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’anciens responsables du minis-tère de l’Agriculture philippin et desparlementaires dont les sénateursde l’opposition Loren Legarda et Fran-cis Escudero accusent le gouvernementd’avoir acheté à un prix déraisonnable 1,5million de tonnes de riz au Vietnam.Pour les deux sénateurs qui s’expri-maient dans les colonnes de l’
Inquirer
, deshauts-responsables du ministère de l’Agri-culture et de l’autorité nationale de l’agroa-limentaire auraient profité à titre personnelde cette transaction déséquilibrée, quiremonte au mois de décembre 2008.Les Philippines auraient payé 550 dol-lars la tonne de riz alors que les cours dumarché étaient alors aux alentours de 380dollars - soit 45 % de trop, un chiffre quele secrétaire à l’agriculture philippin ArthurYap refuse de confirmer, affirmant quec’était «
à ce moment là une bonne tran-saction.
»Le 10 juillet, parlant sous couvert d’ano-nymat, d’anciens responsables du minis-tère de l’Agriculture philippin ont indiquéaux journalistes du
Manila Bulletin
que lesaccords inter-gouvernementaux se négo-cient et se signent toujours sur une basede bénéfice mutuel, allant jusqu’à utiliserdes bateaux des deux pays pour mener lesexportations de grain afin de ne pas favo-riser l’une des deux marines marchandespar rapport à l’autre. Pourtant, en décem-bre 2008, seuls des navires vietnamiensont été utilisés, ce qui ajoute une anoma-lie à celle déjà soulevée par l’agence Reu-ters, qui a déclenché la tempête par unede ses dépêches.
Vers une enquête
La sénateur Loren Legarda, qui présidele comité sur l’agroalimentaire du Sénatphilippin, demande déjà une enquête, affir-mant devant l’Inquirer :
« ce n’est pas seu-lement une question de surcoût, qui serait un nouvel exemple de la gargantuesquecorruption du gouvernement. Il y a aussi le besoin à long-terme pour les Philippinesde ne plus être dépendantes des importa-tions alimentaires »
.Les importateurs philippins accusent,eux, le gouvernement de devenir un com-pétiteur au lieu de simplement assumersa mission, qui est de garantir 30 joursde stock de riz pour les situations d’ur-gence. Parallèlement l’autorité nationalede l’agroalimentaire n’aurait jamais res-pecté sa mission d’acheter chaque année10 % de la production nationale.Pour les responsables du ministère del’Agriculture cependant, rien n’est à leurreprocher. Ils s’appuient pour cela surl’opinion écrite du ministère de la Jus-tice qui considère la transaction commelégale.Le 9 juillet, le président philippin aaccepté les explications données par lesecrétaire à l’agriculture Arthur Yap, quia tenté de démontrer que la transactionavait été réalisée aux cours du marché, etdans les quantités nécessaires à assurerla sécurité alimentaire du pays. Parmi leshuit pays contactés pour répondre à l’ap-pel d’offre philippin, seul le Vietnam avaitrépondu.
« Le Secrétaire à l’Agriculture voulait éviter une pénurie, et il rejette farouche-ment tout accusation de surprix »
, indiquaità la sortie du palais présidentiel le secré-taire de la présidence Eduardo Ermita, citépar le Philippine Star.
« Toute personneimpliquée dans les importations prend degrandes précautions, conscient de l’atten-tion du public et en particulier des médias.Je crois aux explications du SecrétaireYap »
, ajoutait-il.Les Philippines se sont déjà trouvé vic-times d’émeutes liées aux pénuries deriz en janvier 2008, période où les paysexportateurs eux-mêmes avaient blo-qué les ventes pour préserver leur pro-pre approvisionnement. D’après l’Oxfam,la production mondiale de riz doit baisserde 10 % pour chaque degré d’augmenta-tion de la température moyenne du globe.Pour cette raison et du fait de la politiqueagricole locale, cette production baisse-rait aux Philippines de plus de 50 % d’icià 2020. Les importations de riz potentielle-ment surpayé sont donc, pour l’opposition,une preuve de l’abandon des agriculteurspar le gouvernement philippin, qui s’étaitengagé l’année dernière à une réformeagraire massive incluant prêts à taux pré-férentiels et accès facilité aux fertilisants etéquipements de production.
