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SRI LANKA
SRI LANKA
L’ONU réclame une enquêtesur les violations des droits del’homme. 
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ÉNERGIE
ÉNERGIE
Les énergies renouvelables enpleine croissance. 
Page 7 
ENVIRONNEMENT
ENVIRONNEMENT
La Méditerranée, un refugepour les espèces. 
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SOCIÉTÉ
SOCIÉTÉ
Limiter nos déchets, un gestecitoyen. 
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Page 2 ................ InternationalPage 3 ................ InternationalPage 4 ............................ ChinePage 5 .............................. ChinePage 6 .............................. ChinePage 7 ....................... ÉconomiePage 8 ................... Droits humainsPage 9 .................. Nouveau regardPage 10 .................. EnvironnementPage 11 ................................. Petites annoncesPage 12 .............................................. Outre-merPage 13 ................................................... SociétéPage 14 ...... Santé et bien-êtrePage 15 ................. Art de vivrePage 16 ........................ Histoire
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Nouveau regard
Habitatscollectifs enSuisseRecherche formelledu cinéma etnouvelle approche
P. 15 
Art de vivre
P. 10 
Kenya
Une région sousles projecteurs
Venezuela
P. 2
L
e mouvement démocratique chinoiset les espoirs de réformer le régimecommuniste ont volé en éclats le 4 juin 1989, lors du massacre de la placeTiananmen. L’information concernantcet événement demeure cachée par lesautorités, soucieuses de ne pas révélerl’ampleur de la répression.Alors que le 20
e
anniversaire de cedrame arrive à grands pas, plusieursindividus en Chine et à l’extérieur qui ontété directement affectés par la tragédiesont allés de l’avant en demandant quelumière soit faite. Ils cherchent aussi àobtenir un appui de la nouvelle adminis-tration américaine.«
Je suis ici pour rappeler au gou-vernement et au peuple américain quela dictature communiste qui a pris mes jambes et la vie de milliers de civils inno-cents, un certain matin de juin 1989,est le même régime qui est au pouvoir aujourd’hui 
», plaide Fang Zheng, qui ententant de quitter la place Tiananmen àcette époque s’était fait écraser les jam-bes par un tank.Fang Zheng s’exprimait dans une con-férence de presse le 18 mai au Capitoleà Washington, commanditée par l’orga-nisation des droits de l’homme Initiativesfor China. Fang Zheng est l’un des deuxsurvivants du massacre de Tiananmenayant été invités à partager leur expé-rience et leur opinion au sujet du régimecommuniste actuel.En Chine, il est interdit de discu-ter librement avec les médias des évé-nements de Tiananmen et les médiaschinois évitent le sujet. L’incident estégalement censuré sur Internet, l’un desplus contrôlés de la planète.Fang Zheng était accompagné du DrYang Jianli, qui à l’époque faisait car-rière en mathématiques à l’universitéde Berkeley, en Californie. Lorsque lesmanifestations pour la démocratie sur laplace Tiananmen ont débuté, il a décidéde se rendre en Chine pour y participer.Il est arrivé à temps pour témoigner dumassacre de «
milliers par les des fusilset tanks de l’armée chinoise
», selon sabiographie. Il a réussi à rentrer aux États-Unis, évitant de peu l’arrestation. Plu-sieurs années plus tard, en 2002, alorsqu’il visitait la Chine, le régime l’a mis enprison pour cinq ans.C’est suite à sa libération en 2007 qu’ila fondé l’ONG Initiatives for China.
Lire la suite page 4
Au dixième anniversaire de sonélection, si le bouillonnant prési-dent vénézuélien Hugo Chavez faitencore le deuil de sa cible favo-rite – l’ancien président américainGeorge W. Bush, sa volonté detransformer son pays en modèle dusocialisme bolivarien reste intacte.En reprenant les recettes éprou-vées des régimes communistes – Cuba à proximité et la Chine unpeu plus loin – le président Chaveztente une « révolution culturelle » àgrandes brassées d’ouvrages obli-gatoires et d’attaques contre lesmédias indépendants.
