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Samedi 21 mars 2009
Retrouvez « Le Monde des livres »,l’émission présentée chaque semainesur LCI par Florence Noiville. Invitéde la semaine :
Emmanuel Carrère
pour
D’autresviesquelamienne
(POL).Diffusion : jeudi 19 mars à 13 h 40.Rediffusions : vendredi 20 à 15 heu-res, samedi 21 à 16 h 30 et diman-che 22 à 13 h 10. Aussi accessible surLemonde.fr et Lci.fr (l’intégrale desémissions est consultable sur www.wat.tv/explorer/2000960).
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des Livres
Sur LCI
Numérique
Antoine Gallimard, PDG des édi-tions Gallimard, et Hervé de LaMartinière,PDGdugroupeLaMar-tinière, ont décidé de s’associerpourladistributiondulivrenuméri-que,viauneplate-formecommunedéveloppée avec le concours de lasociété québécoise De Marque.Cette plate-forme, qui devrait voirlejouràl’automne2009,estouver-te
«àceuxquisouhaiterontlarejoin-dre»
,ont-ilsprécisédansunetribu-ne commune, publiée lundi16 marsdans
LesEchos.
Bouquins
Plus de 500 volumes publiés chezRobert Laffont, près de3 000 titres à son catalogue et13 millions d’exemplaires ven-dus : telles sont les performancesde la collection « Bouquins » entrente ans d’existence. Elle estdevenue
« une bibliothèque idéa-le »,
selon les vœux de son fonda-teur Guy Schoeller. Sous la direc-tion de ses deux successeurs,Daniel Rondeau et Jean-Luc Bar-ré, la prestigieuse collection, quiavait republié des œuvres majeu-resdupatrimoinelittéraire(Hugo,Dumas, Kipling…), s’est ouverteauxquestionsd’actualité,sociales,économiquesetscientifiques.
Livreaudio
Sous l’impulsion de la Suède, lesministres des finances de l’Unioneuropéenneontacceptéderéintro-duirelelivreaudiodanslalistedesproduitspouvantbénéficierd’uneTVAàtauxréduità5,5 %.Lelivreaudio est actuellement assujetti àuneTVAà19,6 %enFrance,com-melelivrenumérique.Cettebaissedevrait permettre aux éditeurs deréduire leurs prix de vente et dedynamiser un marché qui resteencoretrèsembryonnaire.
Michel-Ange
La fondation Marilena Ferrari-FMRadécidédedonnerunexem-plaire de l’ouvrage
Michel-Ange,la main docte
, dont le prix(100 000 euros)l’établitcommelelivre le plus cher du monde, à laBibliothèque nationale de France.Tiréà33 exemplairesetd’unpoidsde20,7kg,celivreapourcouvertu-reunereproductiondela« Viergeàl’escalier »enmarbredeCarrare.
Prix
Prix
des libraires
: DominiqueMainard,
Pour vous
(Joëlle Los-feld);prix
delacritiqueaméricai-ne
:RobertoBolaño,
2666
(Chris-tianBourgois) ;prix
Cazes-Lipp
:Françoise Wagener,
Je suis néeinconsolable, Louise de Vilmorin
(Albin Michel) ; prix
FranceCulture/Télérama
: Antoine Bel-lo,
Les Eclaireurs
(Gallimard) ;prix
Essai France Télévisions
:Dominique Fernandez,
Ramon
(Grasset) ;prix
RTL/Lire
:Olivier Adam,
Des vents contraires
(L’Oli- vier) ; prix
Aujourd’hui
:ShlomoSand,
Comment le peuple juif fut inventé
(Fayard) ; prix
Goncourtdupremierroman
:Jean-Baptis-teDelAmo,
Uneéducationlibertine
(Gallimard) ; prix
grand publicdu Salon du livre
: Paco IgnacioTaïbo II,
Des morts qui dérangent
(Payot-Rivages) ; prix
Nomad’s
:Raymond Depardon et Paul Viri-lio,
Terre natale
(Fondation Car-tier) ;prix
littéraireFrance-Qué- bec
: Christine Eddie,
Les CarnetsdeDouglas
(Héloïsed’Ormesson).
