l» 'PHILOSOPHE IGNORANT.$37-
.u.1.'1.1'ii¡:v~Voltair» – xxvi,22
sontpasnotre partage.Mais, malgré ce désespoir, jenelaissepas.,dedésirer d'êtreinstruit,' et macuriosité trompéeest toujours insatiable.V.Aristole,JDescarles,et Gassendi – Aristote commenceparHire' jue l'incrédulité est lasourcedela sagesse;Descartesa 'délayé cettepensée,et euxm'ont apprisà nerlèh croire de cequ'ilsme di-sent,Ce Descartes, surtout,aprèsavoir fà'it semblantdedouter,' parleun tonsiaffirmatif de ce'qu'il n'entend point;il est sisûrdesonfait quandil setrompe grossièrementen1physique;il a bâti un mondesiimaginaireses tourbillonset ses trois éléments sontd'un si prodi-gieuxridicule, que je dois medéfier detoiit cequ'ilmeditsur l'âme,e'après qu'il m'a tanttrompé s"urles corps.Qu'on fasse sonéloge, à labonneheure, pourvu qu'onne fasse pas celuide ses romans'philoso-phiques,méprisés aujourd'hui pour jamaisdans toutel'Europe.Ii croitouil feint decroirequenousnaissons avec des penséesmé-taphysiques. J'aimerais,autant. direqu'Homère naquit aveçl'Iliadedansla tête. Ilest bien vrai qu'Homère,ennaissant,avait,un cerveautellementconstruit, qu'ayantensuite acquisdes idéespoétiques,tan-tôt belles, tantôt incohérentes,tantôtexagérées,ilencompqsaenfinl'Iliade.'Nousapportons, en naissant,legermedetoutce qui se déve-loppe en nous;maisnous n'avons pas réellementplus d'idées innéesque Baphaëlet Michel-Angen'apportèrent, ennaissant, de pinceauxet do couleurs.Descartes, pourtâcher d'accorder les parties éparses de ses chimè-res supposa que l'hommepensetoujours j'aimerais autant imaginerquelesoiseaux necessentjamaisdevoler, ni les chiens de courir,parce que ceux-ciont.lafaculté decourir,etceux-là de voler.Pour peu que l'onconsulte son expérience et celle du genre humain,on est .bien convaincudu contraire. Il n'ya personned'assez<foupourcroire fermementqu'il ait pensétoutesa Vie,.le jouret lanuit sans in-terruption., depuisqu'il était.fœtus jusqu'à sa dernière maladie. Lares-source de ôeux quiont voulu défendre ce romana étéde;dire. qu'onpensait toujours, mais qu'on ,ne s'en apercevait pas. Il vaudrait autantdirequ'on boit,qu'on mange,etqu'oncourtà chevals.ans le .savoir.Si vous ne vous apercevezpasquevous avez desidées,commentpou-vez-vousaffirmerquevous enavez ? Gassendi semoqua commeil ledevait, dece systèmeextravagant.Savez-vousce qui en arriva? onpritGassendi et Descartespourdesathées,parce' qu'ilsraisonnaient.VI.' Lesbêtes.De ce que les hommesétaient supposés avoir con-tinuellement des idées,des perceptions, des conceptions,il suivait naTturellement que lesbêtes enavaient toujours aussi car il ,est incon-testable qu'uni chien de chassea .l'idéede son maître. auquel il obéit,«t.du gibïemqu'il lui rapporte. Il est évident qu'il a:-dela mémoire,etqu'il, combine.quelquesidées. Ainsidonc, si la pensésdg l'hommeétaitraussi l'essence de son àme, lapenséedachien était, aussi l'es-sensedela sienne, et sil'hommeavaittoujours des idées,il fallaibien que lesanimauxen. eussenttoujours.Pour tranchercettediffi-culté,lefabricateurdestourbillons et do la matièrecann,e,}$e;.osadire
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