effective depuis février après le succèsdu référendum national de janvier, limiteà 5.000 hectares la taille maximale despropriétés, et impose des normes socialesplus strictes aux grands propriétaires. LeCongrès National Bolivien, paralysé pen-dant des mois par l’opposition de plusieursprovinces, a finalement ratifié les réformesen octobre 2008 après qu’Evo Morales aitaccepté en retour de ne pas se représen-ter aux élections présidentielles après cel-les de décembre 2009.
LES « BONS INDIGÈNES »… ET LESAUTRES
La défense des peuples natifs ne sem-ble par contre pas inclure leurs repré-sentants pensant pouvoir s’opposer auprésident Morales. La famille de VictorHugo Cardenas, un Aymara comme Mora-les et ancien vice-président, en a fait lesfrais. Après que Cardenas ait déclaré sacandidature aux élections présidentiellesde décembre 2009, le 7 mars un groupearmé s’est attaqué à sa maison sur lesrives du lac Titicaca. Sa femme et son filsont été battus si violemment qu’ils ont dûrester plusieurs jours à l’hôpital. La familleest maintenant bannie de la région, sansque la police ni les juges aient jugé utiled’intervenir. Pour Evo Morales, laconique,
« Les boliviens n’ont pas de tolérance pour les traîtres, et ils ne leur pardon-nent pas ».
Le « traître » Cardenas, un professeurd’université, a emmené sa famille pour lamettre en sécurité à La Paz. Défenseurardent des droits de peuples natifs, Carde-nas s’est distancé du « Mouvement versle Socialisme » de Morales dont il pensequ’il crée une nouvelle discrimination enexploitant des rancœurs anciennes. Lanouvelle constitution va, d’après lui, con-centrer le pouvoir au sein d’un gouverne-ment de gauche en pleine radicalisationplutôt que d’aider à la démocratie.
A
URÉLIEN
G
IRARD
Les Indiens et la défense de l’Amazone.
VANDERLEI ALMEIDA/AFP/Getty Images
Inde : nouvelles tensions entre chrétiens et hindous
Dans l’État d’Orissa, au Nord-Est de l’Inde, des rebellesmaoïstes ont assassiné le 19mars un leader hindou, Prab-hat Panigrahi. Les appels aucalme se multiplient pour évi-ter un embrasement compa-rable à celui de 2008 dans larégion. À l’approche des élec-tions générales d’avril et avecle raidissement des positionsnationalistes, le risque de ven-detta est réel.
L’ASSASSINAT
a eu lieu dans le districtKandhamal, le même qui a vu en 2008 deviolents affrontements après l’exécutiond’un autre leader hindou du parti VishwaHindu Parishad (VHP), Swami Laxmana-nanda Saraswati.Prabhat Panigrahi était le responsa-ble local du parti Rashtriya Swayamse-vak Sangh (RSS.) Il avait été arrêté pourson implication dans les violences de2008, durant lesquelles plus de 25.000chrétiens avaient dû fuir pour éviter leslynchages. M Panigrahi avait été libérésous caution le 14 mars.Les membres du Sangh Parivar,l’union des partis nationalistes hindous,accusent déjà « les chrétiens » d’êtreresponsables de l’assassinat, malgré lefait que celui-ci ait été revendiqué pardes maoïstes indiens. Quinze guérillerosmaoïstes ont, d’après la police locale,planifié et réalisé l’opération.
« La police a reçu des indicationssérieuses d’une implication des naxa-lites dans l’assassinat de Pravat Pani-grahi à Kandhamal »
, indique le chef de la police locale Manmohan Pra-haraj à la télévision indienne ZNL.Les naxalites, maoïstes indiens dontle mouvement a fait suite à la scissionentre communisme soviétique et commu-nisme chinois sont considérés comme laplus grande menace à la sécurité natio-nale du fait de leur influence grandis-sante dans tout le grand Est indien. Legouvernement indien a initié en févrierun ensemble d’opérations anti-terroristescoordonnées contre eux.
