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LES COURS DE CLÔTURE DE VENDREDI À 17H30 -
N° 1828
-
DU 17AU 23JANVIER 2009
-
3,90
*FRANCE : 3,90
- BELGIQUE ET LUXEMBOURG : 4,10
- DOM RÉUNION : 5,20
- MAROC : 41 DH - SUISSE : 7,70 FS - TOM : 1.260 XPF - ALLEMAGNE : 4,60
- IMPRIMÉ EN FRANCE
BAISSE DES TAUX DU LIVRET A 
COMMENTPLACERAUMIEUXETSÛREMENTSESLIQUIDIS
LADONNEDESMURATIONSACHANEN2009.ILFAUTAGIR
pages2et26
Le rendement du livret A revient à 2,5 %
2,02,53,03,54,0
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 .09
2,5
 
%
Nos conseils en temps réel sur INVESTIR.FR
LES EXPERTS DE WALL STREET.Les valeurs américainesqui profiteront du programme de relance d’Obama
NouscomparonsdeuxfoisparannosscénariospourlaBoursedeNewYorkavecceux des experts spécialisés. Les évolutions de nos sélections montrent la perti-nence de nos choix. Si l’année 2009 va être marquée par la baisse de la consom-mation, l’exercice pourrait se révéler finalement positif.
pages 8 et 9
 
S
3.00
3.2503.5003.750
4.054,5
1
octo2008
LA
CRISE BANCAIRE
REPREND VIOLEMMENT 
5
LA
CONSOMMATION AMÉRICAINE
FLÉCHIT 
30
MD$
HSBC pourrait lever 
-
21
%
Ventes de Noël de Tiffany
600
MD$
Citigroup devrait céder d'actifs
Pages 3 à 5
-
9,8
%
Ventes au détail américaines
Page 3
en décembre 2008
INTERVIEW.Pierre& Vacances est serein
Selon le président
GérardBrémond
, la crise va êtrel’occasion de réaliser desacquisitions dans desconditions favorables. Il s’engage surla politique de dividende.
page 30
ISSUE.Air France KLMet Alitalia enfin fiancés
Lacompagnieaériennefranco-néer-landaisevaprendre25%dela«nou- vellAlitaliaetenattenddesbénéficesrapides.LegroupeestdésormaissurlapistedeSAS.
page 13
DISTRIBUTION.Casinoet Carrefour résistent
Le ralentissement du troisièmetrimestre, qui s’est accéléré endécembre, n’a pas fait basculer2008 dans le rouge. Les objectifs2009 sont révisés à la baisse parles analystes financiers.
page 15
 TÉLÉCOMS.Free vabouleverser la donne
L’attribution d’une licence à lafiliale d’Iliad pourrait lui permet-tre de prendre 10% du marchéfrançais dans les cinq ans. Lesmarges des trois opérateurs,France Télécom, Vivendi etBouygues, vont se retrouver souspression.
page 14
3.016,75
en clôture
Cac
 
40
sur la semaine
-
8,57 %
3.299,50
Le vendredien clôture
9-1 12-1 13-1 14-1 15-1 16-1
 
