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Entre verbe et nom - Du participe dit "présent".pdf

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Entre verbe et nom
Du participe dit “présent”
Paulo de CarvalhoÉquipe de Recherches en Syntaxe et Sémantique à Bordeaux(ERSSaB) UMR 5610
Universités Toulouse-Le Mirail & Michel de Montaigne- Bordeaux 3 A.M. Bolkestein in memoriam
SUMMARYThe aim of this paper, which is part of a larger research program, concerning the whole system of Latin nominalverb forms and their issues in Romance languages too, is to present new views on so-called
 participium præsens
.These take in account above all his nominal properties, and specially his affinity (emphasized by J. Marouzeau,1910) with the nominative case, and ultimately should be paralleled with the mechanisms which are at work inergative constructions in many languages.La présente communication, qui fait suite à celle qui avait été présentée au Colloque de Paris 1999 (cf. DeCarvalho, 2001), sur les signifiants verbonominaux à suffixe –
nd 
-, s’inscrit dans un projet plus vaste, qui est,d’abord, de rendre compte de l’organisation systématique des formes verbonominales du latin, et de leurfonctionnement syntaxique et sémantique, mais aussi, ultérieurement, d’éclairer certains aspects du devenir romandu latin dans ce domaine. Mais il ne sera question, pour l’heure, que du signifiants verbonominal à suffixe -
nt 
- —autrement dit, ce participe bien improprement dit ‘présent’.Comme il a été exposé dans l’article déjà mentionné (p. 319), un des volets du système des formesverbonominales du latin — “la frange verbonominale du verbe”, comme aimait à dire Maurice Molho
 
comprend deux sortes de représentations ‘nominalisées’ d’un contenu verbal, dont un trait commun est d’êtrel’une et l’autre construites sur l’image d’un ‘site’ – l’‘objet logique’, si l’on veut (cf. Chevalier, 1978: 77-80).Autrement dit, toutes les deux — à savoir, d’une part, le ‘participe en -
to
-’, ou, pour mieux dire, le “nompostverbal en
-t o / a
”— et, de l’autre, le “nom postverbal en -
nd o / a
-, sous sa double réalisation, substantivale(gerundium) ou adjectivale (gerundivum) — donnent à voir une entité conçue comme le lieu d’inscription deseffets, de l’opération signifiée par le lexème verbal; dans les deux cas, la référence fondatrice au site est signifiée,morphologiquement, par la thématisation “individualisante” (Benveniste, 1975, 168) en voyelle alternante -
o-/-a
-.Mais ces deux représentations s’opposent entre elles en ce que l’une, le participe indument dit ‘passé’ , parle d’un‘site effectué’, ou ‘affecté’, alors que l’autre fait voir un site simplement envisagé comme tel, tout imaged’effectivité en étant exclue: tel est le signifié du “nom verbal en -
 ND
-”, construit morphologiquement, et d’ailleursfort ‘logiquement’, sur le thème verbal d’infectum et susceptible, comme je le montrais à Paris, d’une réalisationtantôt substantivale — le
gerundium
, ou
gérondif 
de nos grammaires — , tantôt adjectivale, à savoir le
gerundivum
, ou, selon la tradition française, “adjectif verbal”. Enfin, à cette double représentation d’un contenu
 
événementiel nominalisé et axé sur un “site” s’oppose, à son tour,
sur la même base thématique
, celle, proprement‘nominative’, d’un infectum nominalisé en fonction d’un ‘gène’, ou ‘principe existentiel’, doué, sinon d’activité,du moins d’une existence personnelle propre, à laquelle le locuteur subordonne le contenu événementiel dont il a àparler. Celle-ci correspond notre “participe présent”, auquel sera consacré cet exposé.Du participe, notamment ‘présent’, entre verbe et nomIl semble que la vision que l’on a, généralement, du participe d’infectum latin, communément dit ‘présent’, commed’ailleurs des autres participes, reste fondée sur un a priori jamais discuté, qui veut qu’il appartienne, ou qu’il aittendu, très tôt, à appartenir, sous, ou nonobstant, ses dehors ‘nominaux’, au domaine du verbe; il ne devrait jamais, dès lors, être traité, du moins pour ce qui est de sa signification, que par référence aux catégoriesconsidérées comme verbales: aspect, voix, propriétés de rection, référence directe ou indirecte — c’est-à-dire par lebiais de la notion de “concomitance” (Laughton, 1964, 20) — au temps
.
. Aussi, procédant, comme si cespropriétés verbales du participe ‘présent’ — qui ne sont en fait que celles des signifiés notionnels qu’il véhicule —allaient plus ou moins de soi, on s’est presque uniquement attaché — selon cette démarche exclusivementdiachronique si fortement ancrée, aujourd’hui encore, dans notre domaine d’étude — à décrire le développementde ses ‘fonctions syntaxiques’, et sa progressive ou supposée telle — intégration dans le système proprementverbal. N’a-t-on pas pu, récemment encore (Rosèn, 1999, 179), mentionner l’intégration, plus ou moins achevée,du participe ‘présent’ dans un paradigme de valeurs temporelles, aspectuelles et diathétiques comme étant un desrésultats de certaine tendance à la symétrisation caractéristique de la forme “cristallisée” du latin quereprésenteraient les usages du “latin classique”?Or il n’est pas sûr que les choses se présentent exactement de la même manière dans la thèse, presque centenaire,de J. Marouzeau sur le participe ‘présent’ (1910). Une idée-force de cet ouvrage, est, on le sait, que celui-ci, sortede relique, miraculeusement conservée, de
 
