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Industrie minière en Argentine :Menace pour les glaciers des Andes
Les glaciers et leurs écosystèmes
Notre planète est recouverte d’eau à 70%, dont 3% seulement sont constitués d’eau douce. 77,06% de cetteeau douce est congelée dans les pôles ou dans les glaciers d’altitude. L’eau est une ressource essentielle pourle développement des organismes vivants (le corps humain est par exemple en est composé à 65%).
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77,06% de l’eau douce est congelée dans les pôles et les glaciers d’altitudes moyennes. Si la définition desglaciers est problématique, nous pouvons nous en tenir à celle du glaciologue Français Lliboutry
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: peut êtreappelée glacier «
toute masse de glace persistante, formée par accumulation de neige, quelles que soient sesdimensions et sa forme […] qui coule sous son propre poids vers les hauteurs inférieures
»L’eau est aujourd’hui devenue une ressource primordiale et un enjeu majeur pour la population mondiale. Eneffet, sa répartition inégale et sa pénurie génèrent la vulnérabilité des populations et provoquent de gravesconflits sociaux, politiques, économiques et environnementaux. L’eau doit donc être une préoccupationmajeure pour les organismes internationaux, les autorités politiques, mais aussi pour les citoyens.En Argentine, la plupart des glaciers sont localisés dans la cordillère des Andes, plus précisément enPatagonie et dans les provinces de Mendoza et San Juan. En Patagonie, on trouve par exemple des glacierscélèbres tels que le Perito Moreno, l’Upsala et le Viedma.L’Institut Argentin de Nivologie, de Glaciologie et de Sciences environnementales (IANIGLA) et le ConseilNational de la Recherche Scientifique (CONICET) sont en train de procéder à un inventaire des glaciers deMendoza et de San Juan, dans le cadre de l'Inventaire Mondial des Glaciers (WGI). L'objectif principal de ceprojet est de permettre d'acquérir une connaissance globale de la neige et de la glace comme source d'eau etdes caractéristiques des corps glacés/ensembles glaciaires dans le monde entier. 4 240 glaciers et espacesenneigés situés à 1 500 m au-dessus du niveau de la mer ont été inventoriés uniquement pour les vallées desfleuves Castaño, Blanco, des Patos, Mendoza, Tunuyán (pour le secteur oriental de la vallée, Atuel etMalargüe.) Le périmètre des zones englacées pour les vallées répertoriées ci-dessus sont les suivantes : lefleuve Castaño: 93,24km2, le fleuve Blanco: 286,90 km2, le fleuve de los Patos: 175,88 km2, le fleuve deMendoza: 664,34 km2, le fleuve Tunuyán: 145,08 km2, le fleuve de Atuel:186,32 km2 et le fleuve deMalargüe: 12,34 km2. La superficie totale de toutes les zones mentionnées correspond à peut près à 1564,10Km2. 48% de ces zones correspond à de la glace découverte et 52 % à de la glace recouverte.Il est important de noter qu’un glacier est un système ouvert, en interaction avec l’environnement. Il est régipar une dynamique complexe, dont la formation obéit à des conditions environnementales uniques ethautement fragiles. Pour qu’un glacier se forme, de fortes précipitations neigeuses sont nécessaires. Il fautégalement que le terrain qui les reçoit soit à la hauteur des neiges éternelles.La formation des glaciers est due au processus de transformation de la neige en glace, connu sous le nom de
diagenèse
. Ce processus est généré par la compaction de la neige en strates successives d’accumulation quiemprisonnent l’air et densifient la neige qui passe d’une texture douce et spongieuse à une texture granulaireet dure.C’est pour cette raison que les activités qui se déroulent sur les glaciers doivent être dûment contrôlées : ellespeuvent générer une grande vulnérabilité des écosystèmes de la montagne, faisant courir des risques à toutesles populations (humaines, animales et végétales) qui s’approvisionnent en eau grâce au dégel.
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Les propos de ce chapitre ont été rédigés à partir de documents envoyés par Marta Maffei (ex député nationale etauteur de la loi 26.418), et des échanges par mails que nous avons eus avec elle.
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Traité de glaciologie, ,Louis Lliboutry
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