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Yves Gigou5 Compilation6LULU

Yves Gigou5 Compilation6LULU

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Published by Frans Tassigny
Le 2 décembre 2008, dans une enceinte psychiatrique hospitalière, se saisissant d’un crime pourtant très rare commis par un patient diagnostiqué comme schizophrène, le président Sarkozy a annoncé un plan pour la psychiatrie aux conséquences dévastatrices.
Dans ce discours, les fondements même de la psychiatrie ont été attaqués avec la plus grande brutalité, celle qui amadoue pour mieux exécute
Le 2 décembre 2008, dans une enceinte psychiatrique hospitalière, se saisissant d’un crime pourtant très rare commis par un patient diagnostiqué comme schizophrène, le président Sarkozy a annoncé un plan pour la psychiatrie aux conséquences dévastatrices.
Dans ce discours, les fondements même de la psychiatrie ont été attaqués avec la plus grande brutalité, celle qui amadoue pour mieux exécute

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Published by: Frans Tassigny on Sep 03, 2012
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09/03/2012

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L'infini dans la clinique des psychoses, conférence de Jean-Jacques TyzslerVirginia Hasenbalg :Jean-
Jacques Tyszler est un membre actif de l’ALI. Il concentre ses travaux autour de l’école deSainte Anne, mais il transmet, il fait partie du groupe des missionnaires, si l’on peut dire, de l’ALI,en allant en province et dans les écoles régionales ainsi que à l’étranger, il travaille entre autres
avec les collègues du Brésil. Il va nous parler de « L'infini dans la clinique des psychoses ». Je luipasse tout de suite la parole.Jean-Jacques Tyszler :Je vous remercie de me faire participer au fonds à un travail qui est en cours et qui me paraîtlégitime et extraordinairement intéressan
t puisque c’est un peu effectivement un paradoxe, mais je crois que vous avez dû en parler depuis le début de votre séminaire. C’est un paradoxe de parlerd’infini dans la clinique analytique, puisqu’il faudra attendre Lacan quand même probablement
pour fa
ire valoir dans une clinique que Freud n’avait pas vraiment enfin travaillée
: la présence
comme telle de l’infini
- en particulier à mon sens -
et c’est pour ça que moi je m’appuie plussouvent sur la clinique des psychoses, la question de l’infini dans le corps …, là où d’habitude la
psychanalyse, il faut le rappeler tranquillement, travaille avec une extrême finitude au contraire.
Je veux dire quand nous pensons à ce qu’est l’analyse dans sa praxis, les choses se règlent
quasiment
 –
vous le savez très bien
 –
 
séance par séance, c’est
-à-
dire c’est vraiment hic et nunc, au
moment mêmeque les questions de scansion, de coupure, de découpe se font valoir, hein, et donc à mon sens il y
 
a là un paradoxe qui est intéressant et que la psychanalyse à la fois est une question éminemment
locale, totalement localisée, c’est
-à-
dire que c’est le coup de ciseaux tout de suite maintenant. S’il
est loupé ou si nous ne le faisons pas, ben, parfois il faudra attendre effectivement infiniment,
voire c’est fichu.
 Donc voyez une praxis sur laquelle Freud a insisté et qui est bien chez Freud, ce côté localisé, fini,de
l’expérience de la psychanalyse et néanmoins là
 
pour des raisons que vous essayez d’explorer
avec Lacan
 –
 
l’introduction du fait probablement des outils de la
science mathématique et de la
logique moderne deux questions qui n’étaient pas visibles à l’époque de Freud et donc l’appui au
-delà de Desargues bien entendu sur des choses beaucoup plus modernes à partir de Cantor qui
n’étaient pas de l’horizon de Freud.
 
Voilà donc, premier paradoxe qui m’avait intéressé et ce qu’il y a néanmoins …
 Il y a néanmoins, à mon sens, même chez Freud en quelque sorte, si on veut le lire comme ça, la
présence de la question de l’infini et
- comme vous le savez, moi je fais un séminaire sur lefantasme depuis deux ans - à mon sens, la notion de fantasme comme telle est, dans la structurede la névrose, une droite infinie en quelque sorte.
C’est
-à-
dire le fantasme qui est donc ce point projeté infiniment derrière nous. Il n’a mê
me pas
d’histoire dit Freud. C’est un point qui est une construction, hein. Elle n’est pas dans le souvenir,elle n’est pas dans la réalité, elle est où
 
? Ben, elle est dans l’espace derrière et en même tempselle va nous guider infiniment devant. C’est
-à-dire que là il y a évidemment une finitude qui est liée
à la mort, mais le névrosé n’y croit pas
; donc il a le sentiment
d’être dans un destin totalementéternel et le fantasme d’un certain point de vue est la droite à l’infini à l’intérieur du nouage
bo
rroméen, on peut dire ça. D’ailleurs Lacan le dira à sa façon dans des séminaires un peu tardifs.
 Egalement, alors on peut dire ça, je crois que ça se soutient, mais je ne vais pas en parler
aujourd’hui, également la question du trait unaire lui
-même. Assez bizarrement, le trait unaire,
donc la question d’identification au trait se supporte dans la clinique analytique ordinaire d’unequestion qui touche à l’infini. C’est pas le même genre d’infini, c’est l’infini qu’on pourrait relier à
la phrase biblique « de génération en génération
». C’est
-à-dire quelque chose, le trait qui
transcende de génération en génération, infiniment le support d’un des bords de l’identité, hein.D’ailleurs Freud, j’en ai parlé autrefois dans le groupe de Cordoue, Freud lui
-même quand on luidemande
: mais enfin, après tout, Freud, qu’est
-ce qui est juif en vous ? bien, il dit ça, il dit : « ce
n’est que ce trait qui me relie infiniment. Je ne vois pas autre chose
».
Donc vous voyez, pour vous dire, qu’il faut être assez tranquill
e sur ces questions et essayer de les
reprendre avec simplicité. Il y a dans l’utilisation que nous faisons des mots aussi importants que lefantasme, la question du trait, même dans la clinique héritière de Freud, évidemment trace d’un
type de structure q
ui touche à une forme de l’infini.
 
