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Fiche 2- Quelles sont les sources de la croissance économique - Les origines de la croissance

Fiche 2- Quelles sont les sources de la croissance économique - Les origines de la croissance

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10/06/2013

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Introduction – Deux conceptions antagonistes de la croissance ( 7 p 101)
 
Une croissance extensive est une croissance qui résulte du seul accroissement quantitatif des facteurs deproduction. On produit 2 fois plus car on utilise deux fois plus de facteurs de production (main d’œuvre et capital).Cette croissance se produit donc sans gains de productivité. Dès lors, elle bute inéluctablement sur des goulotsd’étranglement, comme ceux que connaissaient les sociétés traditionnelles.
L’apparition puis le développement du progrès technique a permis de connaître une croissance intensive. Lacroissance intensive est une croissance qui économise les facteurs de production grâce aux gains deproductivité générés en particulier par le progrès technique. Pour multiplier par 2 les quantités produites il n’estpas nécessaire d’augmenter proportionnellement la quantité de facteurs de production .Une innovation (cf.Schumpeter) telle qu’une meilleure organisation du travail (cf. Taylor ou Ford) permet au même nombre detravailleurs d’être plus efficaces et donc de produire plus.
I.Une conception pessimiste de la croissance : vers une économie stationnaire
A.Les différents facteurs de production
 
Les économistes distinguent traditionnellement deux facteurs de production essentiels: le travail et le capital
Les classiques (Smith et Ricardo) prenaient en compte la terre qui occupe aujourd’hui une place accessoire.
B.Vers une économie stationnaire :la croissance zéro
1.La distinction rendements d’échelle/ rendements factoriels
On parle de :
Rendements d’échelle : quand la quantité produite augmente suite à l’augmentation de la quantité des deuxfacteurs de production
Rendement factoriels : quand la quantité produite augmente suite à l’augmentation de la quantité d’un facteur deproduction, l’autre restant invariableOn parle de :
Rendements croissants : quand la quantité produite augmente plus vite que la quantité de facteurs de production
Rendements constants : quand la quantité produite augmente au même rythme que la quantité de facteurs deproduction
Rendements décroissants : quand la quantité produite augmente moins vite que la quantité de facteurs deproduction
2.L’analyse ricardienne des rendements décroissants
o
La tradition néo-classique se situe dans le cadre d’une économie de concurrence pure et parfaite,c’est-à-dire que les hypothèses du modèle de cpp sont respectées
en particulier l’hypotse d’homogénéité des biens (tous les biens sontsubstituables)
d’atomicité (personne ne dispose d’une position suffisante pour pouvoirinfluencer le marché et fixer les prix)
o
Dans ce contexte, grâce à la concurrence, l’économie de marché débouche sur une situationoptimale, c’est-à-dire qu’aucun producteur ne peut améliorer l’efficacité avec laquelle il produit
 
I – Croissance, fluctuations et crises
Fiche 2 – Les origines de la croissance
Science économique
1- 1 – Quelles sont les sources de la croissance économique ?
Acquis de première : productivité, institutions,droits de propriétés, externalités Notions : progrès technique,
 
croissance endogène, productivité globale des facteurs
 
o
Ce postulat posé, la croissance ne peut résulter que d’une augmentation des quantités de facteurde production : capital et travail utilisés pour la réaliser. On parle alors de croissance extensive.En effet, la loi des rendements décroissants indique bien que la productivité marginale d’unfacteur diminue à mesure que les quantités utilisées de ce facteur augmentent. A terme, lacroissance économique va se réduire et l’on débouchera inéluctablement sur une économiestationnaire.
II.Vers une croissance durable: un progrès technique exone
Introduction - Définition du progrès technique
 
Il peut être défini comme l’ensemble des modifications qui affectent les procédés de production et la nature des biensréalisés permettant ainsi :
soit de desserrer des goulets d’étranglement limitant la production : au XIX° siècle, le développement des cheminsde fer a permis d’écouler une production en particulier agricole qui sans cela ne l’aurait pu.
soit de produire des marchandises nouvelles ou de meilleure qualité (ex : le CD ou la photocopieuse)
soit d’augmenter les gains de productivité des facteurs de production grâce à l’introduction de nouveaux procédés,des machines plus performantes
 
