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20120806-EU-Oeuvres Orphelines-Analyse du texte consolidé de juin 2012

20120806-EU-Oeuvres Orphelines-Analyse du texte consolidé de juin 2012

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Published by Axel Beelen
Il s'agit d'une courte analyse du dernier texte disponible de la proposition de directive européenne relatif aux oeuvres orphelines.
Il s'agit d'une courte analyse du dernier texte disponible de la proposition de directive européenne relatif aux oeuvres orphelines.

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08/06/2012

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Update : 06/08/2012 Axel Beelen1
Oeuvres orphelines – Analyse rapide du dernier texte consolidé disponible
Introduction
 J’aimerais ici revenir brièvement sur la dernière version consolidée de la
proposition de directiverelative aux oeuvres orphelines
. Il s’agit de la version envoyée par l’IFRRO début juin 2012. Je vais iciprésenter le texte de la directive et l’analyserai de manière plus approfondie un prochain jour (car il ya beaucoup à en dire évidemment).J’ai déposé le texte ici: http://www.scribd.com/doc/96807256/20120605-EU-Proposal-for-a-Directive-on-certain-permitted-uses-of-orphan-works-Consolidated-text-ENGLa proposition comporte maintenant 25 considérants et 12 articles.
But et champ d’application de la directive
 La directive permettra à certaines institutions publiques d’utiliser (numériser et mise en ligne) desoeuvres même si elles n’ont pas pu obtenir l’autorisation des ayants droit des oeuvres en question.Les
institutions concernées
sont:1. les bibliothèques accessibles au public;2. les établissements d’enseignement;3. les musées;4. les institutions dépositaires d’archives;5. les institutions dépositaires de patrimoines audiovisuelles ou sonores;6. les radiodiffuseurs publics (RTBF, France Télévisions).= les institutions.Pour pouvoir bénéficier de cette directive, l’institution doit être établie dans l’un des EM de l’UE.
De quelles oeuvres parlons-nous? 
 Les institutions ne pourront numériser et mettre en ligne que certaines de leurs
oeuvres
. Il s’agit:1. des livres, des journaux, des revues, des magazines ou de tous les écrits contenus dans lescollections des institutions concernées;2. les oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles ainsi que tous les phonogrammes contenusdans les collections de ces institutions;3. les oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles ainsi que les phonogrammes produits par lesradiodiffuseurs publics et ce AVANT le 31 décembre 2002 à la condition également que ces oeuvres(1) appartiennent aux archives de ce ces radiodiffuseurs publics et (2) qu’elles aient été publiées pour
 
Update : 06/08/2012 Axel Beelen2la première fois dans un EM ou, lorsque l’oeuvre n’a pas été publiée, lorsqu’elle a été pour lapremière fois radiodiffusée dans un EM;4. des oeuvres et des phonogrammes qui bien qu’ils n’ont jamais été publiés ou radiodiffusés ont étérendus accessibles publiquement par les institutions publiques et ce avec le consentement desayants droit étant entendu qu’il serait alors raisonnablement justifié de conclure que les ayants droitde ces oeuvres ou phonogrammes ne se seraient pas opposés aux usages permis par cette directive(numérisation et mise en ligne par ces institutions publiques et ce dans un but non commercial).J’avoue ne pas comprendre ce dernier passage… La directive devrait permettre à ces institutionspubliques d’utiliser des oeuvres qui n’ont jamais été publiées ou radiodiffusées, sans leconsentement des ayants droit et ce juste en supposant (“assume” dit-on en anglais) que l’ayantdroit ne se serait pas opposé à ces usages. Dans ce cas-ci, les institutions doivent-elles encoreeffectuer les recherches préalables diligentes? N’y a-t-il pas là une discrimination créée par ce texteen ce que lorsqu’il s’agit d’une oeuvre/phonogramme non publié ou non radiodiffusé, les institutionspeuvent s’en servir plus facilement? Je suis dubitatif devant ce texte peu clair…;5. des oeuvres qui sont contenues (“embedded”), incorporées dans une des oeuvres précitées ou quiconstituent “an integral part of the works or phonograms” (pas clair cela).Les institutions ne pourront utiliser que certaines catégories de leurs oeuvres et encore, il faut aussique ces oeuvres aient été qualifiées après une recherche diligente d’
oeuvres orphelines
.Une oeuvre/phonogramme sera qualifié d’oeuvre orpheline (ou d’oeuvre orphelin dans le cas d’unphonogramme) lorsque après une recherche diligente
tous
les ayants droit de l’oeuvre ou duphonogramme n’ont pu être identifiés ou même si ils ont été identifiés, localisés.Bien sûr, les oeuvres ont souvent
plusieurs ayants droit
. Dans le cas où tous les ayants droit n’ontpas pu être identifiés et dans le cas où ils ont été identifiés n’ont pas pu être tous localisés, l’oeuvrepourra quand même être utilisée par les institutions concernées pour les buts visés par cettedirective à la condition que les ayants droit qui ont été identifiés et localisés ont donné leur accord,pour les droits qu’ils détiennent (et uniquement pour ceux-là) dans l’oeuvre en question.La proposition de directive précise qu’elle est sans préjudice des dispositions nationales relatives aux
oeuvres anonymes ou pseudonymes
. Il s’agit de dire ici clairement qu’il ne faut pas confondreoeuvres orphelines et oeuvres anonymes ou pseudonymes.
Les recherches diligentes
 Pour pouvoir être qualifiés d’oeuvres orphelin(e)s, les institutions devront d’abord tenter deretrouver un maximum d’ayants droit de l’oeuvre visée par leur projet de numérisation. Elles devronteffectuer des
recherches diligentes
à leur sujet et ce de bonne foi dit la directive. Elles devrontconsulter les ressources appropriées et qui concernent les catégories d’oeuvres visées.Les
ressources dites appropriées
devront être déterminées par chaque EM et ce après avoir consultéles ayants droit et les utilisateurs. Ces ressources devront au moins comprendre celles reprises àl’Annexe de la directive.
 
