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GUINÉE
GUINÉE
Les conséquences d’unmassacre. 
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ÉCONOMIE
ÉCONOMIE
Indice de DéveloppementHumain : une mesure àrepenser. 
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ENVIRONNEMENT
ENVIRONNEMENT
Découverte d’un supervolcandans les Alpes italiennes. 
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SANTÉ
SANTÉ
Le charbon végétal, détoxifiantpuissant et antidote universel. 
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Page 2 ................ InternationalPage 3 ................ InternationalPage 4 ................. InternationalPage 5 .............................. ChinePage 6 .............................. ChinePage 7 ....................... ÉconomiePage 8 ................................. InsolitePage 9 ................... Nouveau regardPage 10 .................. EnvironnementPage 11 .............................................. Outre-merPage 12 .............................................. RencontrePage 13 ................................... Petites annoncesPage 14 ........... Santé et bien-êtrePage 15 ..................... Art de vivrePage 16 ...... Traditions chinoises
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Nouveau regard
Liés par ledestinLe filmd’amour etde passion
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Traditions
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Santé
Maigrir enconsommant plusde protéines
Chine
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International
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Royaume-Uni
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Australie
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Prix Pinocchio 2009
Votez pour responsabiliser les entreprises
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’éthique et la finance feront peut-êtrebon ménage un jour, mais les exhor-tations des dirigeants du G20 et les char-tes de bonne conduite des institutionsfinancières ne suffisent pas. Par exem-ple, le comportement des fonds vautoursavec la dette du tiers-monde, motivéepar le souci unique du profit financier etsans respect du droit international.
Des fonds riches du mal-heur des autres
Les fonds vautours sont des fonds pri-vés peu connus du grand public. Ils ontété créés il y a une quinzaine d’annéesenviron, aux États-Unis tout d’abord puisensuite en Europe. La presse les a par-fois cités, par exemple lors de la rené-gociation de la dette d’Eurotunnel, desfaillites d’Enron et de WorldCom, ou decelle de l’Argentine. On en recense unecinquantaine, dont les plus connus sontCerberus Management, Strategic ValuePartners, Oaktree Capital Management,Trafalgar Asset Managers, DonegalInternational, Debt Advisory Interna-tional, Kensington International, et ElliotPartners. Comme beaucoup de fondsd’investissement, ils sont souvent domi-ciliés dans les paradis fiscaux anglo-saxons (Îles Vierges, Îles Caïmans,Bermudes, Delaware...), ce qui leur per-met d’agir de façon plus discrète. On encompte aussi deux en France.Leur activité consiste à racheter degré à gré et à bas prix les dettes d’en-treprises en difficulté dont les banquescherchent à se dessaisir pour alléger leurbilan, puis de prendre le contrôle de cesentreprises. Cependant, au lieu de parti-ciper à la restructuration des entrepriseset de les aider à survivre, ils s’invitent àla table des négociations avec les autrescréanciers afin d’obtenir la revalorisa-tion de leurs créances ou de les conver-tir en fonds propres de la société, avecpour seul but de réaliser un profit moyend’au moins 15 % en six mois. Ces fonds,qui portent bien leur nom, s’enrichissentdonc du malheur des autres.
Lire la suite page 7 
Les fonds vautours et la dette du tiers monde
De la viande deporc malade envente
La libertéde la presseen recul, les journalistespayent le prix
Son implication enAfghanistan repensée
Keir Starmerallume le feu chezles conservateurs
LaGrandeÉpoque
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
EpochTimes.com
WWW.LAGRANDEEPOQUE.COM
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Epoch Times
 
Paris Genève Bruxelles Londres Berlin New York Dublin Lima Taipei Tokyo...
 
1 700 000 exemplaires
 ÉDITION 165
1 – 15 NOVEMBRE 2009 • BIMENSUEL
 
1 – 15 NOVEMBRE 2009
 
LaGrandeÉpoque
2International
www.lagrandeepoque.com
N
EW YORK – La liberté de presseen Israël est en chute libre et des journalistes sont assassinés enRussie et au Mexique. Reporters sansfrontières (RSF) a publié son Classe-ment mondial de la liberté de presse, etune tendance à la baisse est observéedans les 175 pays étudiés.Des pays européens ont raflé les 13premières positions, mais on témoigned’un déclin général selon Clothilde LeCoz, directrice de RSF à Washington.
