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Kepi Blanc Nr.1 - 30 avril 1947

Kepi Blanc Nr.1 - 30 avril 1947

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Published by Christian Nesson
Journal Mensuel de la Legion Etrangere
Journal Mensuel de la Legion Etrangere

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01/16/2013

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text

original

 
Ceci
11'0
/',dr
de
rien, maiscen'enest
pas
moinsl'Editorialde
Nonsiwr
leRédacteur
e11
Cllef.
Et
Nonsieur le Ridac.leur
en
Chef
icril
le
premin
ar
i
de
desavie
-"o
na beau faire lemalin,
Çtlt>Ous
faittoulde
mtme
quelquechose''.
Je
vousassure,qu'â
la
peltséequ'mlva
se
wir
imprimer
t11
premièrepage,
il
fau/
se
tenir
ti
quatre pour
tu
pas
se
prendreau sérieux.
//y
a surtout/a
crain/ede n'êlrepas
à
lalwuteur
pour
pré
un/er
"KÉPI BLANC":
.J/1
t11
trnnble,
de
Irae bienJlir,
â
moùu
qu'
oun'eu
p.!le d'orgueil.J'ai donc 1'/tormeur insigue de
t•ous
prt!Jmter'
KÉPI
BLANC'"KEPIBLANC"
e:.tune
idie
duColonelGaultier.
JI
y
a lonqtemps
de
ce/1,Jupiter eut
mal
à
la
tele
et
:.tilfit queque/que choseUfl/uait
à
/ïufériellr.
JI
donna
/'ott/re
Q
Vulcain de
lui
donner
1111
boncoupde hache
mr
le
adne
pourlibérerce
qui
le
qtnoil
el
Nùurve
en
sortit.Pour
"1\f:PJ
BLA:i
C"
cen
ef
utpasloulû
foi/le
mime
nario:
ù
Coloruln'ovaitposmaf
à
la
lUe et
oprësque/ïdie
"Kipr
eut
été imise,
il
passa
à
1111e
au/re sous
,Jtre
tiiiCU·
ltemenl fatigué.Pasde luuhl', pas de pionnier,cen'eu élail
pa:.
moitts wtefameuse
idée.
Un
organede liaison en/re
tom
lesLégiomwires
tJIIi
:.er
t'till
daus l'Empire el /vus le
.$
artciens Légionnaires ipor.fdans leN
ùrttle
est tme
assili
qui
se
faitJtntir.On lepre mira
co
mme
011
voudramais,
dan:.
tmecertuiuemesure,
la
ferretourne
à
l'ombreduKépi Blanc
.'
Pasmoins
se"
comme
on
dit
ou
D.L.E.
deMarseille.
Un
organe de liaison, un
joumal,
sijepuis employer
ce
mol pourunepublication
qui
!ftsera
q u e m e n s u e l / e , u n j o u r ~ 
na!,don
c,
qui
racontera
â
Tongce
qui
se
passe à Taraudant,
ti
Ouurgla
ce
que l'onpenseau Ke,, lmjuurnal
qui
permet
tra
à toute
la
Ugiondesavoir ce
qui
se passe dans loufe
la
Ligion.
Un
journal quirapidement
-dat1S
le
mois-
annOflcera
ti
/'Amicale des
Anduu
deCincinnati
ce
quel'on a fait
d
l'Amicaledes Anciens deChandernagorel
d
toutes ces Amicalesd'Anciens
ce
que l'on
fait
lousles jours dans tous lesRégiments.Et
si
une fois
urt
decesanciens ecrivait
<ltl
journal, "au fond, les jeunes,
voz1s
ne
travaille: pas
si
mal
que
Ça",
la berme nouvelleserail connuede tous,
la
joie seraitpartoutel l'équipe de rédaction n'en dessaoûlerait
pas
detroisjours.
i
blanc
Le
16
Avril,
tl
y
a
eu
6
ans,
mourait
à
Paris
le
Général
ROLLET,
PremierLégionnaire
et
Père
de
la
Légion.
Le26
Avrii,Ilyaeu
six
ans
le
Général
prenait,
aucarré
des Légionnaires
du
cimetière
de
Stdt-Bel-Abbès,la
place de
celui
qui,
même
mort,
reste
le
Chef.
