Robert Badinter
I/ Introduction
Robert Badinter né le 30 mars 1928 à Paris est un professeur de droit, avocat, essayiste ethomme politique français de gauche (PS).Il est l'époux de l'écrivain féministe Élisabeth Badinter.Il est principalement connu pour son combat contre la peine de mort, qu'il a fait abolir enFrance le 30 septembre 1981 en tant que Ministre de la Justice. Durant son mandat de gardedes Sceaux, il a également fait passer de nombreuses lois comme :-la suppression des juridictions d'exception (comme la Cour de sûreté de l'État et lestribunaux des Forces Armées en temps de paix)-le renforcement des libertés individuelles (suppression de dispositions légales pénalisant lesrelations homosexuelles avec un mineur pour des âges où les relations hétérosexuelles étaientlégales, etc.)-l'amélioration du droit des victimes (possibilité à tout justiciable de porter un recours devantla Commission et la Cour européenne des Droits de l'Homme).-le développement des peines non privatives de libertés (instauration des jours-amendes etdes travaux d'intérêts généraux pour les délits mineurs)-la Loi du 5 juillet 1985 sur les accidents de la circulation
II/ Abolition de la peine de mort
Son combat pour l'abolition de la peine de mort commence véritablement après l'exécution deRoger Bontems le 28 novembre 1972. Pour comprendre l'importance de cette exécution pour Robert Badinter, il faut expliquer les faits qui ont conduit Roger Bontems à la guillotine.Bontems était le complice de Claude Buffet durant la prise d'otage d'un gardien et d'uneinfirmière à la centrale de Clairvaux. Durant l'assaut, Buffet égorgea le gardien et l'infirmière.Il a bien été reconnu durant le procès que c'était Buffet qui avait commis les deux meurtres.Mais les jurés décidèrent de les condamner tous les deux à la peine de mort. Le fait d'êtrecondamné à mort, pour une personne qui n'avait pas tué, révolta Robert Badinter. Bien que partisan de l'abolition depuis un certains temps [1], c'est à partir de ce moment-là qu'il devintun farouche partisan de l'abolition de la peine de mort.C'est principalement pour cette raison qu'il accepta de défendre Patrick Henry. Durant le moisde janvier 1976, Philippe Bertrand âgé de huit ans fut enlevé. Quelques jours plus tard,Patrick Henry fut interpellé par la police. Il désigna lui-même le dessous de son lit où setrouvait le petit Philippe, mort, dans une couverture. Ce qui révolta le plus la populationfrançaise fut le comportement de Henry durant l'enquête avant son interpellation définitive.Quelques jours après l'enlèvement de Philippe Bertrand, les policiers suspectaient déjà Henry,mais faute de preuve, ils durent le relâcher. Il s'exhiba ensuite devant les caméras pour dire àqui voulait l'entendre que les kidnappeurs et les tueurs d'enfants méritaient la mort. Au côté deRobert Bocquillon, Badinter prit la défense de Henry. Mais au lieu de défendre un tueur d'enfant, Badinter fit le procès de la peine de mort. Et il gagna, Henry ne fut pas condamné àmort mais condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
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