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H
AYNARD KEYNE
,
OU
LE
TRIOMPHE
DEL'ANTICAPITALISME
Ça
y
est!
Tout lemonde aime Keynes! Après l'idolâtrie des Milton Friedman
et
autres libérauxfanatiques
de
la
Société
du
MontPèlerin,virage
à
180degrés,les coUabas deviennent résistants
et
se prosternent aux pieds
de
John Maynard Keynes, en
attendant
de
baiser ceux
de
Marx.
ou
de
Fourier.
Le
Figaro
le consacre
«
homme
de
l'année
).
Pas
un
économiste
-
il
les
méprisait
-
n'oserait ne pas se déclarer keynésien...Et pourtant! Capitalistes,si vous saviez!
1.
L:lmmorallsme
La
pensée de Keynes est néecontrela
morale
victorienne.
la
chose
qu
i
l'intéressaitle
plus
au
monde
était
sansdoute
le cul.
Quand
il
part
en
«voyagede
noces"
auxîles
Orchard
avec
sonamant,
le
peintreDunc
an
Grant
(futur
époux de Vanessa Bell.
la
sœur
deVirginia Woolf),
il
écrit
à
un
deses
ex,
Lytton Strachey:
«Baise
(1
~ l a l i 5 I i q u ( 5 ! 
Le
pitd!!"
(Il
estalorsen
train
de
mettre
à
mal
la
méthode
stat
istique
deKarl
, ! ! " ' ' ' ï t 3 ~
: : ; ­
Pearson,qui fricote
J'le<
feugé-'niste
Ga
lton,)Dans
le
quartier de Bloomsbury,
il
mèneune
viedissolue avecles
sœurs
Bell,
Vi
rginia et
V ~ n e s s a , 
lesStrachey,et
d'autres
artistes et
peintres
(un
peu
commeChristine
Lagardeet sabande),Son grand plai sirestle ragot
«gMsiping
»,
Unjour,Virginiainvitedes rupins, etKeynes estau
~ a l o n 
entrain de s'envoyer enl'airavec
V a n e ~ s a , 
Ça
fai
tdésordre
..
Il
estle parraindufilsde Vanessa el de Duncan Grant,Quentin Bell.qui
mourra
alors qu'il avait
intégré
lesBrigadesinternationales
il
Madrid,
2.
Le
pacifisme
Au
moment
dela GrandeGuerre,
il
se
déc:1are
pacifisteet soutient
Lyt
tonStrachey-quipasseen jugement et quiestl'aut
eur
de
la
répliquecélèbre:
"Queferiez-vous
si
un
souda
rd
alle,mal1dvenaitvioler votre
sœur?
-
Je
mïnterposuai
s
de
tout
mon
co
rps."
Keynesne doit qu'àsestalentsd'éco·
nomis
te
d'échapper
à
sontour
au
Il
CHARUE
HUDO
Mercredi
14jarM
er
2009
procès: leTrésorle recrute pourgérer
les
fonds publics
en
périodedeguerre.
JI
participeau
congrès
de Ver·sailles, écrit en
1919
Les
Consiquenaséconomiques
dt
la
paix,
et prévoit quelapaixcarthaginoiseimposée
il
l'
Alle·magne conduira
à
un
second confli
t.
D ~ n s 
ce
même
livre,
il
propose
tunion
detEurope.
3.
L'amitié
Il
atoujou
rs
soutenu financièrementses amis, longtemps,
même
lorsqueceux·ci
font
quittê, LudwigWittgen.
stein, par
exemple,
Ou Duncan
Grant.Pour Bertrand Russell, Keynesest
fhommc
le
plusintclligentdeson temps,l'un desderniersespritsuni, versels:mathématicien,philosophe,historien',.,
Il
fréquente les génies del'êpoque,Einstein
par
exemple.
ou
Wittgenstein,
avec
qui
il
a une courterelation,
JI
est
l'un
des
quatre
à
quiWittgensteinconfiera la lecture
du
manuscrit
du Tra.;tatus
logico.philoso.
phicus,
Il
reçoit,régaleet festoie
(il
n'a
jamais étépropriétaire), Toutce quit
ouche
3UX
artsl'intéresse;
sader·
nière«
œuvre"
sera
la
réfection duthéâtredeCambridge,où seproduira
son épouse,
Lydia
Lopokova,dan,
seuse
étoiledela
comp
agnie deSergedeDiaghilev.
