Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
4Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Cours complémentaire sur la dynamique démographique et la croissance en économie approfondie du thème 1 économie et démographie

Cours complémentaire sur la dynamique démographique et la croissance en économie approfondie du thème 1 économie et démographie

Ratings: (0)|Views: 2,358 |Likes:
Published by jaysesblogs

More info:

Published by: jaysesblogs on Aug 20, 2012
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as DOC, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

06/10/2014

pdf

text

original

 
 
INTRODUCTION GENERALE
 CHAPITRE II : POPULATION ET DEVELOPPEMENT
INTRODUCTION :
Constat : 2 périodes peuvent être distinguées :
Jusqu’au XVIII° siècle , la population mondiale progressait à un rythme très réduit, car toute augmentation de la population qui excédait les capacités de production agricole dégénérait en crise démographique. L’idéedominante, qui sera encore celle de Malthus, était que le niveau de production agricole ( stagnant en raison del’absence de progrès technique ) déterminait une stabilité sur longue période de la population.
A partir du XVIII° siècle , de profonds bouleversements s’opèrent : la population, d’abord en Angleterre, puis dansles pays occidentaux, et enfin dans les PVD connaît une progression rapide.
Les deux thèses en présence :
Deux thèses vont alors s’affronter sur l’ensemble de la période:
celle des pessimistes, dont Malthus qui prévoient que l’augmentation de la population déterminerainéluctablement une surpopulation et des crises démographiques.
celle des optimistes qui considèrent que l’augmentation de la population peut être un déclencheur des progrèstechniques et des révolutions économiques , les populations étant confrontées à un défi, doivent y répondre eninnovant. Par-là même, elles éliminent le risque de surpopulation.
les deux analyses :
Une analyse diachronique ( qui analyse un indicateur à différentes époques ) semble démontrer l’inanité de lathèse malthusienne, les pays occidentaux étant me confrontés à la stagnation et au vieillissementdémographique.
Mais une analyse synchronique ( comparant les PVD Aux PDEM ) semble indiquer que la croissancedémographique peut être une entrave au développement économique et social.
SECTION I : L’EVOLUTION DE LA POPULATION SUR LONGUEPERIODE.
 
I ) LE MODELE DE LA TRANSITION DEMOGRAPHIQUE DANS LES PAYSINDUSTRIALISES DU NORD DE L’EUROPE.
 
A ) L’ANCIEN REGIME DEMOGRAPHIQUE.
Pour caractériser l’Ancien Régime démographique, Braudel et Labrousse dans leur « Histoire économique et sociale de la France »écrivent : « Beaucoup de naissances, beaucoup de mariages,, beaucoup de veuvages et de remariages, beaucoup de morts, surtoutd’enfants ; un régime d’incertitudes et de démesures ; la crainte encore permanente des grands fléaux bibliques que sont, souventencore, la peste, la famine et la guerre ; une atmosphère de résignation plus ou moins chrétienne ; une certaine insensibilité desgouvernants et des sujets à l’égard de la vie et de la mort. » 
1°) LES CARACTERISTIQUES DE LA NUPTIALITE.
On peut caractériser la nuptialité d’Ancien Régime par 4 éléments : 
a - l’âge moyen au premier mariage est élevé :
24 ans pour les femmes, 27 pour les hommes ( les hommes ont donc trois ans de plus en moyenne) ce qui remet en cause une idéereçue, qui provient de la généralisation d’un cas particulier, celui des rois et de la noblesse, qui se mariaient eux, très précocement
b- le taux de nuptialité est très élevé.
nombre de mariages conclus dans l’annéetaux de nuptialité =----------------------------------------------------------------------- x 1000
Erreur ! Source du renvoi introuvable.
 
population moyenne
Le pourcentage de célibataires reste donc très faible. Dans la société traditionnelle, tant qu’on n’est pas marié, on n’est pasconsidéré comme un adulte au plein sens du terme. Le mariage est donc la norme. 
c- on se marie pour peu d’années
:En France, le tiers des mariages se rompt avant 10 ans, un tiers seulement atteint 25 ans. Ceci s’explique principalement par la trèsforte mortalité des femmes en couches mais aussi par l’espérance de vie réduite des individus. 
d- le taux de familles recomposées est élevé :
On se remarie aisément, mais non pas à la suite d’un divorce ( interdit par l’église ), mais à la suite d’un veuvage. Les famillesrecomposées, dont tous les enfants ne sont pas tous du même lit, sont donc très nombreuses. 
2° ) LES CARACTERISTIQUES DE LA MORTALITE.
3 caractéristiques essentielles : 
a- le taux de mortalité est très élevé :
 
nombre de décès pendant l’annéetaux de mortalité = --------------------------------------------------------------- x 1000population totale moyenne de l’année
 
b- le taux de mortalité infantile est très fort :
La mortalité frappe particulièrement les enfants qui sont les êtres les plus fragiles : le taux de mortalité infantile, en France auXVIII° siècle est de 250 pour 1000 :
nombre de décès d’enfants de moins de 1 antaux de mortalité infantile =--------------------------------------------------------------------------- x 1000nombre de naissances vivantes dans l’année
La moitié des enfants sont morts avant 15 ans. Bien souvent le père ne s’est pas dérangé pour conduire le petit corps à la tombe.L’enfant n’est véritablement considéré comme un individu que lorsque la période la plus risquée ( la petite enfance ) est passée. 
c - l’espérance de vie est donc très faible
:
Attention :
il ne faut pas confondre espérance de vie et durée moyenne de vie : 
+
l’espérance de vie
est un indicateur transversal construit a priori : c’est le nombremoyen d’années que vivrait une génération si elle était soumise aux conditions de mortalitéobservées durant l’année de référence. +
la durée moyenne de vie
est un indicateur longitudinal, calculé a posteriori 
.
 
