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Blogs on the themes in L'aventure ambigue

Blogs on the themes in L'aventure ambigue

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An essay for the 2011 Undergraduate Awards (Ireland) Competition by Eoin Madigan. Originally submitted for Language and Cultural Studies at University of Limerick, with lecturer Liam Murray in the category of Languages & Linguistics
An essay for the 2011 Undergraduate Awards (Ireland) Competition by Eoin Madigan. Originally submitted for Language and Cultural Studies at University of Limerick, with lecturer Liam Murray in the category of Languages & Linguistics

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Published by: Undergraduate Awards on Aug 31, 2012
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10/27/2013

 
L’aventure ambiguë
 
Première partie, chapitres I et II (1)
Ayant lu les premiers deux chapitres de
 L’aventure ambiguë 
, ce qui me frappe le plus c’estl’élément religieux. On voit un type de dévotion fanatique qui à moi m’a fait peur. Dans la
première page la raclée á laquelle le protagoniste, Samba Diallo, est sujet, me semble barbare.Et pour quelle raison ?
Parce qu’il a mal prononcé un mot du verset qu’il récitait. Cette
férocité nous donne á penser ce qui va venir tout au long du livre.Aussi se vo
ient dans l’incipit les caractères du protagoniste et de son maître, qui s’appelle
Thierno. Il me semble que, par ses actions, Thierno est un peu sadique. Il me semble aussique Samba est mentalement fort car il support bien les châtiments de son maître, et neproteste pas. Samba est un type de protégé pour Thierno, qui a beaucoup de confiance en lui,
même s’il le bat. Dans la tête de Thierno, j’imagine qu’il pense que aimer Dieu, c’est détester 
la chair.
On lit l’histoire de comment Samba est venu chez le
maître, on apprend que son père lui avait
amené là. Déjà on voit le sacrifice qu’il a été obligé de faire, et c’est grand pour un tel jeune
garçon. Les dernières phrases du premier chapitre résument bien la situation : « SambaDiallo, conduit par sa mère, revenait au maître qui prit possession de lui, corps et âme.
Désormais et jusqu'à ce qu’il eût achevé ses humanités, il n’appartenait plus á sa famille.
»
Première partie, chapitre I et II (2)
En lisant ce roman je suis frappé de plus en plus par le langa
ge religieux qu’emploie l’auteur.
Il me semble que, pour lui au moins, la religion est une chose de tous les jours et pas
seulement quelque chose restreinte à l’église ou à un jour de la semaine. Cela doit nous
paraitre un peu bizarre, nous qui, pour la pl
upart, n’avons guère de spiritualité dans la vie
quotidienne.
L’idée de la foi est bien éveillée par les expressions qu’utilise l’auteur. À la page 14 par 
exemple, où il parle de la manière dans laquelle Samba prononce son verset, il dit que « cettephrase
qu’il ne comprenait pas, pour laquelle il souffrait le martyre, il l’aimait pour son
mystère et sa sombre beauté
». Croire en quelque chose que l’on ne comprend pas, c’est ça la
foi.
On voit plusieurs fois l’idée que vivre, c’est souffrir. Je crois que l’
auteur la démontre trèsbien à la page 15
où, parlant encore d’un verset que répète le garçonnet, il dit «
cette parole
qu’il enfantait dans la douleur, elle était l’architecture du monde, elle était le monde même
».Ici on comprend la notion que la vie et la souffrance sont inextricablement liées.
 
Première partie, chapitre II ; description de la Grande Royale
Au milieu du deuxième chapitre, on est présenté avec le portrait d’une femme qu’ «
onnommait la Grande Royale
» (page 30). La description que nous donne l’auteur de cette
personne est trè
s impressionnante, presque incroyable. Bien que l’on ne voie d’elle «
que levisage
», l’auteur en tire tout ce qu’il trouve nécessaire pour nous convaincre de la réputation
extraordinaire de cette femme.Notre protagoniste, Samba Diallo, « avait été fasciné par ce visage » (page 31) à cause de
l’histoire qui s’y lisait. C’est bien difficile d’imaginer une personne dont «
la bouche étaitgrande et forte sans exagération
», mais je pense que l’auteur nous fait y croire. Aussi, le faitqu’il parle d’ «
un éclat impérieux » dans la figure de la Grande Royale nous mène à imaginerla grandeur de cette femme.«
La Grande Royale était la sœur ainée du chef des Diallobé
 
». L’auteur nous donne à penser 
que elle est peut-être le pouvoir derrière le trône où il dit qu
’ «
on racontait que, plus que son
frère, c’est elle que le pays craignait
 
». Ces descriptions d’elle nous inspirent des idées d’unemajesté et d’une autorité très forte. C’est sans doute un personnage formidable.
 
