Histoire des discriminations linguistiques ou pour motifs linguistiques 15-02-2008.doc
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Introduction
Les difficultés pour les francophones de la périphériebruxelloise commencèrent en 1963 lorsquefurent votées les lois linguistiques qui fixèrent de manière arbitraire, non démocratique et injuste,les frontières dites «linguistiques» autour de Bruxelles (19 communes) restée administrativementbilingue et qui réaffirmèrent le principe de l’unilinguisme administratif des Régions (saufBruxelles), ne s’appliquant toutefois que partiellement pour les habitants des communes àfacilités.Toutefois, l’arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles fut maintenuexpressément et des amendements furent introduits dans la loi sur l’emploi des langues enmatière judiciaire de 1935 pour spécifier certains droits au bénéfice des francophones descommunes à facilités.L’aperçu historique présenté ici relate, après avoir tracé quelques rétroactes de la situation établieaprès la naissance de l’Etat belge (1830), comment, après 1963, les droits subsistant pour cescitoyens belges francophones de la périphérie bruxelloise, se détériorèrent progressivement et defaçon accélérée, après 1993, date de la révision constitutionnelle faisant de la Belgique un Etatfédéral et donnant du fait même à la Région flamande un Parlement élu au suffrage universelavec un Gouvernement.Cette détérioration se fit soit par la jurisprudence imaginative et créative mais de plus en plusradicale et sans nuances d’une Chambre flamandedu Conseil d’Etat (toutefois, celle-ci elle (àsupprimer) avait déjà commencé à se manifester à partir de l’arrêt Germis de 1972), soit par desévolutions législatives ultérieures résultant des compromis communautaires successifs, soit, après1993, par des décrets du Parlement flamand ou par des circulaires ministérielles abusives duGouvernement flamand, soit même encore, plus récemment, par de véritables coups de bluff,menaces sans fondement légal et abus de pouvoir commis par le Gouvernement flamand ou pardes fonctionnaires (ex. le Gouverneur de la Province du Brabant flamand).Aujourd’hui, les droits fondamentaux, culturels et linguistiques, des 120 à 150000 francophonesvivant en région flamande, dans la périphérie bruxelloise sont fortement menacés.Le Gouvernement flamand ne cesse de raboter et démanteler les droits conférés à ces citoyensbelges de langue française, établis sur le territoire de langue néerlandaise, par des lois duParlement belge.Son intention de supprimer les facilités tôt ou tard est clairement affirmée.Depuis les élections communales d’Octobre 2006, le Gouvernement flamand refuse de nommertrois bourgmestres francophones, pourtant élus démocratiquement à une très forte majorité,dans trois communes à facilités de la périphérie.Quand des problèmes ont été posés dans la périphérie bruxelloise par la politique menée par lesreprésentants du Gouvernement flamand, le Gouvernement fédéral, faute de consensus en sonsein, s’est de plus en plus abstenu d’intervenir dans les dernières années pour faire respecter la loifédérale sur les facilités.1.
Aux origines de l’Etat belge (XIX
è
siècle)
La Belgique fut, à l'origine (1830), un Etat unitaire, de jure et de facto, francophone, pour lapolitique, la presse, l'administration et l'enseignement tandis que la plus grande partie de lapopulation, tant au sud qu'au nord, utilisait largement divers dialectes (soit flamands, soitwallons) dans la vie de tous les jours.
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