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Note d'Intention - Peut-On Assimilier Centre-Ville Et Centralités Urbaines

Note d'Intention - Peut-On Assimilier Centre-Ville Et Centralités Urbaines

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dans le cadre du cours Pratiques de l'Aménagement de la formation Montage et Gestion de Projets d'Aménagement de Maitrise de l'Université de Montréal
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05/10/2014

 
Malo GohierMaîtrise Montage et Gestion de Projets dAménagementUniversité de Montréal -Faculté de l’anagement-AME6501 –Pratiques de l’anagement- Automne 20081
PEUT-ON ASSIMILER CENTRE-VILLE ETCENTRALITES URBAINES ?
INTRODUCTION
Il n’est pas rare de constater qu’un amalgame est souvent fait entre un centre ville etune centralité urbaine. Dans le langage courant, ces deux expressions prennentsouvent le même sens, la plupart des personnes ne font pas la différence. Or c’est bienlà que le problème se pose.En effet lorsque l’on regarde un plan de ville, le centre-ville est clairement identifié avecdes limites bien définies. Les municipalités encouragent les touristes et étrangers à yvenir. Pourtant on se rend bien compte une fois sur place que celui-ci n’est pasnécessairement un lieu de vie très important ou qui n’est pas considéré comme le plusimportant. Parfois, en appréhendant mieux la ville on identifie nettement des lieux quel’on pourrait définir comme plus attractifs et auxquels conviendrait mieux cettedénomination.La différenciation entre ces deux appellations est encore plus marquée aujourd’hui
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.Alors que l’on dit d’une ville qu’elle possède un centre-ville, on voit émerger avecl’étalement urbain de nouvelles zones en périphérie. Ces zones sont créées pour êtreattractives et, lorsqu’elles sont absorbées par lurbanisation, ont pour finalité de devenirdes centralis urbaines.Il s’agit donc ici de savoir si l’on peut réellement assimiler centre-ville et centralitéurbaine. Pour cela une définition de chacun de ces deux termes sera nécessaire. Ellespermettront d’identifier les relations qui peuvent exister entre eux, mais aussi ce quipermet de les distinguer, d’admettre leurs différences selon le contexte urbain danslequel on se situe. Le but est donc clairement de définir ce qu’est un centre ville et cequest une centralité urbaine afin de rendre possible ou non leur confusion.
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PUMAIN Denise, « Centrali», article Internet Hypergeo, www.hypergeo.eu, 2004
 
