Remarque :
Ce premier type de mesure ne semble donc pas être à la hauteur des enjeux . Il fautdonc prendre des mesures plus drastiques :
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une politique de réglementation de la pollution qui détermine le niveau tolérable depollution et sanctionne très sévèrement les entreprises qui ont dépassé le seuil légal ,paraît plus efficace .Mais dans un contexte de crise économique et de fort taux de chômage, dans une économie en voie de mondialisation , on peut s’interroger sur la capacité desEtats à mettre en oeuvre cette politique . En effet , les entreprises les plus polluantesrisquent de menacer les Etats de fermer leurs usines et de délocaliser leur production versdes pays ayant des normes de pollution plus tolérantes . Or , la pollution ne connaît pas defrontières ( cf le trou dans la couche d’ozone ) ; nous avons ici un exemple où l’intérêtpersonnel de certains s’opère au détriment de l’ensemble de la collectivité .
B - LA REGULATION PAR LES PRIX ET PAR LE MARCHE N’EST PASTOUJOURS OPTIMALE
Constat :
Contrairement aux affirmations d’A.Smith et plus généralement des libéraux qui considèrent que larégulation par le marché s’avère capable d’assurer une situation optimale , on peut observer une pluralité desituations dans lesquelles la régulation par le marché s’avère sous-optimale .
1 - le marché est myopeExplications :
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Comme l’indique P.Masse , dans un environnement de court terme où les prévisions se font avec undegré d’incertitude très réduit , la régulation par le marché s’avère optimale tant que l’on reste dans leshypothèses du modèle de cpp .
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Mais : « lorsqu’il s’agit d’investissements à longue portée ( ... ) , aucun signal automatique ne vientguider la décision du maître d’œuvre ». La régulation par les prix s’avérant incapable de discerner les prix futurs , le marché est myope , ce qui risque d’engendrer des effets très négatifs .
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Ainsi , dans une phase de boom économique , l’offre est supérieure à la demande , les prix augmentent ,les entrepreneurs peuvent décider à partir des signaux émis par le marché d’accroître leur activité etd’investir ; mais ils risquent alors de contribuer à terme à une surproduction de bien , à un effondrementdes prix , les investissements n’étant pas réversibles .
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Inversement , dans les périodes de crise , les perspectives sont pessimistes , ce qui risque de dissuader les entrepreneurs d’investir et donc de perpétuer la crise . La régulation par le marché a donc uncaractère procyclique ;
Solutions :
L’Etat doit alors intervenir afin de compenser les effets néfastes générés par le marché :
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il doit par le biais d’un plan indicatif proposer des prévisions de moyens au long terme réduisantl’incertitude des agents ,
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il doit adopter une politique contracyclique en investissant dans les périodes de dépression afin derelancer la machine et inversement .
2 - le dilemme du prisonnier et les effets pervers de la rationalité individuelle
Définition :
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