La lyophilisation, qui déshydrate par vide d’air des aliments préalablement congelés, n’est pas accessibleà la maison.
Chaud devant !
Bien connue de nos grands-mères, la stérilisation détruit par la chaleur la vie microbienne. Basée sur ceprincipe, l’appertisation, inventée au début du 19e siècle fait un grand retour. Remplis de fruits ou delégumes, des bocaux de verre résistant à la chaleur et la pression sont fermés hermétiquement puispassés à l’autoclave, une casserole à pression spécialement conçue à cet effet. L’élévation detempérature à plus de 116°C détruit les spores de la bactérie causant le botulisme, potentiellement mortel.Appertiser consomme de l’énergie mais l’autoclave reste une manière de rentabiliser efficacement laproduction d’un jardin : pas de gaspillage de denrées, économie d’énergie par conservation à températureambiante, sans besoin de frigo ou congélateur, plus de conserves industrielles et des garanties sur laprovenance de ce que l’on mange. En plus d’être réutilisable, le pot en verre ne laisse aucun arrière-goûtet ne libère pas de phtalates, contrairement aux boîtes métalliques dont la protection intérieure encontient.
Bilan nutritionnel entre chaud et froid
Dès la cueillette, fruits et légumes perdent des vitamines. Après 1 semaine de frigo, 50% des vitaminesont été perdues et quasi plus rien n’en subsiste au bout de 15 jours. C’est à peu près le cas de tous lesfruits et légumes vendus en supermarchés, d’autant qu’ils ont souvent été cueillis avant maturité pourrésister plus longtemps !Tandis qu’après traitement par la chaleur, les vitamines A et C, la thiamine et la riboflavine se sontdégradées de 30 à 50% ; les autres vitamines sont préservées quasi au niveau de ce que l’on trouve dansdes fruits et légumes fraîchement cueillis. La dégradation des valeurs nutritives se poursuit au fil dutemps, de l’ordre de 5 à 20% l’an. Les fruits et légumes appertisés auraient donc plus de valeur nutritiveque les « frais » achetés !Championne de la préservation des éléments nutritifs, la surgélation industrielle sous vide ne peut êtrecomparée à la congélation maison qui ferait disparaître un peu plus de vitamines et sels minéraux quel’appertisation.
Confits et vous
A côté des modes modernes et énergivores, il existe d’autres moyens de conservation, par adjonction decertains ingrédients. Ainsi, le confisage est une technique qui prépare les denrées en vue de leurconservation, qu’ils soient lentement cuits dans la graisse, enrobés de sel ou de sucre, cuits au sirop,plongés dans le vinaigre, l’alcool ou la saumure. Au final, l’eau est remplacée par la substance deconfisage, selon un phénomène d’osmose.
Salé, sucré
En diminuant l’action de l’eau contenue dans les végétaux, le sel, en salage à sec ou en saumurage,ralentit et bloque le développement microbien. On conserve ainsi des condiments tels les olives, lescâpres et autres piments mais aussi les carottes, choux-fleurs, navets. Il peut s’avérer utile de dessalerlégumes et condiments dans l’eau avant consommation.Lors de la préparation de confitures, les fruits sont d’abord chauffés pour éliminer une partie de leur eau.Ensuite, le sucre ajouté lie ses molécules aux molécules d’eau restantes pour entraver la prolifération desmicroorganismes. Si la quantité d’eau évaporée n’est pas suffisante par rapport à la quantité de sucreajouté, des moisissures se développent et la confiture ne se garde pas.Attention, sel et sucre en excès ne font pas bon ménage avec la santé !
Antiseptiques
Le vinaigre stoppe le développement des micro-organismes tandis que l’alcool les détruit. Les cornichonsau vinaigre et les cerises à l’eau-de-vie sont courants. Les prunes, poires et cerises au vinaigre sontidéales comme condiments d’hiver. Pour la conservation au vinaigre, il y a les partisans de la méthode àfroid et ceux de la méthode à chaud. Si les cornichons et oignons s’accommodent du vinaigre froid, lesfruits sont conservés selon la méthode à chaud et brièvement stérilisés.
Conservation biologique
Très ancienne, la fermentation est basée soit sur l’action des bactéries, pour conserver notamment deslégumes, soit sur celles des levures, pour produire cidres, vins et autres bières.La lacto-fermentation, en anaérobie, tire parti des micro-organismes présents dans les denrées pourtransformer les sucres en acides lactiques. Tout le monde connaît la choucroute dans sa versionsaumurée, souvent trop salée. La choucroute lacto-fermentée est bien plus douce et digeste. La plupart
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