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Légion a Beyrouth,RAIDS N°31,1988

Légion a Beyrouth,RAIDS N°31,1988

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05/13/2014

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text

original

 
LES
LEGIONNAIRES
DE
LA
PAIX
Les
premiers
éléments
du
2
e
REP
se
mettent
en
place
le
22
août
19S2.
dans
Beyrouth
ravagé
par les
combats.
Epave
de
T-34
desforces
progressistes
écrasé
par les
bombardements
israéliens.
Considéré comme
le fer de
lance
des
unitésd'interventions
extérieures,
les
unités
de la
Légion
étrangère
ont eu
aussipour
mission
d'assurer
la
paix dans
le
monde.
Pourpreuve,
l'action exemplaire
des
légionnaires
au
sein
de
la
Force
d'interposition
en
1982
au
Liban.
Voici
le
récit
d'une
part
des
légionnaires
du 2
e
REP
dans
le
cadre
de
l'Opération Epaulard,
et
d'autre
part,
celui
des
bérets verts
de la
31
e
Brigade
au
sein
de
l'Opération Diodon III.
PHOTOS
:
LEGION ETRANGERE
18
août 1982
-
Salle
des
transmis-
sions
du
camp
Raffalli
: un
urgent
classi-
fié
pour
Regpara-Calvi,
Ce
genre
de
mes-
sage,
on le
connaît dans
la
-
Maison
» :
Loyada. le
Tchad. Kolwezi.
en
général
il y
a du
baroud
à la
clé.
Le
colonel Janvier
qui a
récemment
succédé
au
colonelGuignon
met le Régiment en
configura-
tion
opérationnelle.
Le lendemain, le
2
e
REP est
rassemblé
sur
l'aéroport
de
Bastia-Poretta.
Lorsque
le
ministre
Charles
Hernu,
accompagné
du
général
Lacaze.
chef d'état-major
des
armées.
(
1 ),
s'approche. Janvier connaît
sa
desti-
nation,
mais
pas
encore
sa
mission.
Le
général Granger,
patron
du
GAP.,
qui
commandera
l'opération
lui en
donne
les
éléments
.-
Le
détachement
légionnaire
111
Ainsi
que le
général
Schmrtt
commandant
a
11
f
DP
et
le
général
Lardry.
-patron'
duG.LE.
constituera
l'avant-garde d'une
force
multinationale d'interposition (Etats-
Unis.
Italie
et
France)
dont
la
mise
en
œuvre
a été
décidée après
les
accords
intervenus
sur
l'établissement d'un
ces-
sez-le
feu à
Beyrouth-ouest
et sur les
modalités
d'évacuation
des
forces pales-
tiniennes
de ce
quartier
de la
ville.
»
Autrement
dit,
il
faut
«
s'entremettre
»
sans
esprit
de
riposte.
Partie
de
bras
de fer
Après
une
courte
escale
à
Larnaca,
àChypre,
les
légionnaires
embarquent
sur
la
Dives,
tandis
que la
Ranceest
aména-
en
P.C. Après
une
nuit
difficile,
le 21
 
août
à 6H30 la 1
ere
Compagnie débarque
en
tête
du
détachement,
mitraillée...
par
les
flashes
d'une centaine
dejournalistes
auxquels répond
le
mutisme
absolu
des
légionnaires
qui ont été
spécialement
«
brieffés
» à cet
effet.
Une
partie
de
brasdefer s'engage
avec
les Israéliens qui
font
des
difficultés
pour abandonnerleurs positions. Pendant
que
l'ambassa-deur de France, M. Paul Marc-Henry, par-
lemente
avec
un
officier
supérieur,
contournant
le bassin
n°1,
ses épaves, sa
muraille
de
conteneurs souvent éven-
S'entremettre
sans
esprit
de
riposte
!
très,
les
sections
prennent
possession
du
port.
Vers l'ouest,
le
contact
est
établi
avec
les
Syriens.
La
relève
sur les
posi-
tions
s'effectue sans
heurt,
de la façon aplus classique.
Un peu
plus
tard,
même
scénario
avec
les
forces
de
l'O.LP
devant
une
ancienne banque qui constituera le
«
Check-Point Vert
».
Aussitôt
à
terre,
la
C.C.S.
(2)
prend
le
contrôle
du
port
de
commerce qu'elle
cédera
six ours plus
tard, parfaitement
aménagé,
aux
Marines. Après
un
détour
par
l'ambassade
de
France
bien endom-magée
par les
projectiles,
elle
s'installe
sur
l'hippodrome. Outre l'organisation
(2)
Compagnie
de
commandement
et de
soutien.
du
terrain
et les
tâches
qui lui sont
pro-pres, la Compagnie assure le désobu-
sage
duchampdecourse, enlevant plu-sieurs centaines d'engins
de
toutes
sor-
tes et les
roquettes
de
Katiouchas.
En
ville, l'ambassadeur
profite
de laprésence du 2
e
R.E.P.
pour reprendre
possession
de laRésidencedes
Pins.
A
«
Check-Point
Vert
», es
légionnaires
qui
ont
fouillé
le
secteur
ont
fait
des
décou-
vertes ahurissantes
:
munitions
aban-
données
un peu
partout,
mines
anti-
chars
de
divers modèles protégeant
les
Ci-dessus.
Légionnaires
de la
31'
Brigade en
position lors
de
l'opération
Diction
III.
O-contre.
Dernières
directives pour ces c ~
REP
avant
la
mise
en
place
des
 
