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LES « VINGT-ET-UNE NATIONS » GINEN de Rachel Beauvoir

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Vaudou - Nanchon- Ginen
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Published by: Mirvaldy Beauplan Joseph on Aug 08, 2012
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02/22/2014

 
LES « VINGT-ET-UNE NATIONS » GINEN
Document: Rachel Beauvoir-DominiqueRecherche: Groupe d’Etudes et de Recherches TraditionnellesMars 2003
 
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
· « Nanchon » / « Est »
La « nanchon » Vodoun se définit comme un ensemble rituel dont les attributs sont nettement caractérisés, ainsi que les divinités. Lesrythmes du tambour sont uniques, ainsi que les chants et danses. La « nanchon » peut être simple ou complexe ; c’est-à-dire qu’elle peutregrouper un ou plusieurs « rites », lesquels sont des regroupements de lwa en fonction d’une organisation rituelle voulue et acceptée.Le terme « nanchon », pour les lwa Petwo ou Bizango, est généralement remplacé par celui d’ « escorte ». Cette entendement est logiquequand on comprend la progression du culte ancestral du Rada-Ginen vers la maji émancipatrice des Petwo-Makaya-Bizango. Du tempsdes ancêtres, l’ethnie d’origine primait, tandis qu’à l’heure de la guerre, l’escouade, la colonne, l’escorte écartaient l’aspect généalogique...
·« 21 » Nanchons?
Ce chiffre peut être questionné dans la mesure ou les Vodouisants ne sont pas unanimes quant au contenu de cette référence. Néanmoins,on constatera en même temps, l’unanimité autour du référent lui-même.En réalité, donc, la désignation de “vingt-et-une nations” du Vodoun est permanente et consensuelle, alors même que l’atomisation et lemanque d’uniformisation rituelle de cette religion expliquent les nombreuses variations de son contenu.Il est nécessaire, dès lors, de prêter importance au chiffre “21” en dépit de ses interprétations diverses. Les études avancées de ClaudiaZaslavsky, en particulier, dans le domaine de l’ethnomathématique révèlent nettement la grande pertinence des systèmes de numérotationà travers le continent africain, de la géométrie en art et architecture et des mathématiques fort développées sur tout ce continent. Rappelonsqu’il s’agit ici de reconnaître la valeur de différents
systèmes de connaissance,
que les tous premiers systèmes d’arithmétique étaientpartis d’Afrique et qu’il s’agit là, tant pour l’architecture que pour l’élevage, la cuisine, la couture, etc... d’une donne universelle à retentissementmythologique. "
Il existe différentes ethnomathématiquES (pluriel), chacune répondant à des environnements culturels, naturels, et sociaux différents. L'un de ces environnements - le Bassin Méditerranéen - a donné naissance à un système ethnomathématique spécifique, simplement dénommé mathématique aujourd'hui. A travers le procès de conquête et de colonisation, ces mathématiques se sont imposées à travers le monde entier. Il fut accepté pour son succès dans l'administration des modes de conquête et de gestion de la propriété coloniale, de son travail, sa consommation, ses valeurs. Tout se rencontrait 
.” (Ubiratan D’Ambrosio, “General Remarks on Ethnomathematics”, ZDM 2001,Vol. 33 (3). Le plus ancien artéfact mathématique étant un fibula de babouin à 29 noeuds, datant d’environ 35,000 Av. J.C., découvert entrel’Afrique du Sud et le Swaziland, il n’est guère impossible que l’unité de mesure “21” corresponde à une autre mathématique, aujourd’huidisparue, mais pertinente pour le milieu dans lequel il aurait évolué.Bien entendu, la géométrie sacrée des anciens Egyptiens, numérologues et autres ésotéristes des temps divers consignent l’absolu du “21”en tant que “7” fois “3”, le premier étant le principe d’ordre astrologique des tous premiers temps (sept planètes, sept divinités originelleségyptiennes, sept jours de la semaine du calendrier Justinien...) et le dernier l’union supérieur des deux (“1+ 1 = 3”), la triade sacrée, latrinité.Le sept, de même, constituait chez les Pythagoréens le double du trois, ajouté de la monade sacrée du “1”. Enfin, la valeur absoluedu “21” provient tant de la multiplication du 7 et du 3, que de la combinaison simple de ses deux chiffres (2+1).
·Confluences
Notons, pour terminer et en avertissement, que si les traditions africaines et amérindiennes historiquement dominées ont pu survivre etarriver jusqu’aux générations actuelles, cela ne saurait s’expliquer que par la
multiplicité des sens
de leur entendement pour les diverspeuples les assimilant et les développant. Il s’ensuit que chaque référant détient forcément
une diversité de sens spécifiques
qu’il seraitplus qu’hasardeux de tenter de fixer dans l’absolu. Que ces quelques indications servent, dès lors, de pistes d’exploration et d’eclaircissement...
 
