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TENDANCES
Notre précédent article se concluaitsur le constat que le bureau, tel qu’ilexiste aujourd’hui dans la plupart desentreprises, est un concept dépasséqui ne correspond plus aux réalités dutravail de ce millénaire. Nous tenons àrappeler que, dans ces deux articles,nous nous concentrons sur la nouvellecatégorie de travailleurs communé-ment appelés « travailleurs du savoir »qui représentent globalement la majo-rité des cols blancs. L’évolution desmétiers et le rôle de plus en plusimportant joué par les technologiesdans un nombre croissant de métierspermettent de penser que les prati-ques adoptées et celles que les travail-leurs du savoir contribuent à dévelop-per se banaliseront très vite pour de-venir des pratiques courantes. Notrepropos concerne donc un très grandnombre de salariés.
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ne enquête récente
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situe laplace du bureau dans la viedu salarié 2.0. Les différen-tes formules de flexibilité quifont leur entrée et se multiplient dansl’organisation du travail répondent aussibien à la demande du marché qu’à celledes salariés. Ceux-ci souhaitent pouvoirmieux gérer leur temps et l’équilibreentre leur vie professionnelle et leur viefamiliale. Dans certains pays, les étudesmontrent que la flexibilité est déjà deve-nue une norme et que ce qui est impor-tant pour le salarié, n’est pas tant d’avoirun bureau, mais d’être sûr que lorsqu’ilse rendra dans les locaux de son emplo-yeur il disposera de tous les moyens dontil a besoin pour réaliser son travail. Peuimporte où il sera assis et s’il a besoin derester quelques heures, un jour ou plu-sieurs jours au bureau. C’est donc la dis-parition du bureau attitré qui devientmonnaie courante, et, en corollaire, celle,progressive, du poste de travail fixe.L’enquête à laquelle nous faisons réfé-rence estime que le salarié 2.0 qui fonc-tionne selon un mode d’organisation fle-xible n’utilise plus son bureau que 18 %du temps. La mobilité représente 46 %du temps restant et le travail à domicile36 %. La mobilité s’exerce dans un trèsgrand nombre de lieux tels que leslocaux des clients, les hôtels ou lesmoyens de transport. En effet, la con- jonction de l’équipement en Wifi de lieuxtoujours plus nombreux et l’utilisationcroissante des connexions 3G rendent letravail « n’importe où » de plus en plusfacile, possible et réaliste.Le schéma (photo 1) est très parlantquant à l’évolution de la nature del’endroit où l’on se pose pour travaillerlorsqu’on vient au bureau : seules 9 %des personnes ont gardé un bureau per-sonnel et 12 % ont un poste de travailattitré ; 15 % des salariés vivent dans unenvironnement de bureaux partagés.Généralement, les bureaux partagés lesont au niveau d’un service ou d’une en-tité, et le nombre de bureaux pour unepopulation donnée variera en fonction dutaux de mobilité des salariés. En revan-che, 64 % des salariés vivent dans unenvironnement beaucoup plus variablequi est de l’ordre de 39 % pour des bu-reaux de passage qu’il faut réserver (sys-tème « hotdesk ») et de 25 % pour un lieuoù il est possible de se connecter. La cléest bien là : pouvoir se connecter pouravoir accès à son bureau virtuel disponi-ble sur les serveurs de l’entreprise. En ef-fet, l’époque où chacun avait à cœur detout conserver sur son ordinateur per-sonnel est également révolue. Une telleattitude serait, aujourd’hui, signe à la foisd’une organisation médiocre et d’unmanque de volonté de partage et de col-laboration avec ses pairs, sa hiérarchie etses partenaires. De plus, cette méthoded’organisation est dangereuse. Les volsd’ordinateurs portables sont extrême-ment fréquents, notamment dans lestransports publics, et le salarié à qui cet-te mésaventure arrive comprend immé-diatement l’intérêt de s’organiser en
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The Flexible Working Survey 2007 – Five years oflearning Par Johnson Controls, 2007
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Schéma extrait de l’étudeFlexible working survey il-lustrant la répartition dutemps du salarié 2.0.
Outils participatifs et nouvelle toile
Le bureau dusalarié 2.0
OfficeetCulture
N°7 mars 2008
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 mode collaboratif et de ne plus gardertoutes ses données sur son propre PC.
Comment travaillele salarié 2.0 ?
