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ITW des auteurs de LA Kingz by Miceal

ITW des auteurs de LA Kingz by Miceal

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Paris Tonkar Itw Frenchies Go to Inglewood Franck Et Nico Auteurs L.a. Kings by Miceal
Paris Tonkar Itw Frenchies Go to Inglewood Franck Et Nico Auteurs L.a. Kings by Miceal

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Published by: Paris Tonkar magazine on Oct 07, 2012
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10/07/2012

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Itw Franck Lebreton & Nico Gicquel,
L.A. Kings 
, AnkamaPropos recueillis par Miceal
OK, mea culpa : la 1
ère
fois que j’ai vu le
L.A. Kings 
, j’ai pensé« jolie couv, mais un bouquin de plus sur les gangs de L.A. bourréde clichés (au sens stéréotypes du terme), pris par desphotographes de mode français pendant leurs vacances d’été ! ».Je me visualisais Frankie et Nickie à Hollywood, en bermudas,chemises à fleurs et tongs design, se baladant le GPS d’une main,le Nikon de l’autre, à Beverly Hills ou sur les plages de Malibu,en quête de sensations fortes à moindre risque…Et là, j’aperçois le « label 619 » d’Ankama. WTF ? L’auteur de
Mutafukaz 
et de
Doggy Bags 
qui cautionne ? Run est pleind’humour, mais sur la subculture, le gars ne rigole pas,. Jeregarde de plus près. Inglewood, Campton, Dogtown ? C’est pasle L.A. pour touristes ça ! Voyons, les mecs ont passé du tempsdans les projects et les ghettoes… ? Quoi ? 5 ans ?!J’ouvre, et là, claque visuelle et immersion ! Et de cette plongéeen apnée, je ramène
la 
perle : un panorama bluffant d’un LosAngeles méconnu, des photos savamment construites, léchées etpourtant spontanées de personnages authentiques, des clichésciblés qui dévoilent un monde aux codes inédits et fascinants, etsurtout des personnages charismatiques dévoilés au travers deportraits absolument magnifiques qui ne laissent qu’unefrustration, celle de ne pas les connaître davantage.Ces mecs là ne font pas que prendre des photos, ils racontentdes histoires, mais sans jamais balancer. Pas de doute, il fautqu’on les fasse parler… !
 
DÉCLIC
Paris Tonkar
:
Franck et Nico, bonjour. D’abord, la question qui me taraude.Qu’est-ce qui peut bien pousser deux photographes de mode, habitués desplateaux chic, à s’intéresser à la subculture westside ?Franck Lebreton
: Je shoote toute l’année, parfois en extérieurs, maisprincipalement en studio à faire de la mode ou de la nature morte, avec desdirectives imposées par le client. Moi, j'y apporte mon savoir-faire afin derespecter l'identité de la marque et c'est un vrai challenge à chaque fois.Mais derrière tout ça, je me passionne pour l'art urbain et la musique depuis monenfance. J'ai cette image de moi avec mon vieux walkman, les vinyles de
Kurtis Blow 
ou
GM Flash 
qui trainaient, mon
Spraycan Art 
, mes
Adidas 
, bref des clichésde notre époque mais bien réels pour beaucoup d'entre nous. Après ce sont desfilms comme
Colors 
ou
Beat Street 
qui m'ont fasciné ; on tuait nos Mercredis àpasser ça en boucle avec mes potes du 77. Depuis j'ai toujours suivi et cru enl'art de la rue qui est pour moi la libre expression à l'état pur et une immensesource d'inspiration. Et enfin je suis un sneaker addict depuis de nombreusesannées… Nike only !!!En vivant avec Nico comme assistant photo à Los Angeles, j'ai trouvé monparadis visuel. À 22 ans je commençais mes premiers portraits de rue, et à 38 j'ai donc concrétisé l'un de mes rêves les plus fous.
Nico Gicquel
: Tout d'abord je ne suis pas né sur un plateau photo mais enbanlieue parisienne :) Bercé de soul et funk, le passage au hip hop vers mes 15ans a été plus que naturel. Je dessinais déjà beaucoup. Ca a été pareil pour legraff, je suis tombé dedans en 87/88, practice sur les voies du RER B. Puis j'aicommencé la photo. J'ai arrêté de peindre mais je suis resté passionné, j'aicouvert des sessions légales ou pas :) et pris des milliers de clichés de graffpendant mes voyages aux US, surtout côte Est à l'époque. Le son c’est pareil, çafait partie du tout, de la vie de tous les jours.Pour
L.A. Kings,
je ne parlerais donc pas de véritable déclic, mais plutôt d’unenchainement naturel. Et c’est vrai que le côté US me plaisait, c'est pour ça que je suis allé vivre à L.A. avec Franky en 95/96.
PROJET
PT
: Comment a démarré ce projet hyper ambitieux de
L.A. Kings 
?
FL
: J'ai décidé de faire naitre ce projet après 3 belles années passées chezCartier en haute joaillerie. Malgré tout ce que ça m’a apporté, c'était un moment
 