En
ce
mois d'Avril 1941,
la
Légion, les
Gueules Cassées,
l'Armée
Française
toute
entière,
étaient en
deuil,
et
nous l'évoquons aujourd'hui.Nousl'évoquons
doublement:
L'anniversaire,bien
sûr,
mals
aussi
parce
que
ce
premier
numéro
de
"Kt:
PI
BLANC"
ne
pouvait
enaucune
façon paraître, sans
qu'il
ait
inscrit,
6:
la
toute
première
de
toutes
les
pages
qui
viendront, un
vibranthommage
à
celui qui
fut
et
reste
le
Père
spirituel,
le
modèle,
et
à
qui
nous
devons
d
'être
ce
que
nous
sommes.
Nous
p01
lerons
souvent
du Général.
1'e
A
NNI!E-
N•
"1
30
A.VHIL
"194'7
Abonnements
le
Gër.
ér
alROLLET
Pr
e
mi
er
l ~ g
i
or~r~onc
D'autant
plus
souvent
que son
empreinte
est
partout,
etqu
'elle
ne
peut. ntne doit
s'effacer.
D'autant
plus
'iouventencore,
qu'il
con
vient
que
les
jeunesgénérations
de
légionnaires,
sachentparfaitement
pourquoi
le
Général
lut
et
reste
l'objet
d'une manière
de
culte.
Celui
-
ci
doit
être
éclairé
et
raisonné
;
il
n'en
seraque
plus
juste
et
plus
beau
.
.ea
ebc.anique
du
detce-ÇJile
négation decethomme,du mou·
A
111"'11
vemenl
dïmpatienceque
j'anis
pa
Il(
eu
;
il\'tnait
de
perdre une
~ ~ = ~ ~ = = = = = = = ~ ~ =
=
~="="="="~
~ ~ é c i ; ~ ~ ~ ~ t a ~ e
1
u r
5
e
3
d b e o ~ ~ s ~ 
te~~~
J'
étals J'autre
jour
enattente elle petite inJiscrHion;jelusceremplir celle de "Képi Blanc". au bureaude Poste, devant
le
quiétait écrit
sur
laformule que..
~~~~hnett
!'~~~~~~~~o~;sd~~!~~~
~ ~ ~ ~ e ~ ~ : t
~ . f , l ~ ~ s ~ ~ r : n ~ l ~ ~ ! t d d ~ 
do~~~
~r
~ e : e ~ · ~ o ( N r ~ J . u p ~ ~ ; ~ u ~
l
~et~
Un jouT!Io!
qui
annoncerait
è
ceux
qui
s'tm
lJOIII
ou
qui
so.nt
...
et
derrièreaussi.
Je
ruminais 500 frs
pour
une sousc
:i
plion
à
tendaitavecune
pati~nce
d'a.nge,
partis
..
Vous
save::
/esg.1rs.
il
y a un fameux emptoioffert
1
1
et m'énervais
déjà
contrecet· un
abonnement
de soutien
à
tempéréeparde petites
gnma
-
d
tel eudroit,écrivez. c'esturgent",
tefastidieuseattente."Képi Blaru:". cesd'agacement.
Un
journal
qui
serait
la/dire
defamille.
1
Au
moment oil j'approchais Alors je
me
suis vraiment senti Bravo, Monsieur!
Un
jounwl
à
la hauteurde celle grandiose Famille qu'est
j
ducomptoir
je
commisl'habitu-petit.
J'étais
honteux,devantl'ab-
Et
cesont précisém
ent
ces
p~-
la
Légion, La/elire que
l'cu
s'écrit:
le
co
usù1
Jules
se
marie,
Il
ti
tes
remarques
que l'on fait
la
nouvellecousines'aypelle Anne J'larie;l'oncleP
aul
vientEnormimentde choses encore sontàécrireici,mais mon
;~~~~:~~::~
.
~~:
~ed:ne~~~è{~oun~
d'avoirunfils,
if
pense que
c'est
le
plus
beau qu'on aie jo-conseiller techniqueme
dit
qu'un
bon article doit
tire
court
fiance enl'homme.
mais
[ail
et
il
l'appelleLouis.Noirefrère
Népumuâne
est
Il
faut aussi
m
garderpour
la
prochainefois.
~
Mais oui
!
Les journaux ne
nommé
Adjudant
chef-
du
coup
il
p<Irt
en
Indochine.
-"Kf:PIBLANC"
nese
présM/epas
d'uncoup.
