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Les Moteurs Clerget

Les Moteurs Clerget

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01/08/2013

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 Les moteurs Clerget 
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 Moteur Clerget 9B de 130 ch (1915), coupe transversale. (Cliché Archives municipales de Levallois-Perret).
 
 Les moteurs Clerget 
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Le génie de la mécanique
Pierre Clerget est né à Dijon le 29 juin 1875dans une famille de bourgeois industriels. Songrand-père produisait des éléments métalliquespour les wagons de chemin de fer et son pèreEugène des alambics. Dans l’entreprise fami-liale, la mécanique tient une place importante.De ce fait, tout jeune, à onze ans, le jeune PierreClerget sait utiliser les machines outils et tournerune pièce. Présents en quantité dans la manu-facture, les alcools et explosifs n’ont pas desecret pour lui ; mais sa vraie passion va auxmontgolfières et aux locomotives à vapeur.Quand la famille Clerget visite l’expositionuniverselle de Paris en 1889 - exposition où lavedette est évidemment la grande tour del’ingénieur Gustave Eiffel (1832-1923), un autredijonnais - Clerget découvre dans la salle desmachines le moteur à explosion Daimler dequatre chevaux ; il effectue au-dessus de Parisun premier voyage en ballon ; il n’a que 14 ans.
Catalogue des produits de la manufacture Eugène Clergeten 1885. (Collection M-H Clerget).
L’année suivante, en 1890, Clerget rencontreà Dijon au cours d’un colloque le chimiste Mar-cellin Berthelot (1827-1907), ancien ministre del’instruction publique, à qui il expose ses théo-ries sur les ballons et les moteurs chimiques àcombustion interne ; Clerget pense qu’il estpossible de faire fonctionner un moteur parcombustion lente et contrôlée d’un explosif, lefulmicoton
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ou la nitroglycérine. Peu après, 
1.
 
Le fulmicoton est un mélange de coton et de poudre àcanon.
Clerget a l’opportunité de mettre en pratique sesthéories en réalisant chez Laurent frères et Collotà Dijon où il est employé comme mécanicien unmoteur pour aéroplane à décollage vertical dontla puissance résulte de la combustion contrôléedu fulmicoton. Entre 1892 et 1895, alors qu’ilsuit des cours du soir, Clerget fait fonctionnerchez Laurent & Collot plusieurs moteurs chimi-ques qu’il construit lui-même.
 Dijon en 1887. Gravure anonyme.
A vingt ans, un jury d’Etat lui décerne le titred’ingénieur mécanicien. Clerget conçoit en 1895un moteur à explosion à deux cylindres en lignedéveloppant 4 ch, comme celui de Daimler en1889 ; puis il crée des omnibus à vapeur, tou- jours chez Laurent-Collot à Dijon. L’année sui-vante, en 1896, Clerget réalise un moteur rotatif à essence à deux cylindres opposés (équilibré) ;c’est l’un des tout premiers moteurs de ce genre jamais construit dans le monde. Clerget déposeun brevet pour ce moteur, qui est produit à huitexemplaires.
 Pierre Clerget, photographié en 1905 par Chesnay.
 
 Les moteurs Clerget 
3La voie des moteurs chimiques semble aban-donnée par les inventeurs. Clerget se serait-iltrompé ? En 1898, il observe avec satisfactionfonctionner le premier moteur de l’Allemand -né à Paris - Rudolf Diesel (1858-1913) capablede fonctionner en brûlant des huiles lourdes, unmoteur qui fonctionne selon les idées de Clerget.Diesel vient à Dijon travailler avec Clerget et ilsmettent au point ensemble un moteur « à huilelourde » (Diesel) développant 13 ch. En 1900,Clerget réalise un moteur à deux cylindres fixede 30 ch brûlant un broyat (plus exactement, uneémulsion) de houille dans l’eau ; contrairement àtoutes les idées reçues et même contrairementaux théories les plus avancées, ce moteur fonc-tionne parfaitement.
 Moteur monocylindre Clerget d’étude à compression varia- ble (1892).
En 1901, Clerget construit chez Laurent &Collot un 4-cyl à essence de 50 ch qui est venduà plusieurs clients, en particulier des aéronautes,pour la propulsion de leur dirigeable. Les com-mandes pour ce moteur l’amènent à Paris – là oùse fait le développement des moteurs à essenced’automobiles - où il est recruté comme ingé-nieur dans une entreprise produisant des moteursd’automobiles : Sultan.Clerget dispose maintenant d’une excellentecompétence pratique et théorique et il veut créerun moteur d’aéroplane rotatif de 50 ch, commele feront quatre ans plus tard les frères Seguin,mais la direction de l’entreprise s’y oppose,arguant « qu’il n’existe pas de marché pour cegenre de mécanique ». Déçu, Clerget doit serésigner à travailler sur les moteurs d’automobilede la firme qui l’emploie, mais il n’abandonnepas son idée de moteur d’aviation pour autant.
 Moteur Clerget développé pour les automobiles Sultan en1899.
Il quitte la société trois ans plus tard, en1905, pour fonder sa propre entreprise de cons-truction de moteurs. Dans un premier temps, iltravaille sur les moteurs à essence pour omnibus,une solution peu intéressante techniquementmais qui fait vivre sa petite société. N’ayant pasabandonné l’idée du moteur d’avion, Clergetrencontre en 1906 Ernest Archdeacon
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, l’un desfondateurs de l’Aéro-Club de France, qui sou-tient financièrement les inventeurs et les cons-tructeurs tournés vers l’aviation. Clerget luipropose de réaliser un 4-cyl en ligne de 50 chéquipé d’un compresseur mécanique ! Le pre-mier moteur de ce type sera réalisé dix ans plustard, et Archdeacon, évidemment, ne donne passuite.
 Moteur Clerget 7-cyl en étoile fixe de 50 ch commercialisé par Clément-Bayard (1907).
En 1907, Clerget est engagé au bureaud’études moteur chez Clément-Bayard
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à Leval- 
2.
 
Riche avocat sportif français d'origine irlandaise,Ernest Archdeacon (1863-1950) crée l'Aéro-Club deFrance. Il construit en 1904 une copie du planeurWright n° 3, sans succès. Il entraîne alors Gabriel Voi-sin dans la construction d'aéroplanes avec un planeurbiplan à structure Chanute (cerf volant).3.
 
Né en 1855 à Pierrefonds (Oise), mort à Paris en 1928,l’ingénieur Adolphe Clément s’installe à Levallois en1893. Il y produit des vélos, des motos, des dirigeables

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