VousêtesnéeenAllemagne,oùvousavezvécujusqu’àl’âgede18 ans.Vousécrivezenallemand etenfrançais.Dansquellescir-constancesêtes-vousvenueau français ?
J’ai appris le français au lycée,après l’anglais, donc assez mal.Lorsque je suis venue m’installerenFrance,jeparlaissuffisamment bienpourdemandermonchemin,maisjemeservaisencored’undic-tionnaireneserait-cequepourlirele journal. Adolescente, j’écrivaisdestextes (enallemand,bien sûr),etj’aicontinuéàParis.Lemomentoù j’aicommencé à écrire en fran-çaisestarrivéseulementauboutdecinqousixansdevieenFrance.Cen’étaitpasunedécisionquej’avaisprise, mais une chose qui est arri- vée de façon assez naturelle etinconsciente, de la même façonqu’auborddelamer,unefoisentrédans l’eau, on nage plutôt que decontinueràmarcher.Quandonvitdansunpaysassezlongtemps(àcondition,bienenten-du,den’êtrenicomplètementisoléni reclus dans une communautéétrangère), à un certain moment,les mots qui vous viennent à l’es-prit,àl’oralcommeàl’écrit,sontlesmotsdelalanguelocale.Ilyaeuunmoment où ma langue maternelles’était tellement éloignée de moiqu’ilm’auraitfalluuneffortsupplé-mentaire pour m’y retransporter.Enmêmetemps,j’avaisetjeconti-nue d’avoir le sentiment que monusagelittéraire,nonutilitairedelalangue n’était pas légitime et nepourraitjamaisl’être,puisquejeneréussirais jamais à m’appropriercomplètementlefrançais.Lesenti-ment d’imposture qu’éprouventsouvent les écrivains se doublechez moi d’un autre, d’ordre lin-guistique.
Commentpassez-vousd’unelan- gueàl’autre ?
J’établis toujours deux versionsd’un même livre, une française etuneallemande.Audébut,c’étaitla version française que j’écrivais enpremier, maintenant, c’est l’alle-mandecar,lesannéespassant,j’airenoué un lien plus étroit avec malangued’origine.Jecroisqu’étran-gementellem’intimidaitaudépartplus que le français, dont j’avaisuneconnaissancemoinsprofonde.Ladeuxièmeversiond’untexteestunetraductiontrèslibre,sansobli-gation de fidélité. Il m’arrive parexemple d’ajouter des phrases,d’en couper, d’en modifier ; sou- vent, cela me permet de revenir àl’original et de le corriger. La tra-ductionestunelectureàlaloupe,etsetraduiresoi-mêmeestuneentre-priseparticulièrementimpitoyablepuisquetouteslesfaiblessesd’unephrasevoussautentàlafigure.
Qu’est-cequecelameten jeu ?
Jenesuispasunepsychanalystedes langues, et je crains que leseffets profonds des deux languesquejepratiquenem’échappentengrande partie. L’identité que véhi-cule une langue est d’ailleurs plusperceptibleàl’oral:onnepeutpas bienparlerl’italiensansdevenirunpeu italien soi-même, c’est-à-diresansadopterunepartdelafaçondepenser,delamimiqueetdelages-tuelleitaliennes.Al’écrit,onrésistemieuxàcettegestuellequi,dansunlivre,prendlaformedu«style ».Jeneveuxpasmelaisserimposerunstyle par aucune de mes deux lan-gues. Alors je lutte, et c’est à quiauralatêtelaplusdure.
a
ProposrecueillisparFl.N.