Alors le défaut c’est quoi
 
? C’est qu’évidemment, vous allez me dire
 
: mais ça c’est l’infiniimaginaire en quelque sorte, c’est le bord imaginaire, comment on appelle ça en mathématiquel’infini qui n’est pas actuel
? m
ais …..potentiel. Oui et non ceci dit, parce que le fantasmeévidemment c’est de l’imaginaire, mais néanmoins c’est ce qui nous meut totalement. Donc cen’est pas parce que le scénario comme tel se supporte en quelque sorte de la narration d’une
 jouissance imaginaire que ça ne touche pas pour nous à la fois à notre réel, à notre jouissance, et àla fois à la façon dont nous parlons. Je veux dire quand je vous parle immédiatement là, je suissupporté par ma position fantasmatique vis-à-vis de la sexualité par exemple et même si ça ne
 
vous apparaît pas immédiatement, c’est repérable en quelque sorte dans une cure. Doncimaginaire, mais imaginaire noué comme toujours au symbolique d’un côté à la façon dont nous
parlons, nous utilisons les signifiants et au réel tout à fait
indexé de la jouissance de l’Autre.
 
Alors ma thèse aujourd’hui,
 
entre guillemets, c’est de vous montrer qu’effectivement l’infini, nonpas imaginaire, mais l’infini actuel, c’est
-à-
dire l’actualité de l’infini est à l’œuvre, je le crois
effectivement dans la clinique des psychoses.
Elle est à l’œuvre quasiment sans arrêt, si je puis dire dans la clinique des psychoses, même si lesappuis que vous allez trouver, je vous les citerai tout à l’heure, il y a des appuis denses, faciles à
évoquer,
qui me permettent de vous renvoyer à des articles de travail. D’un côté bien entendu
vous pouvez
 –
 
et je vous le rappellerai tout à l’heure –
 
vous référer à l’articulation de ce qu’on
appelle entre guillemets « le fantasme schrébérien
» qui n’en est pas u
n précisément : le fantasme
de féminisation de Schreber n’est pas un fantasme au sens propre parce que au moment oùSchreber identifie cette jouissance dite féminine, eh bien s’introduit en lui, par l’intermédiaire de
la beauté, du beau, le concept du beau
, un point dans l’infini dans son corps. Il va produire de ce
 jour un processus totalement continu de transformation de son rapport au corps à la fois dans ledomaine non seulement du corps au sens imaginaire lui-
même, c’est
-à-dire comment je me voisdans
le miroir, mais qui concerne également sa peau, sa cutanéité, comme son rapport à la voix, …à ce qui lui vient comme voix de l’Autre. Donc ça j’y reviendrai tout à l’heure, ça c’est facile àretrouver comme référence et ça vous permettra d’aller chercher
là par vous-même, dans quoi ?
Mais dans ce que Schreber écrit tout simplement, hein. Il y a même pas besoin d’aller chercherdans les articles de commentaires, allez au texte et vous verrez que l’infini y est en permanence
cité par le biais du sans cesse,
du continu, d’une jouissance infinie, etc. C’est
-à-dire il utilise lui-
même les termes différenciés de la notion d’infini dans le corps.
 
Il y a un autre bord que je vous citerai très très vite, tout à l’heure aussi et qui est intéressant, qui
touche à mon
avis à une autre dimension de l’infini, qui sont les travaux que nous avons fait –
 puisque tu citais Sainte Anne
 –
autour évidemment du syndrome de Cottard, de la question desdélires des négations, puisque la question introduite par des tableaux cliniques comme ça fait
valoir au titre de l’immortalité et de l’énormité évidemment des niveaux en quelque sortehiérarchisés bizarrement de l’infini, successifs, des infinis successifs qui là vont être réfléchis
nécessitent son appui par exemple dans Cantor. Il
n’y a que Cantor qui nous propose deshiérarchies de l’infini si je puis dire.
 
Et donc, vous voyez, c’est proche, mais c’est un autre bord, c’est
-à-
dire c’est pas exactement lamême clinique des psychoses d’ailleurs. On peut passer
comme toujours
 –
 
d’u
ne typologie à
l’autre et Schreber lui
-même a traversé des épisodes là cotardiens, mélancolisés, mais néanmoins,
notre façon de l’appréhender dans la clinique n’est pas exactement la même quand même quand
nous traitons des grands tableaux de mélancolie chr
onicisée ou sous d’autres bords. (…)
 
Alors, oui, je voulais vous dire aussi une chose que je n’aurai pas le temps de développer, mais ça
fait rien, peut-
être on reprendra ça ultérieurement si vous le souhaitez (mais je n’aurai pas letemps), c’est une difficulté qui touche là au … je crois qu’il y a également une façon dans la cliniquedes psychoses, mais pas simplement, de traiter de la question de l’infini, qui touche à la … auxmétamorphoses en quelque sorte de l’objet de ce que nous appelons l’objet lu
i-
même. C’est
-à-direcomment la voix, le regard ou tout autre objet en particulier par exemple dans la clinique despsychoses la peau, le côté-là cutané devient par les métamorphoses de la clinique en quelque sorte
l’enveloppe, l’agalma de tout objet. Vous
voyez donc cette métamorphose continue des objets,

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