qu'on essaie de retrouver. Le langage corpo-rel s’adosse à une rythmique vocale hachée."Moi président de la République..." (répété 16fois) : corps se figeant, regard extérieur à larecherche d'un discours fabriqué, main droiteagissant seule, clignements de paupières "engrappes" affichant un stress de performance.Après l’anaphore, l’homéotéleute à Tulle puisBastille le soir de la victoire : sous Sarkozy,« des blessures, des ruptures, des coupures,des fractures » nous dit-il. Même effet. Lapréparation nuit à Hollande. Lors de sondiscours à la maison de l’Amérique Latine lesoir de sa victoire aux primaires, l’orateurperçait sous l’improvisation.Il a trop singé la gestuelle mitterrandiennependant les meetings. L’introjection existe. Onreproduit de son mentor, non consciemment,les gestes, mimiques, tics verbaux et sonores, jusqu’à la voix elle-même. On a voulu allerplus loin, l’entraîner, la greffe n’a pas pris. Lepot aux roses a été éventé très vite.
Son enjeu : redevenir"François le spontané"
Hollande le vigilant gagnerait à retrouverFrançois le spontané. En étant moins dansl’explication, le cérébral, le logos, lesarguments, d’une certaine façon moins péda-gogue. Aller chercher ce qui le touche, ce quile fait vibrer, ce qui le meut et l’émeut.Retrouver le chemin de la distanciation parl’humour afin de se reconnecter aveclui-même. La gestuelle et les mimiquess’aligneront. Le changement, il doit l’incarnerphysiquement et émotionnellement. Encoreplus maintenant.
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N°15 LETTRE D’INFORMATION DE L’ARGUS DE LA PRESSE
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corps libéré livre des expressions finementdétectables. Ainsi, on aura pu voir quand ilévoque les dangers de la spéculationfinancière sa paupière gauche tomber plusvite que sa paupière droite, preuve que cesujet lui tient à cœur. Les mains se position-nent devant lui, figurant une barrière, commes’il tenait un paquet, à angle droit, doigtsécartés, et renseignent sur sa conception durapport à l’autre, elles marquent l’égalité,avec l’interlocuteur ou sa conceptionégalitaire des sujets abordés.Lors du duel d'entre deux tours, Hollandese sentait dominant. Il est apparu plusspontané que d'ordinaire. Ses deux mainsplus participatives, le corps droit, en avant, leregard plongé dans celui de l’adversaire.La multiplication des langues sortant rapide-ment vers l'avant nous renseigne sur l'espritde Hollande qui tacle ainsi souvent et de façonnon consciente Nicolas Sarkozy. Par tempé-rament, manque d'envie ou peur d’en fairetrop, il ne va pas jusqu'au bout de sesattaques, les lèvres rentrent à plusieursreprises dans la bouche en fin de phrase, c’estla maîtrise qu’il veut garder de son discours.Le candidat normal est sous pression. Cellede celui qui a tout à gagner sans doute plusgrande que celle de celui qui n’a plusforcément grand chose à perdre.
Le point faible :l'excès de contrôle
Chez Hollande, la main droite s’agite souventseule. Elle s’élève souvent, marquant l’auto-rité. C’est le manque de participation de lamain gauche qui est pénalisant, la main de laspontanéité. La droite est celle de la logiqueargumentative, du contrôle du discours : éla-boration d'une pensée qui se fait en parlant,signe d'une concentration extrême, les mots
Démangeaisons irrépressibles, réactionssubreptices sur notre visage et notre corps,mouvements de nos mains dans l’espace,tous ces mouvements pour la plupartincontrôlables, en disent bien plus long quedes paroles.Stephen Bunard, coach en communication etspécialiste du langage corporel (synergo-logue), dresse le portrait gestuel de FrançoisHollande pour Culture RP.
Sarkozy marquait une rupture dans le style présidentiel, son corps surexpressif au diapason du mouvement perpétuel qu'il pré-tendait insuffler au quotidien. François Hollande, davantage dans le contrôle et la tempérance, renoue avec des perceptions plus classiques de la fonction présidentielle.
Le point fort : la stabilitéémotionnelle
Hollande est un « vigilant ». Être dansle contrôle du discours a un bon côté :apparaître posé. En campagne, Hollande sûtrevêtir le masque de la solennité, le sourcilfroncé, parfois consciemment, ce qui pûtsonner faux. Lorsqu’il est lui-même, son
LE PORTRAIT GESTUEL
DE "FRANÇOISHOLLANDE PRÉSIDENT"
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Les médias sociaux représentent une ten-dance de fond
.70% des départements RP-Com’sont responsables du suivi des médias sociauxet 66% de la participation sur ces réseaux.Par rapport à la précédente étude il y a deuxans, ces résultats traduisent une hausserespective de 17 et 13% des chiffres. Toutefois,il faut noter que l’accroissement des respon-sabilités n’implique pas nécessairement debudget additionnel.>
Certains médias sociaux sont plus prisésque d’autres
.Les outils les plus usités sont lesréseaux communautaires de type Facebook(utilisé par 53% des entreprises publiques), demicro-blogging (Twitter est également utiliséà hauteur de 53% par ces entreprises), lesoutils d’optimisation pour les moteurs derecherche (SEO, 52%) et les outils de créationet partage de vidéos. Dans le même temps,l’usage des wikis et du monde virtuel estpassé aux oubliettes.>
Le champ d’action s’étend et prend encompte de nouvelles fonctions
.Au-delà de lacroissance liée aux médias sociaux, le secteurde la communication est stimulé par la haussede la communication interne (47% desrépondants endossaient cette responsabilité ily a deux ans, ils sont 58% dans la dernièrevague de l’étude).>
Les RP du « marketing - produit » sont endéclin.
Alors que 51% des répondantsdéclarent toujours assumer ce rôle (contre 61%en 2009), les RP liées au marketing – produitsont en très net recul, probablement en raisondu rôle joué par les médias sociaux pourassurer la promotion des produits.>
Les relations avec les agences d’évaluationsont en déclin
.Sur les 10 dernières années, lerecours à au moins une agence d’évaluation desrésultats a régulièrement diminué. En 2002,plus de la moitié des entreprises publiquesdéclaraient avoir une relation avec une agenced’évaluation. Ce chiffre a considérablement etinlassablement diminué pour arriver à 15% deces entreprises aujourd’hui. Dans le mêmetemps, le nombre d’entreprises (ndlr : privées)qui font appel à des agences sur du longterme ou pour suivre du suivi de projet est luien augmentation. Il faut très certainement y voirun besoin accru dans des prestationsspécialisées et/ou dans des services plusadaptés à leur attachement régional.
STEPHEN BUNARD
Le contacter sur son blog :www.synergologue.frou Twitter : @synergologue