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03 L'Imperatrice

03 L'Imperatrice

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01/13/2013

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text

original

 
Puisqu'on trouve dans
la
Table d'f:meraude les formules résumant
«
les trois parties de
la
Philosophie du
monde
total»
«(
tres partesPhilosophiae totius mundi»)
et
qu'elles résument,
en
meme
temps
,lesmondes de J'expérience magique, de
la
révélation gnostique
et
de I'expérience mystique, -nous avons
donné
a ce sens le nom de
«
sensphilosophico-hermétique
»,
c'est-a-<lire sens de
la
synthese des troismondes ou plans supérieurs dans
un
quatrieme
monde
ou plan.C'est
le
sens
d'une
synthese
«
hermétique
»,
c'est-a-<lire
opérant
dans
la
verticale
des plans superposés.Car I'Hermétisme est essentiellement
la
philosophie,basée sur
la Magie
,
la
Gnose
et
la
Mystique,qui aspirea
la
synthese de divers plans du Macrocosme et du Microcosme.Quand on résume les faits
d'un
seul plan-par exemple
ceux
de
la
biologie -on emploie
le
«
sens scientifique
»
et
non
le
«
sens philosophico-hennétique
».
Le
sens scientifique -
qui
est généralementconnu
et
reconnu-résume les faits de I'expérience
sur un seul plan,
dans
/'hori
zo
ntale.
L'Hermétisme n est pas une
science
et
ne
le
serajamais.
11
peut
bien
se
servir
des sciences
et
de leurs résultats, mais
il
ne
peut
devenir une science.La philosophie non-hermétiquec
ontemporaine
résume les sciencesparticulieres dans
le
but
d'accomplir
la
foncti
on
de
la
«
science dessciences» -
et
elle a cela
de
commun
avec I'Hermétisme.Mais
en
celameme,elle differe de I'Hermétisme,quiaspire a résumer I'expérience dans
tous
les plans
et
qui varie selon
le
plan
011
cette
expérience a lieu.Voila
pourquoi
nous avons choisi
le
terme
«
philosophico-hermétique
»
pour
désigner
le
quatrieme sens ou
«
sens de la synthese».
11
va
sans dire que
la
caractérisation des
quatre
sens-
dont
la
collaboration est nécessaire
pour
qu une Tradition
vive
et
ne dégénerepas -est esquissée ici d'une maniere tresincomplcte. Mais les
deux
Arcanes suivants : -«I'Impératrice»
et
«
I'Empereur»
sont
denature
a
donner
plus
de
profondeuret
plus
de
contenuconcret
a
ceque
nous
venons
d'exposer
du
«
sens magique
»
et
surtout
du
«
sensphilosophico-hennétique
».
Car le troisieme Arcane
du
T
AROT
«
l'lmpératrice»est l'Arcane de
la
Magie
et
le
quatrieme Arcane«I'Empereur»est celui de
la
PhiJosophie
Hennétique.
74 
III 
L'I
MPÉRATRICE 
 
L'
1 M P E R A
TRI
e
E
Ecce ancilla Domini mihi
fiat
secun-dum verbum tuum.
( 1ler
A
mi
Inconnu,
letroisieme Arcane
«
L'lmpératrice
»
est celui de
la
Magie sacrée.
(Ir,
iI
Y a trois especes de magie:-la magie
Ol!
le
mage est I'instrument de
la
puissance divine
1 1
¡;
'est
la
Magie sacrée;-
la
magie
Ol!
le
mage lui-mcme est
la
source de l'opération"
IIIF\
lque -et c'est la magie personnelle-
la
magie, enfin,
Ol!
le
mage est l'instrument des [orces éléi
ll"
lI
laires ou autres [orces de l'inconscicnt -
et
c'est
la
sorcellerie.
I
'(
'nseignement
du
troisieme Arcane -
vu
la
contexturc
de
la
lame
,1
'1.1
place entre
le
deuxieme
et
le
quatrieme Arcane-
se
rapporte
a
I,
M
II/(
ie
Sacrée
ou
divine.I'llute magie,
y
compris
la
sorcellerie, est la mise
en
pratique de la do
IlIllInl
i
on
du
subtil surl'épais,
-de
a
force sur
la
matiere ; de laconscien
"j
~
lI
r
la force
;et
du
supraconscient
ou
divin
surla
conscience.
e'est
cet
1"
II
.,
t
ll
iere
dominationque
symbolise «1'Impératrice». Sa couronne,
1
11
',
cQ
ptre
et
son bouclier (écu)
sont
les
troisinstrumentsde
l'exercice
.h
l'C
pouvoir.
La
tete
couronnée, c'est le pouvoir
du
divin sur la cons
1I'
ll
ec
;
le bras droit (selon celui
qui
regarde
la
lame) qui
tient
le sceptre
77
 