Remarque :
les trois objectifs peuvent être recherchés simultanément, ils ne sont distingués que pour mieux caractériser le terme
A.
Le modèle fondateur de R. Solow : le progrès technique exogène (12 p 103)
1. La critique de l’analyse ricardienne
Le modèle de Ricardo n’est pas conforme à ce que l’on observe dans la réalité :
o
En effet, comme l’a indiqué Schumpeter, ce qui est à l’origine de la croissance c’est l’innovation orl’innovation est la grande absente du modèle o-classique qui est basur un état destechniques de production données
o
La théorie o-classique semble d’autant moins utilisable qu’elle postule la concurrenceuniquement par les prix. Or, la stratégie des entrepreneurs est de se détacher de la concurrencepar les prix en différenciant leur produit, en les rendant non substituables. Un moyen efficace poury arriver est d’innover : l’entrepreneur dispose alors d’un brevet qui lui garantit pour une certainedurée une position de monopole ( rejet de l’hypothèse d’atomicité ) qui lui permet de fixer les prix.
2.La nécessaire prise en compte du progrès technique
Solow va le premier constater qu’une partie de la croissance ne peut s’expliquer par l‘augmentation de laquantité de facteurs de production. Ce résidu inexpliqué est le progrès technique.
Sur le site d’éconoclaste, le modèle de Solow ( il y a un peu de maths): ici
B.
Les explications du rôle du progrès technique exogène
Pour expliquer la croissance économique, les théoriciens néo-classiques vont donc faire appel aux effetsexternes (l’activité d’une entreprise a des conséquences sur autrui, sans que celle-ci n’ait eu l’intention ,en supposant que le progrès technique soit par le biais des effets externes à l’origine de rendementscroissants à l’échelle collective . La solution n’est pas idéale, car on ne voit toujours pas d’où vient leprogrès technique : au mieux il est incorporé au capital, c’est-à-dire qu’il est introduit par le biais desinvestissements : le progrès technique serait donc une fonction croissante de l’investissement. Parcontre, elle permet de montrer quels sont les effets du progrès technique sur la croissance.
C.
Comment expliquer la nature du progrès technique exogène dans la tradition néo-classique ?
Comme l’écrit D.Charpentier: « Solow se garde bien de dire d’où vient le progrès technique . Enparticulier, il ne dépend pas d’investissements en recherche et développement, sinon ce serait admettrequ’il est lui-même issu du capital, donc renoncer à l’hypothèse centrale de la productivité marginaledécroissante puisque la recherche permettrait d’accroître l’efficacité de l’investissement »
 
III.
L’endogénéisation du progrès technique: un cercle vertueux progrès technique -croissance
Introduction : Distinction invention R & D - innovation ( 3 p 99, 5 p 100)
 
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les termes invention et innovation ne sont pas synonymes :
1.
définition de l’invention
« L’invention, est la découverte d’un principe nouveau ou d’un produit nouveau qui ne sont pas toujours susceptiblesd’applications pratiques» .On considère généralement que l’invention se décompose en deux phases :
la recherche fondamentale qui a pour objectif de dégager les lois qui régissent les phénomènes qu’étudie la science: par exemple la théorie de la relativité d’Einstein
la recherche appliquée : qui elle vise un but détermien s’appuyant sur les résultats de la recherchefondamentale : les inventeurs cherchent alors à mettre au point des procédés de production ou des objetsnouveaux qui pourraient être introduits dans le processus productif.
2.linnovation
L’innovation correspondrait à la mise en application d’un principe théorique ou d’une idée nouvelle » (cf. l’ex de laphotocopie). L’innovation va donc permettre de rendre économiquement viable l’invention, ce qui nécessite dedévelopper c’est-à-dire de perfectionner les prototypes initiaux , puis de les commercialiser dans le modèle définitif. Onse situe donc au niveau de la recherche et développement (R et D)
Une présentation de B.Adam 
R&D innovationUne analyse sociologique de la relation entre innovation et invention :ici 
3.Les différents types d’innovation
a)
les 5 types d’innovation recensées par Schumpeter
.
Schumpeter qui est le premier économiste à s’être réellement intéressé à l’innovation distingue 5grandes catégories d’innovation :
la fabrication d’un bien nouveau : automobile, ordinateurs
l’introduction d’une nouvelle méthode de production : l’usine mécanisée, l’usine robotisée, letaylorisme, le fordisme, le toyotisme
de nouvelles formes d’organisation : la fusion des sociétés, création de joint-ventures
de nouvelles sources d’approvisionnement : le pétrole dans le golfe persique, le gaz à Groningue
l’ouverture d’un nouveau débouché pour un produit donné par la découverte de nouvelles routescommerciales ou de nouveaux marchés pour les achats et les ventes
b)
innovations organisationnelles ,de produits et de procédés
 
Les économistes ont aussi été conduits à distinguer deux types d’innovation technologique, recherchant des objectifsdifférents.
Les innovations de produits
correspondent à l’introduction de nouveaux biens ou services sur le marché ,ont pour objectif de trouver de nouveaux débouchés pour l’entreprise , en créant un nouveau marché , sur lequelelle dispose d’une position de monopole ( par la détention d’un brevet ) , ce qui lui permet d’augmenter sesmarges et donc sa rentabilité . A plus long terme, l’entreprise, quand le brevet sera tombé dans le public,conservera l’image de marque d’innovateur grâce aux ressources accumulées par l’innovation , elle pourrafinancer la R-D qui lui permettra de lancer de nouvelles innovations .
Les innovations de procédés
, a contrario, visent à introduire de nouvelles thodes de productionrecherchent la réduction des coûts de production par un accroissement des gains de productivité L’entreprisepeut alors augmenter ses profits afin d’investir ou/et baisser ses prix afin d’augmenter ses parts de marché.L’innovation de process vise aussi à améliorer la qualité des produits afin d’accroître la compétitivité qualité del’entreprise.
Les innovations technologiques :
L’
innovation de produit
et l’
innovation de procé
constituentensemble l’
innovation technologique
. Mais l’innovation technologique est un processus et à ce titre elle nepeut se réaliser qu’à partir d’une série d’activités scientifiques, technologiques, financières, commerciales et
organisationnelles
.

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