Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
3Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Conférence Vatican II 7 octobre 2012

Conférence Vatican II 7 octobre 2012

Ratings: (0)|Views: 719|Likes:
Published by Coco

More info:

Published by: Coco on Oct 08, 2012
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/09/2014

pdf

text

original

 
Conférence du 7 octobre 2012 – Maison St Sixte, Reims
UN CONCILE POUR LE MONDE QUE DIEU AIME
1
 
Le 25 janvier 1959, le « Bon Pape Jean » annonçait la tenue d’un Concile appelant surl’Eglise comme une nouvelle Pentecôte. Le 11 octobre 1962, les portes de St Pierre s’ouvraientpour accueillir tous les évêques auxquels Jean XXIII s’adressait ainsi :
 
« Nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu’exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l’Eglisemarche depuis près de 20 siècles. »
 
En effet, l’époque exigeait pour l’Eglise un vrai renouvellement.En même temps, elle se devait de poursuivre sur le même chemin, fidèle à son fondateur. C’estpourquoi le Concile s’est déroulé sous la présidence du Christ, symbolisé par l’Evangéliaireintronisé solennellement dans la Basilique Saint Pierre.Et le 20 octobre 1962, Jean XXIII affirmait :
« Dans cette assemblée, sous la conduite de l’EspritSaint, nous cherchons comment nous renouveler nous-mêmes pour nous trouver de plus en plus fidèles àl’Evangile du Christ. Ceci pour que l’Eglise, aussi bien dans ses chefs que dans ses membres, présente aumonde le visage attirant du Christ. »
La dimension missionnaire était donc là dès l’origine. Expériencede Pentecôte, le Concile nous invite encore aujourd’hui à nous laisser renouveler pour présenterau monde le Christ. Fidèle à cette dynamique du Concile, Jean-Paul II, le 6 janvier 2001, dans salettre pour le 3
ème
millénaire, invitera les chrétiens à repartir du Christ :
« Il ne s’agit pas d’inventer un‘nouveau programme’, écrit-il. Le programme existe déjà /…/. Il est centré, en dernière analyse, sur leChrist lui-même qu’il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en Lui la vie trinitaire et pour transformeravec Lui l’histoire jusqu’à son achèvement dans la Jérusalem céleste »
(29).Je voudrais aujourd’hui mettre en relief quelques points majeurs qui nous appellent, encoreaujourd’hui, à aller de l’avant pour que nos communautés chrétiennes vivent vraiment du Christ etl’annoncent au monde. Pour cela, je m’arrêterai aux textes les plus importants qu’on appelle lesConstitutions. Il y en a quatre. Dans l’ordre chronologique, la Constitution sur la Sainte Liturgie, surl’Eglise, sur la Révélation, et sur l’Eglise dans le monde de ce temps.
1] Constitution sur la Révélation
Je commence par celle-ci, car si nous avons la foi, si l’Eglise existe, c’est parce que Dieu apris l’initiative de venir parler aux hommes. Dans sa parole, il révèle son projet et se fait connaîtrelui-même.
« Il a plu à Dieu dans sa sagesse et sa bonté de se révéler en personne et de faire connaître sa volonté…Dans cette Révélation, Dieu invisible s’adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu’à des amis, ils’entretient avec eux pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie. »
(D.V. 2). Ainsi, Dieu nese révèle pas seulement à travers sa création. Il se fait connaître aussi à travers l’histoire dupeuple de la première Alliance. Mais c’est dans le Christ
« plénitude de toute la Révélation »
queDieu se dit et se donne définitivement. Et la foi est alors la réponse de l’homme à cette Révélation.Benoît XVI, nous invite à entrer dans l’année de la foi qu’il va ouvrir le 11 octobre prochain.Il me semble essentiel de répondre à son invitation. Comment pourrions-nous témoigner du ChristLumière du monde, si nous ne prenons pas le temps que s’ouvrent à nouveau à cette lumière lesyeux de notre cœur. Tout à fait comme dans tout amour qui a besoin de se renouveler pours’approfondir. Comme l’écrit Benoît XVI dans « Porta fidei » :
« Comme la Samaritaine, l’hommed’aujourd’hui peut sentir de nouveau le besoin de se rendre au puits pour écouter Jésus qui invite à croireen Lui et à puiser à sa source, jaillissante d’eau vive. Nous devons retrouver le goût de se nourrir de laParole de Dieu /…/ et du Pain de la Vie, offerts en soutien à tous ceux qui sont ses disciples. »
 
