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CONJONCTURE
> Les taux à un niveau historiquement bas>
ENTREPRENEURIAT
> La relève est-elle assurée ? >>
COMPORTEMENT DE PAIEMENT
> Les pouvoirs publics ne paient pas leurs factures à temps
La newsletter pour décideurs
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HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
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22 JANVIER 2009 – N° 3
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A EPINGLER
2008 est l’année qui aura connu le plusgrand nombre de faillites.
Et certains prédisent déjà que ce tristerecord sera pulvérisé en 2009. La Belgiquevient de se doter d’un instrument juridiquequi pourrait contribuer à enrayer ce phéno-mène : la loi relative à la continuité desentreprises. Cette nouvelle loi, qui remplacecelle de 1997 sur le concordat judiciaire,était attendue de longue date par le mondedes entreprises. En effet, c’est en 2004 déjàqu'avaient débuté, sous l’impulsion de laFEB, les travaux de réforme de la loi sur leconcordat.Le but de cette nouvelle législation, adoptéedéfinitivement par la Chambre la semainedernière, est de garantir la continuité desentreprises, ou du moins de leurs activitésrentables. La caractéristique première de laloi est qu’elle élargit la palette d’instrumentsà la disposition de l’entreprise pour redresserla barre. Les difficultés que rencontre unesociété peuvent être très variées. Lesremèdes à apporter doivent l’être tout autant.C’est pourquoi l’entreprise ne se trouve plusdevant le choix binaire du concordat ou de lafaillite, mais dispose dorénavant d’une plura-lité d’options, qui vont de mécanismes trèsflexibles (ex. le nouveau médiateurd’entreprise), à d’autres, plus contraignants(ex. le transfert d’entreprise sous autorité dejustice).La nouvelle loi fait la part belle aux instru-ments « pré-procéduraux », partant du prin-cipe qu’il faut intervenir le plus tôt possible,et éviter tant que faire se peut les lourdeursd’une procédure devant le juge. Ainsi, la loiintroduit un nouveau personnage en droitbelge : le médiateur d’entreprise. Celui-ci estune personne neutre qui, à l’instar du média-teur judiciaire, joue les intermédiaires et faitdécouvrir tant aux créanciers qu’au débiteurles solutions possibles.La loi favorise également la possibilité deconclure des accords amiables entre le débi-teur en difficulté et certains de ses créan-ciers. Les parties conviennent librement dela teneur d’un tel accord. Celui-ci doit avoirpour but l’assainissement de la situationfinancière sans pour autant affaiblir lesautres créanciers, qui ne sont pas parties àl’accord.Autre instrument important : le transfert del’entreprise (ou d’une partie de celle-ci) sousautorité de justice. Lorsque la situation estsans issue, cette procédure permet de céderles activités encore rentables sans attendre lafaillite. Cette institution est la plus contrai-gnante et la plus proche de la faillite, maisselon un régime qui permet de mieux sauve-garder les potentialités des entreprises enquestion.On le voit, le législateur a tenté de briser lecarcan trop rigide de l’ancien concordat. Lanouvelle loi offre une plus grande marge demanœuvre pour aider les entreprises en diffi-cultés, selon une procédure plus souple etsurtout moins onéreuse. Il reste à espérerque les entreprises concernées y fassentappel à temps, sans attendre que leur situa-tion soit devenue désespérée. Pour cela, lesmentalités devront également changer enBelgique.
PHILIPPE LAMBRECHT,ADMINISTRATEUR – SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
La loi élargit la paletted’instruments à la dispositionde l’entreprise pour redresserla barre.
La loi sur la continuité des entreprises enfin adoptée
Une forme qui tombe à point nommé!
 
ENTREPRENEURIAT
La relève est-elle assurée?
Seuls 3 % de la population active est proprié-taire de sa propre entreprise, ce qui place laBelgique en queue de peloton européen.
Deplus, quelque 30% des PME seront confron-tées à une reprise et/ou un changement depropriétaire au cours des dix prochainesannées. On attend donc plus que jamais desjeunes qu’ils reprennent le flambeau. Al’occasion de la clôture de la deuxième annéede sa campagne 'Ta propre entreprise, un jourtu réaliseras ton rêve', la FEB a présenté lesrésultats d’un sondage mené auprès de 600jeunes. Il en ressort qu’une majorité d’entreeux envisagent ou ont envisagé durant leursétudes de créer ou de reprendre une entrepri-se. Malheureusement, près d’un jeune sur troisestime n’avoir pas été suffisamment sensibili-sé à l’entrepreneuriat durant ses études, et lesopportunités de reprise d’une entreprise exis-tante sont totalement sous-estimées.