« Non seulement en raison des agres-sions physiques dont les journalistes sont victimes, mais parce que ces pays adop-tent des lois qui sont dangereuses pour la liberté de presse et la liberté d’expres-sion »
, a-t-elle déclaré en conférence auOverseas Press Club à New York. Seule-ment cinq organisations médiatiques ontcouvert l’évènement.
« Internet est vraiment une questionimportante dans ces pays [européens].Les lois qui sont adoptées en termes deliberté sur Internet sont contraignantes pour la liberté d’expression en général. »
Des hauts et des bas
Israël a glissé de 47 places à la 93
e
 position, tandis que les habitués desbas-fonds restent les mêmes (Vietnam,Yémen, Chine, Laos, Cuba, Birmanie,Iran, Turkménistan, Corée du Nord,Érythrée).Les États-Unis sont quant à eux pas-sés du 40
e
au 20
e
rang cette année, cequi est un
« progrès remarquable »
selonMme Le Coz.
« Ceci est attribuable enmajeure partie au fait que les journalis-tes aux États-Unis ne se retrouvent pasen prison pour des raisons de sécuriténationale, comme c’était le cas durant l’administration Bush. »
Elle affirme,cependant, qu’il y a encore des problè-mes au niveau de la protection des sour-ces.Cinq journalistes américains ont étédétenus en pays étrangers l’année der-nière, dont un des cas les plus récentsest celui de Laura Ling et Euna Lee,qui ont été détenues, condamnées pour«
actes hostiles
», puis ensuite libéréesen Corée du Nord.
Frontière hostile
La frontière États-Unis-Mexique estaujourd’hui un des endroits les plus dan-gereux pour exercer le métier de journa-liste. Angela Kocherga, chef de Bureaupour la frontière avec la chaîne de télé-vision Belo, traverse au Mexique chaque jour avec un photographe pour documen-ter l’effet de la violence liée à la droguesur les communautés.
« Nous avons passé beaucoup detemps à Ciudad Juarez, de loin la capi-tale du meurtre au Mexique »
, men-tionne-t-elle.
« Nous avons vu un niveaude violence incroyable : des fusillades en plein jour au beau milieu de rues acha-landées, des massacres dans des res-taurants populaires, des assassinatsdans des cliniques pour toxicomanes,des décapitations. »
Elle affirme que 55 journalistes ont ététués dans la région depuis 2000, alorsque les cartels de drogue se font la luttepour le contrôle des routes de passagevers les États-Unis.
« Le meurtre d’un journaliste envoieune onde de choc dans un pays où l’im- punité est maître et où l’autocensure est devenue un moyen de survie pour les journalistes »
, explique Mme Kocherga.Les homicides demeurent irrésolus et lesenquêtes ne mènent souvent nulle part.
Journalistes en prison
Les restrictions visant la presse ontété resserrées en Chine l’année dernièreet le pays occupe maintenant le 168
e
 rang sur 175 dans le classement RSF.
« Vous savez exactement ce que Repor-ters sans frontières pense de la Chine »,
a commenté Mme Le Coz.
« C’est encorele pays où le plus de journalistes sont emprisonnés. »
Actuellement, 30 journalistes et 57cyberdissidents sont incarcérés enChine, selon RSF.
