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CHANTIER N°33 DU GRENELLE
RAPPORT
AIR ET ATMOSPHERE
 MISSION DE PHILIPPE RICHERT
VICE –PRESIDENT DU SENATPRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE L’AIR* * *13 mars 2008
 
Grenelle de l’environnement _____________ Chantier n°33________________ Mission de Philippe RICHERT
SOMMAIRE :
E
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 ANNEXE 1 : Exposé des motifs pour les dispositions du titre « air » du projet de loi Grenelle…..23ANNEXE 2 : Exposé des motifs pour les dispositions du titre « Démocratie écologique » ………25ANNEXE 3 : Version consolidée intégrant les dispositions législatives ………………………..26Lettre de Mission Chantier 33 …..………………………………………………………………….3321/04/2008 Page 2 sur 34
 
Grenelle de l’environnement _____________ Chantier n°33________________ Mission de Philippe RICHERT
CHAPITRE I : RAPPEL DE L’APPROCHE GENERALE A SUIVRE EN MATIERE D’AIRET D’ATMOSPHERE
Pour le présent chapitre, on se référera essentiellement au rapport au Premier ministre « Qualité del’air et changement climatique : un même défi, une même urgence » par Philippe Richert, présentéen février 2007 et publié à la Documentation française, collection des rapports officiels en juin2007. Il en est présenté ici une synthèse.
I.1. UN CONSTATL’analyse menée fin 2006 et ayant abouti au rapport de février 2007 mettait en lumière unconstat principal : celui d’une France active, mais en marche dispersée, au chevet d’uneatmosphère malade.
Le bilan positif de l’application de la LAURE (Loi sur l’Air et l’utilisation Rationnelle del’Energie) est une meilleure prise en compte de l’air dans les études d’impact, la mise en place d’unsuivi air et santé et la mise en place d’un véritable réseau de surveillance et d’information au traversdes AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air) présentes dans toutes lesrégions et toutes les villes de plus de 100 000 habitants. Les financements, les moyens humains ouencore les indicateurs surveillés se sont considérablement accrus et la France n’a pas à rougir de cequ’elle a fait.Le bilan est plus mitigé au niveau des outils de planification et d’aménagement du territoire qui ontété mis en place de façon tardive avec, pour les plans de déplacements urbains (PDU), uneinsuffisante prise en compte de la problématique air,
via
le transport en commun, parent pauvre decette planification. Dans le domaine de l’habitat, la déclinaison est très incomplète (bois dans lesconstructions) ou inadaptée. Il en ressort d’autres insuffisances comme les limitesorganisationnelles de la surveillance de l’air, les critères de performances plus orientés énergiequ’environnement pour les chaudières ou les véhicules dits « propres » dont la définition liée à latechnologie est totalement inadaptée. La faiblesse de l’évaluation économique et sociale de lapollution de l’air et de sa gestion et le manque d’outils pour la mobilisation des décideurs et descitoyens ont également été relevés.Mais les deux constats les plus marquants ont été, d’une part la lenteur voire la résistance às’attaquer à certains nouveaux polluants prioritaires comme les particules fines, d’autre part lamarche réglementaire et organisationnelle trop cloisonnée. La multiplication ou la juxtaposition deplans touchant à la politique de qualité de l’air, du climat ou de la santé, sans mise en cohérence desactions pourtant fortement liées, est contre-productive et ne peut donner les résultats espérés.Or, dans les prochaines décennies, la France de l’atmosphère sera fortement sollicitée face à desenjeux encore plus cruciaux. Et même si la France tient les engagements actuels sur la réduction despolluants et des gaz à effets de serre, cela n’y suffira pas.En effet, l’Union européenne a fixé des objectifs draconiens de réduction des émissionsatmosphériques sans vraiment pouvoir résoudre les impacts sanitaires d’ici à 2020 : seuls serontévités 20 % des 348 000 vies perdues précocement en respirant les particules en suspension. Parailleurs, pour le changement climatique, l’objectif français du protocole de Kyoto de stabiliserglobalement, d’ici à 2012, les rejets de gaz à effet de serre par rapport aux émissions de 1990 estcomplètement remis en cause par la nécessité de diviser ces émissions par 4 d’ici à 2050.
 
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