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Esprit 7 - 17 - Galey, L. E. - Chronique de la troisième force

Esprit 7 - 17 - Galey, L. E. - Chronique de la troisième force

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Chronique de la Troisième Force
Afin de répondre au désir de certains de nos adhérents, etpour éclairer les nouveaux venus, il nous a semblé indispensable de rappeler ici nos principales positions doctrinales, etde montrer comment nous sommes passés des principes spirituels autour desquels nous nous sommes rassemblés à l'origine,jusqu'aux mots d'ordre tactiques qui font l'objet de nos réunions hebdomadaires.
yLa
Troisième Force
1
ne prend pas parti, comme telle, entreles diverses métaphysiques que peuvent recouvrir les principes communs à tous ses membres. Chacun y conserve toutle champ de sa liberté intérieure.Nous nous sommes bornés à rechercher, dans l'ordre moralet dans l'ordre social, les tendances dominantes qui ont pu rassembler autour de nous, dès le début, pour une œuvre politique, précise, un groupe homogène de jeunes hommes, et quipeuvent légitimer l'attirance continue de tous ceux qui. chaquejour, viennent grossir notre noyau initial.Tous
cristallisent
autour de l'insécurité que l'individu ressentaujourd'hui dans ce déséquilibre qui affronte sa puissancematérielle à son sens de sa responsabilité sociale. Pour unfrançais de 1800, ce déséquilibre n'existait pas. Il voyageaiten diligence, se déplaçait au rythme de trois lieues à l'heure ;et, s'il lui arrivait d'être attaqué sur lagrand'route,les bandits,comme lui-même, disposaient de fusils ou de pistolets, tirantàfaibleTportée,une
balle^par
minute.
1. 110, rue de Sèvres, ParisVII
e
.ESPRIT - Avril 1933 - Page 1 sur 5
 
LA CITÉ
141On peut croire que le sens social d'un de nos contemporains,n'est en rien supérieur à celui de l'ancêtre que nous nous plaisons à évoquer. Or, il lui est loisible d'utiliser un avion dépassant trois cent kilomètres dans l'heure ; son poste à 7 lampeslui donne Moscou au dessert ; enfin, grâce à la sollicitude desingénieurs de la manufacture d'armes de Saint-Etienne, noussommes dotés d'un bijou de fusil-mitrailleur groupant son tirà 2.500 mètres à la cadence enivrante de 700 coups-minute.Comme l'écrivait récemment Bergson : un corps démesurément agrandi pour une âme stationnaire.Comment s'étonner, dans ces conditions, de voir naître,d'homme à homme, un sentiment chronique d'insécurité dontles conséquences économiques, sociales et morales, sontinfinies ? Et si le fait ne nous apparaît pas avec toute sa brutalité dans les rapports individuels, par suite de notre confianceatavique dans les organismes sociaux, il prend toute sa valeurpanique dans les rapports internationaux.Nous avons donc été amenés à rechercher quels pouvaientêtre les mobiles
passionnels
capables de jeter les peuples lesuns contre les autres. La raison qu'on en donne, est, d'ordinaire, une raison de prestige ou de volonté nationale. Maisaujourd'hui, derrière une façade de prestige, se cache toujoursun mobile d'ordre économique. Au-dessus des intérêts nationaux, on découvre toujours la présence d'intérêts matérielsinternationaux. Cela nous conduit à rechercher quels sont leshommes ou les groupes d'hommes qui dirigent
en fait
le mondemoderne et quels sont les buts moraux ou matériels qui les
fait
s'opposer aussi violemment aux aspirations profondes dela grande masse des individus.On commence à savoir dans l'opinion, par la presse oumalgré la presse, ce que sont les « congrégations économiques »et l'on connaît les hommes qui les dirigent. Pour la plupartd'entre eux, il ne saurait être question de jouissance matérielle.Ils mènent la
vie
ascétique que comportent le nombre de leursoccupations et la nécessité d'une vision toujours claire de laconjoncture économique. Beaucoup sont au régime des nouilleset de l'eau de Vittel. Leur insatiable volonté de développementprovient en général d'un désir immodéde la puissance pourelle-même.Il importe toutefois de remarquer que ces hommes sontentourés d'un grand état-major d'affairistes, de financiers,d'hommes politiques, d'incompétences influentes et d'unefoule d'état-majors satellites de techniciens sans lesquels ils
ESPRIT - Avril 1933 - Page 2 sur 5
 
142 LES ÉVÉNEMENTS ET LES HOMMESseraient impuissants à s'assurer la suprématie économiquedont nous souffrons-Or
dans l'état
social
présent,
le seul levier susceptible de provoquer dans tout cet appareil subalterne, un effort constantest le désir du profit. Par les soins de cette minorité occulte,grâce à la presse (qui leur appartient),
gr*ce
à tous les moyensde pression dont ils disposent sur les organisations politiquesou administratives, ce mobile du gain est devenu la règleessentielle de la morale courante. Elle
s'est
glissée dans toutesles classes sociales, pour en chasser peu à peu des valeursautrefois dominantes. Nous assistons à ce spectacle navrantdu petit bourgeois, en partie
prolétain;
déjà, se battant pour lerégime qui l'écrase chaque jour davantage, en croyant de trèsbonne foi défendre son bien le plus cher
: la
liberté individuelle.Nous avons été ainsi amenés à attaquer cette notion mêmedu profit et à chercher dans ce but à dissocier
l'icée
d'effort etd'initiative d'avec l'idée de gain. Les révolutions nécessairespour obtenir un tel résultat sont de deux ordres : révolutionéducative, révolution économique.
Révolution
éducative.
Il
s'agit
de ne plus donner à l'enfantun enseignement uniforme divisé en deux grandes branches,le primaire et le secondaire ; mais de fonder un système nouveau sur la
trilogie
: sélection, orientation, éducation. A
l'in-
verse des méthodes actuellement employées, il importe delaisser, pendant un certain nombre d'années, l'enfant se développer librement ; et de s'attacher à discerner par des techniques rationnelles et sensibles les qualités et les défauts qui luisont propres. C'est de cette étude que résultera le premierdossier individuel d'après lequel on connaîtra dans ses grandeslignes ses possibilités et ses inaptitudes. On orientera ainsil'individu dans une direction donnée, et l'on s'efforcera dèsle jeune âge de lui inculquer le sens de sa mission sociale quisera un levier primordial dans l'ordre futur. Cette orientationne sera point livrée à la tyrannie de l'État ou des laboratoires,mais elle sera conduite par la collaboration d'un organismeéducatif autonome avec l'enfant et
les
cercles d'affection quil'entourent.
Révolution
économique.
— L'un des reproches les plus gravesque nous fassions au régime capitaliste est qu'il met le travailleur dans un dilemme
:
ou bien travailler dans des conditions imposées, à un taux fixé, ou bien ne pas travailler, c'est-à-dire mourir.
ESPRIT - Avril 1933 - Page 3 sur 5

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