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Cégep de l'Outaouais -- Coup d'oeil sur l'éducation 1(1)

Cégep de l'Outaouais -- Coup d'oeil sur l'éducation 1(1)

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Published by: Charles-Antoine Bachand on Nov 06, 2012
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03/27/2014

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Le service de recherche et dedéveloppement pédagogique estfier de partager avec tous lesemployés du Cégep de l’Ou-taouais le tout nouveau
Coupd’œil sur l’éducation
.
Vous n’êtes pas sans savoir que les sciencesde l’éducation, tout comme la pédagogie etla didactique, affichent un dynamisme quine se dément pas. En fait, les sciences del’éducation sont si dynamiques et jouissentd’une si grande vitalité qu’il devient parfoisdifficile de s’y retrouver. Des milliers de praticiens et de chercheurs à l’échelle de la planète s’affairent à explorer ce qu’est l’é-ducation, ce qu’est l’apprentissage et, sur-tout, quels outils pédagogiques ont le plusde chance de rendre l’enseignement efficaceet plaisant.Ces recherches, ces expériences, peuventêtre des plus bénéfiques pour les praticiensde l’enseignement. Mais comment s’yretrouver ? Où trouver le temps d’explorer les découvertes de cette science ?C’est justement pour partager quelques-unes de ces découvertes avec les ensei-gnants du Cégep de l’Outaouais que le ser-vice de recherche et de développement pédagogique embrasse son nouveau nom etlance aujourd’hui cette publication centréesur les sciences de l’éducation et sur cequ’elles peuvent nous faire découvrir sur nos pratiques.Bien entendu,
Coup d’oeil sur l’éducation
 ne sera pas qu’un simple ramassis de résu-més d’articles scientifiques. Les conseillers pédagogiques du service de recherche et dedéveloppement pédagogique (SRDP) espè-rent en effet que cette nouvelle publicationsera beaucoup plus que ça. En fait, nousespérons créer un lieu de diffusion et d’é-change accessible à tous. Nous cherchons,avec
Coup d’œil sur l’éducation
, à créer unlieu où il sera possible de découvrir et de partager les expériences des enseignantsd’ici et d’ailleurs en salle de classe, de jouir des réalisations et des témoignages de noscollègues enseignants. Nous espérons aussique
Coup d’œil sur l’éducation
puisse per-mettre à la communauté enseignante duCégep de partager et de discuter au sujet dece qui nous relie tous : l’enseignement.
Coup d’œil sur l’éducation
se veut donc unoutil de communication permettant d’é-changer sur les avancées des sciences del’éducation, au sujet des expériences et desréalisations de nos collègues d’ici etd’ailleurs et au sujet des multiples outils qui peuvent rendre l’enseignement toujours plus plaisant et efficace. Nous espérons que cette nouvelle publica-tion vous plaira et que vous contribuerez,vous aussi, de vos expériences!
Coup d’œil sur l’éducation
, 1(1), août 2006.
   C  o  u  p   d   ’
 
  œ   i   l
   S  u  r   l   ’   é   d  u  c  a   t   i  o  n
SERVICE DE RECHERCHE ET DEDÉVELOPPEMENT PÉDAGOGIQUE
 