HugoChavez faitsa révolutionculturelle
Tiananmen : 20 ans après
Un peuple toujours privé de mémoire
Des milliers d’étudiants participent à une manifestation et à une grève de la faim le 13 mai 1989 à Pékin, demandant des réformesdémocratiques. Les revendications ont été écrasées par l’armée le 4 juin 1989, dans le massacre de la place Tiananmen.
Catherine Henriette/AFP/Getty Images
Économie
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Les agences denotation misesen cause dans lacrise financière
Espagne
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Le célèbre jugeBaltasarGarzondevant la justice
LaGrandeÉpoque
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
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EpochTimes.com
WWW.LAGRANDEEPOQUE.COM
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Epoch Times
 
Paris Genève Bruxelles Londres Berlin New York Dublin Lima Taipei Tokyo...
 
1 700 000 exemplaires
 ÉDITION 157
1 – 15 JUIN 2009
• BIMENSUEL
 
1 – 15 JUIN 2009
 
LaGrandeÉpoque
2International
www.lagrandeepoque.com
A
près les différentesétapes de la natio-nalisation des res-sources naturellesdu pays, l’heure semble êtrevenue, dans le plan bienorganisé d’Hugo Chavez,pour la transformation radi-cale de son pays et la créa-tion de «
l’homme nouveau
»socialiste : des camions dugouvernement ont, fin desemaine dernière, déchargéplus de 2,5 millions d’ouvra-ges dans tout le pays :
Mou-vements sociaux au 21
e
 siècle
,
Une histoire de l’éducation argentine 1966-2004
et
La toiled’Araignée de l’Empire
, qui n’est pas un livre de science-fiction maisune charge contre la politique étrangère des Etats-Unis.«
C’est magnifique, c’est le processus de la révolution en action
»,commente Justo Rico, 38 ans, cité par le quotidien
The Guardian
, alorsque d’autres Vénézuéliens lèvent les épaules et passent leur cheminaussi vite que possible.Dix ans après son accession au pouvoir, cette scène illustre la pola-risation du Venezuela d’Hugo Chavez, scindé entre des soutiens pres-que fanatiques et une opposition de plus en plus remontée contrel’érosion des libertés et l’État de non-droit.Le week-end dernier, Chavez fêtait aussi les 10 ans de l’émissiontélévisée hebdomadaire entièrement consacrée à lui-même – «
 Alo Presidente
» – qu’il a parfois occupéepour huit heures d’affilée, les programmes de la chaîne ne reprenantqu’une fois que le président estime avoir suffisamment parlé. Chavezen a profité pour battre son propre record de marathon télévisuel enprenant l’antenne quatre jours consécutifs. Quatre jours d’antenne illus-trant que le «
nouvel homme
» socialiste vénézuélien passe par lesmédias – et aussi, disent les distributions de livres obligatoires, à tra-vers l’art et la culture.Rêve des régimes communistes d’une manière générale ainsi quedu national-socialisme allemand, la révolution culturelle vénézuéliennesemble donc se préparer avec les mêmes ingrédients autrefois utili-sés : le culte du « cher leader », la ferveur populaire, et les flammes desautodafés. Plus de 60.000 livres (incluant les œuvres «
capitalistes
»d’Antoine de St-Exupéry) ont été retirés des bibliothèques du pays, indi-que le
Miami Herald.
