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de l
Économie Sociale et Solidaire
décembre 2011
Édito
L’Observatoire régio-nal de l’économiesociale et solidairepublie son deuxième« Panorama régional »que je vous invite àdécouvrir.
 Dans ce contexte de crise nancière etéconomique où le nombre d’emplois etle pouvoir d’achat diminuent régulière-ment, les multiples formes des entre-prises de l’économie sociale et solidairesont particulièrement observées etparfois même attendues.Les principes de développement desentrepreneurs de l’économie sociale etsolidaire présenteraient-ils des capacitésà surmonter cette crise mondiale ?Dicile de l’armer avec aussi peu derecul, mais il est sûr que l’ensemble del’économie sociale et solidaire résistemieux. L’ancrage local de ses entreprises etleur gouvernance collective et démocra-tique a permis de constater entre 2008 et2009, une augmentation du nombred’entreprises et d’emplois dans l’économiesociale et solidaire francilienne.L’Observatoire et ce panorama permet-tent de mesurer ces tendances. Nousproposerons désormais chaque année,sur la base des données mises à jourrégulièrement, une analyse de l’évo-lution de l’économie sociale et solidaireen Île-de-France.Cette nouvelle édition du panoramanous permet d'apprécier la force et lavigueur de l’économie sociale et solidaireen Île-de-France… et d'en favoriser ledéveloppement.
Éric Forti,
Président du comité de pilotagede l'Observatoire régional de l'économiesociale et solidaire en Île-de-FrancePrésident de la CRESS Île-de-FranceVice-président de l'Atelier 
L’Île-de-France est la première régionen nombre d'emplois dans l'économiesociale et solidaire.Toutefois, elle manque de visibilité dansl'économie régionale du fait du poidsimportant du reste de l'économie ; ellereprésente ainsi 7,1 % des établissementset 7 % des emplois de la région.
·1·
Poids de l'économie socialeet solidaire en île-de-France
PANORAMA
observatoire-ess-iledefrance.fr
Source : Insee, CLAP 2009 / Traitement : Observatoire régional de l’ESS IDF 
Chires clés de l'économie sociale et solidaire francilienne
31 600
établissementsemployeurs
soit 7,1 % des établissementsrégionaux
25 700
entreprises
soit 6,7 % des entreprises régionales
320 600
équivalentstemps plein (etp)
soit 6,5 % des ETP de la région
380 400
salariés
soit 7 % des salariésde la région
10,7 Milliards
de rémunérationsbrutes
soit 5,3 % des rémunérationsbrutes de la région
64%
des emplois occupéspar des femmes
47 % de femmes dans l'ensemblede l'économie régionale
17 %
des emploisde l'ess
sont situés en Île-de-France
ESS
ESS
15 %
des établissementsde l'ess
sont situés en Île-de-France
Dans certaines régions, l’économiesociale et solidaire est plus visible,comme en Bretagne où elle représente11,5 % des établissements et 13,9 % desemplois de la région ; en Rhône-Alpes,avec 23 200 établissements pour 237 000salariés, elle représente respectivement9,6 % des établissements et 10,6 % desemplois.
La Réserve des Arts, plateforme de récupération et de valorisation de rebuts d'entreprise pour fournir les professionnels de la création.
 
L’économie sociale et solidaire est com-posée des associations, des coopératives,des mutuelles et des fondations. Cesorganisations partagent un modèle degouvernance basé sur le principe « unepersonne = une voix » (à noter toutefoisque dans les fondations, les instancesdirigeantes ne sont pas forcément éluespar leurs membres ou contributeurs).
Les associations
sont le principalemployeur de l’économie sociale et soli-daire (300 000 salariés). Celles présentéesici sont uniquement des établissementsemployeurs et représentent ainsi 18 % del’ensemble des associations franciliennes,d'après Viviane Tchernonog
(Source :Le paysage associatif de l’Île-de-France,quelques repères, juin 2009)
.
Les coopératives
sont présentes à la foisdans les secteurs industriels, le bâtimentet les services et se développent sousde nombreuses formes : coopérativesd’entreprises, coopératives de salariés,coopératives agricoles, coopérativesd’artisans, de commerçants détaillants,de transporteurs, coopératives mari-times, coopératives HLM, groupesbancaires…
des modèles d'entrepreneuriat collectif
·2·
EnsembleESS
ÉtablissementsemployeursEectifsau 31-12ETPRémunérations Brutes(en millions d’euros)
10 670
(100%)
707
(7%)
707
(7%)
891
(8%)
1 289
(12%)
7 783
(73%)
31 600
(100%)
400
(1%)
700
(2%)
1 800
(6%)
28 700
(91%)
24 600
(6%)
24 000
(6%)
32 200
(8%)
299 600
(79%)
20 100
(6%)
21 900
(7%)
30 000
(9%)
248 600
(78%)
380 400
(100%)
320 600
(100%)
Source : Insee, CLAP 2009 / Traitement : Observatoire régional de l’ESS IDF 
Répartitionpar famillesde l'économiesociale et solidaire
AssociationsMutuellesFondationsCoopératives
Les mutuelles
sont des sociétés depersonnes dont les représentants sontélus démocratiquement et dont leprincipe fondateur est la solidarité entreles membres. Les mutuelles ont pourressources principales les cotisations desadhérents. On y retrouve les mutuelles deprévoyance (64 % des mutuelles et 73 %de l’emploi mutualiste) et les mutuellesd’assurances.
Les fondations
sont des établissementsà but non lucratif œuvrant à la réalisationd’activités d’intérêt général. Dernière-ment, de nouvelles formes de fondationsont été reconnues, comme les fondsde dotation (
loi de modernisation del’économie du 4 août 2008
).
Quel point commun existe-t-il entre Alpha Taxis,le Théâtre du Soleil, l’École de Conduite Française(ECF) et le Groupe Chèque Déjeuner ?
Toutes cesentreprises sont des SCOP ; tous leurs salariés exercentleur profession sans dépendre d’actionnaires extérieurs.En eet, la SCOP a la particularité d’appartenir à sesassociés-salariés. Ils détiennent la majorité du capitalet des droits de vote. Chaque associé de la SCOPdispose d’une voix quel que soit le capital investi. Lesgrandes orientations stratégiques, les investissementsimportants, les répartitions des résultats, l’élection desdirigeants sont décidés en Assemblée générale selonce principe démocratique.Avec des salariés-associés majoritaires, une gouvernancedémocratique et des réserves qui restent la propriété del’entreprise, les SCOP sont de fait, durablement ancréessur leur territoire.Les SCOP développent aussi des formes innovantesd’entrepreneuriat collectif adaptés à diérents besoins.Un entrepreneur souhaitant tester son activité dansun cadre sécurisant peut rejoindre une Coopératived’Activités et d’Emploi (les SCOP sous forme de CAE).Enn, un porteur de projet souhaitant associer plusieurstypes d’acteurs dans une même entreprise peut le fairesous forme de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC).L'Union régionale des SCOP IDF dénombre 244 SCOPfranciliennes pour l’année 2009 (correspondant à près de10 000 salariés), mais l’Insee n’en compte que 186 (pour4 300 salariés). Cet écart de mesure s’explique par unedélimitation diérente du périmètre ; les SCIC et les coo-pératives relevant de la loi 1947 ne sont notamment pasintégrées au périmètre statistique déni conjointementpar le Conseil National des Chambres Régionales del'Économie Sociale (CNCRES), l’Insee et l’ex-Délégationinterministérielle à l’innovation et l’expérimentationsociale et l’économie sociale. De plus, certaines SCOPne sont pas dans cette catégorie mais se retrouventtoutefois dans l’ensemble des coopératives.www.les-scop-idf.coop
zoom sur les sociétés coopérativeset participatives (SCOP)
observatoire-ess-iledefrance.fr 
 