Beyrouth.
accès,
pièges
etexpéosifs
amorcés
élec-
troniquement. destinés
à
détruire
mté-
es
e_:
es
Le
25
août
la
phase
2
dEpauiard
dé-
bute
: e
détachementfrançais
s'installe
sur
la
ligne
de
démarcation
entre
Tsahal
 
et
l'O.LP.
Ignorant
les
provocations
des
Feddayins
et des
Morabitouns
(parti
li-
banais
de
gauche).
Vert
(1
ere
Cie)
pro-
gresse vers
le
secteur qu'elle
doit tenir :
la
place Beyhum,
ex-quartier
résiden-
tiel
!
La
place,
entièrementceinturée
par
des
glacis
de
terre
plus
hauts
que des
camions,
est
déserte
et les
façades
eventrees
desmmeubles
restent
muet-
tes.
Pourtant,
ils
sont là...
Le
système
défensif
est
tenu
par 400
combattants.
Chaque
bâtisse,
même écroulée
est un
véritablebunker.
Les
positions
fortifiées
à
l'origine
par des
murs
de
sacs
de sa-
bles, puis bétonnées
et
étayées
occu-
pent
le rez de
chaussée
et le
premierétage,le
second,
renforcé
lui
aussi,
sert
dezone-vie.
MOURIR
A BEYROUTH
La
recherche
de la paix au
Liban
n'est
pas
une
sinécure.
L'Armée
françase,
lors
de
sa
mission
au
sein
de la
Force
Multina-tionale
de
Sécurité
de
Beyrouth
a
payé
un
lourd
tribut
à
cette
cause.
S'interposantentre
les
factions, protégeant
l'évacua-
tion des Palestiniens, évitant l'affronte-ment
avec
les
armées étrangères
d'occu-
pation, cette mission demandait
des
troupes
d'élite,
faisant
preuve
de
sang
froid et d'une grande discipline de feu,forçant
le
respect
par
leur
caractère i-
branlable
dans
l'adversité.
Ce fut le casdes
légionnaires-parachutistes
du 2
e
REP
en
1982,
des
hommes
de la
31
e
Brigade
dont
la fin de
séjour
tut
endeuillée
par es
incidents
graves
survenus
dans
a
capitale
libanaise les 25, 30 et 31
août
et le 7
septembre
1983.
Mas aussi des sapeurs du 17
e
RGP
dont
la
lutte
obscure
contre
la
folie des-tructrice
des
hommes
occasionna
la
mort
de
plusieurs d'entre
eux,
sans
préjugerde
l'attentat
aussi
ignoble qu'imbécile
qui a
tué 58 denos
eunes
parasdes
1
er
et 9
e
RCP
tout
juste arrivés
à
Beyrouth, aux-
quels
il
convient
d'ajouter
les Marines quiont
succombé dans
le
même
type d'at-
tentat
C'est
à
eux
tous,
et à ces
blessés
sou-
vent
handicapés
à vie que le
général
Schmitt
alors
maor général
de l'Armée
de
Terre,
présentait l'hommage
de la na-
tion
le
28
octobre
1983 au cours
d'une
cérémonie
très émouvante
sir
la
place
d'armes du
Quartier
Vténot
mason
mère
de la
Légon.
Je
ferai
en
votre
nom une
promesse
aux
officiers,
sous-officiers et
aux
parachutistes
morrs
po-
r
a
-
r
an:e
àBeyrouth, comme
à
ceux,
paras,
légion-naires.
Marsouins
morts
avant
eux
.
l'Ar-mée de
Terre
ne
vous
oubliera pas et seradignedevotre
sacrifice.
De
leurs emplacements, certains pour
mitrailleuses
lourdes, d'autres
pourgroupes de combat, les Palestiniens in-
terdisent
la
place
en
battant
de
leursfeux
de flanquement les
bouchons
de
mines
et
autres
obstacles
en
avant
des
glacis. Beaucoup plus
haut
dans
les
étages, des observatoires
indécelables
permettent
l'évaluation lointaine et lecontrôle
par les
snipers