Aujourd’hui, des équipes gouvernementales appelées «
escadronsde lecture
» inondent Caracas et les principales villes du pays de copiesdes cent livres «
à lire obligatoirement 
» – parmi eux, les ouvrages deKarl Marx, du juriste Andrés Bello (auteur du code civil chilien qui a servide référence en Amérique du Sud au milieu du XIX
e
siècle), du théori-cien Rodolfo Quintero (un dirigeant syndical fondateur du « Central uni-taire des travailleurs du Venezuela » dans les années 60)«
La révolution culturelle a été fondamentale dans l’union des peu- ples d’Amérique Latine et dans le renforcement de l’instinct anti-colo-nial de la région
», explique le ministre de la Culture cubain, Abel Prieto,invité d’honneur à Caracas.Les opposants au gouvernement accusent Hugo Chavez de dirigerson pays, le géant sud-américain du pétrole, sur la route du commu-nisme et de la tyrannie. Une inquiétude que semble confirmer la volontémaintes fois affichée de Chavez de fermer Globovisión, la dernière télé-vision d’opposition du pays, coupable de «
terrorisme médiatique
»,c'est-à-dire de l’avoir critiqué.Jeudi 28 mai, Chavez a ainsi menacé d’agir personnellement si lesautorités nationales ne punissaient pas la chaîne. Comme générale-ment ces dernières années dans chaque action comparable, le prési-dent de Globovisión est poursuivi sur le chef d’inculpation inédit d’avoir« stocké trop de voitures Toyota », motif dans lequel seules des âmeschagrines verront un détournement politique de la justice vénézué-lienne.«
Si ce qui doit arriver n’arrive pas, alors j’agirai comme je l’ai déjàfait 
», a indiqué Chavez dans les médias d’État, cités par l’agence Reu-ters. C’est évidemment un ordre direct de changement de la ligne édi-toriale de Globovisión, sous peine d’interdiction comme dans le cas dela RCTV il y a deux ans : la licence de la chaîne privée, la plus grandedu pays, n’avait pas été renouvelée, conduisant à sa disparition – ellen’existe plus aujourd’hui que sur Internet.
L’heure des purges
Car le
Comandante-Presidente
se voit investi de la mission de net-toyer la nation, y compris en éliminant les alliés d’autrefois qui nesuivraient pas aveuglément sa route. Edouardo Manuitt, ancien gouver-neur pro-Chavez, est par exemple en fuite afin d’éviter un procès pourcorruption, procès subitement intenté après qu’il se soit présenté dansune élection contre le candidat soutenu par Chavez.Manuel Rosales, en course contre Hugo Chavez aux élections prési-dentielles de 2006, a dû se réfugier au Pérou après avoir été égalementaccusé de corruption.Plus notable encore a été l’arrestation de Raul Baduel, l’ancien chef de l’armée, en avril cette année. Car depuis février, Hugo Chavez tentede reprendre la main sur l’armée. Les chefs d’État-major ont été chan-gés en mars et le ministre de la Défense, Gustavo Rangel Briceno, aété limogé.M. Baduel, qui a permis à Chavez de conserver le pouvoir en faisantéchouer le coup d’État contre lui en 2002, s’est distancié de lui en 2007en s’opposant ouvertement – et avec succès à l’époque – à une modi-fication de la Constitution devant entre autres permettre au présidentvénézuélien d’être réélu à vie. M. Baduel a alors été, lui aussi, accuséde détournement de fonds.«
Je ne quitterai pas cette prison
», indique M. Baduel au
New-York Times
depuis la prison militaire de Ramo Verde, «
tant que Chavezn’aura pas quitté la présidence du Venezuela
».D’après le
New-York Times
, ce sont plus de 800 gradés de l’arméevénézuélienne qui ont ainsi été mis à pied en 2008 du fait de doutes surleur fidélité au pouvoir.
L’esprit chaviste
Avec déjà des jeunesses chavistes habillées d’uniformes rouges, lepays peut-il basculer vers un fanatisme généralisé ? Une enquête citéepar
The Guardian
se veut rassurante en indiquant qu’au-delà des cliva-ges politiques, les Vénézuéliens ne restent unis que par des passionsbénignes : les comédies musicales, le base-ball et la fiesta.Les fondations d’une « révolution culturelle » sont pourtant posées.Les militaires doivent aujourd’hui saluer avec la même phrase que lessoldats cubains : «
 patrie,socialisme ou la mort 
»et un studio de produc-tion de films a été ouvertpar Hugo Chavez, dontle slogan est « lumières,caméra, révolution. »Avec les fonctionnai-res du gouvernementcomme principaux pre-miers clients de la distri-bution des livres «
à lireabsolument 
», la popula-tion générale a peut-êtreencore quelques bouf-fées d’air libre à respirerau Venezuela. Elle voit avec curiosité l’effacement de toutes les réfé-rences coloniales, remplacée par des allégories bolivariennes. Le nomde Christophe Colomb, «
envahisseur européen
» est ainsi banni pourfaire place à Simon Bolivar ou au héros de l’indépendance FranciscoMiranda. Mais on n’a pas encore vu de pilori sur une place de villagepour les contre-révolutionnaires – ce qui n’est peut-être qu’un manqueque le gouvernement va vite s’efforcer de combler.
