l’image cinématographique virtuelle. Et les conservateurs se sont acharnés pour condamner cette femme « nouvelle ».Quant à la
décadence des mœurs
, l’existentialisme, les conduites dites « libres », etc… puisun peu plus tard une « certaine » liberté sexuelle, vont glisser vers des excès, jusqu’àenfreindre la morale, les lois et même déboucher sur la mort de grands principes de société.L’analyse des tous ces facteurs est largement faite par bien des ouvrages pour qu’il ne soit pasnécessaire d’y revenir ici.Un point de vue hors de toutes considérations morales !Les acteurs des deux bords défendent leurs positions, les uns pour justifier la censure,les autres pour la combattre.Toute personne libre comprend la censure et ne se forge son opinion que sur une Éthique, personnelle par définition.Toute personne qui cherche à s’émanciper de la censure, se bat dans les dilemmesémotionnels, en restant accroché à une morale collective pour savoir que penser… Mais cettemorale évolue comme les sociétés. La censure d’alors n’est plus la censure d’aujourd’hui,dans une France très « permissive » si on la compare aux autres pays !Et « l’interdiction aux mineurs de moins de 16 ans », ne serait-elle qu’un alibi pour lesdétenteurs de pouvoir qui veulent maintenir une certaine cohésion sociale ?… En fait elle sertaux deux : protéger réellement l’éduction des petits — bien qu’il y aurait beaucoup à dire sur l’insistance pudibonde mise sur la sexualité et la permissivité concernant des violencesdéguisées — et chercher à freiner les créateurs de films pour que les valeurs socialesn’éclatent pas trop vite. Les puissants de cette époque étant eux-mêmes souvent issus de cette période déjà passée…La protection de l’enfance visée par cette censure cinématographique ne semble doncqu’un aspect visible du phénomène.La censure cinématographique reconnaît implicitement le pouvoir des
pensées imagées
en lesempêchant d’être visibles. Et plus particulièrement sur les jeunes consciences en voie destructuration… celles-là mêmes qui auront environ 17, 24 ans en 68. Mais cet interdit nes’arrête pas au seuil juridique des 16-18 ans !… Les « cotes morales » d’inspirationcatholique, qui ont donné un avis et un jugement sur les films de 1934 au milieu des années80, sont une autre forme de « protection » des consciences, y compris celles des adultes. Ellessortent du cadre de cet article et nous y reviendront ultérieurement.POURQUOI 1946 ?L’interdiction totale de films, d’une part, et l’interdiction aux mineurs d’autre partremontent en fait plus loin que l’après-guerre. De fait des avertissements, des interdictionsexistaient e puis l’avènement du cinématographe. Mais il n’est pas facile de retrouver lessources de cette époque, et ceci est une autre histoire, même si elle a été les prémices de cette période 50-60.Après guerre, l’ordonnance 45-1472 33 du 3 juillet 1945 institue officiellement
l’interdit auxmoins de 16 ans
. Dès 1946, des films sortent avec cette mention.Puis la loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, précise ce
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