Conférence du 7 octobre 2012 – Maison St Sixte, Reims
UN CONCILE POUR LE MONDE QUE DIEU AIME
2
 
Je crois que ce goût grandit dans le diocèse depuis cette proposition de se retrouver autourdes Actes des Apôtres. Mais cet effort est à continuer, d’une manière ou d’une autre. Rappelons-nous simplement cette exhortation du Concile :
« Le Saint Concile exhorte de façon insistante et
spéciale tous les chréens
/…/ à apprendre, par la lecture fréquente des divines Ecritures
, ̋
la science
éminente de Jésus Christ ̋
. En effet, l’ignorance des Ecritures, c’est l’ignorance du Christ. »
Dans sa lettrede rentrée, en cohérence avec les Orientations pastorales de 2008, Mgr Jordan invite le diocèse àcontinuer le partage de la Parole. Il rappelle l’effort que demande pour les catéchistes, les parents,les paroisses, la mise en place des nouveaux parcours catéchétiques. Sans oublier diversparcours de formation qui seront proposés.Il faut donc continuer à parcourir les Ecritures pour y trouver Celui qui s’y donne commeParole de Vie, en se mettant sous la lumière de l’Esprit Saint qui
« rend témoignage au Christ »
 (Jn 15,26). En même temps, il s’agit de connaître sa foi. De pouvoir rendre dompte du Credo.C’est pourquoi Benoît XVI appelle à profiter du Catéchisme de l’Eglise Catholique. qui donned’entrer plus avant dans l’intelligence de la foi. Donc deux livres à ouvrir : sa Bible et leCatéchisme. Sans oublier d’avoir les yeux du cœur ouverts sur le livre de la vie quotidienne.
2] Constitution dogmatique sur l’Eglise
Ce document est certainement un des mieux connus. Dans le langage courant, avant leConcile, le mot « Eglise » désignait les évêques et les prêtres. Maintenant, les fidèles ont prisconscience qu’ils sont aussi l’Eglise. Souvent, l’accent était mis sur le caractère institutionnel,maintenant, on saisit mieux que c’est un mystère, une réalité qui vient de Dieu et qui est animéepar l’Esprit. Facilement, on réservait la sainteté aux prêtres et religieuses, maintenant, on osecroire que tout baptisé est appelé à la sainteté. Un vrai travail a été fait. Comment le continuer ?- Continuer à regarder l’Eglise comme mystère et approfondir cette vie de foi. Au fond, onpourrait dire que l’Eglise a ses racines au ciel. Le Concile le dit autrement :
« Ainsi l’Egliseuniverselle apparaît comme un ’peuple qui tire son unité du Père, du Fils et de l’Esprit Saint’ »
(L.G.4). C’est pourquoi retenons trois expressions :
« Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple del’Esprit. »
L’après-Concile a mis l’accent sur l’Eglise comme Peuple de Dieu. C’étaitnécessaire sans doute, mais aujourd’hui, il faut articuler ces trois titres. Baptisés au nom duPère, du Fils et du Saint Esprit, les chrétiens font partie du Peuple de Dieu, eux qui ontvocation d’être
« rassemblés auprès du Père »
(L.G. 2). Ils sont aussi membres du Corps duChrist, membres divers réunis dans l’unité de ce mystérieux Corps qu’ils forment. Et enfin,ils forment ensemble un Temple Saint que l’Esprit anime
« grâce à la diversité des donshiérarchiques et charismatiques »
 