Premier constat, suite à ce qui vientd’être présenté : le salarié 2.0 ne travailleplus en permanence dans un lieu fixe ap-pelé « bureau personnel ». Ensuite, il estpresque toujours membre d’une équipeprojet et c’est sa place dans le projet etson rôle dans l’organisation du projetlui-même qui détermine son mode defonctionnement pendant la durée du pro- jet. Les projets n’impliquant que des per-sonnes travaillant sur un seul et mêmesite dans un seul pays, deviennent deplus en plus rares dans le monde globali-sé des affaires. Il y a donc de fortes chan-ces que notre salarié doive travailler,communiquer et produire avec des per-sonnes dispersées géographiquement.Peu importe donc où lui-même travaille.Cela ne veut pas dire que la proximitén’est pas importante et que les réunionsen face à face ne sont pas utiles. Cela veuttout simplement dire que ces modes defonctionnement traditionnels deviennentexceptionnels et ont lieu lorsque le bondéroulement du projet l’exige. Les im-pacts environnementaux des déplace-ments doivent enfin également être prisen compte, ce qui plaide en faveur d’unebonne et judicieuse utilisation des TIC.Les entreprises exemplaires ne vont pastarder à faire état des économies en con-sommation de fuel, essence et émissionde CO² induites par leur mode
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TENDANCES
 d’organisation. C’est déjà le cas dansde nombreuses entreprises nord- améri-caines telles que Boeing ou Bell Canada.Donc, notre salarié 2.0 travaille en modecollaboratif soit là où les besoins du pro- jet l’amènent, soit dans un lieu choisi quipeut être son domicile. Il est un télétra-vailleur de fait avec un degré de mobilitéqui dépendra de la nature du projet surlequel il travaille. Certains métiers com-me ceux de consultants ou de commer-ciaux, sont des métiers avec un degréélevé de mobilité.La panoplie d’outils collaboratifs mis à ladisposition du salarié dépendra essen-tiellement des choix « corporate » et/oudes besoins spécifiques au projet. Lesoutils collaboratifs sont divisé en troisgrandes catégories
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:Les outils collaboratifs spécialisésLes outils collaboratifs génériques– Les outils collaboratifs intégrés. Cesderniers, tels les ERPs
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, ne sont pas réel-lement des outils collaboratifs, mais ilscontiennent certaines fonctionnalitéscollaboratives.Par ailleurs, il est aussi possible de clas-ser les outils collaboratifs en fonction deleur finalité : le groupware qui rassembleles espaces collaboratifs, les espaces decommunication, la gestion de docu-ments ; le workflow, la gestion de conte-nu, la gestion des connaissances (know-ledge management) ; les solutionspeer-to-peer. À ceci s’ajoute un autrechoix fondamental à effectuer en fonc-tion des besoins à l’intérieur d’une équi-pe projet : le choix des outils synchroneset des outils asynchrones.Il apparaît donc évident qu’une solutionunique est rarement bonne pour tous lesprojets et que le salarié 2.0, pour être aumieux de sa performance, a besoind’outils bien adaptés à ses besoins.
Du collaboratifau participatif
Le travail collaboratif n’est pas nouveau.Dès la fin des années 80, la sociétéLotus
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en avait fait son cheval de batailleet avait bâti sa stratégie sur le fait quetravailler en collaboration était une voieinéluctable pour l’efficience des organi-sations et une façon de gérer la réparti-tion géographique du travail. C’est ainsique pendant des années Lotus Notes(puis Quickplace) ont été synonymes detravail collaboratif dans l’esprit de nom-bre de personnes et de directeurs de sys-tème d’information. Les technologies ontévolué et les années 2000 ont vu fleurirquelques autres produits plus simples àmettre en œuvre et plus conviviaux telMayetic. En revanche, la mode du« knowledge management » (gestion desconnaissances), en amalgamant trop sou-vent systèmes de bases de données avecsystèmes collaboratifs, a créé une certaineconfusion dans beaucoup d’esprits.L’arrivée des produits « web-based », deplus en plus souvent appelés simplement
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Voir: Collaborative Working Enviroment – Stateof the Art par Miguel Membrado pour le pojeteSangathan – www.esangathan.eu
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Enterprise Resource Planning
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Cette société a ete absorbée par IBM et s'appelleaujourd'hui IBM-Lotus qui commercialise LotusNotes: http:\\www.ibm.com/fr/fr/
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Page d’aide de la version Betadu Google Documents français.
Le bureau du salarie 2.0
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