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Cette classification est assez proche de la nôtre puisque nous avons distingué deux axes dans la communication commerciale selon le type de public ; un public individuel (communication B to C) et un public industriel (communication B to B).
Chercheurs
d’emplois
Ecoles
Universités
Milieux financiers
Bourse
Milieux d’affaires
Pouvoirs publics
Administration
Collectivités
locales
Syndicats
Associations
Lobbies
Une même organisation pourra pourtant utiliser une palette de communication plus vaste puisque treize domaines peuvent être recensés.
Une communication produit. Il s’agit de la communication marketing destinée au consommateur dans un objectif de vente du produit. Le public est généralement parfaitement délimité et le message unique : « Unique selling proposition ».
La communication B to B. C’est une communication d’industriel à industriel. Elle peut emprunter les voies de la communication produit ou de la communication corporate.
La communication financière. Elle a supplanté le domaine de « l’information financière » au début des années 1990 en raison de la masse en expansion des capitaux internationaux et de sa volatilité croissante. La communication financière est devenue une discipline de plus en plus poreuse aux autres domaines de communication, tant en raison de la diversité des cibles à qui elle s’adresse (rôle croissant des salariés notamment) qu’à celle des domaines qui interagissent avec elle. Le thème du développement durable est ainsi de plus présent dans la communication financière en raison du rôle croissant des agences de notation éthique destinées à influer sur les flux de placements financiers internationaux. En France, le marché de l’investissement sur des fonds dits « Ethiques » est estimé en 2005 à 5 milliards d’Euros, soit un doublement depuis 2002.
La communication d’influence. Appelée également « lobbying » ou « affaires publiques », c’est la communication qui cherche à faire pression sur un décideur afin d’influer sur une décision.
La communication institutionnelle. Destinée à améliorer l’image de l’entreprise, elle vise essentiellement le grand public mais peut s’adresser à des cibles particulières (B to B) ou s’intégrer dans une démarche de lobbying (pouvoirs publics, décideurs).
Apparue au début des années 1920 aux Etats-Unis, la communication institutionnelle utilise prioritairement la voie de la publicité pour la construction et l’amélioration de l’image de l’entreprise. Le terme de communication institutionnelle est parfois employé – à tort - pour désigner la communication des institutions. Compréhensible auparavant, cette acception doit désormais être écartée en raison du développement d’une activité marketing au sein des administrations publiques.
Certains auteurs distinguent la communication institutionnelle de la communication corporate qui serait « l’approche globale et systémique des entreprises au plan de communication »3. Comme la plupart des acteurs de la communication utilisent indifféremment les deux termes pour désigner la même activité, nous préférons ne pas entrer dans de trop subtiles distinctions et considérons la similitude des deux termes.
La communication sensible. Destinée à des publics hétérogènes, la communication sensible concerne des thèmes crisogènes. Elle se distingue pourtant de la communication de crise en ce qu’elle vise justement à éviter toute polémique. La communication sur le tabac, les ventes d’armes, les aliments génétiquement modifiés sont des illustrations de ce type de communication.
ou équipementier ayant un impact environnemental ou humain important. Elle vise à convaincre de l’utilité d’un projet susceptible de générer de fortes oppositions. La communication d’acceptabilité est une discipline délicate car elle est au cœur d’une contradiction psychosociologique : 70 à 95 % des citoyens acceptent la nécessité de construire des voies de TGV, d’autoroutes, de nouvelles lignes à haute tension, des décharges d’ordures ménagères, des incinérateurs. Et dans le même temps un pourcentage similaire de la population déclare refuser toute implantation qui la concernerait directement dans son voisinage. Pour désigner cette situation paradoxale d’une acceptabilité de principe et d’un refus de fait, les chercheurs utilisent le terme de « syndrome NIMBY », Not In My Back Yard, traduit en français comme signifiant « pas dans mon jardin ».
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