MOTEUR À ALLUMAGE COMMANDÉ_______________________________________________________________________________________________________
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1.Généralités. Description
1.1Principes
Le moteur AC est d’abord un moteur alternatif à combustioninterne, c’est-à-dire que le travail est produit par la combustion d’unmélange carburé à l’intérieur d’un cylindre, dans lequel se déplaceun piston en mouvement alternatif. Les deux limites extrêmes dumouvement sont appelées respectivement point mort haut (PMH) etpoint mort bas (PMB). Le volume balayé entre ces deux points cons-titue la
cylindrée unitaire
, et si
d
est le diamètre du cylindre (ou alé-sage) et
C
la course du piston, la cylindrée
V
s’écrit :Au point mort haut le volume résiduel est appelé
volume mort
; ildétermine ce que l’on nomme la
chambre de combustion
, qui estdonc la portion de volume limitée par la culasse, le haut de chemiseet la partie supérieure du piston (figure
). Du volume mort
v
et dela cylindrée
V
se déduit le
rapport volumétrique de compression
(outaux de compression) :Sa valeur est déterminante pour les performances du moteur, lesvaleurs les plus usuelles variant actuellement de 9 à12.Le mouvement alternatif du piston est transmis sous forme derotation à l’arbre moteur, ou encore
vilebrequin
, par l’intermédiaired’une
bielle
.Les particularités essentielles du moteur AC résident dans sesmodes d’alimentation et de combustion. En effet, le moteur est ali-menté avec un mélange air-carburant réalisé soit avant son intro-duction dans le cylindre (mélange préalable), soit dans le cylindre(injection directe). La quantité d’air admise est modulée par un voletsitué dans la tubulure d’admission (le « papillon ») et le carburantest dosé par un carburateur ou un système d’injection. La propor-tion entre combustible et comburant n’est pas indifférente et consti-tue ce que l’on appelle la
richesse
du mélange carburé. Le travailproduit est proportionnel à la quantité de mélange introduite ; leniveau de charge du moteur est souvent caractérisé par son
remplis-sage en air
, qui est le rapport entre la masse d’air réellement pré-sente dans le cylindre et la masse idéale qu’il contiendrait dans des
Figure 1–Ensemble cylindre-piston-culasse [1]
VC
π
d
2
4-------=
τ
Vv
+
v
-------------=
Volume mort
v
Volume
V
Course
C
Course
C
PMBPMH point mort hautPMB point mort basAlésage
d
PMHBlocmoteurCulasseSoupapesCylindreBielleVilebrequinPiston
Historique
Dès la fin du XVII
e
siècle, les précurseurs Hautefeuille etHuygens avaient conçu le principe du moteur alternatif àcombustion interne et réalisé des applications. Ils furent suivispar les Français Lebon et Lenoir en 1860, qui construisirent lespremiers moteurs à allumage commandé, alimentés au gaz etfonctionnant selon un cycle à 2 temps. Le principe du moteur à4 temps est énoncé pour la première fois en 1862 par Beau deRochas ; en 1876 l’allemand Otto construit un premier moteurselon ce principe. Les besoins de l’automobile et de l’aéronauti-que naissantes, ainsi que la disponibilité de carburants nou-veaux issus du pétrole, se conjuguent ensuite pour accélérerl’évolution des moteurs thermiques alternatifs, marquée par lesnoms de Benz, Daimler, De Dion, Bouton, Wright, Levavasseur,Seguin, Renault, etc.D’une technologie commune à l’origine, les moteurs d’avia-tion et d’automobile se différencient dès la première décenniedu XX
e
siècle, ces derniers profitant ensuite des acquis de la for-midable course à la puissance et à la fiabilité qui marque ledomaine aéronautique entre les deux guerres. La SecondeGuerre mondiale correspond à une apogée de la technologie dumoteur à allumage commandé, avec des réalisations qui ten-dent au gigantisme pour les besoins de puissance sans cesseaccrus de l’aviation.Un rapide déclin s’amorcera dans les années 1950lorsqu’apparaîtront les propulseurs à turbine, qui depuis ontrelégué définitivement les « moteurs à pistons » dans ledomaine des faibles puissances (moins de 400 kW). Désormais,le moteur à allumage commandé est surtout un propulseurpour l’automobile et, dans cette utilisation, ses niveaux de fiabi-lité et de rapport performances/coût sont devenus tels que sonremplacement définitif en faveur de systèmes plus évolués,c’est-à-dire plus économes et moins polluants (moteur élec-trique, turbine...), n’est pas envisagé avant la deuxième moitiédu XXI
e
siècle.
La place du moteur à allumage commandé
La production de moteurs à allumage commandé (AC) est lar-gement majoritaire dans le monde, puisqu’elle représente 85 %du total des moteurs thermiques alternatifs (102 millions d’uni-tés en 2000, sur une production totale de 121 millions).La France se distingue avec une production diesel plus impor-tante que la moyenne, qui ramène la proportion de moteurs ACà 52 % (environ 1,75 millions d’unités).La motorisation diesel étant plutôt réservée aux unités degrande puissance, il est évident que les proportions indiquéesdeviendraient sensiblement différentes si elles étaient évaluéesà partir des kilowatts produits.Le domaine réservé du moteur AC est la
traction automobile
,qui représente 46 % de la production mondiale de ce type demoteur (36 % pour les véhicules particuliers, 10 % pour lescamions), la proportion atteignant 65 % si l’on inclut les motocy-cles. Le reste est partagé entre les moteurs agricoles (21 %), lesmoteurs industriels (12 %), les moteurs marins et aéronautiques(statistiques 2000). La grande majorité de ces moteurs sont àcycle 4 temps (> 90 %), les moteurs 2 temps étant cantonnésdans les petites cylindrées (moins de 500 cm
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), domaine privilé-gié des motos et des moteurs hors-bord.
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