~
parlent que desesmauvais
·
La
Ugion
ce
mois-ci a gagné trois Légion d'Honneur.cinq
Vous
avez remarquéque
la
facilité avec laquelle
je
pa.ue
~
,'éu~e~.~~
..
desespenchants ridi-
Midailles Nililaires, douze Croix de Guerre.
Ces
Nédaillesà
la
ligneprouve
q'ùè
lestyle journalistes'attrape
vite.
M
..
ont
unrevers,mesEnfants,
car
tant
des nôtresvien
nml
deL'EquipedeRédaction a fai.f
u
qu'elle a
pu
pour
quete
~
Imaginezceque penseront de
tomberauChampd'Honneur
d
voici commml.
Ne
pleure:
joumaf
voie
Je
jour
le
3o
auri/.
Il
est asse:rarequ'onchoi·
!:
~~~!
s l : ~ : ~ ~ ~ r g e ~ e ~ i
1
v~~~~t
1
i~:~o~~
pas,
maisn'oublie:pas.sissete jour de
sa
naissance
-
mais
"Ki!
Pl
BLANC
"
ne
M
Un
joumalqui
fera toul son possible pourrend
re
i111elli-
pouvait pas enavoird'autre.Celane
peut
queluiporter
~
~ e a c ~ ~ o n ; u ~ Î q j : : ; n ~ ~ ~ I O c t ~ ~ ~ e ~ ;
·
:e?
gib/~s
d
lous,officierscompris,
!ts
DicisùmsiJdminisfrativesbonheur.
~
Unebande de sad1ques, pense·
du Dip6t
Commun.Votfà
donc
"KÉPI
BLANC~.
tf
dolf coiffer toute la
Ugwn,
~
ront-tls, féroces, gueulards, pail·
Enfin
un
journalLégion
-
sanspo/ilique
d
sans polémi-c'est
d1re
qu'tl
d01/
être
magmfique-
tndupensabl
emenf
Il
~
~ ~ r : t ~ 
~~~e:~~~-~~e~~~~us
puis-
que-
qui
par
le seul exposé decequi
s'tsf
fait et
dt
ce
qui
le serasivousnous
aide:
lous.
~
1
se
fait
en toutetranquiliU.
e11
toute
sirinitê,
el encela seu·Donc:
~
C'est
pour celaqu'
Il
faut
aussi
/emenl, rlpcndra aux quelques attaques dontnous sommes
A
filous
la
Ugitmet
joyeux Camerone
1
~
relever le
geste
du c1toyen
et
de
l'objet.
y
G.
son
mandat de 500 frs.
l
b===
= = = = = = = = = = = = = = = = ~ - = ~ ~ ~ ~ - ~ ~ = = = = = =
==
==-·~~~~~~~=-Y~-
-
smtepageS
 
Depuis quelquesso:maines,le
3-
bataillon duRégimentdeMarche de la
gion Etrangèresetrouve aureposàOberhaus· bergen,grosse bourgade rattachéeà Strasbourgpar unesuite presquecontinuellede
maison~t.
L'accueilaimable et empressé de la population apermis
à
chacunde
se
loger chezl'habitantet une véritable
vie
defamille s'organiseAprèsle rigoureux hiver
pass~
danslesVosges et les dursco
rn
balsnécessitéspar
la
prisedeColmar.
ce ca
lm
e et cellesympathieprévenantequi
\'OU~
entourent procurent
un
bien-etre d'autant plus apprécié.Quandle letemps estclair,onape1çoit nettem
ent
laligne des Vosgesqui s'opposeà
ce
ll
edelaForf:t Noire etcelle dernièrevision nousrappelle que
la
guerren'esttoujours pas finie et qu'il faudrabienun
jour
prochain franchirce Rhin
que
l'onsaittout proche.Quelquefois,lescasemates si
tu~es
sur
l'uneell'autre
ri\
·e
dufleuveéchangent entreelles des rafales demitrailleuseetleur bruitquinousparvientnefait queconfirmercetleappréhension et aussicedésir de poursuivre enfinune
ca
mpagne surune terre étrangèreetennemie. Le2 Avril,\
o:>;s
premiers ordresd'alertearrivfnl. Nous savionsque le frontNord de l'Alsace:!\'ait
ét~
rompuetque notre tour d'entrerenliceallait bientôt venir.