« Il y a des blogueurset des militants qui nous envoient cons-tamment des courriels, disant être endanger dans chaque coin du pays. »
Ali Alnaemi, un autre panéliste, a tra-vaillé comme gestionnaire de la salle denouvelles du bureau de Baghdad du
New York Times
de 2004 à 2007.Il affirme que le gouvernement irakienaugmente son contrôle d’Internet, y com-pris des sites comme Facebook. Et bienque les citoyens soient de plus en plushabitués à la présence des journalistes,
« il se produit encore des évènementsinquiétants… la situation est encore ins-table à Baghdad »
, explique-t-il.John Solomon, directeur exécutif du
Washington Times
, raconte pour sa partavoir obtenu de l’aide de RSF à deuxreprises durant sa carrière. En 2001,quand le FBI a épluché ses relevés télé-phoniques à domicile afin de démasquerl’identité de ses sources, et l’année sui-vante quand son courrier a été confisquépour la même raison.
« Maintenant, je suis rédacteur en chef et je prends les décisions lorsque vient letemps d’envoyer des journalistes vers ledanger »
, mentionne-t-il.
« Ça nous rappelle que le mondedemeure un endroit dangereux pour les journalistes. Nous voyons encore la vio-lation quotidienne des libertés de pressefondamentales. »
M. Solomon estime qu’une plusgrande collaboration est nécessaireentre les journalistes au front.
« Je croisque nous sommes en train de perdre duterrain important que nous avions gagné pour les journalistes […] La solidarité adisparu. »
Dans une conférence de presse deRSF à Paris, le secrétaire général Jean-François Julliard avait un message simi-laire :
« La liberté de presse doit êtredéfendue partout dans le monde avec lamême énergie et la même insistance. »
RSF effectue chaque année un classe-ment basé sur des questionnaires rem-plis par des centaines de journalisteset d’experts des médias partout dans lemonde. Le Classement 2009 représenteles violations enregistrées entre le 1
er
 septembre 2008 et le 31 août 2009.
C
HARLOTTE
C
UTHBERTSON
La liberté de la presse en recul, les journalistes payent le prix
Le journaliste tamoul J. S. Tissainayagam, accompagné en prison par des policiers sri-lankais.
S. KODIKARA/AFP/Getty Images
L
es ministres de la Défense de l’OTAN se sont réu-nis pour deux jours à compter du 22 octobre dansla capitale slovaque. Le Secrétaire Général Anders Ras-mussen y a encouragé les membres de l’Alliance à sefocaliser sur l’Afghanistan et à plus s’y impliquer.
« Nousdevons tous en faire plus dans l’entraînement et la four-niture d’équipement aux forces de sécurité afghanes »
adéclaré Rasmussen.
« Abandonner l’Afghanistan transformerait à nouveaule pays en camp d’entraînement pour Al Qaida »,
a ajoutéle chef de l’OTANDans ses entretiens avec Rasmussen à Bratislava, lePremier ministre Slovaque Robert Fico a promis davan-tage de soutien en Afghanistan, tout en rejetant l’idée d’yenvoyer plus de troupes.
« Mais nous souhaitons que noséquipes d’ingénieurs aient plus d’opportunités d’agir dans plus de régions en Afghanistan. Nous aimerions aussi leur offrir notre propre protection »
, a précisé M. Fico.En conférence de presse, le Premier ministre aexprimé son soutien aux troupes étrangères de l’OTANdans une période où, dit-il, existe un but légitime de
« combattre contre le terrorisme ou aider les pays rui-nés. »
Un cas qui n’est pas celui de l’Irak d’après lui, où
« l’utilisation de la force militaire n’a été motivée que par le pétrole »
, ce qui l’a amené à retirer les troupes slova-ques du pays.
P
ETER
S
EDIK
L
e président albanais Alfred Moisiu a saluéavec respect à Calcutta une statue en bronzede Mère Teresa, née de parents albanais, peude temps après avoir inauguré le monument àTirana.Le ministère des Affaires étrangères indien acatégoriquement refusé la demande de l’Alba-nie de restituer les restes de Mère Teresa à sapatrie d’origine.
