ses concepteurs, elle est pratiquée dans les entreprises privées et les administrations publiques, toutparticulièrement en Allemagne, en France et en Suisse. (Cf.bibliographie[2] et [8].)OSSAD est à la fois une démarche et un ensemble d'outils de modélisation pour soutenir cette démarche.Ces deux dimensions sont étroitement liées. Pour des raisons pédagogiques, il est souhaitable decommencer par les outils de modélisation proposés par OSSAD (car ils permettent aussi de modéliser ladémarche). Bien que ce qui suit ne soit qu'une brève présentation d'OSSAD, elle est suffisante pourpénétrer le cas exposé plus loin, car OSSAD reste une approche d'un abord relativement simple.
Des outils de modélisation
OSSAD préconise une double modélisation :
abstraite
(qui s'attache au "quoi" et au "pourquoi" dubureau) et
descriptive
(qui s'attache au "comment" sont réalisés les missions du bureau et au "qui" ycollabore).Les modèles abstraits permettent de représenter les objectifs du bureau étudié à partir des deux conceptsde
fonction
(symbolisé par un rectangle) et de
paquet
d'information (symbolisé par une ellipse). Parzoom successif sur les fonctions on aboutit à des
activités
(au même sens que Leavitt) qui sont pardéfinition des fonctions qui ne sont plus décomposées. On cadre ainsi le problème à résoudre de façonsystémique.Les modèles descriptifs permettent de représenter les moyens matériels mis en oeuvre pour atteindre lesobjectifs modélisés au niveau abstrait et les responsabilités des personnes intervenant dans ce bureau(moyens humains). Ils utilisent les concepts de
rôle
et d'
unité
(tous deux symbolisés par un cercle),d'
opération
(un carré), d'
outil
(un triangle) et de
ressource
en information (un "casier"). Ces conceptsdescriptifs permettent de modéliser les structures, les technologies et les hommes à l'oeuvre dans toutbureau.L'ordre dans lequel peuvent être faits les deux types de modèles n'est pas prescrit. Il dépend desinterlocuteurs et du problème. Une matrice activités - rôles fait le lien entre les modèles abstraits etdescriptifs. Elle permet d'identifier les
tâches
(intersection entre un rôle et une activité) du bureau étudié.Ces concepts, symbolisés par des formes géométriques élémentaires faciles à dessiner, constituent unvéritable langage graphique que les acteurs du bureau modélisé apprennent rapidement. Ils peuvent ainsireprésenter leur organisation actuelle et, à partir de là , imaginer des variantes pour leur organisationfuture, en utilisant éventuellement des technologies de l'information. Ces variantes sont représentées à l'aide de modèles descriptifs. L'un d'entre eux est ensuite choisi pour être expérimenté et mis en oeuvre.C'est l'enchaînement classique de l'analyse à la conception
(Analysis & Design)
que l'on retrouve dans lesdeux dernières lettres du sigle OSSAD. Toutefois OSSAD combine dialectiquement ces deux fonctionsdans le cadre d'une démarche originale.
Une démarche pour l'ingénierie du bureau
L'ingénierie du bureau selon OSSAD s'inspire de six principes :-
Participation
. Un projet ossadien ne doit pas se contenter de consulter les utilisateurs, il doit lesassocier continuellement à la démarche. Cette association s'appuie sur la clarté des concepts utilisés etleur apprentissage rapide par les participants. Elle est garante de leur motivation et de leur implication.
méthode européenne de management de projet OSSADhttp://www.unil.ch/idheap/ossad/opqr.htm (3 of 8) [12-07-2001 6:20:41]
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