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MC720 Reportage Etats Unis

MC720 Reportage Etats Unis

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Published by: LaVerne Burns Parnell on Jul 30, 2012
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07/30/2012

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2
 
pg
États-Unis
sur la routede la lIBertÉ
Un jour, elles ont largué les amarres, quitté leur job en or,acheté un camping-car et sont parties à l’aventure. Ces nouvellesvagabondes, qui renouent avec le mythe américain de la route,découvrent l’ivresse de l’indépendance et le sentiment de s’êtreenfin trouvées.
Par
 
Chere Cro
.
Photos
 
nck Gmo
.
Qud bourlguer crée dele: Kr spuldg(à g.), crérce de bjoux, fpre du réeu slver ser,de flle folle de crve arrem qu pre cmpereemble. au cour d’upérple, elle e deveue mevec l phoogrphe aloturer (à d.).
32
 
54
 LaVerne a retapé toute seule  sa caravane de 1954. Elle la pilote comme une vraie cow-girl.
pg
«L groe Mrge», l crved’ame e Jole ske, e rédeceprologée à Roud top (tex).Le œur o dû e poer là pourdévelopper leur erepre ée ecour de roue. ame (à g.) e Jole (à d.) vec leurpère, Phl. Grâce à leur voyge,elle o deveue de cheue,yle e décorrce de le.LVere Prell f prede ser o he Fly,ue oco de femme quorge de pérple ecrve. Leur deve: «O emrre plu que ’mpore qu.»
 
6 7
« Tous les prospectus qui encombrentvotre boîte à lettres… C’était ça mon
job : conseiller à mes clients ce mode de
communication et en gérer la réalisa-tion. Toutes les nuits, j’étais scotchée àmon Blackberry, pour vérifier que ces
pubs seraient distribuées le jour dit. Un
jour, je n’ai plus supporté, j’ai démis-sionné. » Alison Turner a 41 ans. Elle
nous a donné rendez-vous dans un cam-
ping de Big Sur, en Californie, point
de ralliement de la beat generation dansles années 60. Confortablement instal-lée dans un hamac, un bonnet sur la tête
et une tasse de café à la main, elle nousmontre fièrement sa nouvelle acquisi-tion : un camping-car. « Quel luxe,après deux années sous la tente ! »Alison raconte, aussi à l’aise dans lebrouillard matinal qu’elle devait l’êtreen tailleur noir et talons aiguilles dans
une salle de réunion : « Je bossais douze
heures par jour, j’avais acheté une mai-son, j’engrangeais chaque année un sa-laire à six chiffres. Pourtant j’étais pau-arrêté de boire il y a trois ans, l’une des
meilleures décisions de ma vie. J’ai ven-du ma collection de vins et ma cave réfri-
gérée pour acheter un appareil photo
professionnel. » Alison vit encore sur les
économies qu’elle a réalisées pendantsept ans avant de partir à l’aventure.
un xpéinc viginpfi péi
A une quinzaine de kilomètres, Sharon
Pienak, directrice artistique d’un maga-
zine culinaire, a parqué sa caravane Air-
stream dans le camping d’un parc naturel
d’Etat. Il y a cinq ans, elle a largué lesamarres. « Tous les matins, devant monordinateur, je me demandais pourquoije donnais toute mon énergie et macréativité à un employeur. Je me suismise à mon compte et j’ai réalisé mon
rêve : prendre la route. Avec mon modem
je peux bosser n’importe où, même au
fond des bois. « Il y a six semaines j’étais
en Floride. Je voulais venir à Big Sur.C’est un peu New Age de dire ça, mais
il y a une énergie magique ici. On est au
milieu des géants de l’univers : l’océan,les baleines, les sycomores. » Cela fait
deux mois que Sharon assure l’accueil au
camping, vingt à trente heures par se-maine, en échange d’un emplacement
pour sa caravane. Bientôt elle va bouger,direction Napa Valley, toujours en Cali-
fornie. Ensuite, peut-être, le Montana.Partir à la quête de soi, en solo sur laroute, est une expérience vertigineuseet, vu d’ici, dangereuse. « La nuit je
ferme tout, dit Sharon. J’ai eu quelquesémotions : une nuit, j’étais garée sur un
parking, quelqu’un a essayé d’entrerdans la caravane. Heureusement, j’aimon chien. Une autre fois, un type qui
avait décidé qu’il était amoureux de moim’a apporté des fleurs. Comme je ne l’aipas laissé entrer, il a tourné autour de la
caravane en faisant rugir son moteur, jen’en menais pas large. »
Alison, elle, accroche deux vélos à sa voi-
ture, pour tromper l’ennemi. Et quand
elle dormait sous la tente, elle avait deuxsprays : un pour les humains, un pour lesours. La sécurité toute neuve de son cam-
ping-car devrait lui changer la vie.
d nmgnié n é
Contrairement à Alison, qui a choisi deposséder le moins de choses possible,Sharon accorde une grande importanceà l’esthétique et au confort. Son campe-ment est digne d’un magazine de déco.« Quand je m’installe pour un mois, je
mets des tapis, des guirlandes, des fleurs.
Ce n’est pas parce que je suis nomade
que je dois être une campeuse grunge »,
sourit cette fan de littérature.
Pour Shelah Johnson, fondatrice du ma-gazine féminin en ligne Trailerchix.com(« Filles en caravanes », 50 000 lectrices),
les femmes qui prennent la route sontun phénomène récent : « Avant, cette
culture alternative était le fait des hom-
mes. Je ne sais pas si c’est dû à la réces-sion, mais beaucoup quittent leur job
pour vivre à plein-temps sur la route. Et
je le constate dans les commentaires
postés sur le site, de plus en plus de fem-
mes, entre 25 et 50 ans, aspirent à uneexistence qui renoue avec l’art de vivredes années 60 et 70. Elles sont guidéespar une volonté d’autonomie et de li-berté. » Elle-même a quitté un poste
« Avant, cette culture était le fait des hommes. Aujourd’hui, de  plus en plus de femmes renouent avec cet art de vivre. » 
shelh Joho,
 
fondatrice du magazine en ligne « Filles en caravanes »
 
L crve glmour deRob, yle e décorrceu tex, e u pe bjou.
pg
mée : je ne savais pas qui j’étais. J’avais
37 ans. ça n’a pas été une décision facile
à prendre, mais je voulais tenter cetteexpérience avant mes 40 ans. Quand jesuis montée dans ma voiture, j’ai res-
senti un sentiment de liberté totale, unejoie indescriptible. J’avais réussi ! Passer
ma vie en laisse, c’était terminé. »Alison va parcourir les Etats-Unis pen-dant huit mois, tractant sa caravane
Teardrop, minuscule habitacle d’1 m de
haut où on ne tient qu’assis. Les deux
années suivantes, elle la troquera contre
une tente : « C’est plus léger, plus ano-nyme. » Aujourd’hui, la routarde faitdes photos des gens qu’elle rencontre,les poste sur son blog
(1)
, et en publiecertaines dans le magazine « Airstream
Life ». L’une de ses images a été exposée
au « Mois de la photo », à Los Angeles,en 2011. « Après avoir tant douté, jepense que j’ai trouvé ma voie. J’ai aussi
toue ce «vgbode»o u che. Celude shro, Hrley, e uproeceur de lle.shro Pek, drecrce rqued’u mgze culre, f l roue depucq . E rvlle d’où elle veu!

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