2
|
L'ESSENTIEL 
Samedi 17 janvier 2009
Investir n° 1828
LES PISTES D’INVESTISSEMENT 
STRATÉGIE & ARBITRAGES
L
a semaine a été marquée d’undur retour à la réalité bancaire,qui a entraîné le vif recul des Bour-ses mercredi. Notre analyse
 pa- ges 3, 4 et 5 
 )
montre que de grosbesoins en fonds propres subsistentàcôtédesprêtsd’Etataccordéspourdonner de la solvabilité aux établis-sements. Les résultats 2008 des ban-ques seront une étape encore diffi-cile pour les marchés financiers.Face à ces risques, mais aussi audécrochage de la consommationaméricaine,lamobilisationdesban-ques centrales a marqué une nou- velleétapeaveclabaissedestauxdela Banque Centrale, qui semble enannoncer une nouvelle dans deux mois
(voir 
page 7).
Cette baisse destaux courts ne fait que prendre encompte les risques de déflation etl’absence de pressions inflationnis-tes. Elle est aussi une réponse à l’en-trée du monde en récession.Pour l’épargnant, la réduction dela rémunération des placements à vue est loin d’être achevée. Le ren-dementdulivretAvaêtrerévisé
(lireci-dessous).
Celui de tous les place-ments liquides suivra la même ten-dance. Le point très complet quenous en faisons
page 26
montrequ’une nouvelle donne impose denouvelles orientations de gestion.La hiérarchie des rémunérationsen fonction des risques pris surl’émetteur et de la durée des place-ments va se reconstituer. Ce n’estpas malsain et les Sicav obligataireset, surtout, les obligations achetéesen direct vont être l’objet de reports.Les émissions de la semaine,malheureusement toujours ferméesaux investisseurs individuels, mon-trent des rémunérations attrayan-tes : 7,82% ou 8,25 % à 5 ans pour Vivendi et Saint-Gobain ; 6,375 % à12 ans pour GDF Suez.La répartition que nous con-seillons pour un patrimoine finan-cier
(lire ci-contre)
est ajustée pourtenir compte de l’évolution des taux d’intérêt. Nous ramenons de 20 à15 % la part consacrée aux liquidités(celle qui va subir la baisse destaux). En sens inverse, le poste obli-gataire(ycomprisassurance-vie)estporté à 30 %.
Arbitrer les
placements monétaire
sau profit des
obligations privées
Un « couac » bien utile sur le livret A 
Si l’on avait voulu afficher soncaractère politique, on ne s’y serait pas pris autrement. Lafixation de la rémunérationqu’offrira le livret A à compter du1
er
février prochain a donné lieucette semaine à un joli « couac »entre le Premier ministre et leprésident de la République.François Fillon a prêché, mer-credi soir, pour qu’aucun coup depouce ne soit donné malgré le fortrecul de l’inflation et du loyer del’argent à court terme, les deuxparamètres qui entrent dans lecalcul. Nicolas Sarkozy laissait,lui, entendre dès le jeudi matinque le taux retenu ne résulteraitpas de la simple application de laformule mathématique. Elleaurait conduit à un taux de 2 %contre 4 % actuellement. Délicatde diviser le chiffre par deux alorsque les Français n’ont pas encore vraiment ressenti la baisse desprix. Quelques heures auront suffipour trouver la solution. Legouverneur de la Banque deFrance préconise lui-même deremonter la rémunération à2,5 %. Il ne restait plus alors qu’àse ranger à son avis. Il est vrai quece n’est que justice : l’été dernier,le gouvernement avait invoquédes circonstances exceptionnellespour limiter la hausse alors quel’inflation et les taux à courtterme étaient élevés. Et puis cecouac aura eu pour effet depousser le gouvernement à leverles ambiguïtés. La ministre del’Economie et des Financesproposera au Comité consultatif de la réglementation financièrequ’en cas de forte volatilité del’inflation et des marchésmonétaires le calcul du taux dulivret A s’effectue tous lestrimestres plutôt que tous lessemestres et que les variationssoient limitées à 1,5 point. Uneévolution bienvenue pour ce livretbientôt deux fois centenairepuisque créé par Louis XVIII pourredresser les finances mises à malpar les guerres napoléoniennes.
 Thierry Bogaty 
Situationsspéciales
France : 45 %
 Valeurs derendementConsommationDéfensives AmériqueEurope
10352052010
Liquidités
Patrimoine financier Le poste actions
Immobilierde rapportet pierre-papierProduits dediversification
%%
Obligationset assurance-vie(en euros) ActionsOr
1530553510
LES POTENTIELS DU SRD
VALEUR POTENTIEL VALEUR POTENTIELAlstom
46%
Gemalto
44%
Alten
42%
Maurel & Prom
39%
CGG Veritas
38%
Safran
38%
BNP Paribas
38%
Vallourec
38%
CHANGEMENTS DE CONSEIL
VALEURCONSEILPRÉCEDENTDATE DU CONSEILPRÉCÉDENTNOUVEAUCONSEILCarrefour
Acheter
9-1-2009 
Achat spéculatif
EADS
Conserver
11-12-2008 
Vendre
Hermès International
Vente partielle
29-10-2008 
Acheter (70)
PARHUBERT TASSIN
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi2 13 14 5 16
 Variation du Cac 40en cure
290030003100320033003400
3.308,851,71
 
3.253.217,133.0522.995,883.016,75
-
1,62 %
-
1,49 %
-
4,56 %
-
1,84 %
+
0,70 %
Le palmarès
(en %)
+ 5,4+ 0,8+ 0,4
-
5,4
-
5,7
-
7,2PeugeotSociété Gén.L'OréalSTMicroélect. AlstomBouygues+ 2Sanofi-Aventis
-
10,5
-
10,8
-
10,9LVMH AxaSociété Gén.+ 8,4+ 6,9+ 4,7Crédit Agricole Axa ArcelorMittal
-
3,9
-
5,4
-
5,6Renault Véolia Env.L'Oréal
+ 2,7+ 1,8+ 1,8Suez Env.EADSCapgemini
-
5,3
-
5,9
-
9,4
RenaultLafargeDexia+ 2,3+ 1,1+ 0,9AlstomEADSGDF Suez
-
5,4
-
5,6
-
6,5
DexiaAccorBNP Paribas
....
 