terminé
par
le globe d
or
surmonté de
la
croix représente le pouvoir de laconscience
sur
la
force;
et
le bras gauche qui
tient
l'écu
supportant
un
aigle, signifie le pouvoirde l'énergie sur la masse
oudu
volatil sur le lourd.
La
couronne c'est
l'autorisation divine
de
la
magie. Seule
la
magie couronnée
d'en haut
n'est pas usurpatrice.
La
couronne est ce
qui
la rendlégitime.
Le
sceptre est le
pouvoir magique.
e'est
grace au sceptre
que
la magie
n'est pas
impuissante.
Le
bouclier (écu) supportant I'aigle, c'est
le
but
du pouvoir magique;
c'est
son blason
et
sa
devise, qui
se
lit:-
«
Délivrance
pour
la
montée
».
Et
la
cathcdre stable sur laquelle
«
I'lmpératrice
»
est assise, sym·bolise
la
place
indiscutable
et
inaliénable qui appartient a
la
magiedan s
la
vie
spirituelle, psychique
et
naturelle, grace a I'autorisationdivine
ou
a
a
couronne,
a
a
réalité de son pouvoir ou au sceptre,
et
a
ee qu'elle a
pour
objet ou
a
l'écu.
("est
le
rMe
de
la
magie dans
le
monde.Considérons llIaintenant de
fa<;on
plus approfondie
la
eouronne,
le
sceptre ,I'écu ou bouclier
et
la
cathedre de l Impératrice, successivementcompris comme légitimité divine,pouvoir, objet
et
role de la magie.La
coumlllle
de
«
I'lmpératrice
»
diffcre d abord de
la
tiare de
«
la
Papesse
»
dc I'Arcane
2,
en ce qu elle
comporte
dClIx
étages
au
lieu de trois.
La
dignité ou fonction qu'elle signifie ou confcre portedone sur
deux
plans.
La
Gnose a une tiare parce qu cllc a
la
tache de
porter
la révélation a travers les trois
plansjusqu'au
«
Iivre » ou tradition.
La Magie
est couronnée, puisque sa tache est
la
sublimation de
la
nature, ce qu'indique I'écu ou bouclier avec I'aigle
en
vol que
«
!'Impératrice
»
tient en lieu
et
place du livre de
«
la Papesse
».
Joséphin
P(
:
LADAN
a fort
justement
défini la magie comme
«
I'art de
la
sublimation de I'homme»;
(Comment
on
devientmage,
1892). C'est bien
le
blason -ou
but
-de
la
magie,
si
on
entend
par
«
sublimation de I'homme
»
cene de la
nature
-humaine. Péladan avait une compréhension tres profonde du bla·son de la magie:de I'écu avec I'aigle en vol.
Toutes
ses ceuvres entémoignent. Elles représentent dans leur ensemble une magnifiqueenvoJée; elles visent, toutes ensemble
et
chacune prise
a
part,
I'idéalde
la
sublimation de
la
nature humaine. ("est parce que
Pfl.ADAN
portait
le
blason de
la
magie, I'aigle volant, qu
¡¡
en est ainsi. Nestce pas avoir
le
blasoll de
la
magie devant les
yeux,
que
d'invitcrI'homme
«
a
jcter
les aiglcs de son désir dans
la
nue
»
·paree que
le
bonheur
«
exhaussé jusqu 3 un idéaL échappe aux négations deshommes
et
des choses:
et
c'est la
le
seul triomphe de ce
monde»
78
(Traité des Antinomies,
Paris, 1901, livres
11
et
11I).
-C'est
le
me
meblason -l'écu avec l'aigle -
que
PAPUS
avait en vue, en réalité,lorsqu'il définit ainsi la magie:
f
La
magie est l'application de
la
volonté humainedynamisée
iI
l'évolution rapide des [orces
vivan
tes de
la
nature
»
(Traité méthodique de
Magie
pratique,p. 10) -
Mais
iI
faut faire précéder cette définition
par
cette autre:
~
...
La
magie est
la
science de l'amour»
(op. cit.,2)Car c'est précisément
«
I'évolu tion rapide des forces vivan tes de
la
nature
»
que représente l'aigle de
l'écu
de
«
I'Impératrice »;
«
La
science de I'AMOUR
est
le
sceptre
de
«
I'lmpératrice
»,
qui représente
le
moyen,
par
lequella
magie attein t
le
bu
t.
Or,
si
!'écu signifie le
«
quoi ?
»
et
le
sceptre
le
«
comment
?
»
de
la magie, la couronne en représente le
«
de quel
droit?
».
Bien que
la
magie ait disparu des codes criminels
de
nos
jours,
laquestion de sa légitimité reste posée aux plans moral, théologique
l"
meme médical. On
se
demande aujourd'hui,
tout
comme dans
la
passé,
s'i1
serait moralement légitime d'aspirer-sans parlerdeI'exercer-a un pouvoir exceptionnel nous
conférant
la dominarlon sur notre prochain; on
se
demande
si
une tene aspiration ne serait
pa
sdue, en demiere analyse,
a
!'orgueil,
et
si
elle est compatible.
Ivl'
e
le
role que
tout
croyant
chrétien sincere réserve
a
la
grace divine
·
.oH
irnmédiate, soit agissant par l'intennédiaire des saints anges
et
, j ( '
~
saints de Dieu
?
On
se
demande, enfin,
si
une telle aspiration
11(:
seraitpas malsaine
et
contraire
a
a
nature humaine,
la
religion
et
11I
rl'létaphysique,
étant
donné
les limites
jusqu'ou
elle
peut
impuné
III
ent aller vers l'Invisible.ousces dou tes
et
objections sont bien fondés.
11
nc s'agit done pas
d(
,
les
réfuter, mais desavoir
s'i1
existe une magie qui échappe
a
ces
"uutes et
a
ces
objections,en
d'autres
tennes
s'il existe une
magieIr
,rri
time
au
point
de vue moral, religieux
et
médical.Nous prendrons
comme
point
de départ ces paroles
dV
Nouveau
¡'
(
I
tament:
~
Pie"e
qui passait partout, descendit également chez
les Saints
demeuront
a
J.ydda.
1I
y trouva
un
hommenommé Enée. qui gisait sur son grabat depuis huit ans,
et
qui étai! paralytique.Piare lui di!
:-
f
Enée, JésusChrist te guérit, li!ve-toi. et [ais toi-meme ton lit
!
»
Et immédiatementil
se
leva
».
(Actes
IX
,32-34).79

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