Le
v
ill
agé,si calme alors, s'agi
te
brusquement
et
les pétaradesdes motos,j
oi
ntesau bourdonnement deshalf-tracks,rom pent
un
silenceque troublaientjusqu'alorslesbruits pailib!es delacampagne.Aprèsune
jour·
néed'attente,ledépart a enfin lieu.L
es
compagniesdéfilentàintervallesrégulier." et
ce
longcortègesedérouleenprésence detoute la populatio
n.
Des
mainss'agitent.
Des
baisers s'échange
nt
et
d
es
yeuxse mouillent.
Le
soirmême,aprèsavoir tra verséHaguenau,nouscouchons à Schleichtal, jolie et curieuse
local
il~
située à proximité delaLaute
r,
c. id.dela frontière.
Les
hommes
et
l
es
femmes portentencore lecos
tume
traditionnelde
cn
rëgions et les maisonsonttoutes le stylecaractéristiquede cettepartiedel'Alsace.
Le
lendemain,
5
Avril,d
ès
lapr!mièreheur
t,
lecon\'oi estrassemblé.
Le
capitaine
M.
nous
r~unit
et
nonsansunecertaine émotionnous annonce qu';\quelques kms d'ici nousallonspénétrer enAllemagne. envainqueursconscients deleursdroits
Scierie
Mécanique
Pier
re
SALAS
••L·.&••"s
Tél.
24-30
2
~
~l}OSCS
UUC.G
tt
uicucsi
gu.ement de ses
pare~tés
fran-
~==========
;::s~~~~.o~:en~e~
5
::~~gu~~~
:~:
appartementscomposEs chacun d'unechambre,d'un petitsalon
tt
d'unesallede bain. Aussi,est-ce avec
un
regretassez compréhensifquelesa
me
·
di
21,nousrechargeons
sur
nos
GMC
noscaisses etnotre matéet deleurforce
et
non pa·s en
Mais
l'ennemi reculeetlaeux-mêmessont moins renfer-riel pour accomplir une étape conquérantsinsolents,avidesde
~~~~~
1
:
1
ce~n
1
~nïue~o~:u;e~~~:.~
~:;
~i~~~~!~;sm:~
1
nouu:
=~u~~~~~
~~~~~a~l~oonu::~~::~,~e~:~
~~:~~~
pillage.
En
effet, aprèsWis
sem-
bourg,pointdejonctiondes
ar
-geonsles voitures pour unecraintif. Nousne tardons d'ail-S.E. de la ForêtNoireel pour
Je
mén
françaises el américaines,destination inconnue. Aprèsquel-leurs pasàconnaîtrelesraisonsrejoindre,nous devonstraver
ser
nousfranchissonsla frontièreetques kms, nous débouchonssurdeceltepré\·enance. Noussom-ce
ll
e· ci.
Le
"Schwarze Wald" méàbonne allure,nos camionsrou-l'autostrade Manheim-Fribourg, mes
le'!i
premières troupes blan-rite biensonnom.
La
hauteurlentsurles rouleslarges etbien magnifique artère
!>Ur
laquelle
che.o;
qu'ilsreçoivent. Avantnous,
des
sap
in
s.
le
\
'tr
t très
fo
ndeentretenues du Palatinat, traver-4 convoispeuventcirculeraisé-
le
villageétaitoccupéparlesleursaiguilles.leur densité sur sa
nt
llea
villagesaux ruines
~ncore
ment de front. Nous
y
roulonsàNord-Africains,tirailleurset ta-totJt donnent
à
toul ce paysagefumantes
et
vides deleurshabi-uneallureassez
\'
Î\
'
t:
et
peuré-bor
s,
dontl'aspect
et
quelquefois montagneux, uoecouleurbleue tanis, tandisquenousre
ga
rdons.glementairejusqu'aumoment aussi
la
conduiten'étaient
pa
ssombre,presque noire
r1ui
n'aironiquement aupassagel
es
ou-
un
cordonde policiersmilil
airu
toujours rassmanis.L
es
proprié·rien decomparable
:\
celle desvragesbétonnés
el
désormOjis engants blancs, nous barre
la
laires de1
.
maison qui nous Vosges.
Les
sites
5on
tégalementinoffensifsde
la
ligne Siegfried. roule. Onattendle Généraldeabrite, nous aident même
à
-plussatl\·ages,tes pentes plus A Landau, nous prenons
un
GAULLE
el
eneffet
sahlule
elchargertematériel,i l'installer,
ab
r
upt~s.