« Les maoïstes arrêtés pour l’assassi-nat de Saraswati [en 2008] ne sont pasdes chrétiens. Il n’est donc pas justifié deconclure que les chrétiens sont respon-sables »
, ajoute M. Praharaj.Une explication qui ne convainc pas leparti d’extrême-droite Bharatiya JanataParty (BJP), membre du Sangh Parivar,dont le représentant Prakash Javade-kar a indiqué à la presse locale :
« Nousavons des doutes sur le fait que lesassassins soient des naxalites ou plu-tôt des chrétiens déguisés en naxalites.Panigrahi a été éliminé car il connaissait la raison de l’assassinat de Saraswati ».
Sarawasti, un moine de 80 ans, mili-tait contre l’évangélisme chrétien et avaitreçu plusieurs menaces de mort liées àcette activité avant son exécution. Deschrétiens auraient, affirment les partishindous, payés des maoïstes pour trans-former la menace en action. Les repré-sailles hindous ont fait, entre août etseptembre 2008, 127 victimes et conduità la destruction de près de 5.000 mai-sons et plus de 250 églises.
A
URÉLIEN
G
IRARD
Vers de nouvelles violences anti-chrétiennes ?
 RAVEENDRAN/AFP/Getty Images
 
LaGrandeÉpoque
16 – 31 MARS 2009
 
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Le Salvador àgauche toute
Le Salvador, plus petit Étatd’Amérique centrale, a viréà gauche le 15 mars après20 ans de domination de ladroite ultralibérale pro-améri-caine incarnée par l’ARENA(Alliance républicaine nationa-liste). Récoltant les fruits d’unemodération réelle ou tactique,l’ex-journaliste Mauricio Funes,candidat de l’ancienne guérillad’extrême gauche du FMLN(Front Farabundo Marti pour lalibération nationale), a remportél’élection présidentielle avecplus de 51 % des suffrages.Son unique adversaire, le can-didat de l’ARENA, l’ex-directeurde la police nationale RodrigoAvila, a reconnu sa défaite.
DEUX
mois après l’entrée à la Maisonblanche de Barack Obama, ce revire-ment historique est la dernière vague dela marée de gauche qui déferle depuisdix ans sur l’Amérique latine. Désor-mais, parmi les pays latino-américains,seuls le Mexique et la Colombie ne sontpas dominés par une gauche radicale oumodérée.Cette réalité dominera le Ve Som-met des Amériques. Du 17 au 19 avrilà Trinité-et-Tobago, Barack Obama etsa secrétaire d’Etat Hillary Clinton yseront pour la première fois confron-tés à la quasi totalité de leurs pairs ducontinent (Cuba est l’unique exclue dusommet) inquiets de la crise financière,économique et sociale exportée par lesÉtats-Unis.Plus de 4,2 millions des 6,8 millionsde Salvadoriens étaient convoqués auurnes. La participation au scrutin a étéproche de 60 %. Dans un communiquédiffusé par le ministère des Relationsextérieures du Venezuela, le présidentHugo Chavez applaudissait aussitôt une
« victoire qui consolide le courant histo-rique levé dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes en cette première décen-nie du 21e siècle »
. Félicitant Mauri-cio Funes, le chef de l’État vénézuélienaffirme que
« l’union de nos peuplesest l’unique chemin pour surmonter lacrise venue du coeur du capitalisme duNord »
.Hugo Chavez croit que
« la cons-cience majoritaire du peuple salvadoriena pulvérisé les campagnes d’infamiede la droite internationale »
. Au coursde la campagne électorale, l’ARENA,appuyée implicitement de Washingtonpar des congressistes républicains amé-ricains, prétendait que le FMLN «ven-drait la patrie» en rejoignant le campde la gauche radicale au pouvoir auVenezuela, à Cuba, au Nicaragua, enEquateur et en Bolivie.Critiquée par des médias interna-tionaux et par la mission d’observa-tion électorale de l’Union européenne,cette « campagne de la peur » étaitnéanmoins crédibilisée par l’appui éco-nomique vénézuélien aux mairies salva-doriennes contrôlées par le FMLN, parla présence régulière et publique de diri-geants de l’ex-guérilla salvadorienne auxcôtés de Hugo Chavez lors de manifes-tations à Caracas, par l’inclusion expli-cite du Salvador dans la « grande patriesocialiste » souvent invoquée par le pré-sident Chavez dans ses discours, ainsique par les liens discrets mais avérés duFMLN avec la guérilla marxiste colom-bienne des FARC, dont Hugo Chavezréclamait en janvier 2008 la reconnais-sance internationale.Dans ces circonstances, les observa-teurs attendaient avec intérêt les premiè-res déclarations en qualité de vainqueurde Mauricio Funes, qui sera investi à laprésidence le 1er juin pour un mandatnon renouvelable de cinq ans.Cet ex-journaliste vedette de la télé-vision, âgé de 49 ans, a annoncé
« une politique extérieure indépendante,basée sur la protection et le dévelop- pement des intérêts nationaux »
. Il atoutefois ajouté que
« l’intégration del’Amérique centrale et le renforcement des relations avec les États-Unis seront des aspects prioritaires de notre agendade politique extérieure »
.Sur le plan intérieur, Mauricio Funess’est dit
« animé par l’esprit d’uniténationale »
, loin de
« la confrontation et du revanchisme »
et dans
« le respect et l’écoute »
des adversaires, en par-ticulier de l’ARENA.
