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Tardieu Sur La Pendaison 1870 Francese

Tardieu Sur La Pendaison 1870 Francese

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Published by Salvatore Grillo
http://web2.bium.univ-paris5.fr/livanc/?cote=90141x1870x33&p=78&do=page

2e SÉRIE, 1870. – TOME XXXIII. – 1re PARTIE.

// 78 //

SUR LA

ÉTUDE MÉDICO-LÉGALE

P E N D A I S O N,

Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris.

Je me propose de compléter, par cette nouvelle étude, l’histoire médico-légale des différents genres de mort violente confondus à tort sous la dénomination d’asphyxie. J’ai déjà montré le danger de cette confusion. Il me restait à faire pour la pendaison,
http://web2.bium.univ-paris5.fr/livanc/?cote=90141x1870x33&p=78&do=page

2e SÉRIE, 1870. – TOME XXXIII. – 1re PARTIE.

// 78 //

SUR LA

ÉTUDE MÉDICO-LÉGALE

P E N D A I S O N,

Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris.

Je me propose de compléter, par cette nouvelle étude, l’histoire médico-légale des différents genres de mort violente confondus à tort sous la dénomination d’asphyxie. J’ai déjà montré le danger de cette confusion. Il me restait à faire pour la pendaison,

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http://web2.bium.univ-paris5.fr/livanc/?cote=90141x1870x33&p=78&do=page 2
e
SÉRIE, 1870. – TOME XXXIII. – 1
re
PARTIE.
 // 78 // 
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 ÉTUDE MÉDICO-LÉGALE
S U R L A P E N D A I S O N,
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Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris.
 
Je me propose de compléter, par cette nouvelle étude, l’histoire médico-légale desdifférents genres de mort violente confondus à tort sous la dénomination d’
asphyxie
.J’ai déjà montré le danger de cette confusion. Il me restait à faire pour la pendaison,ce que j’ai fait pour la strangulation et pour la suffocation [Nota 1 
Je réunis en cemoment dans un même volume cette Étude nouvelle sur la pendaison (Paris, J.-B. Baillière, 1870, 1vol. in-8 avec 1 planche coloriée et 15 figures) et mes anciennes études déjà publiées dans les
 Annales d’hygiène publique et de médecine légale. Mémoire sur la mort par suffocation
(Ann.,1855, 2
e
série, t. IV), et
Étude médico-légale sur la strangulation
(Ann., 1859, 2
e
série, XI, p.107)
] ; et je me contenterai, pour en faire apprécier l’utilité pratique, de rappelerqu’Orfila avait avancé cette proposition, grosse d’erreur, que dans tout cas dependaison il y avait toujours strangulation.
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– J’ai préféré le mot
 pendaison
à celui de
suspension
, employé par desauteurs, par la raison très-simple que le sens du premier est parfaitement clair ernettement défini, tandis que le second a une signification beaucoup plu générale etcompréhensive ; que la pendaison représente exclusivement, dans le langage vulgaireet à proprement parler, la mort du pendu, l’action d’attacher au gibet, l’exécution dependre ; tandis que la suspension, pour désigner ce genre de violence, exige lapériphrase dont se servent les lexiques latins
suspensio per la quem collo injectum
. // 79 // On pourrait se contenter de cette définition purement nominale. Il est possiblecependant d’en donner un développement plus scientifique dans le sens del’application à la médecine légale, et dans les termes suivants :
 La pendaison est un acte dans lequel le corps, pris par le cou dans un lien attaché àun point fixe et abandonné à son propre poids, exerce sur le lien suspenseur unetraction assez forte pour amener brusquement la perte du sentiment, l’arrêt des fonctions respiratoires et la mort.
M. Durant-Fardel fait entrer dansa sa définition [Nota
Durand-Fardel,
Supplément au Dictionnaire des Dictionnaires.
Paris, 1854, p. 790
.] une remarque ingénieuse, tirée del’action particulière du lien qu’il oppose dans la strangulation et dans la pendaison.C’est que chez les pendus, la compression est exercée par une force
tendant à serapprocher de l’axe
du cou et à l’aide d’un lien serrant
inégalement 
sur les diverspoints de sa circonférence, tandis que la strangulation s’opère par une force agissant
 perpendiculairement à l’axe
du cou et à l’aide d’un lien serrant
également 
sur tous lespoints de la circonférence.
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. – Ilsemblerait que, dégagée de tous les faits de strangulation, dont on l’avait à tortsurchargée, et renfermée dans ses limites propres, l’histoire de la pendaison devraitêtre toute simple et pourrait être tracée sans difficulté. Il n’en est rien cependant, et jene sais pas de question moins clairement traitée dans les auteurs, plus obscure et, quel’on me permette cette expression, plus embrouillée.Ce n’est pas que les termes du problème à résoudre soient bien compliqués. Il s’agittoujours, et presque exclusivement dans les cas de pendaison, d’établir que l’individuà exa- // 80 // 
 