“l’ancien système des participes indo-européens”, n’aurait eu, auxdébuts de l’histoire du latin, rien de spécifiquement verbal. Et ce serait uniquement à l’effort de la langue littérairequ’il devrait d’avoir recouvré, de façon assez artificielle quoique durable, son appartenance au système verbal,celle-ci se manifestant, alors, notamment dans la faculté de recevoir un régime. Quant au signifié produit par cesignifiant manifestement nominal, son trait fondamental, toujours selon le même auteur, serait l’indifférence àl’expression de la catégorie du temps, si bien qu’à ses yeux “le participe tel qu’il vécut ne garda-t-il de présent quele nom” (Marouzeau, 1910: 12). Il convient, d’ailleurs, de noter que cette affirmation de la nature non verbale duparticipe ‘présent’ n’est pas, chez Marouzeau, exempte d’ambiguïté: il admet bien que, si le participe ‘présent’ selaisse si souvent interpréter en termes de valeurs temporelles — simultanéïté, antériorité, postériorité —, c’estparce qu’il est, intrinsèquement, “imperfectif” … ce qui ne laisse pas de renvoyer aux catégories verbales que sont,en principe, l’aspect et, en fin de compte, le temps.Quoi qu’il en soit, il importe de marquer que, pour Marouzeau, le participe ‘présent’ est, d’abord et avant tout,un
nom
, non pas simplement en tant qu’il possède, comme tous les participes, les aptitudes proprement‘syntaxiques’, l’accord notamment, des adjectifs (Hofmann-Szantyr, 1965, 383; Ernout & Thomas, 1989, 27),mais surtout parce qu’au plan sémantique il est bien l’équivalent d’un nom: “le participe, comme toute autre formenominale, exprime simplement, indépendamment de toute valeur temporelle, le rôle attribué à un sujet
 
donné” (Marouzeau, 1910, 9). C’est ce que, selon lui, montrent, en particulier, des exemples comme ceux cités en[1], où apparaissent, en construction parallèle, un participe ‘présent’ et un substantif, ou un participe ‘présent’ etun adjectif:
[1]a.
dicto me emit
audientem
, non
imperatorem
sibi“<c’est> pour obéir à ce qu’il dit, et non pour lui commander, <qu’> il m’a acheté” (PL.
 Men
. 444)b. quid exspectas auctoritatem
loquentium
, quorum voluntatem
tacitorum
perspicis“pourquoi attends-tu une décision formelle <qu’ils exprimeraient> en parlant, eux dont tu aperçois bienla volonté, <alors même qu’> ils gardent le silence“ (CIC.
Catil
. 1, 20).On aura compris ce qui est à l’arrière-plan de ces remarques: rien moins que le débat, rouvert, en France, au 16e siècle, quant à la manière de réaffecter le participe dans le répertoire des ‘parties du discours’, ou ‘partiesd’oraison’, une fois qu’on l’a privé de l’autonomie qu’il jouissait dans la tradition héritée de l’antiquité. À cetégard, Marouzeau ne paraît pas, à la référence au temps près, très éloigné d’un Ramus, qui, au 16esiècle, traitait leparticipe comme “un nom dérivé du verbe qui garde la marque du temps” (cf. Colombat, 1999, 182); il résisteencore, visiblement, à l’opinion de Beauzée (
Grammaire générale
, 1767), qui devait finir par s’imposer, et quifaisait du participe un pur et simple “mode du verbe” (Colombat, 1999, 185).Du participe ‘présent’ comme mot nominalC’est donc, d’abord, du côté du nom, avec les propriétés formelles qui sont les siennes en latin, que l’oncherchera, dans les pages qui suivent, la clé d’une meilleure compréhension du fonctionnement syntactico-sémantique du participe ‘présent’, et ce, en rappelant, pour commencer, des faits qui, pour évidents qu’ils soient,
n’ont pas jusqu’ici, semble-t-il, suscité toute l’attention qu’ils méritent. Le premier est d’ordre ’morphologique’, ausens le plus étroit du terme: c’est uniquement, que l’on sache, dans la déclinaison du participe ‘présent’ — et decertains adjectifs:
ingens, felix, supplex
, etc. — que la “synapse” morphologique — selon l’expressionconsacréepar G. Guillaume — des cas centraux” se fait, au singulier, au profit, non de l’accusatif, mais bel et biendu nominatif animé, cf.: N.
 servus currensmancipium laborans
Ac.
 servum currentemmancipium laborans
Il serait étonnant que cette particularité morphologique relevât de l’arbitraire. On y reviendra dans la conclusion.Dans l’immédiat, et pour nous en tenir à la syntaxe, il convient de rappeler, pour en mesurer toute l’importance, unfait, assez régulièrement signalé au demeurant: cette sorte d’affinité particulière que le participe d’infectum paraîtentretenir avec la fonction ‘sujet’. Marouzeau , encore lui, notait déjà (1910, 23), que “depuis Plaute jusqu’àCicéron, le participe se rapporte plus souvent au sujet qu’au régime de la phrase”, et de là il concluait que “c’estpar le nominatif que le participe présent s’implante de plus en plus dans la langue littéraire.”Cette appréciation globale recouvre, bien sûr, des différences plus ou moins sensibles selon les auteurs. Ainsi,Eric Laughton faisait remarquer, en son temps (1964, 33), que, pour les deux premières des trois périodes qu’il

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