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éducation 
, Vol. 3 no. 2
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   S  e  p   t .  2  0  0  9 ,  v  o   l .  4 ,  n  o .  1
   C  o  u  p   d   ’  œ   i   l
  s  u  r   l   ’   é   d  u  c  a   t   i  o  n
Chères amies et chers amis, je vous annonce en toute primeur,que cette année verra naître une pandémie... pédagogique! Ohque si! Accueil, Performa, Plan d’intégration des TIC, recher-che, évaluation des apprentissages! Argh! Il faudra définitive-ment bien se laver les mains parce qu’il sera impossible des’en laver les mains!C’est dans cette « fébrilité » que paraît cette première éditiondu
Coup d’œil sur l’éducation
de cette année.Cette année,
Coup d’œil sur l’éducation
se lance dans un nou-veau créneau : les pédagogues à collectionner! Mais si! Ne riez pas, je suis sérieux (un peu). Le XXe siècle aura été marqué par plusieurs grands noms dans le domaine de la pédagogie etdes sciences de l’éducation. Au cours des prochains numéros (àcommencer par celui que vous avez justement entre vosmains… fébriles),
Coup d’œil sur l’éducation
présentera unecourte fiche au sujet d’un de ces génies de l’enseignement, deces penseurs de l’éducation, de ces révolutionnaires de la craie!Pourquoi ne pas profiter de l’offre exceptionnelle que vous fait
Coup d’œil sur l’éducation
cette année pour collectionner cha-cune de ces fiches ?!? Pourquoi ne pas les échanger ou mêmeles vendre sur eBay? Des heures de plaisir en perspective ! Et d’un plaisir chaste et pédagogique, il va sans dire!Cela dit, nous profitons de cette première édition du
Coup d’œil 
pour vous souhaiter à toutes et tous la meilleure rentrée du monde (« on lemérite bien! »). Nous nous permettons aussi de vous rappeler quel’équipe de SRDP, les Paule, Andrée, Céline, Louis, Érika, Diane,Marie-Claude et Charles-Antoine ducoin, sont là pour vous peu importe le projet que vous caressez ou le défi quevous voulez relever !Bonne rentrée !
Charles-Antoine Bachand 
conseiller pédagogiquecabachand@cegepoutaouais.qc.ca
 
CHARLES-ANTOINE BACHAND
conseiller pédagogique
STÉPHANIE DEMERS
 Doctorante en éducation, UQO
Depuis maintenant plus de dix ans, lesystème scolaire québécois est dans unimportant processus de changementcurriculaire. Motivés par un désir decontrer le décrochage scolaire, d’une part, et de favoriser l’adaptation etl’intégration des futurs citoyens à unmonde caractérisé par le changementet la pluralité, d’autre part, les acteursau sommet de la hiérarchie scolairequébécoise ont proposé et supervisél’implantation d’un nouveau Pro-gramme de formation de l’école qué- bécoise du préscolaire au secondaire.
Un bref historique
Les travaux du Conseil supérieur del'éducation, depuis l’implantation du programme par objectifs de 1982, le poussent à émettre, en juillet 1994, unavis sur l'ensemble du curriculum,intitulé
 Rénover le curriculum du pri-maire et du secondaire
. Dans cet avis,le Conseil formulait notamment larecommandation suivante:
appuyer la rénovation du curri-culum sur un énoncé concernant les finalités de l'éducation, enreconnaissant à l'une d'entreelles une place centrale. Cette finalité, éduquer l'intelligence,vise à offrir une formation géné-rale qui implique, d'une part,l'acquisition de connaissances structurantes, l'organisation del'information et l'intégration des savoirs et, d'autre part, le déve-loppement de démarches systé-matiques de raisonnement,d'analyse, de synthèse, de criti-que et de résolution de problè-mes.
(MELS, 2004)Parallèlement, le Groupe de travailCorbo (du nom de son président,Claude Corbo, alors recteur de l'Uni-versité du Québec à Montréal) entameune réflexion sur les finalités del’école et les moyens à prendre pour les atteindre. Sur réception de sonrapport, le Gouvernement du Québecconvoque les États généraux sur l’éducation afin de dégager un consen-sus sur les besoins, finalités et moyensde l’école québécoise. En 1997, les propositions concrètes sont soumises par les divers groupes de travail etdébouchent sur un curriculum renou-velé, le
 Programme de formation del’école québécoise
.
Des changements importantsdans les pratiques
Suite à ces travaux, la finalité impli-cite de l’éducation secondaire est dé-sormais le citoyen autonome, critique,compétent et participatif. Pour y par-venir, le ministère de l’Éducation pro- pose un tout nouveau
 Programme de formation de l’école québécoise
(PFEQ)
 