La
valléequ~
noussuipremiercontact avecla popula-légendaire statureapparaitbien·et ontl'airtoulheureuxdese vonsestcoupéede petits
villa~o:es
lionallemande, la \'ille ayant tôt.
Il
estaccompagtté des
Gkux
trouv
er
!Ous
la
protection
de
la
propr
es
etcoquets.
Des
potsdetrès peusoulfertdes bombarde-de Lattre de TassignyetdeMont-Légion
à
laquellela propagande fleurssont poséssurles bords menis. Peu d'hommes, mais saberl.C'estsapreffiière venue a
ll
emande n'apourlant pasfaitdesfenêtres etlesruessontba beaucoup de femmesetd'enfants, sur
la
rive droitedu Rhin et nous unebonneréputation.Quatrelayéesa\ec autant deso
in
quelespremièresindifférentes àn
o-
avonsainsilachanced
·a
s5isler
jours
sepassentau
co
ursdes·l'intérieurdes maisons. Quelques treprésenceel vaquant
à
leui
·s
au premier rang
à
une prisequels, tantl'avanceestrapide,on
vil
lesd'eaux comme Wildbad,aux
;~:~:i~t!~::.
,
:~
·;;
:~n~~~g~:se~~
:;:r;:;~;a~~ec;~;:ii~el:.~~;~er:~
~
~:~~:àtop:jr~~:~a;~:e!ecn~~
1
ii.~i~e;
1
:::~c
e;.
;~
a~:y;;ab~
i:;e
e;~:~~s
0
~~
commetous lesenfantsdu mon-ge de
la
Légion d'Honneur,elqui collerleplus près possihleaux
1
connaissent
un
aftluxde rtfugiésde,rôdant autourde nous dans estsuivied'un défilé impeccilble unitésquimaintiennent le co
n-
qui, mêlésa
ux
uniformes kakis.l'f'spoird'obtenir
un
boutdeexécuté par
lt:s
tirailleursprécè·tactavec
un
ennemiendéroulf',crérntuneag
it
ation et
un
mou-chocolat etattiréspar cet exté-désdeleurnouba.
potr
un
b
a-
mais toujours mord:mt.n•mentqu"elles n'ontjarr.ais rieurguerrier quiatoujours taillon de
FFI
plus habituéspeul-
connue;~;
même
au
trmpsou
1:~
exercé
sur
euxunesortede fas-être au baroud qu'à la parade
tt
Le
l
i.
dans
Iii
malir.éf',noussaison ballait son plein.
La
rouleci nation. par
un
escadronmotorisé. quittons Lienzingen et nous
t'SI
d'ailleurs encombrie de con-Roulant toujoursverslenord,1Cérémoniesimple
et
brèv~.
mais nous rapprochonsfrancheme
nt
,
·o
isqui
circul~n
l
dans les 2sensnousapprochonsde Spire dont qui pui
se
toute sa grandeurparde la ForêtNoire.
Les
\'alléeset nous
a1
·rirons
~
~~
re
lardsuronaperçoit auloin
la
masshe
ta
significilliondeslieuxe
ll
e so
nt
plus profondes, les rivières l'horaire prévu
à
Nago
ld
. Onarchitecture roman.: de lacathé·
se
déroule et parcelledes per-plus rapides et leschampscu
ll
i-
nous
donn~
le
choix entreplu
dra!
~.
La
marche
se
ralentit;lesson nagesauxquelsleshonneursvéscèdentprogressi\'emenl lasieurs cantonnements etnous convois
se
font plus nombreuxsontrendus.
placeàlaforêt.Ons'cstd'ailleurs
nousMcidons finalementpourcar
il
s'agit de franchir le Rhin
Le
soirmême nous logeons
à
balluplus strieusement dansun hôtels
it
ué surlesbords m
ê
sur
un
jlOnl
de bateaux quia étéFors!.
On
rencontrerarement celleégion.Luvilles et
lf's
vi
l-me du Neckar.
11
nousfaut touljeté
aull.
pi
eds dela vieilleville danscettepartie de J'Allemagnelages quenouslr:w
erson&
ontd'aborddéb
la
yer etnettoyer,car épiscop.tle.