« Le régime éco-nomique établi par la Constitution dela République, la propriété privée et lasécurité juridique jouiront du plus grand respect »
a-t-il promis, annonçant aussison ambition de faire de l’économie sal-vadorienne la plus dynamique d’Améri-que centrale.
LA MODÉRATION APPARENTE DEMAURICIO FUNES EST-ELLE ASSU-MÉE PAR LE FMLN?
Le président élu veut donc mainte-nir l’apparente modération, réelle outactique, qui a attiré les électeurs indé-cis et mêmes d’anciens sympathisantsde l’ARENA. Au cours de sa campa-gne électorale facilitée par la popularitéacquise sur les petits écrans, l’ex-jour-naliste s’était efforcé de gommer l’imagecommuniste du FMLN, auquel il s’estallié voici moins de deux ans. Dans uneinterview publiée le 13 janvier à San Sal-vador par El Mundo, Mauricio Funesaffirmait qu’il ne cherchera pas à cons-truire le socialisme, lui préférant
« l’éco-nomie sociale de marché »
, qu’il nes’inféodera pas à Hugo Chavez et qu’ilconservera d’excellentes relations avecles États-Unis. Il ne remettrait même pasen question l’usage par l’US Air Forcede la base salvadorienne de Comalapapour combattre le trafic régional de stu-péfiants.Ponctué du slogan « Le change-ment au Salvador pour vivre mieux »,le « Programme de gouvernement 2009-2014 » cosigné par le FMLN et Mau-ricio Funes ignore totalement, au longde ses 106 pages, non seulement lemot « communisme », mais aussi ceuxde « socialisme », « nationalisation »,« bolivarien », « révolution », « lutte desclasses », etc.Comme n’importe quel candidat pré-sidentiel latino-américain, de gaucheou de droite, Mauricio Funes promettaitau cours de la campagne de lutter con-tre la pauvreté, la corruption, l’inflationet la délinquance, d’améliorer les servi-ces de santé et d’éducation, de respec-ter l’écologie et les droits fondamentaux.Face à la crise financière mondiale, iloffrait sa collaboration aux institutionsmonétaires internationales vilipendéesau Venezuela et dans d’autres pays dela région gouvernés par la gauche radi-cale.Ce visage de modération conféré auFMLN par Mauricio Funes ne convaincpas tous les observateurs. D’autant que,vêtu de rouge au soir de la victoire, levice-président élu sur le « ticket » del’ex-journaliste est Salvador SanchezCeren, l’un des leaders historiques duFPL (Forces populaires de libération),force insurgée d’obédience commu-niste qui fut la plus importante au seinde la guérilla du FMLN lors de la guerrecivile. De 1980 à 1992, ce conflit gagnépar la droite avec l’aide de Washing-ton fit 75.000 morts. La signature de lapaix permit la légalisation du FMLN et samutation en parti politique.Dans une déclaration publiée par lequotidien français Le Monde daté du14 mars dernier, Salvador Samayoa,ancien dirigeant de la guérilla, anticipaitdes difficultés entre le FMLN et Mauri-cio Funes, qui n’a jamais appartenu àun parti politique.
