16 – 31 JANVIER 2010 ●
LaGrandeÉpoque
2International
www.lagrandeepoque.com
M
ichelle Bachelet, présidente du Chili,a formellement présenté ses excu-ses au nom de la nation aux descendantsd'un groupe d'indigènes qui avaient étéenvoyés en Europe, à la fin du XIX
e
siè-cle, pour y être exposés. A cette occasion,les restes de cinq indiens kawesquar, desrégions australes du pays, ont été honorésdans une cérémonie après avoir été rapa-triés au Chili le 12 janvier. La présidenteBachelet a indiqué que le Gouvernementavait été coupable de
«
négligence face à de tels abus
».«
Alors que nous approchons du bicen- tenaire de notre indépendance, nous devons faire face à la fois aux points les plus lumineux et aux moments les plus sombres de notre histoire
», a-t-elle indi-qué, citée par la BBC depuis Santiago.Les mauvais traitements des indigè-nes étaient d'après elle la conséquencedirecte d'un racisme à l'encontre de«
nos pères indigènes, dont l'humanité a été piétinée.
»
Les restes des cinq indiens ont étéretrouvés dans la ville suisse de Zurich,où ils avaient été conservés. Les indiensfaisaient partie d'un groupe de onze indi-gènes capturés par des explorateurs alle-mands en 1881. Ils avaient été exposésdans des zoos à Paris, Berlin, Munich,Stuttgart et Zurich. Les zoos humains,appelés «
expositions ethnologiques
» et«
villages de négros
» étaient des expo-sitions populaires à la fin du XIX
e
sièclepour faire observer des peuples «
primi- tifs
» dans leur «
état nature
l ». Parmi lesonze indigènes, cinq avaient pu retour-ner au Chili vivants, le dernier ayant suc-combé durant le voyage retour. Les cinqautres, dont les corps ont été retrou-vés par des journalistes en reportage àZurich, seront enterrés lors d'une céré-monie indigène traditionnelle dans une îleà proximité de Tierra del Fuego.Un des plus anciens artisans indigènesde la région recevra les corps, expliquele journal
El Mercurio
. Oints d'huile, ilsseront placés dans les peaux de lions demer, et enterrés dans les grottes de l'île.
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URÉLIEN
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IRARD
Le Chili s’excuse pour le traitementpassé des populations indigènes
Michelle Bachelet en 2005, auprès de Chiliens indigènes.
MARTIN BERNETTI/Getty Images
Suite de la première page
L'arrestation de Garcia est considéréecomme une victoire liée à la modernisa-tion des techniques de surveillance, pour lesquels Mexico reçoit une aide accrue deWashington. Des agents américains ontainsi directement aidé les forces mexicai-nes à détecter et suivre Garcia pendantplus de cinq mois.Déjà, le 16 décembre dernier, ArturoBeltran Leyva, un autre trafiquant majeur,avait été tué lors d'un raid militaire au Sudde la ville de Mexico. Cela n'a pas été lecas pour Garcia :
«
Il n'y a pas eu d'échanges de tirs.L'opération a été très rapide, car l'en- quête durait depuis longtemps
»,
a indi-qué à Reuters un membre du raid contrele trafiquant.L'année dernière, un tueur à gagesappelé le «
faiseur de soupe
» a avouéavoir dissout plus de 300 corps dans del'acide pour le compte de Garcia.
«
Les hommes de Teo sont connus pour leur extrême violence, la mutilation de corps, les kidnapping
»,
explique M.Payne, porte parole du département amé-ricain de lutte contre la drogue.L'arrestation de M. Garcia rend espoir aux proches de centaines de person-nes disparues à Tijuana ces dernièresannées.
«
Nous espérons qu'il sera inter- rogé et nous dira où sont nos proches»,
indique au
New-York Times
FernandoOcegueda, dont le fils a été kidnappé en2007 et qui dirige
« Citoyens contre l'im- punité
». Avec cette arrestation, le présidentmexicain Felipe Calderon marque despoints dans sa campagne contre le crimeorganisé, dont il a fait une priorité poli-tique. Sa fermeté sur le sujet depuis saprise de fonction en 2006 a déclenché unevéritable guerre contre les trafiquants dedrogues, avec implication directe de l'ar-mée mexicaine pour dépasser la corrup-tion de la police du pays. Plus de 15.000personnes sont décédées depuis, prin-cipalement dans les régions frontalièresavec les Etats-Unis – portes d'entrées aumarché principal des trafiquants de toutel'Amérique du Sud.Cependant, Patricia Escamilla Hamm,qui étudie les questions de sécurité trans-frontalière au Colegio de la FronteraNorte à Tijuana, tempère ce succès dansles colonnes du
New York Times
:
«
La tendance maintenant est que ces frappes sont importantes, mais que leur impact est variable : un autre chef prend sa place. El Teo lui-même est un exemple de la flexi- bilité de ces cartels, et de la facilité avec laquelle un chef remplace un autre.
»
Mme Escamilla craint que la lutte pour le remplacement de Garcia provoqueencore plus de violence, le cartel de Sina-loa devant défendre son territoire à l'Estde Tijuana.