4.
L'esthète
Il
aime
ce
quiest beau
.
Il
collee·tionne lestableaux,les
monnaies,
lestimbres,
fai
tde
la
généalogie,
.. Il
estime que
lesouvriers devrai
ent
vivre
dansdes
imm
eubles
aussi
beaux
que
ceux
desbou
rgeois, çaleur
remonterait
lemoral. Maisil n'J
aucuneestimepour
leprolêt riat.
«grossier
~ t
maléduqui
"',
il
pré·re la
bou
rgeoisieéclairée(lui et
ses
potes,
autrement
dit),
Il
roule
dans
laRailsachetée au
banquier
Courtauld.
Il
aimeles voyages.particuliè.
rement
en Italie, où
il
serendrasouvent.
5.
L'anllcapHaliste
Il
détesteles capitalistes et
le
capi·talisme, système qui estlaidct
qui
n'apporte pas cedont onabesoin:
"
Le
capitalisttU décadent, internatio·nal
mais
i n d i v i d u a ! i s t ~ , 
~ n t r l 
les
mainsduquelnous nous
somm
esrctroullisaprr.sla
GlUrre
,
n'est
pm
unsuccès_
/1
n'est
pas
j01tdlige01t,
il
n'
l
sl
pas
hw",
il
" ' ~ , ' 
p " . j " s ' ~ , 
i1
" ' ~ S , 
pa,
un_
lueux
-
et
il
ne
liv
re
pas
la
marchadise,
En
bref
nous
l1e
l'aimOO1s
pas
et
nous comme01çons
à
le
mépriser"
(Dt
l'autosuffisance nationale,
1933),
Pourlui,lesentrepreneurs sont
des"
agi.
tés"
au "
tempérament
sa
n
guin
et
à
l'abo01da..te libido
",
plutôt
«infantilts,.,
etquin'ontpaspu
fa
ireautrechosede leur vie, N'e
mpêche
qu'il
boursicote
etspécule, seruine,serefait.
jo
ue l'ar·gent desonpère,
et
finalementaccu
mule
un
beau magot.
Il
passe
unegrande
partiede sa vicaulit. d'où
il
donne ses ordres boursiers_
JI
achète
un journal
etdevient
jo
urnaliste,
6.
La
haine
du
rentier
À
ses yeux,
l'ennemi
du genre
humain
est
le
rentier,le type assis
sur
son
tas d'oret
qui
se
contente d'en
percevoirlesintérêts,etplusgénéra. lement l'épargnant, dont rarg
ent
faitdes petits.
La
vie
est faitepour vivreetconsommer.
JI
propose
à
la
finde sonlivre leplus célèbre,
Thiorie
géniralt
de
l'emploi,
de
l'intir.:t
et
de
la
monnaie
(1936),
«
l'euthanasie
du
rentier
",.
Couic!
Le
rentier,c'est
auss
ileBéd
ouin
assis
sur
sonpuits
depétrole_
Il
faut sedébarrasserdeces parasites,l:inflation
estunbon
moyen delesruiner_
La
ruinedes ren·tiers
nepeut
être
qu'unebonne
chose,
le
taux d'intérétest unemesurede l'angoisse.
Les
rentiers
sont
cupides, méchants etangoissés,
leur
obsessionde
targent
s'explique par
la
peurdemourir. Seulle travail
donn
e
de
la
of 00

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