(L.G. 4). Il y a toujours une attention à avoir pour que soienthonorées ces deux dimensions « hiérarchique » et « charismatique ». Les deux sontindispensables. C’est ce qui a fait dire à Jean-Paul II que les deux dimensions sont« coessentielles ». Peut-être serait-il nécessaire d’apporter des précisions en ce domaine.Et pour nourrir en nous ce regard de foi, n’hésitons pas à rendre grâce, au Seigneur pourl’Eglise, et plus concrètement pour la paroisse à laquelle nous appartenons, pour ces frèresqui nous rejoignent à l’Eucharistie du dimanche, pour notre évêque, pour ce curé qu’il nousa envoyé, etc…
 
Conférence du 7 octobre 2012 – Maison St Sixte, Reims
UN CONCILE POUR LE MONDE QUE DIEU AIME
3
 
- En 1971, Paul VI écrivait ceci :
« Quel aspect prépondérant le Concile a voulu imprimer à la viechrétienne ? La réponse ne fait pas de doute : le Concile a voulu rappeler que la vie chrétienne doitêtre sainte ».
Oui, le Concile a rappelé solennellement que l’appel à la Sainteté était pourtous ! Avez-vous décidé d’être des saints ? Bien sûr, c’est une tâche impossible ! Mais c’estd’abord l’œuvre du Maître de l’impossible qui est l’Esprit, et ensuite de votre liberté quiose l’espérer !- Pas d’Eglise sans ministres (évêques, prêtres, diacres) ; pas d’Eglise sans vie religieuse.Avez-vous suffisamment réfléchi le sens de ces ministères, pour bien articuler votremission à la leur. A l’occasion de l’année sacerdotale, des rencontres ont permis de mieuxse connaître et de mieux se comprendre entre laïcs et prêtres. Sans doute, faut-il serappeler de ces moments et nourrir la confiance.Je vous renvoie encore aux Orientations pastorales de 2008. Avez-vous réfléchi à la grâcede la vie religieuse pour l’Eglise ? Avons-nous une juste estime pour cette vocation ? Etaidez-vous les familles et les jeunes à s’ouvrir à ces vocations particulières ? Depuisplusieurs années, le Service des Vocations a fait un travail de sensibilisation etd’interpellation. Comment a-t-il été reçu ? Comment continuer ce travail ?- Pas de vie d’Eglise qui ne soit fraternelle et communautaire. Le Concile a remis sous nosyeux la première communauté de Jérusalem, qui était
« assidue à l’enseignement des Apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières »
(Ac 2,42) (L.G.13). Des paroisses ont déjà fait des pas en avant pour correspondre à cet idéal. Mais il fautencore progresser. Comment pourront-elles évangéliser en actes et en paroles si elles nedeviennent pas vraiment attirantes pour les hommes de ce temps ! Je vous renvoie à lalettre de rentrée qui invite à plus de convivialité et de fraternité. Ce témoignage estmissionnaire. En se rappelant que l’Eglise est un projet impossible (ceci nous garde dansl’humilité !) mais rendu possible par l’Esprit de Pentecôte. D’où l’importance de cet effortfait pour vivre de l’Esprit reçu au baptême et à la confirmation.- Le souci de faire le lien entre la foi et la vie a pu nous faire oublier le but dernier del’aventure humaine au bénéfice du quotidien. Cette dimension de l’Eglise appelée« eschatologique » et que le Concile développe, est sans doute à retrouver si on veut quel’Eglise soit en marche, encore faut-il qu’elle ait conscience du but vers lequel elle marche !Quelle place a, dans notre prière et notre vie spirituelle, cet avènement dernier du Christ ?Il s’agit de marcher vers Celui qui vient.- Il n’est guère possible de détailler plus longuement ce document majeur. Pourtant j’ajouteun point concernant la Vierge Marie. Il me semble qu’un effort reste à faire pour donner savraie place à Marie. Car elle peut être absente. Elle peut être aussi très présente maisparfois à travers des dévotions qui manquent d’enracinement théologique. Le Concile a misMarie, non du côté du Christ (par exemple comme co-rédemptrice) mais du côté del’Eglise. Elle est notre sœur, notre mère, et notre reine. Elle est aussi l’icône de l’Eglise, àregarder, à contempler dans son chemin de foi. Peut-être particulièrement dans lesmoments d’épreuve.

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->