Ensemble de divinités et rituels provenant de la région d’Allada-Danhomey; cependant l’origine serait plus ancienne, remontant à l’établissementdans le plateau d’Abomey, plutôt qu’au plus tardif développement d’Allada qui sera plutôt retrouvé dans le rite Rada.Attributs essentiellement blanc, avec variation selon les lwa.Retrouvé, en grande pureté, au Lakou Souvenance des Gonaïves (Haïti) où les divinités sontregroupés en deux clans, “grenadiers” et “chasseurs”, ainsi qu’à la Casa das Minas, à SaoLuis du Maranhao (Brésil).1.AYIGWÈTO2.AYIDA WÈDO3.BADÈ INOSAN4.BADÈSI KWALAHOUNSI5.BADÈ LENSOUFWE6.BAYAKOU7.DAMBALA WÈDO8.DANWEZO9.ÈZILI FREDA DANWOMEN10.FARO DANTÒ11.KEBYESOU DANLÈ12.MAWOU13.NANNAN BOUKOU14.PAPA LISA15.SAKPATA16.SOBO NAKI17.SOKOTO
Nana Bloukou (au Dahomey)-->Souvenance, Service
On dénombre, parmi les lwa Danhomen, les suivants:A noter la référence fréquente au Roi Agadja (1708-1732), dit Kadja Dosou, d’une cruautélégendaire, chanté, par exemple, ici: “Kadja, Kadja, dantan mwen youn o, Alovi e, tou le jou osan m ape koule, (bis), se pa jodi met nago, y ape nonmen non mwen (bis), dantan mwen youno, san m ape koule”. La migration de Gaou Ginou eut lieu sous son règne.“Aux XVIe et XVIIe siècle, Ouidah et Grand-Popo, les deux ports de la Côte des Esclaves avaientattiré tous les grands marchands de “bois d’ébène”, anglais, portugais, danois et hollandais qui s’yétaient installés, encourageant auprès des royaumes du Sud, des guerres de razzia pourapprovisionner leur commerce d’esclaves. Les royaumes d’Allada et de Savi excellaient dans cetrafic très rentable et en étaient les têtes de pont. Le roi d’Abomey, Agadja, par l’intérêt alléché,décida de se passer de la contribution d’Allada et de Savi et de contrôler lui-même cette activité enayant un débouché sur la mer. Il entra en campagne et conquit Allada, Ouidah et Savi.”
AGADJA (1708-1732) :
(Armoiries - Le Bateau)AGADJA se compare à un bois vert tombé de lui-même qu’il ne faut pas jeter au feu. Surnommé “lepreneur de bateaux” ou “le roi conquérant”, il amené de nombreuses campagnes militaires pouragrandir le royaume. Malgré son échec face auxYorouba de Oyo, il consolide l’armée du Danhomèet utilise régulièrement les amazones (femmesguerrières) au combat. La prise des royaumesd’Allada (1724) et de Savi (1727) donne auDanhomè l’opportunité de commercer directementavec les Européens.
Dan (serpent mordant sa queue,symbôle de continuité)
1. DANHOMEN

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