Ambitions nucléaires, Iran en arrière-plan
Ces évolutions du pouvoir vénézuélien vers l’autocratie doivent-ellesêtre considérées comme inquiétantes pour la communauté internatio-nale ? En perdant George W Bush, Hugo Chavez a sans doute perduce qui lui permettait d’unir autour de lui tout une partie de l’Amériquedu Sud.Mais le programme nucléaire vénézuélien, considéré comme fantai-siste quand il a une première fois été évoqué en mai 2005, est ranimépar le positionnement alléché de la France et de la Russie, les deuxpays n’ayant, semble-t-il, pas d’inquiétude particulière quant aux fortesrelations entre Caracas et Téhéran.En septembre 2008, la Russie et le Venezuela ont ainsi établiun groupe de travail pour la construction d’un réacteur nucléaire auVenezuela, qui implique Atomstroyexport, l’entreprise chargée de laconstruction du réacteur Bushehr en Iran, indique le Carnegie Endow-ment Center.Deux mois après, l’agence RIA Novosti indiquait que la visite à Cara-cas du président russe Dimitri Medvedev avait été l’occasion de lasignature d’un accord-cadre établissant «
une coopération en fusionthermonucléaire, sécurité nucléaire, construction et opération de réac-teurs nucléaires
».Ces ambitions nucléaires sont à analyser dans le contexte de l’in-défectible soutien de Caracas aux FARC de Colombie, et de l’explo-sion des dépenses militaires vénézuéliennes, qui ont doublé avec parexemple plus de 3,5 milliards d’euros de contrats pour de l’armementrusse – avions de chasse, sous-marins, plus de 100.000 fusils d’as-saut AK47…De plus, le Venezuela a toujours soutenu le programme nucléaire ira-nien et ne fait pas mystère de coopérer avec Téhéran dans le domaine :les 50.000 tonnes estimées de ressources en uranium que Caracasn’a pas exploitées jusqu’à aujourd’hui ont stimulé des rumeurs sur unepossible extraction et export vers l’Iran, rapporte le
Washington Times
.La collaboration dans le domaine des « minéraux stratégiques » avecTéhéran pourrait en être la base. D’une manière plus générale, leséchanges commerciaux avec Téhéran sont passés d’un million de dol-lars en 2004 à plus de 50 millions en 2006, rapporte le
Carnegie
.
Happy birthday 
Dix années après son accession au pouvoir, Hugo Chavez a doncprofondément transformé son pays, sur un modèle cubain. Après lanationalisation du secteur pétrolier et des télécommunications en 2007,la sidérurgie et les banques ont été étatisées en 2008. Et depuis mai2009, ce sont les services et activités liées aux hydrocarbures qui sontpassées sous contrôle du gouvernement. «
Nous sommes en train delibérer la patrie, de construire le socialisme avec les travailleurs
», affir-mait Chavez, cité par l’AFP.Les travailleurs cependant ont du souci à se faire : dans la mêmepériode, le nombre d’homicides a augmenté de 140 %, ce qui fait duVenezuela un pays deux fois plus dangereux que le Mexique, pour-tant souvent cité pour son nombre de morts violentes. D’après l’institutde sondage Latinobarometer, le Venezuela est aujourd’hui le seul paysd’Amérique du Sud où le crime est mentionné comme le plus importantproblème national et personnel.Les explications sont diverses : inaction et corruption de la justice,trafic de drogue multiplié par dix d’après l’agence américaine sur lesstupéfiants qui accuse à mots couverts le gouvernement venezuéliend’en profiter directement.Mais pour le site foreignpolicy.com, la raison est aussi à chercherdans les messages distillés par Hugo Chavez, en particulier dans «
 AloPresidente
» : justification de la violence contre les opposants au gou-vernement, autorisation de violer la loi pour faire avancer la révolutionsocialiste. L’impunité croissante des pro-Chavez conduit le Venezuelasur un chemin déjà pris par les grandes dictatures du vingtième siècle.