« Ils ne se connais-saient pas vraiment quand Mauricio aété choisi [en 2007 comme candidat àla présidence] et plus ils se connaissent,moins ils s’aiment. Je n’imagine pas leFMLN au pouvoir sans une relation forteet très étroite avec Cuba, le Venezuelaet le Nicaragua »
, affirmait SalvadorSamayoa.Le FMLN pro-Chavez et MauricioFunes, qui préfère se référer au prési-dent brésilien Luiz Inacio Lula da Silva,ne cherchaient-ils qu’à se servir l’un del’autre ? Qui de l’ex-guérilla ou du pré-sident élu gouvernera réellement le Sal-vador ? Tant l’une que l’autre devrontcomposer avec la majorité absolue par-lementaire de 48 députés sur 84 obte-nue aux législatives du 18 janvier dernierpar les trois partis de la droite salvado-rienne, l’ARENA, le Parti de conciliationnationale et le Parti démocrate-chré-tien. Ces deux derniers renoncèrent àprésenter un candidat à la présidenceafin de favoriser une victoire de RodrigoAvila, vaincu néanmoins, mais sur le fil,par Mauricio Funes.
LatinReporters.com
Le nouveau président et, en rouge, son vice-président.
 Jose CABEZAS/AFP/Getty Images
Asie centrale : une zone exempte d’armes nucléaires
LE SECRÉTAIRE
général de l’ONU,Ban Ki-moon, a salué vendredi 20 marsl’entrée en vigueur le 21 mars du Traitésur une zone exempte d’armes nucléai-res en Asie centrale, à la suite de saratification par les cinq États de cetterégion.Le traité, qui avait été ouvert à signa-ture le 8 septembre 2006, compte cinqÉtat parties : la République du Kazakhs-tan, la République kirghize, la Républi-que du Tadjikistan, le Turkménistan etla République d’Ouzbékistan.
« Le traité est d’une signification par-ticulière. Il s’agira de la première zoneexempte d’armes nucléaires à êtreétablie dans l’hémisphère nord et ellecomprendra une région où les armesnucléaires étaient présentes par le passé »,
souligne la porte-parole duSecrétaire général dans une déclara-tion.
« Il s’agira de la première zoneexempte d’armes nucléaires qui néces-site de ses parties de conclure avecl’Agence internationale de l’énergieatomique (AIEA), et de faire entrer envigueur, un Protocole additionnel sur lesaccords de garantie avec l’AIEA dansles 18 mois après l’entrée en vigueur dutraité et de se soumettre pleinement aux dispositions du Traité d’interdiction desessais nucléaires »
, ajoute-t-elle.Afin de garantir la mise en œuvreeffective du Traité, le Secrétaire géné-ral aimerait appeler les États concernésà répondre aux questions non résoluesqui pourraient affecter ce traité, précisela porte-parole du Secrétaire général.Alors que la Conférence d’examen en2010 des parties au traité de non-pro-lifération des armes nucléaires appro-che, le Secrétaire général estime quel’entrée en vigueur du Traité sur unezone exempte d’armes nucléaires enAsie centrale renforcera les efforts pouraméliorer le régime mondial de non-pro-lifération nucléaire, qu’elle souligne lavaleur stratégique et morale des zonesexemptes d’armés nucléaires, ainsi queles possibilités d’un progrès plus grandsur une série de sujets, dans l’objectif d’un monde libre d’armes nucléaires,ajoute-t-elle.
Centre de Nouvelles de l’ONU 
CERN MEYRIN
(terminus bus 56-CERN)
entrée B - bâtiment 500 -amphithéâtreMARDI 31 MARS 2009 – 20h 30John DEVORE
violoncelle
Amnon SHACHAL
 piano Au programme :
ALBENIZ - BACH – BEETHOVENPIAZZOLA - STRAVINSKI
Entrée libre - collecte
Nos concerts sur notre site :www.concerts-cern.com
et sur les sites :
www.whys.org etwww.agendadegeneve.ch
Pas de concert les 7 et 14 avril
of 00

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