« Mère Teresa était une citoyenneindienne et elle repose dans son propre pays, sa propre terre »,
a expliqué le porte-parole du minis-tère des Affaires étrangères Vishnu Prakash dansune interview donnée aux médias.Quelques jours auparavant, le Premier ministrealbanais Sali Berisha publiait une déclaration depresse expliquant que son gouvernement intensi-fierait les discussions officielles pour rapatrier lesrestes de Mère Teresa avant août 2010, une datequi marque le 100
e
anniversaire de sa naissance.L’Albanie a débuté des négociations semblablessur le retour des restes d’autres icônes nationa-les, y compris ceux du Roi Zog I, actuellement enFrance.Mère Teresa est née de parents albanais, etson nom d’enfance était Agnesë Gonxhe Bojaxhiu.Elle est venue en Inde en 1929 et a consacré savie aux malades et indigents de Calcutta, où elle afondé l’ordre des Missionnaires de la Charité. Ellea obtenu la nationalité indienne en 1951 et a vécudans le pays jusqu’à sa mort en 1997. En 1979elle a reçu le prix Nobel de la paix et a été béatifiéepar le Vatican en 2003. Beaucoup pensent que sabéatification a préparé le chemin vers une canoni-sation certainement imminente.La demande de l’Albanie a provoqué desremous à tous les niveaux de la société indienne.Les représentants du Vatican sont d’accord avecle gouvernement indien que la dépouille de lasoeur doit rester à Calcutta, le lieu où elle avaitchoisi de vivre et travailler.Malgré cela, le Premier ministre albanais main-tient que la question reste ouverte :
« Je pensequ’elle ne pourrait être plus paisible qu’ici si elle pouvait rester proche de sa mère et de sa soeur,enterrées à Tirana »
, affirme-t-elle.Mère Teresa avait dit :
« Par le sang, je suis Albanaise. Par la nationalité, je suis indienne. Par la foi, je suis religieuse catholique. Par ma voca-tion, j’appartiens au monde. »
Une déclaration àméditer et encore d’actualité.
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RKANDA
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e ministre de la Défense austra-lien John Faulkner a demandé lasemaine dernière l’émission derecommandation pour une fin accéléréedes opérations en Afghanistan, un signalclair de la volonté australienne d’allervers un retrait de ses 1.500 hommes surplace. Ce message arrive au momentprécis où le commandement des for-ces alliées en Afghanistan réclame plusde troupes et en a obtenu par les États-Unis. Le contingent australien est leplus large hors forces de l’OTAN et si ladéclaration de John Faulkner ne signifiepas un retrait prochain, il est à parier qu’ilentend prévenir que des troupes supplé-mentaires ne seront pas envoyées mal-gré les appels du général américainStanley McChrystal.
« J’ai parlé de cela avec les chefs desforces de défense et c’est évidemment une question de grande importance pour moi »,
indique Faulkner, cité parla BBC.
« Je ne veux pas parler dansles détails de la façon dont nous allons procéder mais je dois reconnaître quecela impactera l’approche que l’OTAN et l’ISAF [international security assistanceforce] prendront »
.L’Australie a perdu onze hommes enAfghanistan et la guerre y est impopu-laire, et si le Premier ministre KevinRudd a envoyé 450 hommes supplé-mentaires en avril en préparation desélections présidentielles afghanes, il adéjà indiqué ne pas souhaiter poursui-vre l’accroissement du contingent.
Tiraillements
La position australienne est difficile àun moment où le commandement amé-ricain a prévenu que, sans ressourcessupplémentaires, la guerre pourrait êtreperdue d’ici un an, au point que le prési-dent Obama envisage l’envoi de 40.000troupes en plus de 100.000 déjà présen-tes sur place. Barack Obama suivraitainsi les recommandations du généralStanley McChrystal – largement soute-nues par les membres de l’OTAN - plu-tôt que celles de son vice-président JoeBiden.La mission première des troupes aus-traliennes est l’entraînement de la qua-trième brigade de l’armée nationaleafghane, dans la province d’Uruzganoù les soldats australiens côtoient leurshomologues hollandais.La Hollande, cependant, devrait reti-rer ses troupes dans les prochainsdix-huit mois ce qui signifie, d’après l’As-sociation pour la Défense australienne,que la position australienne va deve-nir intenable. Pour compenser le retraithollandais,
« il va quand même falloir que nous accroissions substantielle-ment notre contingent, quelque choseentre 1.000 et 1.500 soldats supplé-mentaires »,
indique Neil James, direc-teur de l’association cité par la chaîneABC News.Depuis l’annonce le 23 octobre dusoutien des membres de l’OTAN à lastratégie McChrystal, dont le point-cléest justement un renforcement massif des troupes étrangères pour sécuriserles villes et permettre la formation rapidedes troupes afghanes, le ministre Faulk-ner est assez indisponible pour répon-dre aux questions de la presse.