Aprè
s4 heures d
'a
t-desfermesisolées oudes
petit!>
toussouffert
de
sbombarde-nosprédécesseurs,des
ti
railleurstenteetuneavanceparsaccadesv
ill
ages groupésautour de leur menisaériens oudescombats de
se
sontlivrés
à
L•n
pillageenqui rappellecelledu métroa
ux
clocher comme onentrouve tantrues: despontsontsaut
é,
des rêglf'.Le jo
ur
suivant,undenos heures d'affluence, notre
tour
esten France.
La
vie est concentréeroutesmi·nées sont défoncées
f't
camaradesfait
un
edécouverte
veM~n~~:Sas;:rtiert
é
eldegran-dansdegros bourgs etle culti-nousdevons souventemprunter du plus
hotot
intérêten
lrou,
ant
deur
quecelles oùs'engageantvaleur
se
rendle matin dans son descpeminsde
tr
averse. Enfin, chez
un
particulier, derrière unesurce pontdebois, décoré sim-champ comme
l'
ouvrif'r
à
sonaprès nous être égarés plu: porte murée,unecave entièrede plementàl'entrée de deux grands usine. Forst e'il J'un de cesgrosd'une fois, nous
ape
rc~;
o
n
s
Bordeaux.
Les
plus grandscrOsdrapeaux français, nouscontem-
~:~.~:t~~~~!~e
1
~
0
~:~~;d:l:~~~
~:~~:~~ed~JuU~e
n:~!il:p;;e~d
~::
;~~::i:~il~eo~~:se:s"e~:~t
\~
~:~
~:::.
~;;~a~~h~:;~resd~~b;~~::~
ver
un
gtteunpeu àl'écartetnoussommesàKonigsbachelnotaient de
:a
partdeceluiqui dufleuve, tâchant denousim-justeenfaceducimetière.
Le
~:d!~~:~~~~e~:~~ei~i
r~:~:e!~~~
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Nous
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ntonnement en
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ncedes demeuresque l'onavonsacquis l'habitudedechar gne.Toutestpréparépournous couvre-feu
sonned~
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etde déchargernoscamions recevoir el onnousdésigne une
il
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s'
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Rue
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Assas
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SIDI
·
BEL_
ABB~S
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locaux les plus confortables.
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l'habitud
e s'en prend
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il
e.Que ça
n'élomu
plus. L'ordre es/ve
nu:
partir.Et11ousparlonsencore ..unecoutume ..
1111
rite.
Sur
ces chemins
oit
font desnd/res sont
passé
sDans
rautre
se.1u,
en
d'autres
lemps,dans
rau/re
guerre,Nousnousallendions
à
ce qu'un TrépaHéSurgissedevant nous
d'un
de
cu
cimetür
es./;'/cen'estpas le spectre
allendu
mais
atm
'
De
la
Viâll
eCitéjusqu'alors imprenable Quise
dresu
soudain
audét
o
ur
de
la nuit
,l'er dun flambe dons un
sil
ence inexprimable.
Le
ciel
lnorme
r.!St
rouge,
e.t
11ous
regardons lousA/inqu'tttoutjamaisle
gard
e
11os
mémoiresLesdeux fameusesTours in/acles
e.t
debout,Lourdes,précises, e
tfobuleiJ
Stment
noius
.Nous avons regardé,
puis
nous sommes
partis
Le.
dernier Balai/lon
par
des
che•11ùts
deterre.Alors
il
fallutbien
e.n
prendreson
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l.Yabandotmer Verdun
et
pleurer d
e.
colêre.
F.
Y.
G.
n
desnôtres.
lelégionnaire Egon Wustvientdese produire
sur
la
scénedu
théâtre municipal
d'Oranau
cours
d'un
festi\•alde
danse
qui a
obtenu
un éclatantsuccès.Dans lecompte-ren dude cette fête
d'art
inoubliable
notre
confrère
'"l'Echo
d'Oran"
soulignela
remarquab
le souplesse d'Egon
Wust,
sa
technique et
ses
in
l'
entions élégantes.Egon Wust,légionnairede
2
"'
classepeut
aussi
s'honorer
du
titrede
premier
danseur
dl!
Mé-
tropolitan
Opéra de
t\ew-York. Bra\"oet félicitations
à
EgonWusl.Bois·M:'ltériaux -Sanitaire
A.
Avriat
Sldi
-
Bei
.A
bb~
s
Tél.
2ï-2i
Qalaeaillerie
P.
U.\IR~USSI
2,
Av.