Dans une lettre au
 Devoir 
le 14 mai 2005dernier, messieurs Marc-André Éthier, di-dacticien des sciences humaines à l’Univer-sité de Montréal et Alain Dalongeville, en-seignant et formateur d’enseignants enFrance, rappelaient que l’approche par com- pétence était solidement ancrée dans la réa-lité et qu’en formation technique comme enformation générale, s’il était tout à fait pos-sible d’être compétent et savant, il demeu-rait rigoureusement impossible d’être com- pétent et ignorant.
[dans le texte qui suit, je souligne]
À ce titre, ils soutiennent qu’il importe de :
« dissiper la fausse opposition entre com- pétences et connaissances. Car a contrariode la vision réductrice des fondements de laréforme colportée par ses détracteurs, on ne peut pas être compétent et ignorant, mais on peut être connaissant et incompétent. [...] Ainsi, nous attendons d'un diplômé ayant  soutenu une thèse sur l'histoire de Cuba au XXe siècle qu'il sache faire de la rechercheet qu'il sache (entre autres !) qu'une révolu-tion y eut raison d'une dictature en 1959,que Fidel Castro est un de ses protagonis-tes, qu'un commando d'exilés soutenus et entraînés par les dirigeants états-uniensdébarqua dans la baie des Cochons le 17 avril 1961 pour abattre la révolution et quece commando échoua.« Certes, l'étudiant peut l'avoir appris enmémorisant une page de manuel.
 Mais pou-voir répéter cette version et milleautres détails suffirait-il à le direcompétent s'il ne sait pas se poser des questions sur le passé ni com-ment y répondre ?
Nous en dou-tons, comme nous doutons qu'on puisse devenir un historien compé-tent en se bornant à lire un manuel. Nous croyons plutôt qu'il faut, pour ledevenir, pratiquer la démarche histo-rique, ce qui n'exclut ni de lire (desmanuels ou des archives), ni d'écou-ter, ni d'assimiler des faits.«
 Est-ce plus intéressant que de mé-moriser une liste de noms et de datessans autre but que de la répéter ?Oui. Est-ce plus facile pour autant ? Pas nécessairement... Est-ce plusrapide ? Rarement. Retient-on l'in- formation plus longtemps ? Oui, en général. Est-ce que ça permet da-vantage de comprendre le monde et,donc, de s'y adapter ou de le chan- ger en toute connaissance de cause ?C'est notre avis. Est-ce que cettecompétence peut se résumer par unenote chiffrée ou littérale ? Bien sûr,comme un film peut se résumer au nom-bre d'étoiles que lui accorde un critique,mais cela ne rem- place pas l'explicationdu critique ni l'écoute du film.
»
Les auteurs poursuivent en rappelant quel’approche par compétence ne cherchait pasà remettre en cause
« la transmission des savoirs, dont tout le monde s'accorde à penser qu'elle est indispensable, mais les pratiques censément transmissives des sa-voirs. Celles-ci ne transmettent en fait que peu de connaissances, au surcroît vite ou-bliées une fois l'évaluation terminée et de piètre qualité,
car la principale compétenceque ces pratiques développent est celle deré-énoncer à l'identique des leçons de l'en-seignant et des résumés des manuels.
»
 Ils concluent en soutenant que
« si deséléments de l’approche par compétence ont des adeptes, ce n'est pas parce qu'elle sa-crifierait à la mode du socioconstructivismeet qu'elle viserait à distraire des vrais pro-blèmes (comme les mauvaises conditionsd'enseignement), mais bien parce qu'elleoffre le potentiel [...] d'aider les élèves à pouvoir réinvestir leurs savoirs dans des situations de leur vie quotidienne de ci-toyens et, dans certains cas, à éventuelle-ment accroître à leur tour le corpus desconnaissances scientifiques. »
Pour ceux et celles qui voudraient profiter de la lettre dans sa totalité, il est possibled’en trouver copie à l’adresse :www.ledevoir.com/2005/05/14/81793.html
Coup d’oeil sur l’éducation
, 1(1), août 2006.
TIC 
Les utilisations dumind mapping.
Texte et image de
François Guité 
http://www.opossum.ca/guitef/archives/002619.htmlLe mind mapping est un formidable moyend’organiser et mémoriser l’information.Ses propriétés pédagogiques sont inesti-mables. Je le constate tous les jours enclasse. Le verbiage ennuie les élèves. Maisil suffit que je barbouille le tableau pour capter leur attention. Cela n’est jamaisplus vrai que quand j’organise l’informa-tion dans un tableau ou un schéma. À uneépoque où l’image séduit plus que le mot,bien malheureusement la plupart dutemps, les moyens graphiques attirentinstantanément l’attention. C’est une con-dition avec laquelle les enseignants doi-vent savoir composer. [...]Personnellement, j’aime utiliser OmniGraf-fle Professional et NovaMind. Dernière-ment, j’ai installé la plus récente versionde NovaMind, dont les nouvelles fonctionsreprésentent une majoration importantede la précédente version.La cause de ce billet est un courriel del’équipe de NovaMind, reçu au momentde l’achat, qui présente les utilisationspossibles de l’application et du mindmapping en général. Plusieurs utilités nem’étaient pas encore venues à l’esprit.Comme elles illustrent bien l’efficacité dumind mapping, et que plusieurs s’appli-quent à l’éducation, j’ai jugé bon de lesreprésenter ici [voir schéma ci-dessous].
 