I
ls n’ont pas vraiment choisi lefrançais,c’estplutôtlefrançaisqui les a choisis. Ils viennentd’AlgeroudeBeyrouth,deDjiboutioudeSaïgon,dePort-au-PrinceoudeFort-de-France…etincarnentcequ’ilestconvenud’appelerlalittéra-turefrancophone.Maiscetteappel-lation a-t-elle encore un sens ?C’estlaquestionqueposaitlecollo-quequis’esttenuàTallahassee,du12 au 14 février, sous la houletted’Alec Hargreaves, le directeur dudynamique département de fran-çais de l’Université de Floride(FSU). Le thème : « La littératuremondeenfrançais »,unsujetqui,àlasuite dumanifesteparu dans
Le Monde
en mars 2007, continue defaire abondamment parler de luioutre-Atlantique. Les invités : Alain Mabanckou, Abdourahman Waberi,AnnaMoï,MichelLeBris, AzouzBegag,JeanRouaud…Un constat ? Ce qui s’écrit enfrançaisestdevenuuntouthétéro-gèneet éclaté, quelque chose d’in-ternationalavec
« destentaculessur les cinq continents ». « Autrefois
,rappelleJeanRouaud,
lalittérature française, c’était le
Lagarde etMichard,
un découpage par siècle,du Moyen Age à nos jours, avec des gensqui,commeBeckettouAdamov,avaient adopté le français, mais enlaissant leur bagage historique à la frontière.Aujourd’hui,leschosesont changé.OùclasserunnatifduCongoqui, tel Alain Mabanckou, écrit en français tout en enseignant à Los Angeles ? Il faut préparer les espritsà recevoir autrement la littérature française
.
Accepter qu’elle soit unarchipeletcesserdelapenseràpartir d’uncentreoud’unnoyaudur. »
Les Anglo-Saxons renchéris-sent.
«Voyezcequ’ontfaitlesBritan-niques avec Rushdie, Kureishi, Ishi- guro,MonicaAli,ZadieSmith
,noteDominic Thomas, le directeur dudépartementd’étudesfrançaisesetfrancophones à UCLA (UniversitédeCalifornieàLosAngeles).
Ilsont cassél’idéequ’ilpuisseexisteruncen-treetdespériphéries.Ilsontimposécequ’ilsappellentl’“angloworldlitera-ture”,c’est-à-direunelittératureglo-bale,àl’échelledumonde.LesFran-çaisdevraients’eninspirer
.
»
« Thèmescontemporains »
Une idée simple mais qui ne vapasdesoi.
« Pensezàcettephrasede Michelet : “La France commenceavec la langue française”,
rappelle Jean Rouaud.
Tout l’enjeu, c’est delibérerlalanguedesonpacteaveclanation. C’est parce que ce pacte est délié que des gens d’un peu partout peuvents’emparerdecettelangue. »
PourlesAnglo-Saxons,l’appro-che est séduisante. La productiond’outre-France vient à leurs yeuxrevitaliser une littérature qu’ilsconsidèrent–unpeufacilement–comme
« repliéesurelle-même »
et«
envoied’asphyxie»
(CharlesFors-dick,universitédeStirlingenGran-de-Bretagne). Surtout, elle redon-ne du lustre aux départements defrançais des universités américai-nes.
« C’est grâceà la francophoniequenotredépartementdefrançaissemaintient,
explique Fazia Aitel, duClaremont McKenna College.
Lesétudiants sont passionnés par la France plurielle, l’immigration, ladiscrimination positive, le multicul-turalisme.Cesontdesthèmescontem- porainsetquileurparlent.C’estaus- silanouveautédecettelittérature,et les ponts qu’elle offre avec d’autrescours,quilesintéressent. »
La francophonie sauvée parl’Amérique?Lesécrivainsditsfran-cophones, qui se sentent souventmal aimés en France, font en effetrecettesurlescampusaméricains.Là,ilssont présentés,étudiés, cer-tains faisant même l’objet de thè-ses.Pendantcetemps,dececôté-cide l’Atlantique, on compte sur lesdoigtsdelamainleschairesdelitté-raturefrancophone…Pour corriger ce déséquilibre,l’écrivain Michel Le Bris, qui estaussilefondateurdufestivalEton-nants Voyageurs, a décidé de lan-cerenmaiunenouvellerevue,
Gul-liver
, qui sera justement le journaldelalittératuremondeenfrançais.Bimestrielle et structurée commele
NewYorker
,elledevraitêtretiréeà 30 000 exemplaires. Quels enserontlesauteurs ?MichelLeBrissourit :
« Le réseau des écrivains en françaiscouvrelaplanète :ilnesera pas difficile de faire remonter des papiersdumondeentier ! »
a
Fl. N.