Il est réconfortant de constater que lesjeunes songent à entreprendre. Le défi est deveiller à ce qu’ils ne perdent pas cette envie enchemin. Les sensibiliser davantage durant toutleur cycle de formation estdonc impératif. De plus, encomplément des politiquesdestinées à inciter la créationd’une nouvelle entreprise,il importe de mieux commu-niquer, y compris dansl’enseignement, sur les oppor-tunités liées à la reprise d’uneentreprise existante. Un effortde simplification et de com-munication relatif aux instru-ments de financement publicsdoit également être mené, etl’entourage familial devrait êtredavantage disposé à soutenirles candidats entrepreneurs.Enfin, afin de faire évoluer les mentalités, ilest indispensable que tous les acteurs de lasociété – familles, enseignants, responsablespolitiques, entrepreneurs, médias – communi-quent de manière plus positive sur la réalité del’acte d’entreprendre.
Plus d’information sur :www.ta-propre-entreprise.be
Olivier Joris – oj@vbo-feb.be
COMPORTEMENT DEPAIEMENT
Les pouvoirs publics nepaient pas leurs facturesà temps
La semaine dernière, Graydon a fait savoir quele nombre de factures payées à temps diminuedepuis juillet 2008.
Au quatrième trimestrede 2008, le nombre de mauvais payeurs (c’est-à-dire les factures payées plus de 90 joursaprès l’échéance ou pas payées du tout) a aug-menté de plus de 10%, pour atteindre 8,89%.La situation est encore plus dramatique ducôté des pouvoirs publics. Au quatrième tri-mestre, quelque 23% des factures dues parl’État ont été payées avec un retard de plus de90 jours après la date d’échéance. Dans lecontexte économique difficile que l’on connaîtaujourd’hui, ces retards peuvent causer auxentreprises d’importants problèmes de liquidi-tés qui les obligent à leur tour à reporter leurspaiements. Il en résulte un cercle vicieux où semultiplient les mauvais paiements, les pro-blèmes de liquidités et, finalement, lesfaillites.
Pour insuffler aux entreprises l’oxygènedont elles ont besoin, le gouvernement fédérala pris l’engagement dans son plan de relancede payer ses factures à temps. Il a prévu à ceteffet 400 millions EUR dans le budget de2009. Dans ses contacts avec le gouverne-ment, la FEB a encore plaidé pour une mise enœuvre rapide de cette mesure. Elle espère doncconstater au premier et au deuxième trimestre
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Exécution de l’AIP et duplan de relance
Les travaux portant sur l’exécution de l’accordexceptionnel pour 2009 et 2010 et du plan derelance du gouvernement ont repris immédia-tement après les vacances de Noël. Les dépar-tements social, économique et fiscal de la FEBy ont été associés. Vendredi 9 janvier, les par-tenaires sociaux ont participé au cabinet de laministre Milquet à un groupe de travail sur lesmesures sociales (travail et sécurité sociale).Mercredi 14 janvier, ils étaient invités au cabi-net du ministre Reynders pour une discussionsur les mesures fiscales. Vendredi dernier, leprojet de loi de redressement économique etune douzaine de projets d’arrêtés royaux ontété soumis en première lecture au Conseil desministres. Ceux-ci ont ensuite été soumis pouravis aux organes consultatifs (Conseil d’Etat,partenaires sociaux,…) afin que tous les textespuissent être approuvés en deuxième lecturelors du Conseil des ministres du 30 janvier. Leprojet de loi sera ensuite déposé au Parlementet les arrêtés royaux seront promulgués au plusvite.
Bart Buysse – bb@vbo-feb.be
BBE : Focus sur le plan deredressement européen
Lors de la réunion Belgian Business for Europe(BBE) du 13 janvier dernier, Gert-JanKoopman, directeur en charge de l’évaluationéconomique et réformes structurelles à laCommission européenne, a fait un exposé sur“La stratégie de Lisbonne et le plan de redres-sement économique européen”. Après uneanalyse de la situation économique actuelle, ila évoqué les mesures concrètes que l’UE et lesÉtats membres ont prises en peu de temps. Ila souligné la nécessité de concilier la stimula-tion de la demande à court terme et la crois-sance à long terme. La Commission resteattentive aux réflexes protectionnistes et ellefera, en préparation du sommet de printemps,une évaluation des mesures nationales. Aucours du tour de table ont été évoqués desthèmes tels que l’avenir de la stratégie deLisbonne, la politique économique del’Eurogroupe et l’euro comme valeur sûre.Enfin, les membres du BBE ont débattu dedivers dossiers en cours au Conseil, à laCommission et au Parlement européen.
Michael Voordeckers mv@vbo-feb.be
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ACTION FEB
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    I    N    F    O    R    F    E    B    3  —    2    2    J    A    N    V    I    E    R    2    0    0    9
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La semaine dernière, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé deramener son taux de base de 2,5% à 2%.