des açades hos-
tiles
et des
axes
routiers.
Toutes
ces
positions sont
reliées
entre-elles par des
couloirs
fortifiés
et
comportent
des
ïti-
12
néraires de
repli,
des
souricières,
ro-
Le
premier
travail des légionnaires va consisterà «
ramasser
»
toutes
tes
munitionsabandonnées par les
adversaires.
quettes
commandées
à
distance,
mines-
Toutes
les
astuces
du
combat
en
zoneurbaine
ont été
utilisées
pour
une dé-
fense capable
de
résister
à des assail-
lants
équipés
de
chars
lourds et
soute-nus
par l'aviation et
l'artillerie.
L'armement dans
la
valise
Pendant
ce
temps,
la 3
e
Compagie
a
atteint
le
carrefour
deChatilaà
proximi-
té des
camps
palestiniens. Mission
:
con-
trôler
le
carrefour, renseigner
sur
toutes
les
activités
militaires,
empêcher
les in-
filtrations
dans
la
forêt
des Pins et in-terdirelacirculation civile.En unmot,rendre
la
zone
étanche. Après
une ra-pide
reconnaissance
dans
un
décor
de
champ
de
bataille,
les
légionnaires dres-sentunbarrageetaménagentdesposi-tions
de
combat
Puis
ils lancent des pa-
trouilles
comprenant
des
hommes par-lant arabe. Alentour,
une
mosaïque
de
factions s'observanten
oute
haine,
mais
la
route
est
encore minée.
Un
sale
boulot
en
perspective.
Tous
les
jours,
les
élé-ments syriens
quittant
le
pays
défilent
devantlespositonsduREP,
bientôt,
ce
sera
le
tour
des Palestiniens.
Le
30 août 1982.
l'O.LP.
en
tant
queforce
combattante
cesse
d'exister
à
Bey-
routh.
L'évacuation
des
Feddayins touche
à
sa fin.
C'est
au
tour
de
Yasser
Arafat
de
quitter
le
camp
retranché.
Tandis
que
la Compagnie Fraye couvre le parcours,lecommandant Delorme
et une
équipe
de
C.R.A.P.
commandée par l'adjudant-
chef
Loup
vont
en
zone
israélienne
cher-cher
l'interminable
colonne
des
vaincus.
Les
légionnaires sont
tendus
; les
tirs
d'armes
automatiques
vont
en
s'ampli-
fiant
Les
premiers
qui
approchent sont
des
civils, pourla
plupart
armés,
accom-
pagnés
de
femmes
et de
gosses.
Au fur
et àmesureque lafoule
grandit,
le va-carme
des
centaines
de
P.
M. s'accroît,
ponctuéde
tirs
de
RPG
7, degrenades,
de
mortiers
de
60,
de 106 SR, et mêmed'une pièce
antiaérienne
de
23/2.
Enfin,
les
camions apparaissent, bondés
de Pa-
lestiniens vêtus
de
treillis
neufs
et
coif-
s
du
raditionnel
keffieh. Ils
emportent
avec
eux unevaliseet
leur
armementindividuel
:
Kalashnikov
et
RPG
7
pour
la
majorité,
mais aussi quelques G.3, M.
16ou
Dragunov et plus rares, des Scorpion
ou des
Ingram
neufs
F
Survient alors Yasser
Arafat
dans une
limousine
américaine
aux
vitres teintées
précédée
des
C.R.A.P.
et du 4 x 4 de
ses
«
gorilles
».
Lorsque
le
leader
palestinier
apparaît, une chappe de silence
s'abat
sur le
check-point
oriental.
Une
centaine
de ses soldats lui rend les honneurs.
Très
vite,
le
strict
ordonnancement
de a
prised'armes
fait
place à une
hystérie
collec-
tive
qui ne
cessera
qu'avec le
départ
de
YAtlantis,
le
bateau
grec
qui
emmèneArafat vers un exil doré.

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