Suitedelapremièrepage
Echapperauxrigiditésdesalan-gue d’origine, c’est aussi ce querecherche la romancière vietna-mienne Anna Moï.
« En vietna-mien, il n’y a pas un mot pour dire“vous”ou“tu”.Sij’écrissurunefem-me, je suis obligée de dire “petite sœur”.Sij’aienvied’inventerunehis-toireoùcettefemmeaimeunhomme plusjeunequ’elle,c’estimpossible,lalangue ne le prévoit pas. Certes, leconformisme est inscrit dans la lan- guemême(àtraverslespronomsper- sonnels, par exemple). Mais ce qui meparalyse,ceseraitplutôtmonpro- pre rapport à cette langue, danslaquelle j’ai été élevée, et “bien éle-vée”. Je fuis ma bonne éducation enmigrant vers d’autres langues. Plus jem’enéloigne,plusjepeuxêtreicono-claste et dire l’indicible. »
L’ItalienCarloIansitineditpasautrechose:
« Ecrire en français, c’est pour moi être ailleurs, c’est se détacher d’une famille, d’un pays, d’une vie qu’onn’a pas choisis ; aujourd’hui cettelangue ne m’est plus étrangère, elleme donne le sentiment de pouvoir inventermonexistence. »
Etpuisilya,semble-t-il,laplas-ticité particulière du français, quipermet de
« plier les mots dans un sensoudansunautre »
.Contraire-ment au danois – une quasi
« novlangue »
,qui
« s’appauvrit »
etne
« s’interrogepas »
–,
« lefran-çaisnefigejamaislesensd’unterme
,explique la romancière Pia Peter-sen.
Encela,ilreflètebienlamenta-lité d’un peuple toujours enclin àcontester, interroger, réagir… Unelangue indocile, c’est toujours atti-rantpourunécrivain… »
« Goûtdudéfi »
Beaucoup d’auteurs souli-gnent aussi son « universalité ».
« MontesquieuouVoltairefontsou-vent parler l’étranger
, note FouadLaroui,qui,néauMarocetinstal-lé aux Pays-Bas, écrit ses romansenfrançaisetsespoèmesennéer-landais.
J’aitoutdesuiteperçucelacomme une invitation. Quand j’ai vuquelesPersansoulesHuronspar-laient français, je me suis dit :“pourquoipasmoi ?”C’estcecerclevertueux qui est intéressant : pluslesétrangersécriventdanscettelan- gue,pluselledevientuniverselle. »
N’empêchequ’autempsdel’an-glaisroi,cechoixresteparadoxal.Surtout quand, comme JonathanLittell,on peut opter pour l’unoul’autre. Dans ce cas, c’est souventla proximité avec les grandsauteursquifaitladifférence.SiLit-tellavouluêtrepubliéchez Galli-mard,c’estparceque,dit-il,
« tou-te (s)a culture littéraire est issue decefonds »
.Demêmepourl’univer-sitaireaméricainDavidI.Grossvo-gel, qui a choisi d’écrire son pre-mierromanenfrançaisparcequ’ilportait sur Proust et que marcherenfrançaissurlestracesdugrandMarcel représente pour cefin let-tré le nec plus ultra. C’est aussipour l’
« aimer dans sa langue »
que Carlo Iansiti, biographe de VioletteLeduc,achoisid’appren-drelefrançais–
« parsoucid’osmo- se avec mon sujet, par goût du défi. Dupariaussi »
.Et quel pari ! On mesure malles embûches qui attendent cestransfuges de la langue. Que dedoutes, de « plantages », que detravail aussi ! Arrivée à Paris àl’âge de 20 ans, Pia Petersenn’avait jamais eu les moyens des’inscrire dans une alliance fran-çaise.