A
URÉLIEN
G
IRARD
La Slovaquie promet plusde soutien à la coalitionen Afghanistan
BRATISLAVA - Le Premier ministreslovaque Robert Fico (d.) avec le SecrétaireGénéral de l’OTAN Anders Rasmussen
SAMUEL KUBANI/AFP/Getty Images
L’Australie reconsidère son implication en Afghanistan
John Faulkner, ministre de laDéfense australien.
WILLIAM WEST/AFP/Getty Images
L’Inde s’oppose au retour des restes de Mère Teresa en Albanie
 
LaGrandeÉpoque
1 – 15 NOVEMBRE 2009
 
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ans un climat de condamna-tion internationale du régimemilitaire guinéen, l’Organisa-tion des Nations Unies (ONU)a annoncé vendredi qu’elle allait menerune enquête officielle sur le massacredont les manifestants de l’opposition ontété victimes à Conakry, le 28 septem-bre dernier. Au moins 150 personnes ontété tuées par les soldats et beaucoupd’autres ont été battues ou violées pours’être rassemblées dans un stade defootball afin de protester contre le gou-vernement du Capitaine Dadis Camara.Ce dernier a pris le pouvoir en décembre2008, à la mort de Lansana Conte, prési-dent de la Guinée durant près de 25 ans.Depuis, les internautes guinéens conti-nuent à essayer de traiter et évaluer lasignification de l’événement.Dans une publication officielle datéedu 1
er
octobre, l’Union des forces répu-blicaines atteste du caractère préméditéde la violence meurtrière :
« Comment  peut-on expliquer que les forces de l’or-dre aient laissé les gens entrer dans lestade sans aucune résistance, attendreque le stade soit rempli [et] des milliersse disperser tout autour du stade avant de lancer l’assaut… Cela relève biende la plus macabre des stratégies mili-taires »
.Le 15 octobre, Kouyaté a envoyé unreportage accompagné de photos au siteobservers.france24.com, témoignantdes atrocités commises par les forcesarmées (attention, images choquantes) :
« Deux soldats sont restés à côtés del’homme qui se vidait de son sang sur lesol. L’un deux avait un couteau. Il s’est approché de l’homme et l’a poignardétrois fois, une dans la poitrine, une dansl’estomac et une dans le dos. Une voi-ture appartenant à la garde présiden-tielle est ensuite venue les chercher. »
Des journalistes menacésde mort
Suite aux massacres, de nombreux journalistes guinéens ont été victimesde harcèlement et d’intimidation, cer-tains ont reçu des menaces de mort.Guineenews.org, blog populaire lancépar un Guinéen établi au Canada, décritla situation des journalistes :
« Les jour-nalistes de Guineenews et d’autres orga-nes de presse de Guinée continuent derecevoir des menaces de la part desautorités militaires. Leur crime résidedans le fait qu’ils rapportent les événe-ments minute par minute ».
 Hamidou Sow, un de leurs corres-pondants à Conakry, décrit les événe-ments qui ont suivi sa participation à unforum organisé par une station de radiolocale :
« Après l’émission, je n’ai cesséde recevoir des coups de fil anonymesme menaçant de mort : « Vous êtes desapatrides parce qu’au lieu de soutenir leCNND, vous soutenez les opposants…Vous êtes contre Dadis, mais toi tu vas partir avant lui, toi le traître. On vous a dit que c’est lui ou la mort ».