-
 
8,57
 
%
Sur lasemaine
LA SEMAINE DU CAC 40.
Nos commentaires en temps réel sur 
investir.fr 
LARÉPARTITIONCONSEILLÉE
 VARIATIONS DE LA SEMAINE
CAC 40
3016,75–6,25 %
Dow Jones
8282,37–3,68 %
Euro Stoxx 50
2288,06– 7,98 %
Euro/dollar
1,3326–2,17%
Once d’or
824,25-3,48 %
Pétrole
48,5+ 9,11%
 
L'EVENEMENT 
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3
Investir n° 1828
Samedi 17 janvier 2009
RECHUTE.
Leseffetsdelacrisefinancreseconjuguentavecceuxdelacriseéconomique.LesbanquessontconfrontéesàlapréciationdesactifsalorsquelaconsommationfaiblitauxEtats-Unis.
LES
BANQUES
FONTPLIERLEMARCHÉBOURSIER
E
tc’estreparti.Lacrisebancaireabrutalement redémarré à lasuite des pertes trimestrielles pu-bliées cette semaine par l’allemandDeutsche Bank (4,8 milliardsd’euros), l’américain Citigroup(8,3 milliards de dollars) et Bank of  America (1,8 milliard de dollars horsMerrillLynch),ainsiquedescraintesde recapitalisation géante du sino-britannique HSBC, précipitant denouveau le secteur à la baisse, et fai-sant repasser jeudi l’indice Cac 40sous les 3.000 points, avant une re-prise vendredi.La meilleure image qui vient àl’esprit pour décrire la finance estcelle du champ de mines. Beaucoupde mines ont déjà explosé depuis ledébut de la crise des
subprimes
maisau fur et à mesure qu’on avance onse rend compte qu’il en reste encoreun nombre indéterminé.
Les banques américainessecouées
Pourtant, par deux fois (mi-2008et fin 2008), la communauté finan-cièreacruquelacrisedes
subprimes
était passée et que c’étaient désor-mais les conséquences de la criseéconomique (avec la montée desprovisions pour défaut de rembour-sement des emprunteurs, ce que lesbanquiers appellent le
«coût du ris-que»)
qui allaient surtout peser surles comptes des établissements. Achaque fois, aux effets réels de lacrise économique se sont encoreajoutés ceux de nouvelles pertesd’ordre strictement financier (dépré-ciationdescréditsimmobiliers,prêtsaux LBO, etc.).Une caractéristique des derniersgros accidents est qu’ils concernentles banques données jusqu’alorscomme épargnées par la crise : BNPParibas, Santander, Deutsche Bank,HSBC.Pour leur part, les trois premièresbanques américaines ont été parti-culièrement secouées en Bourse le jeudi 15 janvier. Le troisième établis-sement,BankofAmerica,varecevoirun soutien de l’Etat qui l’aidera à ab-sorber les pertes de Merrill Lynch(15,3 milliards au quatrième trimes-tre), rachetée en septembre. L’Etatfédéral va injecter 15 milliards dedollars de capitaux propres et garan-tir pour 100 à 200 milliards d’actifs.La récession touche le nouveauleader américain JPMorgan Chase,première banque du pays qui avaitsemblé relativement épargnée parla crise. La banque a publié un bé-néfice net trimestriel en recul de76 % sur un an. Si le résultat annuel(5,6 milliards de dollars, en baissede 64 %) n’est pas catastrophique,les marchés se sont surtout inquié-tés de la hausse des défaillances descrédits à la consommation, un fac-teur important depuis le rachat-sau- vetage par JPMorgan de la premièrecaisse d’épargne américaine, Washington Mutual, en septembre.La prévision du directeur général dela banque –
«Le pire n’est pas encorederrière nous. (...) Cela va se détério-rer pendant la plus grande partie de2009.»
– a contribué à affoler lesinvestisseurs.Enfin, le deuxième établissementdes Etats-Unis, Citigroup, va se scin-der en deux : Citicorp, détenant lesactifssains,etCitiholding,lesactifsà vendre (600 milliards d’actifs), y compris le courtier Smith Barney,qui pourrait être vendu à MorganStanley.Larechutedesvaleursfinancièresa mis fin au rebond du marché, qui agagné près de 18 % du 21 novembreau 6 janvier. Nous avions anticipé unrebond temporaire mais pensionsque ce serait la publication des ré-sultats 2008 qui en marquerait la fin.L’ère des turbulences se trouve doncdéjà rouverte.
Sylvain de BoissieuNOS CONSEILS
Lacrisen’estpasfinie.Resteràl’écartdeCrédit Agricole SA (mnémo : ACA), Dexia(DX), Natixis (KN), SociéGénérale(GLE). N’acheter que BNP Paribas (BNP)pour espérer un rebond à 40
.
Glissade.
Les actions du secteur bancaire ont chuté par paliers, malheureusement à chaque fois rattrapées par les autres valeurs qui ont suivi le mouvement.
 