de ma vie ou la frustration concernant mon avenir de photographe grandissait, jene me voyais pas finir dans ce registre là et sans détails croustillants à raconterà mes enfants. Il fallait que je fasse un break et ça été radical. Je suis parti unpeu du jour au lendemain. J'ai claqué mes économies dans ce projet, Nico aussi.Tout est arrivé très vite, lors de mon premier voyage j'ai commencé seuldirectement à South Central, je me suis vite retrouvé avec 6-7 mecs que je neconnaissais pas, perdu dans la jungle comme ils disent…J'ai vite senti qu'il y avaitgrave de la matière concernant ce projet
L.A. KINGZ 
(Crenshaw bld, les mecs,les caisses) mais que tout ça pouvait basculer au moindre écart. J'ai rapidementtrouvé les bons mots car les mecs se demandaient ce que je foutais là. De toutefaçon il n’y avait pas d'autre issue possible ; j'ai donc fait mon taf. Nico, (nousétions à l'école de photo puis au studio Astre ensemble étant jeunes), en voyantmes premières photos, à sauté dans l'avion pour me rejoindre.
NC
: Pour moi le projet a commencé quand Franky m'a appelé de LA. Il venait derencontrer Actdafool et était tellement excité de ce qu'il venait de vivre qu'ilm'a demandé de le rejoindre. 2 jours plus tard j'y étais et c'était parti. Pour lefinancement, auto production only !! Des shootings alimentaires à Paname et de ladépense utile à LA !
PT
: Vous êtes-vous inspirés d’ouvrages existants sur cette thématique, même siça n’était que pour mieux vous en démarquer ?
NC
: Pas vraiment d'inspiration, même si on a tous plus ou moins les mêmes refs,des clips de rap ou des films tels que
Colors 
,
Menace 2 Society 
,
Boyz in the Hood 
, bref une imagerie se crée forcement. Mais on ne s'est pas dit « tiens onva faire du Estevan Oriol en mieux !! » On apprécie particulièrement son travailet surtout le bonhomme - bien cool le gars - mais nous, on voulait traiter le sujetdifféremment, amener un côté un peu plus mode, léché, travaillé.
FL
: Les inspirations viennent inconsciemment de partout, notre vécu, notreculture personnelle, des médias. On s'enrichit de plein de choses, d'année enannée, en ne gardant que l'essentiel dans sa tête. Bien sur je connais letalentueux Estevan et toutes ses photos qui ont fait le tour du monde, le
East Side Stories 
de Joseph Rodriguez en passant par le
Hip-hop Files 
de MarthaCooper. Ce sont des témoignages marquants et des représentants indélébiles decette culture. Pour nous démarquer de tout ça, nous bossons comme dans la modeavec les mêmes appareils, les mêmes objectifs sans passer forcement auclassique
fish eye 
que l'on a vu et revu. Nous traitons les images en post prodcomme nous les traitons à Paris. Notre cadrage passe d'abord par un travail du
background 
puis du sujet et posons de l'éclairage de studio lorsque cela estpossible, c’est ça notre recette :)

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