Il raconte qu’après la conférence depresse organisée conjointement parBlaise Compaoré, l’Union africaine et unmodérateur de la CEDEAO, un soldat amenacé de le tuer s’il croisait sa route.Puis, il a été menacé une troisième fois,après avoir écrit l’article «
En Guinée lavie des journalistes est en danger depuisle 28 Septembre
» pour le site web deGuineenews.
Le viol, une arme deguerre
Dans les semaines qui ont suivi lemassacre, il est apparu que des dizai-nes de femmes avaient été battues etviolées. Kouyaté publie la photo d’unefemme violée par des soldats. SurGuineepresse.info :
« Tu as aidé cemalade frustré, qui a déclaré avoir étémis au monde par une femme de plusde 60 ans, à devenir plus fou et ivrede pouvoir. Voici comment tes filles,tes femmes, tes sœurs, tes mamans et tantes ont été violées, souillées et tuéesen pleine journée et en public par cettebande. Elle a eu beaucoup de chance :celle d’être ‘simplement’ violée ! »
Dans son billet intitulé «
Le viol, nou-velle arme de la junte
», Thierno deGuineelibre.com écrit :
« Des photos pri-ses à l’aide de téléphones portables cir-culent dans le pays. Terribles, difficiles àdémentir, ces images suscitent la colère.Elles montrent que les femmes ont étéspécifiquement prises pour cible par lessoldats guinéens, qui, il y a deux semai-nes, ont réprimé une manifestation qui a eu lieu dans un stade de la capitale.Victimes et témoins parlent de viols, de passages à tabac et d’humiliations inten-tionnelles. ‘Après ce que j’ai vu, je ne peux plus dormir la nuit’ reconnaît unefemme d’âge moyen issue d’une familleaisée. Elle raconte qu’elle a été frappéeet violentée. ‘J’ai peur, j’ai vu beaucoupde femmes violées et beaucoup d’autrestuées’ ».
Mobilisation
Dans le monde entier des manifesta-tions contre les massacres appellent à ladémission des ministres civils.Les Guinéens vivant à l’étranger ontorganisé des manifestations aux quatrecoins du monde, notamment dans lesprincipales capitales, y compris Paris,Berlin, Londres, Bruxelles, New York,Ottawa et Montréal. Elles ont été filméeset les vidéos sont disponibles sur Face-book.Après ces sanglants événements, ladiaspora guinéenne fait pression surles ministres civils pour qu’ils présententleur démission du gouvernement. Cesderniers sont des personnes ayant reçueune excellente éducation, ils possèdentde nombreuses années d’expériencedans un environnement démocratique etcertains sont membres actifs de l’Asso-ciation des victimes du Camp Boiro. Enrestant dans le gouvernement, ils cau-tionnent les atrocités commises. À ce jour, seuls trois ministres civils et fonc-tionnaires de haut niveau ont démis-sionné.Abdoulaye Condé, conseiller en com-munication et en Technologies de l’in-formation et de la communication duBureau du président, a été parmi les pre-miers rendre son tablier. Dans sa lettrede démission, adressée au CapitaineCamara et publiée par la radio en ligneRadio-Kankan le 16 octobre, il écrit :
« En acceptant ma nomination, j’étais particulièrement heureux de contribuer à vos côtés à la réalisation de certainesvaleurs explicitement contenues dansl’acte de prise du pouvoir par le CNDDet souvent réitérées dans vos discours :l’instauration d’un État de droit, la pro-motion et la défense de la démocratie,des libertés et des droits humains, la cul-ture de la bonne gouvernance, la fin del’impunité, la lutte contre la corruption,l’organisation d’élections transparenteset crédibles.Hélas, les derniers événements du 28septembre 2009 constituent, à mon hum-ble avis, au nom du patriotisme, de l’hon-nêteté et de la sincérité toujours prônéesdans vos déclarations, une autre raisonde me démettre d’une fonction dont lesapparences exposent son occupant aux fâcheuses conséquences des dégâts provoqués par l’improvisation, l’amateu-risme et la fuite en avant ».GlobalVoicesOnline
Guinée : les conséquences d’un massacre
Conakry - Les soldats évacuent les corps de victimes de la répression du 28 septembre.
