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Dialogue Entre Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe Et Jean-Luc Nancy

Dialogue Entre Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe Et Jean-Luc Nancy

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Published by Cultura Libre
Du 7 au 9 juin 2004, le Département de Philosophie de l’Université Marc Bloch et le Parlement des
Philosophes, ont invité Jacques Derrida à Strasbourg. Plusieurs manifestations, rencontres, débats et
conférences avaient été organisés lors de ces trois journées strasbourgeoises. Pour témoigner de ces
journées Autour de Jacques Derrida, un recueil de textes intitulé Penser à Strasbourg
(Galilée/Ville de Strasbourg, 2004) avait été publié.
Le lundi 7 juin 2004, Jacques Derrida avait accepté de rencontrer les enseignants du secondaire au
Lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg.Cette rencontre, animée par Françoise Metz, devait aborder la
question, chère à Jacques Derrida, de l’enseignement de la philosophie.
Le soir même, par la voix de son Président, M. F.-X. Cuche, et par les nombreux témoignages des
Professeurs et Enseignants-Chercheurs du Département de Philosophie, l’Université Marc Bloch avait
rendu un vibrant hommage à Jacques Derrida.
Le mardi 8 juin 2004, sous le titre « De l’amitié », Jacques Derrida avait dialogué avec Isabelle
Baladine-Howald à la Librairie Kléber.
Le soir même, il avait prononcé, à la grande salle de l’Aubette de Strasbourg, ce qui devait être sa
dernière conférence en France.Celle-ci avait été intitulée :Du « souverain bien » – l’Europe en mal
de souveraineté.
Le mercredi 9 juin, une journée d’étude doctorale avait été organisée. Perrine Marthelot, Nicolas
Heitz, Benjamin Mamie et Stanislas Jullien y ont présenté leurs travaux et engagé un débat avec
Jacques Derrida.Au terme des quatre exposés, était prévu un dialogue entre Jacques Derrida, Philippe
Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Aucun « sujet » n’avait été préalablement déterminé. Les trois
« philosophes-amis » se sont ainsi retrouvés. Ce devait être la dernière fois.
Du 7 au 9 juin 2004, le Département de Philosophie de l’Université Marc Bloch et le Parlement des
Philosophes, ont invité Jacques Derrida à Strasbourg. Plusieurs manifestations, rencontres, débats et
conférences avaient été organisés lors de ces trois journées strasbourgeoises. Pour témoigner de ces
journées Autour de Jacques Derrida, un recueil de textes intitulé Penser à Strasbourg
(Galilée/Ville de Strasbourg, 2004) avait été publié.
Le lundi 7 juin 2004, Jacques Derrida avait accepté de rencontrer les enseignants du secondaire au
Lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg.Cette rencontre, animée par Françoise Metz, devait aborder la
question, chère à Jacques Derrida, de l’enseignement de la philosophie.
Le soir même, par la voix de son Président, M. F.-X. Cuche, et par les nombreux témoignages des
Professeurs et Enseignants-Chercheurs du Département de Philosophie, l’Université Marc Bloch avait
rendu un vibrant hommage à Jacques Derrida.
Le mardi 8 juin 2004, sous le titre « De l’amitié », Jacques Derrida avait dialogué avec Isabelle
Baladine-Howald à la Librairie Kléber.
Le soir même, il avait prononcé, à la grande salle de l’Aubette de Strasbourg, ce qui devait être sa
dernière conférence en France.Celle-ci avait été intitulée :Du « souverain bien » – l’Europe en mal
de souveraineté.
Le mercredi 9 juin, une journée d’étude doctorale avait été organisée. Perrine Marthelot, Nicolas
Heitz, Benjamin Mamie et Stanislas Jullien y ont présenté leurs travaux et engagé un débat avec
Jacques Derrida.Au terme des quatre exposés, était prévu un dialogue entre Jacques Derrida, Philippe
Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Aucun « sujet » n’avait été préalablement déterminé. Les trois
« philosophes-amis » se sont ainsi retrouvés. Ce devait être la dernière fois.

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DIALOGUE ENTRE JACQUES DERRIDA, PHILIPPELACOUE-LABARTHE ET JEAN-LUC NANCY
 
Collège international de Philosophie |
Rue Descartes 
2006/2 - n°52pages 86 à 99 ISSN 1144-0821
Article disponible en ligne à l'adresse:
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2006-2-page-86.htm
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Pour citer cet article :
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«Dialogue entre Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy»,
Rue Descartes 
, 2006/2 n°52, p. 86-99. DOI : 10.3917/rdes.052.0086
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   D  o  c  u  m  e  n   t   t   é   l   é  c   h  a  r  g   é   d  e  p  u   i  s  w  w  w .  c  a   i  r  n .   i  n   f  o  -  -  -   1   9   0 .   1   9   4 .   0 .   1   4   0  -   1   6   /   0   8   /   2   0   1   2   2   1   h   1   2 .   ©   C  o   l   l   è  g  e   i  n   t  e  r  n  a   t   i  o  n  a   l   d  e   P   h   i   l  o  s  o  p   h   i  e
Dmeéégdswcrnno11011022©CènenodPoe
 
