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C
aRNets n
o
17
•automne2007
L
e premier dossierauquel elle s’estattaquée est celui dubulletin chiffré. Peu detemps après sa nomi-nation, elle l’a réhabi-lité, ce qui fut salué.Belle affaire! Une idéepromue par l'ADQ du-rant les élections, oncomprend mieux. Rap-pelons que des syn-dicats enseignants ledemandaient sans re-noncer à l’accompa-gnement des jeunes dans leur cheminement,mais surtout comme fer de lance à la remiseen question de la réforme au secondaire. Carle problème ne peut se résumer à la questiondu bulletin. C'est d'ailleurs sur une telle baseque le correctif apporté au bulletin peutprendre un sens. Réhabiliter le bulletin chiffréne peut remplacer la mise en place d’un pro-cessus de réflexion, du moins pour le premiercycle du secondaire qui est maintenant com-plété.Les enseignantes et les enseignantsdoivent être au cœur de cette démarche, etnon être identifiés comme étant des obs-tacles, comme ce fut le cas.Prenons aussi le cas du collégial. La ministrea écarté avec force une suggestion évoquéepar le rapport Berger sur l'épreuve uniformeen français, dès que le traitement sensation-naliste s'en est emparé. Sur le plan de la cor-rection de l'épreuve, ce rapport suggérait uneapproche plus globale, approche qui a coursailleurs. Quant aux exigences de correctiondes fautes, il n’en niait pas l’importance,comme on a voulu le prétendre.Sans examenapprofondi, madame Courchesne a fait unplaidoyer contre la proposition contenuedans le rapport Berger et contre l'abaisse-ment du niveau d'enseignement.Nous saluons cette détermination quant à laqualité. C’est pourtant ce problème qu’onretrouve avec la réforme au secondaire.N'est-il pas le temps de s'en préoccuper? Etque dire des modifications au RREC qui per-mettront aux élèves du secondaire d'accéderau collégial avec un cours de mathématiquespourtant reconnu comme insuffisant par leConseil supérieur de l'éducation? Elle s'enexcuse dans les médias renvoyant la discus-sion aux décisions prises par Pierre Reid.Remarquable sens de la cohérence! Et lors-que le débat sur la langue d'enseignementdes institutions collégiales publiques se poin-te, comme ce fut le cas au cégep Édouard-Montpetit, elle refuse de porter ombrage àl'autonomie des collèges, prétendant que safonction ministérielle l’en empêche!Et sur les universités? Sa détermination doit-elle être évaluée sur la décision de hausserles droits de scolarité? Elle ne cesse depuisde tenter de rattraper le coup auprès des étu-diantes et des étudiants pour démontrer quele gouvernement n'est pas hostile à leursconditions. Elle annonce des allégements surle plan des prêts et bourses qui sont loind'équivaloir aux sommes récupérées par l'É-tat en droits de scolarité. Elle se lance dansune consultation sur les frais afférents avecl'intention de poser un geste. Ira-t-elle rédui-re le coût des études?Un indicateur important de sa performancedemeure son attitude dans le dossier del’UQAM. Elle ne semble pas, selon la rectricepar intérim, madame Laberge, avoir agi com-me un facteur de solution. Elle accentue lapression et impose des contraintes à une uni-versité au Québec qui a besoin de soutien.Il reste encore quelques mois à madameCourchesne pour démontrer qu’elle n’est passeulement une ministre du dégel en sursis.Elle vient finalement de rendre publiques lesétudes engagées par son prédécesseur, Jean-Marc Fournier. Elle multiplie les consultations,tout comme son gouvernement. Pourtant, sion en croit les sondages, cela ne semble pasfonctionner. Bien que le gouvernement soitminoritaire, d’importantes décisions demeu-rent possibles: réforme au secondaire, finan-cement de l’enseignement supérieur, profes-sion enseignante. Des décisions qui doiventdonner un réel message d'appui au person-nel enseignant du Québec.
É D I T O
P h o t o : M i c h e l B o l d u c , S E U Q A M
Depuis six mois environ, madame Michelle Courchesne impressionne.Plusieurs éditorialistes ou observateurs de l'éducation semblent l’apprécier.On retrouve aussi cette opinion dans le milieu syndical. Certains vont même jusqu’à prétendre qu'elle prend des décisions. On l'espère bien! Nous, nouscroyons que cela reste à démontrer. Et le temps compte car le risque den’être qu’une ministre en sursis est grand,gouvernement minoritaire oblige...
Michelle Courchesne:une ministre en sursis?
S O M M A I R E
2
ÉDITO–
Michelle Courchesne:une ministre en sursis?
3
UQAM:
La crise est la manifestationd’un problème profond
5
Les frais afférents:
Une arnaque à dénoncer
6
Institutionsprivées:
Se donner les moyensde négocier
7
Lanégociationregroupéedeschargéesetchargésdecours:
Le dernier droit
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V
e
congrès del’Internationale de l’Éducation
11
Collège de Valleyfield:
Le personnelenseignant pourra profiter de l’essentielde la convention FNEEQ
12
Profession enseignante au collégial:
Un événement majeur dans le paysage
13
La réforme au secondaire et la questiondes bulletins chiffrés:
Dresser un réel bilanpour changer de cap!
14
Renforcer l’expertise syndicalepour contrer le harcèlementet la violence en milieu de travail
15
FNEEQUERIES
Carnets
est la publication officielle de laFédération nationale des enseignantes et desenseignants du Québec (FNEEQ–CSN). La FNEEQreprésente plus de 23500 membres dans les cé-geps, établissements privés et universités. AuQuébec, elle est l’organisation syndicale la plusreprésentative de l’enseignement supérieur.
FNEEQ-CSN
1601, avenue De Lorimier,Montréal (Québec) H2K 4M5 Tél.: 514 598-2241 – Téléc.: 514 598-2190 fneeq.reception@csn.qc.ca www.fneeq.qc.ca
Rédacteur en chef: Ronald CameronCoordination et rédaction: France DésaulniersRévision: Nicole LaguëCollaborations: Céline Lalande, OdetteLefrançois, Laval Rioux, Caroline Senneville,Claire Tremblay, Jean TrudellePhoto de la couverture: Michel GirouxGraphisme: Brunel DesignImpression: Les travailleuses et les travailleurssyndiqué-es d’Impart Litho (division Trimocom)Tirage: 4500 exemplairesDépôt légal: Bibliothèque nationale duQuébec, Bibliothèque nationale du Canada
Cette publication est imprimée sur du papier québécois fait de fibres recyclées 100% postcon-sommation provenant de la forêt urbaine, soit durecyclage en entreprise. Nous évitons ainsi lacoupe de 6 arbres et 387 kg d’émissions de gaz àeffet de serre. Notre forêt nous tient à cœur.
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