Le privé :sauveur ou ossoyeur du système public?
Des coûts plus élevés et moins contrôlésdans le secteur privé
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Décennie après décennie, une écrasante majorité des étudesles plus rigoureuses démontrent que :
Les systèmes publics sont moins coûteux pour les individus et
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les collectivités que les systèmes privés. Ainsi, en moyenne, chaqueSuédois et Suédoise dépense par année 2825$ pour la santé;chaque Canadienne et Canadien en dépense 2998$ …et chaqueÉtasunienNE…..6402$...!
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Les systèmes publics dispensent une qualité de soins supérieure
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au système privé en terme de mortalité, de complications etd’accessibilité
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. Sur 10.6 millions de patients étudiés admis sur 10 ans dans plus de 5000 hôpitaux américains, les patients traitésdans les hôpitaux publics ou sans but lucrati avaient une mortalitésignicativement moins élevée que dans les hôpitaux privés à butlucrati
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. Ces derniers engagent moins de personnel, procurentmoins de soins et écourtent le séjour hospitalier pour aire plus deprots.Les coûts de la santé sont davantage contrôlés quand le système
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est public et que la part du privé y est moins importante
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. Aucuneétude revue par des pairs n’a démontré que les hôpitaux privéssont moins coûteux
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.Le ticket modérateur ne contribue nullement à renfouer les
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caisses de l’État. Au contraire, il augmente les coûts du système etconstitue un problème de plus, en particulier pour les citoyens etcitoyennes les plus démunis et les plus vulnérables. La taricationa entraîné une baisse des consultations ambulatoires, surtoutchez les personnes âgées et les personnes à aibles revenus (…)elle s’est traduite par une augmentation importante de l’utilisationdes services hospitaliers accessibles gratuitement. Ce transerta entraîné une augmentation des coûts autant pour les servicespublics que pour les usagers.
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Les pratiques médicales en cliniques privées sont davantage
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orientées vers le prot surtout quand les médecins en sontactionnaires, ce qui entraîne une augmentation globale des coûtsdu système Une étude de l’Association des hôpitaux américainsdémontrait clairement que dans les cliniques privées où le médecinétait actionnaire, il se aisait plus de tests d’imagerie et d’interventionsque partout ailleurs, soulevant le spectre de dépenses inutiles etd’interventions dont l’indication était douteuse.
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Les laboratoires privés sont des «business». Pour réaliser de
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plus grands prots, (…) ils ne s’intéressent qu’aux analyses rapideset peu coûteuses laissant au secteur public la charge des analysescomplexes et très coûteuses.
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Les médicaments constituent la part la plus croissante des coûts
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de la santé. (…) Ils augmentent à un rythme deux ois plus rapideque l’ensemble des dépenses en santé et ils absorbent une partieplus élevée du budget de la santé que les médecins et les inrmières.Le Canada dépense l’équivalent de 634$ US par habitant contre340$US au Danemark (…) pour une mortalité inantile et uneespérance de vie pratiquement identiques.
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Or, l’industrie pharmaceutique totalement privée exerce uncontrôle presque total sur la recherche, la mise en marché et lesprix des médicaments au Canada…et infuence très ecacementle prol de prescription des médecins.
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De nombreuses études mettent en lumière les ailles
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importantes des partenariats public-privé dans le domaine de lasanté. L’expérience d’autres pays montre que la privatisation et lespartenariats public-privé dans le domaine de la santé entraînentune augmentation importante des coûts et une dégradation dessoins
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. Des médecins anglais, orts de leur propre expérience, ontmême invité l’Association médicale canadienne ortement disposéeà la privatisation via les PPP à ne pas s’engager dans cette voie.«Ceux qui sont en aveur de la privatisation ont souvent réérenceà “l’expérience britannique” comme preuve que le secteur privépeut aire sauver de l’argent au système public. [...] La réalité esttouteois que cet argent a été essentiellement consacré à la réductionde listes d’attente en chirurgies non urgentes particulièrementsensibles d’un point de vue politique et qu’elle a été réalisée aumoyen d’ententes dispendieuses et insoutenables avec le secteur privé».
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La privatisation : une illusoire incantation 3
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ous avons été encouragés à penser que le secteur privé est le garant du droit à la vie et à l’intégrité des personnes, qu’ilconstitue la dernière chance d’un système public présumé en aillite, qu’il augmentera l’accessibilité, réduira les listesd’attente, diminuera les coûts et augmentera la qualité des soins. Mais ce privé qu’on nous présente comme le sauveurdu système public n’en serait-il pas en réalité le ossoyeur ? Plusieurs aits, peu connus de la population québécoise, nous mènentà cette conclusion.
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