Celui-ci se situe ainsi, com-me entre 2003 et 2005, à son niveau le plus bas depuis l’introductionde l’euro. Par rapport à début octobre, il a déjà baissé de plus de moi-tié. La décision de la BCE de revoir rapidement son taux de base à labaisse était essentiellement dictée par les résultats plus médiocres queprévu en termes de production et d’exportation et par le net recul del’inflation. Son président, Jean-Claude Trichet, a en outre laisséentendre que si la situation économique devait encore se détériorer, denouvelles diminutions de taux ne seraient pas exclues. La BCE marcheainsi sur les traces de la banque centrale américaine, qui a déjà rame-né son taux de base à presque 0%.
La BCE dispose encore d’une marge pour réduire davantage sontaux de base. En effet, la situation économique continue de se dété-riorer considérablement et, dans les mois à venir, la différence entrel’inflation juste sous les 2% souhaitée par la BCE et l’inflation réellene fera que croître. Il est toutefois essentiel que le faible niveau du tauxde base soit intégralement transposé dans l’économie réelle. Pour cefaire, la BCE et les autorités nationales doivent examiner toutes lesoptions permettant de rétablir la confiance sur les marchés financiers.Ce qui était valable pour lapolitique de relance l’est aus-si pour la politique monétaire :des mesures exceptionnellesseront nécessaires pour pou-voir nous extirper de la situa-tion exceptionnelle danslaquelle nous nous trouvons.
Geert Vancronenburggva@vbo-feb.be
de 2009 une nette amélioration des chiffres deGraydon concernant les paiements des pou-voirs publics.
Geert Vancronenburg – gva@vbo-feb.be
MARCHÉ DU TRAVAIL
L’immigration detravailleurs contribueà notre économie
Pour la quatrième fois (chaque année une ver-sion imprimée en juin et une mise à jour enligne en décembre/janvier), la FEB publie unLivret statistique
portant sur les salaires, letravail, le chômage, l'organisation du travail, lebien-être au travail et la sécurité sociale. Outreune série d’actualisations, cette éditioncontient également quatre nouvelles fichestraitant de la répartition de l’emploi par tailled’entreprise, de l’immigration de travailleurs,de la politique du chômage et de la pauvreté.La fiche intitulée “L’immigration légale contri-bue à notre économie” trace l’évolution dunombre de permis de travail octroyés à des tra-vailleurs étrangers. L’élargissement de l’Unioneuropéenne en 2004 (10 nouveaux Étatsmembres) et en 2007 (2 nouveaux Étatsmembres) ainsi qu’un régime assoupli pourune liste de fonctions critiques depuis juin2006 ont contribué à une forte augmentationdu nombre de permis de travail accordés auxnouveaux ressortissants de l’UE, celui-ci étantpassé de 4.404 en 2005 à 29.670 en 2007.Sur ce dernier chiffre, 9 permis de travail sur10 étaient destinés à remplir des fonctions cri-tiques (construction, agriculture et horticultu-re,…). Il s’agit là d’une stimulation positivepour l’économie. Les travailleurs migrantslégaux sont engagés par des employeurs belgeset contribuent aux finances publiques et à lasécurité sociale belges. La concurrence déloya-le créée par le travail illégal se trouve ainsiévitée.
Depuis l’élargissement de l’Union euro-péenne en 2004, la FEB a toujours plaidé enfaveur de la libre circulation des travailleursdans l’UE. Elle appelle le gouvernement àappliquer le plus rapidement possible ce prin-cipe à tous les nouveaux États membres del’UE, à l’instar de nombreux autres paysd’Europe occidentale et compte tenu del’impact positif généré.
Plus d’information sur : www.feb.be,(Publications>Chiffres et faits)
Klaas Soens – ks@vbo-feb.be
CULTURE DE L'INNOVATION
Une recommandation duConseil central del'économie la stimule
Le Conseil central de l'économie (CCE) a ren-du publique une recommandation sur la cul-
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CONJONCTURE
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Les taux à un niveau historiquement bas
Le faible niveaudu taux de basedoit être intégra-lement transposédans l’économieréelle.
22,533,544,55
1-01-991-07-991-01-001-07-001-01-011-07-011-01-021-07-021-01-031-07-031-01-041-07-041-01-051-07-051-01-061-07-061-01-071-07-071-01-081-07-081-01-09
Taux de base de la Banque centrale européenne
(en %, source : BNB)
05.00010.00015.00020.00025.00030.00035.00040.000
Pays tiers11.017 10.855 10.967 8.061 7.069 7.607 8.325 9.666 Autres NEM158 150 357 145 157 563 1.123 1.609Roumanie285 392 408 398 367 492 687 3.876Bulgarie193 219 226 236 194 217 225 2.027Pologne420 498 597 851 1.425 3.132 10.391 22.158
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
12.073 12.11412.5559.6919.21212.01120.75139.336
Octroi de permis de travail A et B en Belgique, selon la nationalité
      (      S     o    u     r     c     e    :      S      P      F      E      T      C      S ,      B      N      B      )
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