A
URÉLIEN
G
IRARD
L’éducation au Venezuela.
THOMAS COEX/AFP/Getty Images
Les jeunesses chavistes en action.
MARTIN BERNETTI/AFP/Getty Images
Hugo Chavezfait sarévolutionculturelle
 
Une plainte contre le célèbre juge espa-gnol Baltasar Garzon, pour «
délit pré-sumé de prévarication
» dans son procèsavorté des crimes du franquisme, a étéadmise à Madrid à l'unanimité des cinq juges d'une salle du Tribunal suprême.Ils ont désigné un juge d'instruction dontl'enquête débouchera soit sur un non-lieusoit sur l'inculpation et la suspension du juge Garzon, figure de proue de la com-pétence universelle de la justice espa-gnole.
D
até du 26 mai et diffusé le 27, l'arrêt du Tribu-nal suprême est la conséquence de la plaintedéposée le 26 janvier par le syndicat de fonc-tionnaires
Manos Limpias
(Mains Propres). La «
 pré-varication dans l'exercice de ses fonctions
», à savoirla prise de décisions sciemment injustes, est impu-tée par ce syndicat ultraconservateur au juge Garzondans le cadre de son instruction, menée en octobreet novembre 2008, sur les disparus républicains dela guerre civile (1936-1939) et de la dictature fran-quiste (1939-1975).Cette instruction fut la première à attribuer une«
responsabilité pénale
», pour «
crimes contre l'hu-manité
» imprescriptibles, au général Franco et àses principaux officiers et ministres. Baltasar Garzonles accusa de 114.266 disparitions forcées et du volde milliers d'enfants de mères républicaines. Si unesentence avait sanctionné ces crimes, l'État espa-gnol aurait probablement été soumis à de fortes con-traintes visant à dédommager réellement, mais nonsymboliquement comme aujourd'hui, les victimes dela dictature ou leurs descendants et à assumer entiè-rement la recherche et l'ouverture de fosses commu-nes de républicains exécutés par les franquistes.Le désaveu du ministère public et des magistratsde sa juridiction, l'Audience nationale, ainsi que laneutralité gênée du gouvernement socialiste de JoséLuis Rodriguez Zapatero, menèrent le juge Garzon àabandonner ce dossier le 18 novembre 2008, malgrél'appui du Comité des droits de l'homme des NationsUnies.Dans sa plainte, le syndicat Manos Limpias accuseBaltasar Garzon d'avoir agi contre ou en marge de laloi de manière «
 préméditée, consciente et en secroyant intouchable
». Exerçant l'action populaireconsacrée par la Constitution, le syndicat de fonc-tionnaires reproche au célèbre juge de s'être arrogéune compétence indue, ainsi que d'avoir monté un«
artifice juridique
», sans tenir compte de la loid'amnistie et du principe de non rétroactivité des loisdans son instruction des crimes du franquisme.Lors de cette instruction, Baltasar Garzon avaitdéjà été critiqué, notamment par le ministère public,pour prétendre abolir à lui seul l'amnistie des crimeset délits politiques votée à Madrid en 1977, deux ansaprès la mort de Franco, par un Parlement démocra-tique. Le cas échéant, estiment plusieurs analystes,c'est au même Parlement qu'il reviendrait d'abroger,comme l'ont fait par exemple en 2003 les députés etsénateurs argentins, l'amnistie de crimes de la dic-tature.S'il se limite pour l'heure à admettre la plainte deManos Limpias et à ordonner une instruction qui serasuivie d'un non-lieu ou d'une inculpation, le Tribunalsuprême note tout de même que Baltasar Garzonn'avait pas éclairci le problème de sa propre com-pétence avant de lancer son enquête sur les crimesdu franquisme. Le Tribunal suprême relève en outrequ'il est «
absolument impossible