qui présente une série dechangements qui aura un impact ma- jeur sur les pratiques enseignantes.S’appuyant sur les avancées scientifi-ques dans les domaines de la psycho-logie développementale, de la pédago-gie et de la didactique, le Conseil su- périeur prône, dès 1994, une approche par compétences, définie comme lacapacité de mobiliser toutes les res-sources à sa disposition pour résoudreun problème. Les sciences cognitivesont également fourni l’appareil empi-rique démontrant l’importance de la proximité de l’expérience concrète del’apprenant au problème à résoudre pour favoriser l’apprentissage. Tou- jours selon les auteurs du Programmede formation, l’approche par compé-tences donne à l’élève
« l’occasion detrouver une réponse à des questionsissues de son expérience quotidienne,de s’approprier des valeurs personnel-les et sociales et d’adopter des condui-tes et des comportements responsableset de plus en plus autonomes »
(MEQ,2000:4).Au secondaire, la grille-matière elle-même est influencée par des choix politiques, culturels et d’ordre pédago-gique. L’apprentissage dans chacunedes disciplines des domaines de forma-tion s’articule dorénavant autour detrois compétences disciplinaires élabo-rées autour des démarches méthodolo-giques et épistémiques propres à cesdisciplines. De même, l’évaluation esttransformée afin de permettre l’évalua-tion des compétences dans des situa-tions complexes qui requièrent leur déploiement.Dès la troisième secondaire, les élèves peuvent par ailleurs choisir un parcoursde formation axé sur l’emploi, un par-cours de formation générale et un par-cours de formation générale appliquée.Le premier parcours mène soit à uneformation préparatoire au travail, soit àun métier semi-spécialisé. Il peut par-fois aussi mener à la formation profes-sionnelle (diplôme d’études profes-sionnelles – DEP). Les deux parcoursde formation générale conduisent soit àla formation professionnelle, soit aucollégial. Ils se distinguent essentiel-lement dans les choix dans les domai-nes des mathématiques, de la science etde la technologie.Sur le plan des mathématiques, lesélèves en formation générale et géné-rale appliquée choisissent dès la fin dela troisième secondaire la séquence quiles intéresse, soit Culture, société ettechnique; Technico-sciences ou
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Éducation
Le renouveau pédagogique et ce qu’il change dans 
 
les pratiques 
 
Sciences naturelles. Les trois séquen-ces mènent aux études postsecondai-res, bien que les exigences au plan descompétences et des contenus soient plus élevées dans le cadre des deuxdernières séquences, lesquelles pré-sentent des degrés d’exigences équiva-lents, mais se distinguent par l’ordredans lequel l’apprentissage de certai-nes connaissances est abordé. La pre-mière séquence compte 4 unités (100heures) consacrées aux mathémati-ques, alors que les deux autres sé-quences en comportent 6 (150 heures).Sur le plan de la sanction des études, ilimporte de souligner que le niveaud’attentes et des exigences envers lesélèves a en fait augmenté depuis l’en-trée en vigueur du Renouveau péda-gogique. Le DES sera décerné à unélève qui aura accumulé au moins 54unités de la 4
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et 5
e
secondaire (dont20 en 5
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secondaire). Cet élève devrade même avoir accumulé un nombre précis d’unités en langue d’enseigne-ment (6), en langue seconde (4), enmathématiques (4), en histoire (4), ensciences (4), en arts (2) et en éthiqueet culture religieuse (2).
Ce qui a changé
Les élèves acquièrent toujours desconnaissances dans les domainesd’apprentissage connus dans les der-niers programmes, mais ce sont desconnaissances construites dont la pé-rennité et le transfert sont favorisés par le sens qui leur est donné. Lesconnaissances ne sont plus mémori-sées ou appliquées selon les prescrip-tions par objectifs où les élèves doi-vent maîtriser un comportement. Ellessont désormais construites parce quenécessaires à la résolution du pro- blème posé. Les connaissances essen-tielles sont identifiées pour chacunedes disciplines et se distinguent par leur nature : connaissances concep-tuelles, notionnelles, méthodologi-ques, procédurales, etc. Ainsi, la rela-tion que l’apprenant entretient au sa-voir en est une d’interprétation et deconstruction en situation à la fois indi-viduelle et collective.Certaines compétences ont par ailleursété identifiées comme transversales,c’est-à-dire qu’elles servent de res-sources dans la résolution de problè-mes dans toutes les disciplines et queleur apprentissage et leur transfert sont jugés impératifs pour la réussite sco-laire. On y trouve des compétencesd’ordre intellectuel, méthodologique, personnel et social et de la communica-tion qui constituent ensemble une sortede trousse à outils dont les usagestranscendent le domaine d’apprentis-sage.Si l’appréciation et l’appropriation desfinalités et moyens proposés par leProgramme de formation de l’écolequébécoise n’ont pas été univoques dèsles premières années de son implanta-tion, les résultats obtenus par la Tablede pilotage du Renouveau pédagogiqueau primaire laissent néanmoins entre-voir une compréhension évolutive deschangements curriculaires par les di-vers acteurs de l’école québécoise.
 Références :
MEQ (2004). Programme de formationde l’école québécoise. Enseignementsecondaire. 1er cycle. Québec: Gou-vernement du Québec.MEQ (2000). Programme de formationde l’école québécoise. Éducation pré-scolaire. Enseignement primaire 1er cycle. Version approuvée. Enseigne-ment primaire (2e et 3e cycle). Qué- bec: Gouvernement du Québec.
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