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Tendres Retrouvailles

Tendres Retrouvailles

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01/15/2013

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Tendres retrouvaillesde Kay THORPE
 
1.Shannon tendit l'oreille. Cette fois, elle en était certaine, des bruits de pasmontaient du rez-de-chaussée. Quelqu'un était bel et bien en train de marcheren bas, alors qu'elle se croyait seule dans la maison.Réprimant un frisson d'angoisse, elle se redressa contre la tête de lit. Quelleconduite adopter? D'un côté, la prudence lui dictait de se faire toute petite enattendant que l'intrus, quel qu'il soit, quitte les lieux. De l'autre, son orgueil luirappelait qu'elle n'avait pas pour habitude de subir avec passivité lesévénements, même et surtout lorsqu'un risque se présentait : manifester saprésence était peut-être le moyen le plus sûr de faire déguerpir un éventuelcambrioleur.Aussitôt, sa décision fut prise. Elle sauta au bas du lit avec détermination. Quoiqu'il advienne, elle ne supporterait pas de rester cloîtrée un instant de plus danssa chambre, dans l'ignorance de ce qui se passait au rez-de-chaussée.Le cœur battant, elle ouvrit la porte et avança à pas de loup sur le palier,s'attendant presque à voir surgir un individu à la mine patibulaire. Par bonheurtoutefois, il semblait n'y avoir pas âme qui vive à l'étage. Shannon frissonna aucontact du sol glacé sous ses pieds nus. Elle n'avait pas pris le temps d'enfiler deschaussures. Quel froid de canard ! pensa-t-elle. Et si la chaudière était enpanne ? Ce genre de désagrément se produisait souvent en hiver et l'on venaitd'annoncer de fortes gelées après les exceptionnelles chutes de neige des derniers jours...Etouffant un soupir de découragement, elle s'approcha de l'escalier pour sepencher, le plus discrètement possible, au-dessus de la rambarde. La maison toutentière était plongée dans l'obscurité, aussi la jeune femme distingua-t-elleaussitôt la lueur vacillante d'une lampe torche dans le salon, à travers la portegrande ouverte sur l'entrée.Cette fois, bien sûr, il ne subsistait plus aucun doute : c'était bien un homme quise trouvait en bas, comme le laissait deviner le pas lourd qu'elle percevait. Unhomme probablement grand et fort...Le cœur de Shannon se mit à battre la chamade. Elle chercha des yeux un objetsusceptible de se transformer en arme. La barre de fer qui servait à tirer latrappe du grenier ferait l'affaire, se dit-elle en agrippant d'une main tremblantece moyen de défense improvisé. Elle n'aurait probablement ni le courage ni la
 
force de s'en servir, mais elle se sentait désormais moins vulnérable.Elle regretta de ne pas avoir été plus assidue aux cours de judo qu'elle avaitsuivis l'an passé. Tout juste avait-elle appris les rudiments du combat... Cesouvenir lui donna un peu de courage et elle prit une profonde inspiration. Ilfallait tenter le tout pour le tout.Se penchant par-dessus la balustrade, elle se mit à crier en direction du salon, enespérant que ce stratagème grossier suffirait à faire fuir l'intrus : — Craig, prends ton fusil et viens vite ! Il y a quelqu'un dans la maison !Mais elle avait mal évalué la résistance de la balustrade vermoulue. Dans sonélan, elle y prit appui avec trop de force. Un craquement sinistre se fit entendreet la jeune femme comprit trop tard que le bois avait lâché.S'accrochant désespérément à la barrière qui cédait, elle tomba dans le vide. Cene fut qu'à la dernière minute qu'elle parvint à se retenir à un barreau encoresolide. Ainsi se retrouva-t-elle accrochée par les mains, les jambes dans le vide,terrorisée à l'idée de lâcher prise : le sol était trop bas, elle ne manquerait pas dese blesser.Comment se sortir de cette posture aussi ridicule que dangereuse, étant donnéles circonstances? songea-t-elle avec horreur. Décidément, elle avait le don de seretrouver dans des situations absurdes ! Avait-elle besoin d'aller se jeter ainsidans la gueule du loup ?Elle en était à réfléchir à la meilleure façon de s'extraire du piège qu'elle avaitelle-même créé quand elle sentit deux mains lui agripper fortement les chevilles. — Lâchez-moi ! hurla-t-elle, affolée. Enlevez vos sales pattes de mes jambes ! — Tu préfères peut-être que je te laisse tomber? répondit une voix narquoisequ'elle aurait reconnue entre mille. Allons, ne sois pas sotte, laisse-moi faire.Kyle? Mais... que venait-il faire en pleine nuit dans sa maison? Partagée entre lesoulagement et l'exaspération, Shannon demeura muette. — Lâche doucement la rambarde et n'aie pas peur, je te réceptionne, insista-t-il.Furieuse, Shannon comprit qu'elle n'avait pas le choix. Il fallait obéir. Elle avaitbeau exécrer l'idée d'être redevable à Kyle, elle n'allait pas passer la nuitacrochée ainsi !Résignée, elle prit une profonde inspiration et lâcha prise. Kyle la récupéra sans

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