», aux yeux de laloi, d'ouvrir une action pénale contre des personnesdécédées. Or, c'est ce que fit le juge Garzon con-tre Franco et ses ministres des premières annéesde la dictature, réclamant un certificat officiel de leurdécès pour émettre un doute artificiel, le temps d'ac-cuser réception de ce certificat, sur la réalité de leurmort connue de tous.Très applaudi à l'étranger pour avoir incarné con-tre le général Pinochet et d'autres dictateurs outortionnaires latino-américains la compétence uni-verselle que s'attribue la justice espagnole (compé-tence que Madrid réduira bientôt considérablement),le juge Garzon, qui ouvre actuellement le dossier destortures à la base américaine de Guantanamo, estloin de faire l'unanimité en Espagne.On lui reproche souvent son penchant idéologi-que marqué pour la gauche, impropre de l'impartia-lité attendue d'un juge, les cachets faramineux qu'ilperçoit pour ses conférences et un goût apparentpour le vedettariat et les déplacements lointains quiouvrent de multiples parenthèses dans les instruc-tions qu'il mène. Les plus hostiles à Baltasar Garzonsont logiquement le Parti Populaire (PP, droite), vic-time aujourd'hui d'un dossier de corruption ouvertprécisément par le juge Garzon, et les 40 à 45 %d'Espagnols qui, selon les sondages, assureraientmalgré tout la victoire du PP aux élections européen-nes du 7 juin.L'accusation la plus dure contre l'illustre magis-trat est peut-être celle que ne cesse de lui lancer l'in-fluent quotidien de centre droit
El Mundo
: n'avoir pasfait traduire, à cause de la dispersion de ses activi-tés de justicier vedette, les enregistrements desconversations téléphoniques de suspects maghré-bins mis sur écoute par la police avant de perpétrereux-mêmes les attentats islamistes de Madrid du 11mars 2004 (191 morts et 1.856 blessés).
LatinReporters.com
LaGrandeÉpoque
1 – 15 JUIN 2009
 
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ESPAGNE
Baltasar Garzon devant la justice
« [Il a agi de façon]  préméditée, conscienteet en se croyant intouchable »,
le syndicat ManosLimpias contre BaltasarGarzon
Le juge Garzon en 2008.
 AFP/GettyImages
L’ONU réclame une enquête sur lesviolations des droits de l'homme
L
a Haut-commissaire des Nations Unies aux droits del’homme, Navi Pillay, a recommandé mardi 26 maiau Conseil des droits de l’homme réuni sur la situationau Sri Lanka de mener une enquête sur les violationsdans ce domaine commises tant par les Tigres de libé-ration de l'Eelam tamoul (LTTE) que par le gouverne-ment au cours des très violents affrontements de cesderniers mois.
«Depuis le mois de décembre, des dizaines de mil-liers de civils ont été tués, blessés ou déplacés. Desexperts indépendants sur les droits de l'homme et lesmédias devraient avoir un accès sans entraves afin devérifier les graves violations des droits de l'homme et dudroit international humanitaire signalés de façon répétéetout au long des combats »
, a dit Navi Pillay dans unmessage vidéo.
« Le sort de milliers de civils qui se seraient trouvésdans la zone de conflit ou en transit vers les camps pour personnes déplacées est encore inconnu »
, a-t-elle ajouté.La Haut-commissaire a souligné que
« la campa-gne de violence des Tigres de libération de l'Eelamtamoul (LTTE) avait terrorisé le peuple sri-lankais et toutes ses communautés ethniques, éliminant tousles tamouls indépendants qui avaient le courage de penser autrement ».
Elle a recommandé une enquête sur les allégationsselon lesquelles des membres des LTTE auraient tirésur des civils tentant de fuir ou auraient visé des civilspar des attaques suicide.Elle a souligné que
« la fin ne justifiait les moyensen aucune circonstance ».
