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Agriculture durable - présentation
GACS Nivelles – Octobre 2009
1
 
Le concept d’agriculture durable
(sources : CEDAPA – Centre d’Etude pour le Développement d’une Agriculture Plus Autonome etRAD – Réseau Agriculture Durable)
Concrètement et dans l'idéal (rien n'assurant qu'une agriculture respectant simultanément toutes cesqualités soit possible),
 
L'agriculture durable
vise l'utilisation des ressources naturelles locales (utilisation des biens et servicesfournis par la nature comme intrants fonctionnels). Pour cela, elle utilise les processus naturels etrégénérateurs, comme les cycles nutritifs, la fixation biologique de l'azote, la reconstitution des sols etles ennemis naturels des ravageurs ;
 
Elle vise également à réduire la production de déchets non réutilisés en créant des interdépendancesavec d'autres activités économiques, dans un objectif de plus grande efficacité globale, et favorisel'utilisation des sous-produits de l'activité agricole ou de toute autre activité (par exemple, utilisationde déchets humains (sécurisés/compostés ou méthanisés, voir toilette sèche)).
 
Elle utilise des pratiques limitant l'érosion et la dégradation des sols, réduit l'usage d'intrants pourprotéger les ressources en eau).
 
Elle ne porte pas atteinte à l'intégrité des personnes et des êtres vivants. L'agriculture durable limitel'usage de pesticides qui peuvent nuire à la santé des agriculteurs et des consommateurs (voir sûretébiologique), elle vise à protéger la biodiversité.Plus que des recettes techniques, c'est trouver un équilibre entre l'économie, la nature, le territoire et leshommes et les femmes qui y vivent.
Une agriculture productive et rentable
 
Les animaux sont nourris le plus longtemps possible au pâturage parce que l'herbe coûte moins cher àproduire que le maïs.
 
A l'herbe on associe du trèfle (légumineuse) qui est capable de capter l'azote de l'air et de letransformer en élément nutritif pour la prairie.Résultat: pas d'engrais chimiques à apporter. Les déjections épandues par les animaux au pâturagesuffisent.
Une agriculture qui préserve l'environnement
 
Peu d'engrais chimique ou de pesticides : parce qu'on limite les traitements et les doses, et parce qu'il ya peu d'hectares de cultures à traiter. Le reste est en prairies ! Sans compter qu'une bonne rotation descultures limite les risques de maladie et de mauvaises herbes
 
Un bocage préservé : les haies de nos prairies servent d'abri aux bêtes, les chemins creux d'accès auxchamps
 
Agriculture durable - présentation
GACS Nivelles – Octobre 2009
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Une agriculture socialement équitable
 
Plus indépendant vis-à-vis des achats extérieurs, le paysan retrouve une autonomie quotidienne dedécision : pas moins de travail, mais plus d'épanouissement.
 
Les exploitations sont à taille humaine, et donc transmissibles à de jeunes agriculteurs. Une conditionpour garder nos campagnes vivantes !
 
Nourrir ses bêtes à l'herbe, c'est leur assurer une ration équilibrée, riche en protéines : donc pas desoja à apporter. Ce soja, de plus en plus souvent génétiquement modifié, est produit par les payspauvres au détriment de leurs cultures vivrières.
 
Agriculture durable - présentation
GACS Nivelles – Octobre 2009
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Cahier des charges « Agriculture Durable »
1. La conversion du système devra permettre d'atteindre :
 
au minimum 55 % de la Surface Agricole Utile en herbe;
 
au minimum 75 % de la surface fourragère en herbe (soit prairie permanente, soit prairietemporaire de 3 ans minimum) ;
 
OGM, farines animales, antibiotiques et hormones interdits.
2. Alimentation hivernale des bovins et des ovins
 
Respect d'une part maximale de surface en maïs (hors maïs grain et semence) consommé dans lasurface fourragère de 18 %
 
Respect d'un niveau maximal annuel d'achat de concentrés de 800 kg par UGB bovine et 1000 kg deconcentrés petits ruminants par UGB ovine ou caprine.
3. Le système sera conduit en limitant les quantités d'azote:
 
azote organique:- respect d'un maximum d'apports azotés annuels totaux produits et importés de 170 UN/ha enmoyenne sur l'exploitation;- respect d'un maximum d'apports azotés annuels organiques totaux produits et importés de 140unités/ha en moyenne sur l'exploitation;- I'épandage des déjections liquides est interdit du 15 août au 15 février, sauf sur prairie chaque foisque le temps est favorable, à la dose de 35 unités d'azote ammoniacal par ha sur cette période
 
azote minéral: la fumure azotée minérale ne dépassera pas- 100 unités sur céréales d'hiver et colza- 60 unités sur céréales de printemps- 30 unités sur les prairies- 0 unité sur maïs et betterave
4. Réduire l'utilisation des produits phytosanitaires:
 
la plasticulture est interdite;
 
sur céréales, une seule dose homologuée de fongicide, éventuellement fractionnée, ni régulateurde croissance, ni insecticide;
 
sur l'ensemble des cultures arables de l'exploitation, hors prairies temporaires, apport limité à 2/3de la dose homologuée, par traitement herbicide - utilisation de semences enrobées autorisée.
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