Mozaïk Voyages propose des séjours aux personnes handicapées et valides.
 
·3·
observatoire-ess-iledefrance.fr 
LA DYNAMIQUE RéCENTEDE L'éCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE
L’économie sociale et solidaire régionalea connu une tendance d’évolutionpositive en termes d’emplois entre 2008et 2009, alors que l’on constate unetendance à la baisse dans le reste del’économie privée. Toutefois, les sources disponibles n’auto-risent qu’un suivi approximatif desévolutions. L’économie sociale et solidairepourrait être aectée par la crise actuelle,comme le reste de l’économie privée,mais dans des délais plus lents. En particulier, il ne peut être exclu que denombreuses associations, compte tenude leur mode de contractualisation avecles pouvoirs publics, soient fortementimpactées par l’évolution des ressourcesbudgétaires.
Les structures d'insertion par l'activité économique(SIAE) proposent un emploi couplé à un accompagne-ment socio-professionnel à des personnes en situationd'exclusion (logement, santé…).L’intervention des SIAE s’inscrit à la fois dans unelogique de passerelle vers l’emploi et une logiqueéconomique.De plain-pied dans le secteur marchand, leursressources nancières proviennent pour partie de lavente de produits et/ou de services. Néanmoins, anqu'elles puissent réaliser leur mission sociale, les SIAEperçoivent des aides publiques dans le cadre d'unconventionnement avec l'État et les collectivitésterritoriales.Par conventionnement, les associations intermédiaires(AI) sont sous statut associatif ; les ateliers et chantiersd’insertion (ACI) sont essentiellement portés par desassociations, les autres pouvant être portés par descollectivités territoriales notamment. Toutes les SIAEayant un statut associatif sont de fait intégrées dans leprésent périmètre statistique. Pour les entreprises d’insertion (EI) et les entreprises detravail temporaire d’insertion (ETTI), la question dustatut juridique se pose. Ainsi, sur les 177 EI et ETTIfranciliennes en 2009, 53 % sont sous forme commer-ciale (SA, SARL…) et 47 % ont un statut associatif selonl’Observatoire de l’UREI (Union Régionale desEntreprises d’Insertion). Depuis 2007, les EI à statutcommercial sont devenues les plus nombreuses (52 %).Cette tendance s’est conrmée dans les années qui ontsuivi. Il est important de noter que le modèle SCOP sedéveloppe pour le statut commercial, intégrant de faitces établissements dans le champ statistique del’économie sociale et solidaire. Cette démarche estnotamment soutenue par le COORACE (fédération deSIAE) à travers la mise en place et l’appui à la création degroupes économiques solidaires (GES).
Source : DIRECCTE IDF 2009 / emplois sur l’année*Les SIAE sont dénombrées en établissements, excepté les ACI qui sont comptés en nombre de chantiers
Chires clés sur lensemble des structures d’insertion par l’activité économique en Île-de-France
Atelier et chantierd'insertion(ACI)Entreprised'insertion detravail temporaire(ETTI)Associationintermédiaire(AI)Entreprised'insertion(EI)
TOTAL
SALARIÉS EN INSERTIONNombre de salariésNombre dETPNombre de salariésNombre dETPSALARIÉS PERMANENTSNOMBRED’ÉTABLISSEMENTS*
8414715216462
100 %47 %3 %32 %18 %
17 9533 1652 0934 317
16 %8 %11 %65 %
2 4191 5354871 412
24 %8 %26 %41 %
6171 16781963
34 %3 %41 %22 %
47096056518
26 %3 %48 %23 %
27 528
100 %
5 853
100 %
2 828
100 %
2 004
100 %
zoom sur L'INSERTION PAR L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
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