miner a été pendu vivant, et que sa mort n’a pas en d’autre cause que la pendaison ;car, disons-le sans plus attendre, la pendaison simple implique dans l’immensemajorité des cas le suicide ; et la question dominante dans les faits de cette nature,est, on ne saurait trop le répéter, la distinction du suicide et de l’homicide. La scienceexige donc avant tout, et doit pouvoir fournir à l’expert, des signes certains de lapendaison opérée pendant la vie.Mais c’est là que se sont accumulées des difficultés et des obscurités, dont il n’est passans intérêt ni sans profit de rechercher les principales causes. L’histoire de lapendaison s’est constituée pièce à pièce, pour ainsi dire, à travers des polémiques etdes contradictions sans nombre. De nombreuses erreurs avaient cours, touchant lesphénomènes les plus apparents, les plus faciles à constater : la position du corps,l’état de la face des pendus. D’un autre côté, dès qu’un observateur avait reconnuquelque particularité, non encore signalée, sur le cadavre d’un pendu, il s’empressaitde l’ériger en signe caractéristique absolu de la pendaison pendant la vie ; mais unautre ne tardait pas à en contester la valeur ; l’expérimentation ruinait bientôt lesrésultats trop hâtifs d’une observation superficielle ; et le champ de la science restait jonché et embarrassée de débris. C’est encore aujourd’hui une étude attachante etpresque dramatique, que celle de cette lutte dans laquelle Orfila et Devergie, entretous, ne se laissaient pas d’apporter avec des succès divers, des faits, des arguments,des expériences que faisaient trop tôt disparaître des opinions et des preuvescontraires. Il y a eu là bien des coups portés à faux, mais en même temps un grandeffort et une des premières et des plus utiles applications de l’expérimentation auxrecherches médico-légales.Par malheur, une circonstance capitale contribuait à entretenir les discussions stérileset à empêcher la lumière // 81 // de se faire sur ces difficiles questions, c’est la rareté des occasions offerte au médecinlégiste d’observer des pendus. En effet, dans les habitudes de nos parquets, lesautopsies judiciaires ne sont jamais ordonnées dans le cas de suicide avéré, et presquetous les cas de pendaison rentrent dans cette catégorie. C’est donc avec toute raisonque M. Devergie a pu dire « que la suspension est encore, dans beaucoup decirconstances, l’écueil de la médecine légale ».Aujourd’hui, sans me dissimuler les difficultés de la tâche et sans prétendre yéchapper tout à fait, je crois possible, grâce aux travaux des mes devanciers, grâce àleurs erreurs même, grâce surtout à la longue expérience pratique qui m’a permis demultiplier mes observations personnelles, et de m’appuyer sur un nombre de faitssuffisants, je crois possible de simplifier beaucoup l’histoire médico-légale de lapendaison ; de tracer de ce genre de mort une description exacte et complète, en metenant toujours fidèlement, comme je l’ai fait dans toutes mes précédentes études, aupoint de vue de la pratique et de l’observation.Je commencerai par donner dans un exposé général l’analyse des phénomènes de lapendaison, l’aspect extérieur, les lésions internes qui lui sont propres ; puis, àl’occasion de chacune des questions médico-légales qu’elle peut soulever, jereprendrai chacun des signes et des caractères de ce genre de mort, et je m’efforcerai

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