Navi Pillay a notamment mis en garde contretoute amnistie pour les cadres moyens et inférieursdes LTTE.
« Je voudrais souligner que les amnistiesempêchant de rechercher la responsabilité pour cri-mes de guerre, génocide, crimes contre l'humanité ougraves violations des droits de l'homme sont inadmis-sibles »
, a-t-elle dit.
Centre de Nouvelles de l’ONU 
SRI LANKA
La Mission du Conseil des droits de l’hommesur le terrain la semaine prochaine
L
a Mission d’établissements des faits mandatée parle Conseil des droits de l'homme pour examiner lesviolations du droit international humanitaire et des droitsde l'homme lors du récent conflit à Gaza sera à Gaza le1
er
 juin et y restera pendant environ une semaine.La Mission, qui est dirigée par le juge Richard Golds-tone, ancien membre de la Cour constitutionnelle d'Afri-que du Sud et ancien procureur en chef du Tribunalpénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et duTribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR),entrera à Gaza en provenance d'Égypte par le point depassage de Rafah.La Mission prévoit de rencontrer toutes les partiesconcernées, dont les ONG et les organisations et grou-pes de la société civile, les agences de l'ONU, les vic-times et témoins des violations présumées et d'autrespersonnes qui peuvent fournir des informations concer-nant les faits faisant l'objet de l'enquête. D'autres visitessur le terrain sont prévues, ajoute le communiqué.La mission comprend trois autres membres : Chris-tine Chinkin, professeur de droit international à la Lon-don School of Economics and Political Science, HinaJilani, avocate de la Cour suprême du Pakistan etancien représentante spéciale du Secrétaire généralsur les défenseurs des droits de l'homme, et le colonelDesmond Travers, ancien officier de l'armée irlandaiseet membre du conseil d'administration de l'Institute forInternational Criminal Investigations (IICI).Le travail sur le terrain doit être terminé d'ici à la findu mois de juin et le rapport doit être remis le 4 août.Le conflit à Gaza entre Israël et le mouvement pales-tinien Hamas a duré du 27 décembre 2008 au 18 jan-vier 2009 et a fait 1.300 morts et 5.300 blessés du côtépalestinien ainsi que 14 morts du côté israélien et 530blessés.
« Je voudrais souligner que notre enquête sera con-centrée non pas sur des considérations politiques maissur une analyse objective et impartiale du respect par les parties au conflit de leurs obligations aux termes dudroit international des droits de l'homme et humanitaire,notamment leur responsabilité d'assurer la protectiondes civils et des non-combattants »,
avait déclaré leJuge Richard Goldstone à l'ouverture des travaux dela mission à Genève.Le Secrétaire général a mandaté une enquête sépa-rée sur les bombardements qui ont touché des installa-tions de l'ONU à Gaza.De son côté, concernant la situation humanitaireà Gaza, Maxwell Gaylard, le coordonnateur spécialadjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient,s'est inquiété jeudi, lors d'une conférence de presse ausiège des Nations Unies à New York, des conséquen-ces humanitaires dramatiques de la persistance dublocus imposé aux 1,5 million de Palestiniens de Gazadont 80 % dépendent de l'aide humanitaire. Il s'est éga-lement inquiété des restrictions de mouvement impo-sées aux 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie.M. Gaylard, qui assure la coordination des activi-tés humanitaires des Nations Unies et de développe-ment dans le Territoire palestinien occupé, a soulignéqu'il était impossible de lancer la reconstruction alorsque 4.000 maisons ont été détruites et 40.000 autresendommagées.
« Si nous avons déjà obtenu plusieurs millions dedollars sur les milliards de dollars promis lors de l'appel de Charm el-Cheikh du 20 janvier, qui avait été lancéà la suite du conflit à Gaza »
, a–t-il dit,
« nous n'avonstoujours pas les moyens d'engager la reconstruction,car l'importation de biens comme le ciment, le métal ouautre matériel de construction est toujours bloquée par les autorités israéliennes. »Centre de Nouvelles de l’ONU 
GAZA
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