L’espérance de vie est de 25 ans en 1740.La mortalité est donc vécue comme un fléau naturel, un fléau de dieu, contre lequel l’homme est démuni. La prière du laboureur indique d’ailleurs : « Seigneur protégez-nous de la guerre, des épidémies et des famines ». Ce sont, en effet, les trois principalescauses de mortalité, mais ce ne sont pas les seules ; à cela, il faut ajouter l’absence d’hygiène aussi bien de la population que dessages-femmes et des médecins, ce qui explique la très forte mortalité infantile et celle des femmes en couches.Cette forte mortalité n’est pas sans influencer la fécondité. 
3°) LES CARACTERISTIQUES DE LA FECONDITE.
 
a - le taux de natalité est très élevé
 
nombre de naissances dans l’annéetaux de natalité = ----------------------------------------------------------- x 1000population moyenne de l’année
Erreur ! Source du renvoi introuvable.
 
Attention:
il ne faut pas confondre indicateur synthétique ou conjoncturel de fécondité( encore appelé somme des naissances réduites ) et la descendance finale :+
l’indicateur conjoncturel de fécondité :
est un indicateur transversal, calculéa priori, c’est le nombre moyen d’enfants qu’aurait eu une génération imaginaire de femmes, sielle gardait, durant toute sa période de fécondité le comportement de fécondité des femmesobservées durant l’année de référence.+
la descendance finale
: est un indicateur longitudinal, calculé a posteriori.Ilcorrespond au nombre moyen d’enfants qu’a eu une génération de femmes n’étant plus en âgede procréer.
Le taux de natalité est au moins de 40 pour 1000 : ceci résulte d’une fécondité que l’on peut qualifier de naturelle, qui s’explique par l’absence de contrôle de naissances. 
b- la taille moyenne des familles est plus réduite qu’on ne le croit généralement :
Malgré cette fécondité très élevée, il ne faut pas croire, contrairement à une légende tenace fondée sur des exemples extraordinairesque les familles nombreuses soient la norme ; au contraire, elles sont rares. Braudel et Labrousse écrivent ainsi : « La démonstrationest quasi lumineuse :
une femme mariée vers 25 ans ( c’est la moyenne habituelle ) et stérile vers 42 ( c’est aussi la moyennehabituelle ) ne peut, en 17 ans de vie conjugale féconde accouchait plus de 8 fois puisque les intervalles integénésiques (entre 2 naissances ) moyens sont tous supérieurs à 2 ans en moyenne. »
A cela, il faut ajouter que bon nombre de femmes mourraient avant d’être stériles.
On peut donc en conclure que le nombre moyen d’enfants par femme soit beaucoup plus bas que 8 ; il était de 4 à5 enfants par famille, ceci est énorme car, si tous ces enfants grandissaient et se mariaient, la population françaiseaurait doublé à chaque génération. 
c- la thèse de P.ARIES ;
Mais la mortalité infantile opérait un tri, ce qui nous conduit à établir une relation, développée par
 
P.Ariès entre fécondité et mortalité infantile :
le niveau de fécondité élevé s’explique par l’importance de la mortalité infantile : lesparents font beaucoup d’enfants, car ils savent très bien que la moitié d’entre euxmourront avant 15 ans.
Ceci peut expliquer le manque d’attachement relatif des parents pour leurs enfants.Comme l’indique L. Roussel, « le petit être né de quelques jours ou de quelques mois ,avait une existence trop précaire pour qu’il fut considéré comme un enfant tout à fait né. On suspendait donc le moment de l’attachement véritable jusqu’au seuil lesprincipaux dangers avaient été écartés. Si d’ailleurs la mort d’un enfant avait constituéun événement aussi tragique qu’aujourd’hui, sa répétition aurait brisé l’équilibre d’ungrand nombre de familles. »
 
4°) UNE STAGNATION DE LA POPULATION SUR LA LONGUE PERIODE MALGRE DES CRISESDEMOGRAPHIQUES.
 
a- une stabilité de la population ;
La population française entre le XIII° et le XVII° siècle est demeuré stable : entre 15 et 20 millions d’habitants, ce qui en fait le paysle plus peuplé d’Europe. 
b- les crises démographiques d’Ancien Régime :
Mais, comme l’indique Asselain : « qu’on se garde bien de confondre histoire immobile et stabilité permanente, puisque cettenotion fondamentale d’un état stationnaire de longue période n’exclut pas de violentes fluctuations. » En effet, la démographied’Ancien Régime se caractérise par le retour de crises récurrentes.Développons un exemple typique :-une guerre ou une mauvaise récolte entraîne une réduction de l’offre de produits agricoles de première nécessiqui devient inférieure à la demande.
Dès lors, le prix du grain va augmenter, il peut être sur une courte période multiplié par 6
Erreur ! Source du renvoi introuvable.

Activity (4)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 thousand reads
1 hundred reads

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->