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Esprit - 8 - 7 - Izard, Georges - Le Syndicalisme et la transformation du régime

Esprit - 8 - 7 - Izard, Georges - Le Syndicalisme et la transformation du régime

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ESPRIT - Mai 1933 - Page 1 sur 11
LE
SYNDICALISME
ET
LATRANSFORMATION
DU
RÉGIME
par Georges
IZARD
Les problèmes
du
syndicalisme sont
à
la base
de
toutetentative de transformation
du
régime économique.
On
peut
même dire que la réorganisation
d'un
système économiquenational, dans la mesure où elle dépossède plus ou moinsles grandes puissances financières, décharge l'organisationpolitique, particulièrement la démocratie,
d'une
emprise
qui
en
faussait le fonctionnement
et
que,
par
suite,
laques-
tion syndicale joue
un
rôle de première importance
pour
la solution même des problèmes politiques.
Le
Syndicalisme a été d'ailleurs utilisé
de
façon trèsdifférente
par
les divers mouvements révolutionnaires. Jus-qu'ici, il semble bien
qu'il ait
été voué, malgré ses efforts,à
entrer de
force dans les programmes
qui
lui sont imposés.
Le
Syndicalisme
n'a
pas joué son rôle dans la révolutionrusse, pas plus
que
dans la création fasciste
et
il a abdiqué
entre
les mains
du
gouvernement national allemand.Les causes
de
cette impuissance sont diverses.
En
pré-sence
d'un
parti bolchevik, le syndicalisme, même dans lapériode antérieure à la révolution, doit
subir
la contrainteabsolue des organisations
du
parti.
C'est,
en
France, lasituation bien connue de la
C.
G.
T.
U.
par
rapportauparti
communiste. Cette suiétion se continue normalementaprès la pr:se
de
pouvoir ; les organisations de travailleurs
ne
sont plus consultées ou le sont
d'une
façon
purement
 
ESPRIT - Mai 1933 - Page 2 sur 11
LE
SYNDICALISME
189
formelle, même
en
ce
qui
concerne les problèmes
propre-ment
économiques. Les travailleurs
et
les techniciens
n'ont
aucun droit à désigner les Commissions centrales de l'Économie.
Tout
est
entre
les mains des organes exécutifs
du
parti soumis eux-mêmes à la dictature de Staline.
En
Italie, les organisations syndicales
ont paru
assezfortes
et
assez dangereuses
au
Parti fasciste
pour qu'il
commence par les briser. Les syndicats allemands, si puissamment organisés, se sont souvenus de l'impuissance de leurscamarades italiens à résister aux méthodes inaugurées
par
le fascisme
et
il semble
bien
acquis
aujourd'hui
que ledouble effort fasciste : violence contre les militants syndicaux, promesses à la classe ouvrière
pour
l'améliorationde son sort, soit irrésistible
en
présence de la constitution
et
de l'esprit actuels des organisations syndicales.
Pour
nous
qui
avons déjà indiqué
que
les syndicats,quelque transformés
que
nous puissions les souhaiter,seraient cependant
l'armature de
l'organisation économique
que
nous préconisons, nous avons le devoir de rechercherce que nous pouvons
attendre
du
syndicalisme français.
Il
ne paraît pas inutile, malgré l'excellente critique
qui s'est
parfois développée dans son sein, de lui faire
entendre
l'avisd'hommes
quicomptent
sur
lui sans lui
demander
autre
chose que de réaliser pleinement ses fins véritables.
LA
DIVISION
SYNDICALE
Il
a semblé
au
cours de ces dernières années, que
l'
efficacité
de
l'action syndicale était définitivement compromisepar la rivalité des organisations.Sans parler de la Confédération française des travailleurschrétiens qui groupe plus de 100.000
adhérents
et
qui,
bien
qu'elle
ait
parfois réalisé,
au
cours de certains conflits,
un
front unique avec le reste de la classe ouvrière, travailleencore à
l'intérieur
de
l'ordre
établi, -la
C.
G.
T.
et
la
C.
G.
T.
U.
se sont livrées à de véritables batailles
d'in-
fluence toutes les fois qu'il s'agissait de
lutter
contre
un
ad versai re commun.
 