Loubet
SIDI
·
BEL·ABBES
Tél 26 50
COMMUNIQUE
A
TOUS
Les
Légionnaires
d'Indo
chine
1
réclament
de
lalecture .. Reme
tt
ez-
nous
:li\re
10,
il
lustr
és,
journaux,
brochures,mêmeanciens ouusa gés.
Herci
/J~Yur
e
/1.1:
.
Service
Social
du
D.C.R.E.
1
Stdi•Bd-Abbè.l.
HAJDUSKA
PHOTOS-
PHONOS-
DISQUES
36
,
RuGambetta
-
Bd-Abbès
Restaurant
Per~ignaoais
PLACE
CARNOT -
1"
ETAGE
SIDI-BEL.
-
ABBÊS
H
..
FA.LCOIV
GARAGE
CITROEN
S;d;Bei·Abbès
-
Tél.
·
29-31
3
LITTEQATUQE
~
.
UNE
LITTtRATURE
CELLE
DE
LA
LÉGION
D'
AVENTURE
1
La
Légiona elle
aussi
salittérature, littérature qui à l'instar
des
"ChansonsdeGeste"
du
Mo
yen âge à
t!t
éinspirée
par
les
caractères
d'héroi5meetaussi
d'aventure que
l'onseplait
à
reconnailre
à
ce Corps
extra
ordinaire
et
particulier.Depuis1831,la Légiona
par
courutant
decontrées,
gagné
tant
de
batailles, suscité
tant de
beaux
sac
rifices, formé
tant
de
fi-
gures
légendairesetdonnéasile
à
tant
d'êtres
humains, qu'elle sedel'ait d'avoir
ses
Historiens,
ses
Romanciers etsesPoètes LesLettresFrançaises,
comme
il
se
doit,re\'endiquent laplu
partd'entre
eux,mais la littérature
étranière,
et
nous
aurons
l'occasiond'enparler
dansd'autres
articles,
<~pporte
aussi sa
contribution.Tous ne sont
paspassés
par
la
Légionetn'ont pas \'écu réelle
ment
parm
ielle, maisl'écho desa
renomméeest
assez
puissant
et
assez
fameux
pour
tenterun écrivain detalentéprisdesonmétier. Mais
à
côté des
grandsmaître
sdelaplume,
que
de modesteset
enthousiastesauteurs
qui, eux,
ont
effectivement porté l'emblèmede la grenade et dont lesnomsn'
ont
pasété retenus
!
Il
n'est que
lire certaines pages
de
ces
"Journ<~ux
de Marche"rédigés depuisplus
d'un
siècle
dans un
style
pourtant
bref
et
dénué de toutes
recherches
parquelque
obscur
officier ou
ser
gent
-majorde Compagnie
pouren
c
omprendr
el'
austère
gran
deur
et
l'humbl
epoésie.On abeaucoupécrit
sur
le
'Camerone"
et
Je
sacrifice de ceslégionnaires
débordés
par
unehordes
de Mexicains;
pourtant
il
n'ut
riendeplus
émouvant,
parce
que
simple,
que
de
li
re
lerécitdecet exploit, publié
par
ailleurs dans ce
Journal,
consi
iné
a
la
main
dans
le
"Journal
de Marc be"
du
2-
Etranger
suivantleRapport
duCommandant
Regnault qui
commandait
aforsprovisoirement
le
Régiment.Et beaucoup
d'autres
faitsmoins connus et moinscélèbrea,mais quiont été vécusparl
eursauteurs
qui
trouvent pour
les
narrer
des accents
d'une
sincéritépoignante
et
d'un
réalisme sidirect qu'ils peuvent
sedispenser
des accords
classiques de
la
litté
rature.
Ainsi cesrécits et ces anecdotes
qui
nous
parviennent
de
l'IndoChine
dont
certains
seront
publiés
ici
et qui
joignent
à
la
simplicité dustylelemérite
tant
:.~pprécié
et assez
rare
d'avoirété écritpar des témoins oculai
res
n'ayant
aucun intérêt
à
s'écarter de
la
vérité.Dansune séried'articles,
nousnous
proposons de
revenir
sur
la place qu'occupe
la
LégionEtrangère
dans
le
domainedes
lettres.
La
Poesie,l'Histoireetles Mémoires,
le
Roman
seront
suc
cessivement examines et
nousnousarrêterons
plus
longuement
sur
lesœuvresqui doivent