Update : 06/08/2012 Axel Beelen3Les institutions ne seront pas obligées d’effectuer toutes les recherches possibles et imaginables.Non, la directive précise à ce sujet que:1. la recherche diligente devra être effectuée dans l’EM de la première publication (dans le cas d’unécrit) ou dans l’EM de première radiodiffusion si l’oeuvre n’a pas été publiée ;2. si il s’agit d’une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle, la recherche devra être effectuéedans l’EM où le producteur de l’oeuvre a ses quartiers généraux ou sa résidence habituelle;3. si il s’agit d’une oeuvre non publiée ou jamais radiodiffusée, la recherche diligente devra êtreeffectuée dans l’EM de l’organisation qui a rendu accessible publiquement l’oeuvre ou lephonogramme et ce avec le consentement de l’ayant droit (comprends pas…);4. si il semble évident qu’il existe d’autres sources disponibles dans d’autres pays, les institutionsauront le devoir de les consulter aussi.Ces recherches devront bien sûr être réalisées
avant
tout usage de l’oeuvre ou du phonogramme.Les EM doivent s’assurer que les institutions maintiennent des preuves des recherches diligentesqu’elles ont effectuées. Les institutions devront être capables de fournir
certaines informations auxautorités nationales compétentes
:1. les résultats de leurs recherches ayants menées à la conclusion que l’oeuvre ou le phonogrammeétait à considérer comme une oeuvre orpheline;2. l’utilisation qu’elles font de ces oeuvres qu’elles ont considéré comme orphelines (ces usagesdoivent être ceux permis par la directive);3. tout changement dans le statut d’une oeuvre orpheline (= les institutions devront prévenir leursautorités nationales compétentes à chaque fois qu’un ayant droit réapparaît pour mettre fin au stautd’orpheline de l’oeuvre);4. les institutions devront donner leurs données de contact.Ce seront aux EM à faire le nécessaire pour que ces informations soient rassemblées dans
une seulebanque de données
accessible publiquement en ligne, banque de données qui devra être gérée parl’
OHIM
d’Alicante.
La reconnaissance mutuelle pour permettre la circulation intra-communautaire
 L’un des articles les plus fondamentales de la proposition de directive est son
article 4
. Cet articleprévoit qu’une fois qu’une oeuvre ou un phonogramme a été qualifié d’orpheline dans un EM, cetoeuvre le sera AUTOMATIQUEMENT dans tous les autres EM. L’oeuvre pourra dès lors être utiliséede la manière fixée par la directive dans tous les autres EM. Cette reconnaissance mutuelleautomatique et l’autorisation automatique qui en découle s’appliquent aussi aux droits des ayantsdroit non identifiés et non localisés lorsque l’oeuvre ou le phonogramme a plus d’un ayant droit.Parallèlement à ce point-là est le droit reconnu aux ayants droit des oeuvres ou phonogrammes quiréapparaissent de
mettre fin
à l’utilisation des droits qui leur appartiennent (art. 5 de la propositionde directive).

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