SEYLLOU/AFP/Getty Images
Le responsable des poursui-tes judiciaires britannique, KeirStramer, a déclenché un incen-die politico-médiatique mercredi22 octobre en se faisant défen-seur du Human Rights Act (Planpour les droits de l’homme),que le parti conservateur veutannuler – ou en langage officiel,« rendre plus britannique ».
D
ans un discours marquant l’anni-versaire de sa prise de fonction,Keir Starmer a rappelé que leRoyaume-Uni a été l’un des fondateursde la convention de 1950 sur laquellel’Human Rights Act est basée. Les droitsque celui-ci protège sont pour lui
« debase ; ils sont fondamentaux ; et j’ose-rais suggérer que, pour la majorité d’en-tre nous, ils font tellement partie de notrefaçon de vivre que nous les prenons pour naturels ».
Le Human Rights Act, adopté par leParlement britannique en 1998 et devenuloi en 2000, est critiqué pour sa permis-sivité, qui d’après ses détracteurs per-met à des terroristes de trouver refugeen Angleterre, et rend difficile la dépor-tation de personnes accusées de crimesmajeurs.Le dirigeant conservateur DavidCameron laisse entendre que le HumanRights Act donne plus de droits aux cri-minels qu’aux citoyens, et l’illustre par lecas de Learco Chindamo, assassin del’enseignant Philip Lawrence en 1995 :Condamné en Grande Bretagne, il n’a àce jour pas pu être décidé de le déportervers son pays d’origine après la fin de sasentence, sous prétexte que ceci seraitune atteinte à ses droits de l’homme.Le Human Rights Act se revendiquantde la Convention Européenne des Droitsde l’Homme, le Parti conservateur sou-haite le remplacer par un Traité desDroits britanniques lors de la formationdu prochain gouvernement, et ainsi sedistancier de la législation européennesur le sujet.M. Starmer, avocat spécialiste desdroits de l’homme, a été nommé pourcinq ans, ce qui signifie qu’il conser-vera son poste jusqu’à la mi-législaturedu prochain parlement britannique. Cer-tains parlementaires demandent cepen-dant sa démission, jugeant inacceptableque le responsable des poursuites judi-ciaires critique les positions d’un partipolitique.Keir Starmer s’est récemment illustréen prenant la défense de deux terroristessuspectés et en obtenant de la Chambredes Lords que le système de garde à vuedes terroristes présumés soit déclaré illé-gal. Fin septembre, il a également prisposition en faveur du suicide assisté etobtenu que les proches d’un malade sou-haitant se donner la mort ne soient pluspoursuivis pour l’avoir accompagné.Le
Daily Mail 
, aussi outré que lesConservateurs, titrait le 24 octobre :«
L’homme qui est une honte pour la jus-tice
», article dans lequel la journalisteAmanda Platell affirme que le «
HumanRights Act a fait plus pour diminuer lesens naturel de la justice dans ce paysque toute autre loi 
.» Un éditorial duGuardian commence par contre par desfélicitations à Keir Stramer qui
« a rejetédes appels à la réforme basés sur desanalyses biaisées, avertissant qu’ellesseraient une honte pour le pays »
.Cité par le
Times
, M. Starmer essayaitfin de semaine dernière d’étouffer lesflammes de la controverse en insistantsur le fait que ses remarques étaientnon politiques :
« Cela ne visait ni une personne en particulier, ni un parti en particulier »
. Quitte à enfoncer le clouen insistant sur le fait que la notion deprotection des terroristes par le HumanRights Act est un mythe :
« Le HumanRights Act s’est montré hautement effi-cace dans la protection des victimes et des témoins d’un crime. Je crains quedes modifications affectent la façon dont nous combattons le crime dans ce pays.Je crois qu’il est tout à fait approprié que je m’exprime à ce sujet ».
D
AMIAN
R
OBIN ET
A
URELIEN
G
IRARD
Royaume-Uni : Keir Starmer allume le feu chez les conservateurs
Keir Starmer, responsable des poursuites judiciaires.
Getty Images
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