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Communiqué de presse 16 septembre 2011
Flamandisation du Jardin botanique national : les faits sont accablants
« Le Jardin botanique en (bonne) voie de flamandisation », osait publier le professeur Olivier Payedans le numéro de mai de la revue Politique. Dans un courrier largement diffusé en juillet, le directeurflamand de cet établissement scientifique
fédéral 
, M. Jan Rammeloo fulmine :
« L’article
est subjectif,
(…)
parfois basé sur des données fausses ou incomplètes. ». Vraiment ?
A l’attaque cinglante
, le politologue francophone riposte en scientifique :70 pages accablantes de faits et de chiffres parfaitement référencés, facilement vérifiables (premierdocument joint), résumées en une note de cinq pages (second document joint).Sa conclusion : Le Jardin botanique national est largement flamandisé par
l’
action militante de sondirecteur
et ce, au mépris des lois et tutelles fédérales.
Une vérité qui dérange
Le Jardin botanique, à 100 % fédéral
, est à 3 km de l’Atomium. Mais…
 - Environ 85 % du personnel
de l’institution
est néerlandophone-
Le personnel peu qualifié (niveau D) est presqu’à 100 % néerlandophone
!- Moins de 30 % des chercheurs sont francophones- Les néerlandophones sont majoritaires dans tous les organes dirigeants- De nombreux recrutements ne sont organisés que pour les néerlandophones
Un exemple concret : 
l’absence de cadres linguistiques d 
epuis dix ans : voir résumé page suivante 
Violations des lois linguistiques
,
discrimination anti-francophone
, le directeur agit comme si letransfert de son institution à la Flandre était un fait acquis. Or tant que les Communautés nont pasconclu un accord sur sa défédéralisation, cet établissement scientifique reste fédéral, et doitfonctionner selon les règles et la logique fédérales.En attendant,
les francophones sont spoliés au bas mot d’une trentaine d’emplois
, diversesactivités bénéficient à plus de 80 % aux seuls néerlan
dophones (ateliers scolaires, visites guidées…),
et le visiteur est accueilli par du personnel à 100% néerlandophone : gardiennat, billetterie, boutique
 
Le pire est à venir ?
Et ce sera pire encore pour les francophones si le
projet d’accord Peeters/Demot
te
venait à êtreapprouvé dans le cadre des négociations institutionnelles actuelles.- La Communauté flamande aura la tutelle du Jardin botanique et contrôlera le
conseil d’administration
 - Elle établira, seule,
le statut du personnel, l’organigramme, la langue de travail…
 -
Bâtiments, domaine, infrastructure, matériel, œuvres d’art… deviennent
, gratuitement, propriété de laFlandre- Le patrimoine scientifique de valeur mondiale, fruit de
deux siècles d’existence bruxelloise puis
nationale, sera donné gratuitement et indéfiniment en prêt à la Communauté flamande-
Chaque année un montant d’
à peu près
7 millions d’euros sera transféré du budget
fédéral vers lesCommunautés qui le mettront entièrement à disposition de
l’institution devenue flamande
!- Transférés à la Communauté française, les chercheurs francophones pourront rester en leur nombreactuel (15), les autres membres francophones du personnel étant placés
en cadre d’extinction.
 C
est le contraire d
un accord équilibré : c
est un
accord léonin
.
Plutôt la scission que la spoliation
Dans ces conditions,
si l’on veut préserver 
une recherche de pointe en botanique du côtéfrancophone
, aussi légitime qu’en Flandre,
mieux vaut encore négocier la scission de ce patrimoinecommun exceptionnel
, et des ressources humaines et financières qui permettent d’en tirer 
profit.Non-sens scientifique
? Qui en demande la défédéralisation pour se l’approprier 
? Pas lesfrancophones !
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