« J’ai pris
Le Rouge et leNoir
et, chaque jour, je soulignaisdix mots que j’apprenais par cœur, sanssavoirs’ils’agissaitd’unverbeou d’un nom. Petit à petit, j’ai puassocier le sens et le son. Je me suisinscrite en philo à la Sorbonne. L’examen était anonyme. Je l’ai réussi, je me demande encore com-ment… »
FrançoisCheng,luiaus-si, a souvent raconté ses annéespassées à étudier méthodique-mentlalangueàtraverslalittéra-ture, siècle par siècle, auteuraprèsauteur…Des difficultés qui se transfor-mentparfoisenavantages.Andreï Vieru,quiauraitpuécrireenrusse,sa langue maternelle, ou en rou-main, celle de ses études, mais afinalement tranché pour le fran-çais,note que cettelangue luiper-met
« d’imposerunecertainedistan-ce »
entre l’auteur et ses écrits :
« Ne pas se laisser contaminer par euxconstitueunidéallittérairequel-que peu oublié depuis deux ou trois siècles... Sanscompterquelesbarriè-res que vous devez franchir quand vous écrivez dans une langue d’em- prunt vous prémunissent contre la graphomanie, qui fait partie, pour moi,desmaladieshonteuses ! »
Lerôledeslycéesfrançais
Danscertainscas,commepourla Hongroise Eva Almassy, touts’est fait sans effort.
«A 15 ans, je suis venue pour danser des danseshongroises et à 22, je suis revenuecommeréfugiée,sanslerichedéguise-mentdemesrobesfolkloriques.Sansnonplusdenotionsbienpousséesdela langue. »
Son apprentissages’est fait
« à son insu », « sur letas (un tas de livres de la bibliothè-que municipale) »,
avec Proust,notamment, comme professeur.Maisaujourd’hui,dit-elle,«
lalitté-raturefrançaisedumomentnem’at-tire pas beaucoup »
. Eva Almassy manque
« d’appelextérieur,d’ému-lation »
:
« Vous n’imaginez pascomme cela me fait mal de ne pas pouvoir être plus fière que ça de la France ! »
Autant d’écrivains, autant deparcours.Maiscequetousmettenten évidence, c’est un formidableappétitpourlalanguefrançaise.LaFrance y répond-elle comme elledevrait ? Pas sûr. A l’instar d’AtiqRahimi, passé par le lycée franco-afghandeKaboul,oud’AnnaMoïàSaïgon, nombre d’écrivains souli-gnentlerôle fondamentaldeséta- blissements scolaires français àl’étranger, beaucoup déplorantqu’ils soient souvent, ainsi que lesinstituts et alliances, en perte de vitessedansleurpays.
« Quandon y pense,
note Pia Petersen
, aucunécrivainnechoisitdechangerdelan- guepourécrireendanois.Ouenrus- se, ou en grec. Si j’étais la France, jem’interrogerais… »
a
Fl.N.
Semainedelalanguefrançaise,du16au 23 mars(www.semainelf.culture.fr), Journéeinternationaledelafrancophonie,le 20mars(20mars.francophonie.org).
Anne Weber : « Une chose arrivéede façon naturelle et inconsciente »
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Quand les Américains célèbrent la France d’ailleurs
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Surlemonde.fr
Retrouvezl’agendadu« Mondedeslivres »
Pourquoi ils écrivent en français
Nombre d’auteurs étrangers ont fait ce choix. A chacun ses raisons
SÉVERINMILLET
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