ESPRIT - Mai 1933 - Page 3 sur 11
190
ŒUVRES
La
C.
G.
T.
U.
en
particulier
a toujours
pratiqué uneméthode
de
surenchèreet
toujours
subordonné
son action
à
un
souci
de
débauchage. Elle est
même
allée plusieurs
fois jusqu'à plier ses mots d'ordre tactiques, au
cours
d'une
grève,
aux
intérêts électoraux
duparti
corn~
muniste.
C'est
ce
qui s'est
produit,
par
exemple,
à
VIENNE,
où le syndicalisme ouvrier
s'est
montré
divisé
et
impuis~
sant
et
où
l'irréductible
séparatisme
des
communistes a
été
couronné,
en
avril 1932,
par
des proclamations invitant lesgrévistes
à
voter
pour
le
meneur
bolchevik.
On
sait
qu'une
désaffection croissante
s'est
manifestée
au
détriment
de
la C.
G. T.
U. dont
les effectifs
ont
fondu
au
cours
de
ces
dernières
années
1,
alors
qu'une
fois
de
plusechouaient les conversations
entre
les chefs
et
particulière~
ment
celles
qui
avaient ete amorcees
par
«
Le
Comite des22
n.
Au
contraire,
à
l'occasion
d'un
certain
nombre
de
conflits,
l'unité
par
la base se réalisait localement
2
La
1.
EXTRAIT
DU
RAPPORT
DE
RAYNAUD POUR
LE
CoNGRÈS
DE LA
20°
lJNION
RÉGIONALE
UNITAIRE
:
«
Nous
devons signaler
que dans
trois organisations, savoir :
le10
cochers
chauffeurs, les cheminots, les terrassiers, nous
enregistrons
une
perte
totale
de
35.732 timbres.
1931
1932
En
moinsCochers-chauffeurs
50.000
38.000
12.000
soit
24
%
Cheminots 126.846 110.864 15.982
soit
13
%
Terrassiers
50.00042.250 7.750
soit
15
%
Dans
les cheminots, la baisse des effectifs
n'est
pas seulement le résultat
de
la scission
Rambaud,
c'est
aussi
la
conséquence
d'un
affaiblissement
denotre
activité générale,
du
manque de
participation des cheminots
à
la vierégionale.
LA
SITUATION
DU
SYNDICAT
DES
MÉTAUX.
-
Malgré
la hausse
de
la
pnse
des
timbres
(2.700
de
plus
en
un
an
N.
d. R.) la
situation
reste dans
un
état
stationnaire
général
non
satisfaisant
par
rapport
au
grand nombre de
métallosinorganisés (350.000). Il
est
un
des
points
essentiels
du
front
ouvrier
dans
la
R.
P.
et
demande une
meilleure concentration
de
nos efforts.
Nous
devons
considérer
la situation
comme
restant
très sérieuse et la
XX
Union
doit aider le
syndicat
à réagir et à
prendretoutes
les mesures de décentralisation
pour
progresser
rapidement et
arnver
à
jouer
le rôle
immense
qui
lui est dévolu.
DANS
LE BAT!
MENT.
-Pas
de progrès
dans
les terrassiers et les cimentiers,
quelques
progrès
dans
le
Bâtiment
général
où quelques
sections syndicales
d'entreprises
ont
eté créées
et
commencent
à fonctionner.2.
Plusieurs
ligues, confédérations, mouvements, etc. se sont créés
entre
laC.
G.
T.
et
laC.
G.
T.U.,
ayant
tous
une
tendance
à
servir
d'arbitre
ou d'ai-

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