Deutsche Bank,
banque allemande
 
HSBC
banque européenne Actifs ayant vocationà être cédéspar
Citigroup
2
e
banque américaine
La poursuite de la crise financière coupe les ailes du rebond boursier
Evolution des indices
En base 100
Evolution des courssur les quatre premières séancesde la semaine
Janvier2008Janvier2009
Des raisons de s'inquiéter
4,8
Md$
20 à 30
Md$
600
Md$
-
60 %
-
40 %
-
20 %0
 
-
67 %- 46 %
Cac 40Euro StoxxBanques
HSBCHoldingCréditAgricoleSABNPParibasNatixisCac 40
-
 
12,9 %
-
 
14,3 %
-
 
13,3 %
-
 
12 %
-
 
10,2 %
-
 
10,2 %
SociétéGénérale
Le rebond du marché initié finnovembre aura été plus court que prévuet assez peu vigoureux (+ 18 %)
Un deuxième facteur de baisse : le consommateur américain
Plus de 1 million d’emplois détruits aucours des deux derniers mois et un taux dechômage passé au-dessus des 7,2 %. On nes’étonnera pas que la consommation desménages américains soit aussi très mal enpoint. Or, elle est cruciale pour l’économiedes Etats-Unis car le PIB esttraditionnellement assuré aux deux tierspar les dépenses des consommateurs. Au même titre que les inquiétudesconcernant les banques, la publication,mercredi, des ventes de détail auxEtats-Unis pour le mois de décembre aalimenté le décrochage des marchés. Leschiffres se révèlent en effet bien inférieursaux attentes. Ces ventes ont régressé de2,7 % par rapport à un mois de novembrelui-même en baisse de 2,1 %. Si l’on se réfèreau mois de décembre de 2007, le déclinapparaît particulièrement marqué
(voir le graphique ci-contre),
puisqu’il atteint 9,8 %en un an. Une partie de la baisse s’expliquecertes par le reflux des prix de l’essence,recul de près de 20 % sur le mois, ainsi quepar le dégonflement des prix dansl’alimentation dans la foulée des denréesagricoles. Les promotions de fin d’année ontégalement été généreuses. Mais il n’en restepas moins que la consommation s’estégalement contractée en volume.
«L’économie est engagée sur une pentetrès raide»,
a commenté Jim Demasi,responsable de stratégie chez Stifel Nicolaus,cité par l’agence Reuters. Cela traduit
«ladislocation des marchés du crédit, une chutetrès rapide de la richesse des ménages et descréations d’emplois»
ainsi qu’un
«choc deconfiance chez les consommateurs»
.Toutes les classes sociales sontconcernées, précise Julie Jourdan, deRaymond James
(lire aussi page 8).
Lebilan des ventes du célèbre joailliernew-yorkais Tiffany, première enseigne deluxe à lever le voile sur sa saison de Noël,en a été, toujours mercredi, une illustrationredoutable et une véritable douche froidepour les investisseurs : sur les deux moisde novembre et décembre, le chiffred’affaires du joaillier a chuté de 21 %, à867 millions de dollars. La baisse a atteint30 % pour le marché américain, dontdépendent 56 % des facturations deTiffany, et même 35 % pour le magasinphare de New York. Ces chiffres augurentassez mal de la prochaine vague derésultats, non seulement pour le quatrièmetrimestre 2008 mais aussi pour ce premiertrimestre 2009.
Cécile Le Coz
Chute des ventes de détailaux Etats-Unis
-10-8-6-4-2024Décembre 2008Janvier 2008
-
9,8
En %
of 00

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