Malo GohierMaîtrise Montage et Gestion de Projets dAménagementUniversité de Montréal -Faculté de l’anagement-AME6501 –Pratiques de l’anagement- Automne 20082
LE CENTRE-VILLE
Comme nous l’avons dit, généralement le centre-ville est clairement représenté sur lesplans municipaux, sur les guides touristiques. Ses limites sont bien définies et il entrenéralement dans un cadre, sorte dagrandissement qui ignore le restant de la ville.Nous devons donc nous interroger sur la pertinence de cette représentation. Quereprésente le centre-ville ? Comment peut-on le représenter et l’identifier ?Il y a un consensus sur le fait que le centre-ville est définit en un seul lieu. Par contre,deux types de centres peuvent être identifiés, comme nous l’explique Nicolas LEBRUN
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 dans sa thèse.Le centre extraverti : il est défini géographiquement et possède un référentiel. Le centreest décidé de façon assez arbitraire par les instances de décision (mairie, office detourisme). Cela n’est pas sans conséquence. Sans caractéristiques préalablement biendéterminées et sans réelle définition au niveau urbanistique, morphologique, celui-ci estassez vague. Le problème est que définir un centre sans trop de précision, équivaut à ledémarquer de ce qui n’est pas le centre, c'est-à-dire le « hors centre ». Comme l’écritRoger CAENEN
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, cela revient à faire de la « ségrégation intra-urbaine ». Ainsi la ville estfinie par son centre et tout ce qu’il peut y avoir autour est caché.Un centre ographique peut se dégager par sa situation privilégiée par rapports auxautres espaces de la ville. Ainsi une ville aura son centre ville plutôt au bord de la merou le long d’un fleuve. Cet emplacement est le fait de l’histoire de la création et delévolution de la ville au cours du temps.Le centre introverti : il est défini par son contenu. Ainsi il existe dans beaucoup de villeseuropéennes un centre-ville historique. C’est celui-ci qui rassemble tous les monumentsdimportance, tous les bâtiments administratifs, religieux et politiques.Généralement, cette deuxième classe de centre est aussi définie par son accessibilité.Celle-ci est en effet plus importante car c’est là qu’est dirigé le visiteur à son arrivée enville. Cela pose encore le problème de la réduction de la ville à un seul contenu. Si soncentre-ville est classé comme historique on dira de la ville qu’elle est historique, s’il estadministratif on dira qu’elle est administrative, etc.Le centre introverti est considéré par certains sociologues (Manuel CASTELLS
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, AndréLAURENTIN
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) comme un lieu faisant place à la symbolique. Ainsi, chaque personne peutavoir sa propre notion du centre ville selon ses propres valeurs. Par exemple, une sociétébasée sur la religion, comme c’était le cas au moyen âge, place le centre au niveaude la cathédrale ou de tout monument ayant un rapprochement religieux fort.
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LEBRUN Nicolas, thèse, « Centralités urbaines et concentrations de commerces », 10 décembre2002
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CAENEN Roger, thèse, « Le commerce à Lille – Contribution à l’étude géographique ducommerce de détail sédentaire des années 1960 aux années 1980 », 1992
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CASTELLS Manuel, « La Question Urbaine », Edition François Maspero, Paris, 1977, page 280
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LAURENTIN André, « l’image du centre le marais à Paris », CSU, Editions Copedith, Paris, 191pages, 1974, pages 131 à144.
 
Malo GohierMaîtrise Montage et Gestion de Projets dAménagementUniversité de Montréal -Faculté de l’anagement-AME6501 –Pratiques de l’anagement- Automne 20083
Aujourd’hui, dans notre société, c’est le centre d’affaire qui est le plus souventconsiré comme le centre-ville car la finance est devenue une valeur importante.Dans ce schéma, on trouve un centreville (A) qui prend tout le poidsd’attractivité de la ville. Les autressources potentielles de centralités nepeuvent exprimer pleinement leursfonctions au reste de la ville.Avec ce schéma, l’individu est attiré parun seul lieu, résumant l’ensemble de laville à celui-ci et à sa fonction.
LA OU LES CENTRALITE(S)-URBAINE(S)
Une centralité, contrairement au centre n’est pas définie directement par un lieu. Eneffet, le suffixe nominal –irattaché à centre est assimilé à une notion de propriété, defonction. Nous pouvons donc définir la centralité comme le fait d’être un centre. Cedernier est défini par un lieu alors que la centralité est plutôt synonyme de contenu.Comme l’exprime bien Jérôme MONNET
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dans son article, « la centralité est la qualitéattribuée à un espace ».Il est toutefois vrai qu’un contenu possède toujours un contenant et que par voie deconséquence la centralité peut être géographiquement localisée dans un centre. Nousdevons donc, à partir dici, bien faire la différence entre « le centre ville » et « uncentre », lieu de centralité.En effet, comme nous avons pu le voir, le centre-ville est toujours cantonné à un seullieu. Une centralité urbaine possède elle aussi la même caractéristique. La différencevient du fait du caractère unique du centre-ville alors qu’une centralité urbaine peutêtre répétée un certains nombre de fois au sein dune même ville. Selon lescaractéristiques de ces dernières, plusieurs centralités peuvent cohabiter sur un mêmeterritoire urbain.Lorsqu’il existe plusieurs centralités urbaines au sein d’une même ville, il est possible deles différencier entre elles. Celles-ci peuvent en effet avoir des natures différentes de
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MONNET Jérôme, « Les dimensions symboliques de la centralité », Cahiers de ographie duQuébec, Volume 44, n° 123, décembre 2000, Pages 399-418

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