Dialogue entre JacquesDerrida, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy
Du 7 au 9 juin 2004,le Département de Philosophie de l’Université Marc Bloch et le Parlement desPhilosophes, ont invité Jacques Derrida à Strasbourg. Plusieurs manifestations, rencontres, débats etconférences avaient été organisés lors de ces trois journées strasbourgeoises. Pour témoigner de ces journées
Autour de Jacques Derrida
, un recueil de textes intitu
Penser à Strasbourg
(Galilée/Ville de Strasbourg,2004) avait été publié.Le lundi 7 juin 2004, Jacques Derrida avait accepté de rencontrer les enseignants du secondaire auLycée Fustel de Coulanges de Strasbourg.Cette rencontre,animée par Françoise Metz,devait aborder laquestion,chère à Jacques Derrida,de l’enseignement de la philosophie.Le soir même, par la voix de son Président, M. F.-X. Cuche, et par les nombreux témoignages desProfesseurs et Enseignants-Chercheurs du Département de Philosophie, l’Université Marc Bloch avaitrendu un vibrant hommage à Jacques Derrida.Le mardi 8 juin 2004, sous le titre «De l’amitié», Jacques Derrida avait dialogué avec IsabelleBaladine-Howald à la Librairie Kléber.Le soir même, il avait prononcé, à la grande salle de l’Aubette de Strasbourg, ce qui devait être sadernière conférence en France.Celle-ci avait été intitulée:
Du «souverain bien» – l’Europe en malde souveraineté
.Le mercredi 9 juin, une journée d’étude doctorale avait été organisée. Perrine Marthelot, NicolasHeitz, Benjamin Mamie et Stanislas Jullien y ont présenté leurs travaux et engagé un débat avec Jacques Derrida.Au terme des quatre exposés,était prévu un dialogue entre Jacques Derrida,PhilippeLacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Aucun «sujet» n’avait été préalablement déterminé. Les trois«philosophes-amis» se sont ainsi retrouvés.Ce devait être la dernière fois.
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   D  o  c  u  m  e  n   t   t   é   l   é  c   h  a  r  g   é   d  e  p  u   i  s  w  w  w .  c  a   i  r  n .   i  n   f  o  -  -  -   1   9   0 .   1   9   4 .   0 .   1   4   0  -   1   6   /   0   8   /   2   0   1   2   2   1   h   1   2 .   ©   C  o   l   l   è  g  e   i  n   t  e  r  n  a   t   i  o  n  a   l   d  e   P   h   i   l  o  s  o  p   h   i  e
Dmeéégdswcrnno11011022©CènenodPoe
 
PAROLE
JACQUES DERRIDA
:Un mot personnel d’introduction avant d’ouvrir notre dialogue.D’abord pourvous dire en mon nom à quel point une expérience comme celle d’aujourd’hui demeure etdemeurera précieuse, unique et inaugurale. Quelquefois, dans les colloques, un ou deuxétudiants participent à la chose,mais la parole,en général,est prise et réservée par les seniors,par les profs…Aujourd’hui, où notre colloque a été confié de part en part à des étudiants – qui font tous des travaux remarquables, qui engagent, chacun à sa façon, des réflexionsprovocantes – c’était quelque chose d’inouï et, au fond, d’inoubliable. C’est une chanceextrême, extrêmement rare…Deuxièmement,en me rappelant la séance d’hier à la Librairie Kléber,où quelqu’un m’a poséla question de l’absence et de la présence, je me souviens d’avoir dit «
quelquefois les absentssont plus présents que les présents
»,c’est-à-dire que quelquefois vivre côte à côte avec quelqu’unest la meilleure manière, ou la plus mauvaise manière, de s’en distraire et de ne pass’apercevoir de sa présence. Et alors, au moment où nous comparaissons les trois ensemble àla même table – cela aussi, c’est rarement arrivé, peut-être jamais – je me disais: v
oilà, cetteamitié à laquelle je tiens comme à la prunelle de mes yeux,si j’avais habité Strasbourg,si je les avaisvus tous les jours, je ne sais pas si je serais là
… Je crois qu’une certaine distance – la «distancebonne» dont on parlait hier – nous a gardés et a gardé notre amitié en vie. Et j’ai peur de cequi va se passer maintenant. Alors voilà, je cède la parole immédiatement, parce que je neveux pas être le premier à compromettre…
PHILIPPE LACOUE-LABARTHE
: D’abord si je comprends bien, il vaut mieux rester un peu absent, unpeu distrait…Nous étions décidés,je crois,à conclure ces trois journées d’une part et d’autre part à conclurece qui s’est passé aujourd’hui: ces quatre exposés et puis d’autres qui circulent, dontmalheureusement nous ne pourrons pas parler parce qu’ils n’auront fait que circuler. Nousétions donc d’accord pour partir de là et de quelques questions qui nous sont restées. Enparticulier – j’en ai parlé très brièvement avec Jean-Luc
en aparté
– à propos du dernier exposéet d’une certaine impasse dans
Sein und Zeit
sur ce qui relève, chez Heidegger, à la fois d’un
décisionnisme politique
(compliqué et complexe d’ailleurs, avec un mot, celui de
Entscheidung
,qui veut tout de même dire en allemand – et surtout dans l’allemand de cette époque,l’allemand de Kantorowicz, l’allemand de Jünger, l’allemand d’une certaine extrême-droite,qu’on ne cesse de retrouver chez Carl Schmitt par exemple – 
décision
) et, d’autre part d’une
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   D  o  c  u  m  e  n   t   t   é   l   é  c   h  a  r  g   é   d  e  p  u   i  s  w  w  w .  c  a   i  r  n .   i  n   f  o  -  -  -   1   9   0 .   1   9   4 .   0 .   1   4   0  -   1   6   /   0   8   /   2   0   1   2   2   1   h   1   2 .   ©   C  o   l   l   è  g  e   i  n   t  e  r  n  a   t   i  o  n  a   l   d  e   P   h   i   l  o  s  o  p   h   i  e
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