Première partie, chapitre VII ; le Chevalier et Paul Lacroix
Ce chapitre est un des plus importants parce qu’il montre, d’une manière puissante, la lutte
qui a lieu à peu prés tout au long du livre. Je crois que la mise en scène de ce duel verbal est
très bien faite. L’auteur décrit la tombée de la nuit d’une façon qui nous donne à penser la
discussion qui va venir. « La terre aboutissait à un gouffre » et « la petite ville soudainparaissait appartenir à une autre planète étrange » (page 86) sont des images particulièrementperturbantes. Les deux hommes, face à ce crépuscule impressionnant, commencent à parlerde la fin du monde.
Ici on voit une manifestation de la lutte, que l’on pourrait appeler «
classique », entre deuxmondes entiers
 – 
celui du colonisateur et celui du colonisé, ou même celui
de l’athée et celui
du croyant. Même le surnom du père de Samba Diallo, « le Chevalier
», invoque l’image du
bon sauvage. Aussi, le caractère de Paul Lacroix semble être un stéréotype approprié
 – 
unhomme venu de la métropole pour « civiliser » les native
s. Maintenant s’échangent les
premiers coups de cette petite guerre mentale.
Paul commence par dire que la science de l’Occident a rendu le monde «
plus solide » même
s’il est aussi «
moins immédiatement humain » (page 88). Le Chevalier dit que cetterévél
ation nous a aussi ouvert la porte au désespoir, que l’absurdité de l’existence humain estmaintenant nue devant nous. Personnellement, je préfère l’absurdité et le révolte, la
responsabilité et la liberté qui y sont impliqués, à une foi aveugle avec une vérité et une
satisfaction qui ne viennent qu’à la fin si jamais.
 Je crois que le Chevalier ne veut pas que son Dieu devienne un « Dieu des trous », c'est-à-
dire un Dieu qui n’existe que pour expliquer ce que la science ne puisse pas. Le plus qu’on
comprend
, le plus qu’on emploie l’outil, le plus qu’on perdre «
 
l’immensité infinie du
 
chantier
» (page 89). C’est sans doute une très belle image, mais quant à moi ce n’est guère
convaincante.Le Chevalier semble se réfugier dans « le soleil qui meurt » (page 90), faisant appel à
l’angoisse qu’il croit absente dans l’âme de Paul Lacroix. Il continue à expliquer que, pour ceux qui emploient la science, cette même évidence qui les rend les maîtres de l’extérieur (du
monde, de la connaissance) aussi les exile là-bas. Pour fin, le Chevalier va mettre Samba à
l’école de Paul Lacroix et la raison qu’il donne me semble un peu cynique, pour qu’il
apprenne «
à arrêter l’extérieur 
» (page 91).
Première partie, chapitre IX ; discours de Samba et le Chevalier (1)
Le chapitre commence avec Samba, qui regarde le visage de son père, en train de prier. La
dévotion qu’il y comprend qui le fait penser. Il affirme que la présence de Dieu lui est trèsforte à son père, et il s’interroge à propos de la signification de cela. Il se cho
que où il pensede «
la prière et la vie en termes d’opposition
» (page 106), et cela le mène à se demanderencore plus. Le fil de ses pensées le mène finalement à la question du travail et les relationsde celui-ci avec Dieu.Il raisonne que le temps que
l’on passe au travail est le temps où la présence de Dieu nous
manque le plus. Alors il se demande « peut-être est-
ce le travail qui fait l’Occident de plus en
plus athée ? » (page 108). Il commence à parler avec son père mais il ne lui révèle pas laprofondeur de ses pensées. Le Chevalier pose la question à son fils : « pourquoi travaille-t-on ? ». Il lui répond « pour vivre » (page 109). Ici commence le vrai discours.Ce discours, mené sans doute par le Chevalier, évoque des raisons variées pour lesquelles on
travaille. Tout d’abord ça peut être « pour vivre, pour multiplier la vie qu’on a
» ou mêmesimplement « pour travailler » (page 109). Il continue à décrire des autres raisons assez
simples comme le besoin, pour se maintenir, pour conserver l’espèce
et par avidité. Cette
dernière me semble la plus intéressante. Il élabore, disant qu’ «
 
on croit qu’en multipliant la
richesse on multiplie la vie
» (page 110). Voilà l’idée au fond du matérialisme, du
consumérisme, auxquels il est évidemment opposé.Moi
 je crois que la vie n’est rien d’autre que l’ensemble des expériences qu’on a eues. Alors
 je pense que celui qui a plus voyagé, par exemple, a plus « multiplié » sa vie, c'est-à-dire
qu’il a eu plus d’expériences, que
lui qui est resté au bureau en essayant de gagner plus
d’argent. D’ailleurs, je ne crois pas qu’une vie passée à la contemplation de Dieu soit une vie bien passée, plutôt gaspillée je dirais. Pour vraiment s’approcher de Dieu, s’il existe du tout, je crois qu’il faut explorer 
et comprendre ce
monde qu’il a supposément créé. Il faut, pour 
citer Voltaire, « cultiver notre jardin ».
 
Première partie, chapitre IX ; discours de Samba et le Chevalier (2)
Vers la fin de la page 110 et le début de la page 111, Samba parle avec son père au sujet desrelations entre Dieu et le travail. Il raisonne ainsi
: pour contempler à Dieu il faut vivre (c’est,

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