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IRARD
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près sa défaite cinglante aux élec-tions législatives du 28 juin, la pré-sidente argentine Cristina Kirchnera nettoyé la moitié de son cabinet minis-tériel, sans pour autant convaincre l’op-position et les analystes de la réalité duchangement opéré.Parmi les entrants notables au gouver-nement, le nouveau ministre de l’Écono-mie, Amado Boudou. Celui-ci va devoirs’atteler à réformer l’INDEC, outil demesure de l’inflation nationale dont larigueur est largement mise en doute.La réouverture des négociations sur lestaxes agricoles, point majeur de discordeavec l’opposition, est également prévu.Le porte-parole de l’AFIP, l’administra-tion des impôts, le confirme indirectementà Bloomberg en disant que
« même si lestaxes à l’export font partie de notre politi-que de distribution des richesses, toutesles questions de taxes dans le domaineagricole feront partie du dialogue. »
Un point crucial si on se souvient qu’en2008, les fermiers argentins ont provoquédes pénuries alimentaires nationales parplusieurs mois de grève musclée contreces taxes.À San Miguel de Tucumán où elle par-ticipait le 10 juillet à une cérémonie decommémoration de l’indépendance del’Argentine, Cristina Kirchner a expriméle souhait de renouer le dialogue :
« Nousdevons faire démarrer une nouvelle étape pour notre pays, basée sur les princi- pes d’économie, de démocratie et desociété »
a-t-elle déclaré, reprise par le
Buenos Aires Herald.
« Le dialogue doit exister dans tous les domaines de l’éco-nomie et pas seulement avec les entre- preneurs. Il n’y a plus de place pour les petites discussions isolées : le mondetraverse une crise profonde. Sa conva-lescence demandera un immense effort d’échange d’idées de tous les secteurs.Je soutiens donc une politique de dialo-gue ouvert, et pas la simple écoute deslobbyistes. »
Mais pour Michael Soltys, analyste au
Buenos Aires Herald
, la modification dugouvernement
« ne change presque rien,ou alors pour le pire. »
La nominationd’Amado Boudou est par exemple d’aprèslui un signal dangereux, le nouveau minis-tre de l’Economie ayant
« complètement ruiné la confiance économique »
en met-tant la main sur les fonds de pension pri-vés en novembre 2008.Une analyse largement partagée par labanque d’investissement Barclays Capitalpour qui la composition du nouveau gou-vernement
« confirme que les Kirchner ont ignoré la demande de changement :les nominations suggèrent objectivement qu’ils continuent à sa baser sur leur cer-cle intérieur et que Nestor Kirchner, bienloin de s’éloigner des décisions économi-ques et politiques, continuera à agir encoulisses »
.Le nouveau Premier ministre, Ani-bal Fernandez, ne rassure pas l’opinion,d’autant que les portefeuilles les plusstratégiques restent aux mains du clanKirchner – via Julio de Vido, ministre dela Planification, et via Guillermo Moreno,secrétaire au commerce, tous deux accu-sés de la manipulation de l’INDEC.Les cours des valeurs sud-américai-nes ont plongé en bloc après l’annoncedu remaniement. L’Argentine, rejetéedes marchés créditaires mondiaux pourne pas avoir honoré plus de 100 mil-liards de dollars de dettes 2002, tentede rétablir la confiance. Mais les mesu-res économiques du parti péroniste aupouvoir ne convainquent pas. Il a perdule 28 juin sa majorité dans les deux par-lements argentins, et fait face à des pres-sions de plus en plus fortes de la part desgouvernements provinciaux qui exigeantune part plus importante des ressourcesnationales.
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URÉLIEN
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ans le cadre de la rénovation du siège de l’ONU à New York, un premier grandgroupe du personnel des Nations unies a déménagé le week-end dernier dansdes bureaux temporaires, hors du siège actuel de l’organisation.En tout, deux cent cinquante membres du personnel seront localisés dans unimmeuble loué par les Nations unies et situé à l’adresse Albano Building 305 East46th Street. Le bâtiment qu’ils intègrent accueillera au final, environ 700 personnes,a précisé la porte parole au Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point depresse quotidien fin de semaine dernière.Tous les week-ends jusqu’à la fin du mois d’octobre, presque 400 personnes quit-teront les bureaux qu’ils occupent actuellement pour s’installer dans des locauxloués principalement dans la zone Est du quartier de Manhattan, dans les bâtimentsannexes comme « DC1 et DC2 », et dans des bureaux temporaires construits sur lapelouse nord du siège, a indiqué Mme Montas.Au total, plus de 6.000 employés seront touchés par cette délocalisation qui repré-sente le plus grand exercice que l’Organisation ait jamais entrepris en ce domaine.Le retour du personnel dans le nouveau siège rénové commencera durant laseconde moitié de l’année 2012.
Centre de Nouvelles de l’ONU
Les députés philippins veillent au grain
Importations de riz et réchauffement climatique
Le riz, nouvel or blanc, protégé par des soldats philippins.
JASON GUTIERREZ/AFP/Getty Images
Remaniement cosmétique pourCristina Kirchner en Argentine
Mauvais démarrage à la tentative de séduction desinvestisseurs internationaux
Le maquillage gouvernemental deCristina Kirchner ne fait pas effet.
DANIEL GARCIA/AFP/Getty Images
Rénovation dusiège de l’ONU : lepersonnel déménage
Le siège des Nations unies à New-York.
DON EMMERT/AFP/Getty Images
16 – 31 JUILLET 2009
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LaGrandeÉpoque
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