Poème rendu impossible par les mots du langage
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politique qui le hantentmais dont les arbres de la forêt de la Berbeyrollemaintiennent le combatpar son toujours maquisard «Don qui?»Ô forêtseul langage inventé par la terrepour parler au soleilDans les grammaires possibles de l’Universl’homme qui (pendant les congés payés)se fait bronzer le visageentre-t-il en concur-rence?L’homme ne parle aux forêtsque pour les détruireS’il vantel’affirmation chlorophylliennec’est pour direque l’arbre se nourrit de sa verticalitécontrairement aux assassinatsde végétaux et d’animauxdont il s’alimentepour «être»
CULTURE
Poésie (extraits)
LES CINQ NOMSDE RÉSISTANCEDE GEORGES GUINGOUIN
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ARMAND GATTI*
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Nous devons à l’amitié d’Armand Gatti et à l’amabilité des éditionsLe Bruit des Autres,de Limoges,la publication d’extraits de ce poème dédié à Georges Guingoin,dont l’auteur vient d’achever l’écriture.
Résistant,déporté,Armand Gatti a été successivement journaliste,cinéaste,auteur de théâtre et metteur en scène.Impossible de citer ici toutes ses œuvres.Ami de Mao,de Che Guevara,de Jean Vilar,àla fois poète et homme d’action -pour lui,les deux se confondent,il a arpenté tous les fronts du siècle,du Guatemala à l’Irlande duNord,de l’Algérie à Cuba.Aujourd’hui,à 82 ans,il écrit toujours,lit ses textes en public,travaille,à Montreuil,avec ceux qu’ilnomme ses «
loulous
»,chômeurs,drogués,délinquants,à qui il tente,par la puissance du verbe,de rendre leur dignité et la maîtrise deleur destin.Véritable légende vivante,Gatti figure dans le diction-naire (le Petit Robert des noms propres),mais il ne reste connuque d’un cercle d’inconditionnels.Il se définit comme anarchiste etpar une formule «
l’homme plus grand que l’homme
».
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