débat
 Du faux débat entre
 
compétences et connaissances
 
En 1985, un groupe de chercheurs etd’enseignants de toutes les discipli-nes, inquiets de la prévalence desapproches pédagogiques passives etnon réflexives, décidèrent de mettresur pied un organisme dédié à l’ex- ploration d’approches capables destimuler et supporter l’apprenant dansson cheminement. 
C’est ainsi que les membres du
 Project  for Enhancing Effective Learning (PEEL)
 ont décidé de se rencontrer régulièrementafin d’échanger et d’analyser leurs expé-riences, idées et leurs nouvelles pratiques.Après 20 ans, les membres du PEEL con-sidèrent avoir l’expérience nécessaire pour proposer 12 principes pour un en-seignement et un apprentissage de qualité(http://educ.queensu.ca/~ar/t4ql/
 
). Le présent article se propose de présenter lesgrandes lignes des premiers de ces prin-cipes.Sans plus tarder, voici donc :
1. Partager le contrôle intellectuel avecles étudiants
Alimenter un sens de propriété partagéeest un moyen efficace d’atteindre desniveaux plus élevés d’intérêt et d’enga-gement chez les étudiants.Ce sens de propriété parta-gée peut être développé demultiples façons. À titred’exemple, il est possible de procéder à des négociationsformelles ou informelles quant aux con-tenus ou aux tâches à accomplir. Il peutaussi être très profitable de s’assurer queles questions, les commentaires et lessuggestions des étudiants influencent,initient (ou terminent) ce qui est fait enclasse.
2. Explorer des occasions lors desquellesles étudiants peuvent comprendre en partie (ou au com- plet) le contenu oules instructions par eux-mêmes.
 L’apprentissage est presque toujoursmeilleur lorsqueles étudiants cher-chent à compren-dre par eux-mêmes plutôt que lors-qu’ils lisent ou enattendent parler. Il peut alors s’agir detâches courtes etfermées, par exemple, « Si les unités dedensité sont gcm
3
, cherchez la formuleavec laquelle il est possible de calculer ladensité d’une substance à partir du vo-lume et de la masse d’un objet fait decette substance. » Il peut aussi s’agir detâches plus complexes et ouvertes, par exemple, « Voici une photo des ruines duMachu-Pichu, chercher le plus d’infor-mations possible à partir de cette photoau sujet des Incas, de leur civilisation etde leur sort. »
3. Fournir des moments lors desquelsles étudiants pourront faire des choix et  prendre des décisions
Les étudiants répondent généralement defaçon très positive à la liberté de prendredes décisions quant à ce qu’ils travaille-ront et comment ils le feront. Pour êtreefficaces, les choix doivent être réels — et non pas des situations dans lesquelles iln’y a vraiment qu’une seule possibilité.Ces choix peuvent se faire au sujet ducontenu, des tâches à accomplir (faire plus de tâches routinières ou moins detâches, mais qui seraient plus exigeantes),de la forme des présentations (affiches, powerpoint, jeu de rôle, modèle, etc.) ouau sujet de l’organisation du temps ensalle de classe.
4. Fournir diverses possibilités de vivrele succès
 Nourrir la confiance en soi sur le planintellectuel est peut-être l'aspect le plusimportant du travail avec des étudiantsayant des difficultés. Vivre des succès,des victoires par l'intermédiaire de dis-cussions, de questions, de jeux de rôle etd’autres tâches exigeant une bonne créa-tivité a souvent comme conséquence une plus grande confiance en soi et, partant,une meilleure persistance. Reconnaître publiquement et féliciter des comporte-ments qui favorisent un bon apprentissage est particulièrement utile ence sens
.
5. Promouvoir desdiscussions exploratoi-res.
Les discussions explo-ratoires, où l’on cherchedes hypothèses sansretenue, permettentsouvent de faire desliens et, donc, démontre généralement unhaut niveau d’engagement intellectuel. Ilest ainsi particulièrement utile (et agréa- ble) de promouvoir des discussions danslesquelles les étudiants sont appelés à prédire, observer et expliquer ou à répon-dre à des questions du style « Qu’est-cequi arrive si… ». La classe devient alors plus fluide et plus interactive.
[La suite? Dans le prochain numéro.]
Coup d’œil sur l’éducation
, 1(1), août 2006.
recherche
 Les 12 principes du PEEL

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