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près une séried'expulsions dediplomates en 2009,conséquence d'unedégradation desrelations entre lesdeux pays, la Nou-velle-Zélande etles Fidji tentent derenouer le dialogueen nominant de nou-veaux diplomates.Depuis leur coupd'état militaire en2006, les Fidji entre-tiennent des rela-tions tendues avecla plupart de leursvoisins du PacifiqueSud. En novembredernier, les princi-paux diplomatesnéozélandais ont été expulsés des Fidjien réponse à une interdiction d'entréesur le territoire annoncée par le gouver-nement néozélandais à l'encontre desmembres du gouvernement fijien. Lesprincipaux diplomates fidjiens en Nou-velle-Zélande ont par ailleurs été rap-pelés et les contacts entre les deuxpays interrompus.Les ministres des Affaires étrangèresdes deux pays ont maintenant décidéde rétablir une présence diplomatiquenormale dans chaque pays.Le retour de deux Hauts Commissai-res néozélandais bannis des Fidji l'an-née dernière n'est pas encore à l'ordredu jour, ce qui n'empêche pas le minis-tre néozélandais des Affaires étrangè-res, Murray McCully, d'estimer que desprogrès ont été faits. Après avoir ren-contré son homologue fidjien, il a tenuà insister sur le fait que les efforts dedialogue ne changeaient rien à la forteopposition de son gouvernement augouvernement militaire fidjien, ni n'an-nonçait un relâchement des sanctionsà son égard.Frank Bainimarama, chef d'Etat major de l'armée fidjienne, a pris le pouvoir ily a un peu plus de trois ans et a attiréla colère de ses voisins du Sud Pacifi-que en ne rétablissant pas la démocra-tie. L'intéressé considère que celle-cine pourra revenir à l'ordre du jour quequand le système politique aura étéassaini, la corruption éradiquée et leracisme à l'encontre des minorités eth-niques indiennes effacé. Les électionsgénérales, promises en 2009, n'ont paseu lieu et pourraient être repoussées à2013, en conséquence de quoi le paysreste exclu du Commonwealth et duForum de l'ASEAN.
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ohamed Meziane, président direc-teur général du géant algérien del'énergie Sonatrach, a été suspendu deses fonctions et est sous le coup d'uneenquête pour corruption.D'après le journal
El Watan
, Mezianeaurait détourné le processus d'appeld'offres de son entreprise pour favorisedes proches dans l'octroi de contrat deconsultance et de services de sécurité.Le ministre de l'Energie algérien ne com-mente pas la décision, mais la prise defonction intérimaire du vice-président Abdelhafid Feghouli indique que l'affaireest sérieuse.Pour Samuel Ciszuk, analyste de IHSGlobal Insight cité par le
Wall Street Journal
, l'enquête pourrait impacter lesopérations de Sonatrach.
« Il est proba-ble que les relations de business deve-lopment à quasiment tous les niveaux seront gelées »
, indique-t-il. Un représen-tant d'une compagnie pétrolière étran-gère confirme :
« Cela va sérieusement déstabiliser Sonatrach et rendre difficilela prise de décisions. Cela accroît certai-nement le risque politique de travailler en Algérie »
.Sonatrach, qui exporte en particulier du gaz naturel vers l'Europe, est la plusgrande entreprise d'Algérie. Ses exporta-tions de gaz génèrent près d'un tiers duproduit national brut d'Algérie.
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lusieurs responsables de la basemilitaire de Fort Hood pourraientêtre poursuivis pour ne pas avoir sur-veillé le coupable du massacre de 13militaires. Le psychiatre Nidal Hasanavait ouvert le feu dans la base texaneen novembre dernier, et pour plusieursresponsables américains, les signesavant-coureurs existaient et auraientdû être pris en compte.Le secrétaire d'Etat à la DéfenseRobert Gates a ainsi rappelé que lessupérieurs hiérarchiques sont respon-sables de détecter les personnes pou-vant représenter un danger.
« Ne pasle faire, ou laisser le problème à uneautre unité, peut conduire à des consé-quences sérieuses ou même dévasta-trices »
. Les raisons, pense-t-il, sontà chercher dans la capacité du dépar-tement de la défense à faire face auxmenaces.
« Nous n'avons pas fait assez pour nous adapter à l'évolutiondes menaces qui est apparue sur lesdix dernières années. Le département de la Défense est gêné par des atti-tudes du XX
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siècle ancrées dans laGuerre Froide »
, ajoute-t-il, cité par le
Houston Chronicle
.Le comportement du Major Hasanaurait pu permettre d'anticiper songeste, affirment des sources prochesde l'enquête citées par la presse amé-ricaine : en surpoids, le major ne socia-lisait pas avec ses collègues et auraittenu des propos extrémistes, note par exemple le
Los Angeles Times
.Pour les deux rédacteurs du rapportpréliminaire remis à Robert Gates, TogoWest et Vern Clark, dont les conclu-sions sont dans les colonnes du
Wall Street Journal
,
« certains médecinsn'ont pas jugé de façon appropriée ni respecté les critères des officiers pour ce qui est du coupable supposé ? »
Ilssoulignent par contre l'efficacité desréactions du personnel militaire qui enquatre minutes avait pu mettre fin àl'attaque, avec arrivée des premièresambulances pour secourir les blessésà peine trois minutes après cela.
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Arrestation d’un « seigneur » mexicain de la drogue
Teodoro Garcia Simental entouré de policiers.
Getty Images
Massacre de Fort Hood :des militaires américainspourraient être poursuivis
Algérie : enquête pour corruptioncontre le PDG de SonatrachLes Fidji et la Nouvelle Zélandeamorcent une détente diplomatique
FILIPPO MONTEFORTE/AFP
Le Premier ministre de la République des îlesFidji Josaia Voreqe Bainimarama.
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